RDC : Tshisekedi demande deux "réglages" au Premier ministre

La République démocratique du Congo attendra encore "quelques heures", voire un à deux jours, son gouvernement en gestation depuis sept mois, car le président de la République Félix Tshisekedi a demandé samedi soir deux "réglages" au Premier ministre Sylvestre Ilunga.

"Nous sommes petit à petit, lentement, vers l'accouchement. C'est une question de quelques heures. D'ici lundi on aura terminé le problème", a déclaré le Premier ministre Sylvestre Ilunga après une rencontre de 50 minutes avec le chef de l'Etat.

"Je reviendrai ici demain (dimanche) pour présenter au président de la République la mouture définitive", a-t-il ajouté, en saluant la "patience" des journalistes conviés depuis le début de la journée à la cité de l'Union africaine, siège de la présidence.

"J'ai présenté au président de la République chef de l'Etat la mouture du gouvernement. Le chef de l'Etat a été heureux du travail qui a été fait mais il a souhaité qu'il y ait deux réglages", a détaillé le Premier ministre dans l'une de ses premières déclarations publiques depuis sa nomination le 20 mai.

"Le premier réglage concerne la représentativité de toutes les provinces de la République démocratique du Congo", a-t-il précisé. "Il y a trois provinces qui ne sont pas représentées dans la mouture que j'ai présentée et le président de la République m'a donné des orientations à ce sujet".

"Le deuxième réajustement concerne une structure qui s'occuperait des personnes vivant avec handicap", a-t-il ajouté.

Depuis le 24 janvier, les émissaires de M. Tshisekedi ont négocié un gouvernement de coalition avec la famille politique de son prédécesseur Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au Parlement et dans la plupart des 26 provinces. Le gouvernement doit comprendre 65 membres, dont une bonne quarantaine viendra des rangs de la coalition de M. Kabila, le Front commun pour le Congo (FCC).

Le 24/8/2019

Belga News


RDC: le FCC dément toute obstruction à la formation du gouvernement 

Par RFI Publié le 21-08-2019 Modifié le 21-08-2019 à 13:32

À la veille de la publication du gouvernement de coalition, le Front commun pour le Congo (FCC), la plateforme de Joseph Kabila, dément avoir retardé la mise en place de cette équipe de l'exécutif, la première sous la présidence de Félix Tshisekedi. Au cours d'une rencontre avec la presse mardi 20 août, le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, a expliqué le sens de la coalition conclue avec le Cach du nouveau président pour gérer le pays. Selon lui, c'est la proximité idéologique de gauche qui réunit les deux plateformes.

"Nous nous définissons comme étant du même bord idéologique, la gauche. Nous en avons parlé et nous avons considéré que c'était une dimension importante, voire fondamentale de notre engagement commun."

Néhémie Mwilanya, coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC)
21-08-2019 - Par RFI


RDC: le cas Bahati Lukwebo, point de blocage dans la formation du gouvernement

Par RFI Publié le 24-08-2019 Modifié le 24-08-2019 à 05:02
 
La rencontre annoncée initialement jeudi entre le chef de l’État et le Premier ministre censé lui remettre alors la liste définitive des futurs membres de ce gouvernement attendu depuis 7 mois maintenant n’a toujours pas eu lieu. Vendredi soir tard, un porte-parole de la présidence annonçait que finalement le Premier ministre serait reçu « ce samedi pour les derniers ajustements ». Quels sont les derniers points blocage ?
Il y a d’abord la question de la place à réserver ou non à l’ancien ministre Modeste Bahati Lukwebo et ses proches dans ce gouvernement. Un sujet sensible. Car du côté de la présidence on redoute de voir cet influent trublion de la vie politique congolaise rejoindre l’opposition s’il n’obtenait pas gain de cause.

Or Modeste Bahati Lukwebo continue de revendiquer 4 postes de ministres, au nom de son poids à l’Assemblée, où sa formation l’AFDC constituait la deuxième force du Front commun de Joseph Kabila, jusqu’à ce qu’il soit exclu de cette coalition en juillet pour avoir maintenu sa candidature au perchoir du Sénat face au candidat choisi par l’ancien président.

Depuis, la formation s’est divisée entre une aile restée fidèle à Modeste Bahati Lukwebo et une autre fidèle au Front commun de l’ex-président. Résultat : dans la liste que le FCC a transmise au Premier ministre pour le futur gouvernement, seuls « deux postes » auraient été réservés à l’AFDC-aile Joseph Kabila, « conformément à leur poids actuel au sein du Front commun » assure un cadre de cette coalition. D’où le blocage.

Mais ce n’est pas tout, selon une source à la présidence les tractations auraient également achoppé ces derniers jours sur le nom de plusieurs personnalités proposées par le FCC, notamment pour le ministère des Finances. Une personnalité « éclaboussée » récemment par des « accusations de détournement de fonds » selon cette source qui assure qu’hier encore, le chef de l’Etat Felix Tshisekedi n’était pas prêt à l’accepter.

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RDC : Sylvestre Ilunga appelé à harmoniser la première mouture de sa liste des ministrables 

Publié le jeu, 15/08/2019 - 18:41 | Modifié le jeu, 15/08/2019

La presse présidentielle indique, jeudi 15 août que le Premier ministre Sylvestre Ilunga devra harmoniser la première mouture des futurs membres de son gouvernement. Cette harmonisation devra notamment tenir compte des équilibres régionaux et l’aspect genre.

Cette recommandation a été faite à Sylvestre Ilunga lors de l’échange qu’il a eu mardi 13 août dernier avec le Président de la République, Félix Tshisekedi.

La presse présidentielle confirme par ailleurs que le chef de l’Etat, encore au pays, devra se rendre à Dar-ès-Salaam en Tanzanie pour participer au sommet de la SADC qui s’ouvre demain 16 Aout.

Entre temps, l’examen de la première mouture sur la composition de l’équipe gouvernementale se poursuit. Le premier ministre y travaille en échangeant avec les deux regroupements politiques Cap pour le changement et le Front commun pour le Congo (FCC).

La Primature précise que rien d’officiel sur la composition n’est annoncée concernant la première mouture du futur gouvernement. Elle demande d’éviter toute spéculation.

Exclue du FCC, l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) a organisé un sit-in jeudi 15 août matin, pour exiger au Premier ministre de prendre en compte la liste de ses ministrables. Elle se revendique de la majorité parlementaire.

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RDC: pas assez de femmes ni de jeunes parmi les ministrables

Par RFI Publié le 15-08-2019 Modifié le 15-08-2019 à 15:35

En République démocratique du Congo (RDC), les listes des ministrables n'ont toujours pas été remises au président Félix Tshisekedi à qui revient le dernier arbitrage et la prérogative de nommer le gouvernement.  Les propositions soumises depuis le 11 août par le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi au Premier ministre Sylvestre Ilunga ne respectent pas ses préconisations et comptent trop peu de femmes et de jeunes.
En République démocratique du Congo (RDC), le jugement du Premier ministre Sylvestre IIunga Ilunkamba est sans appel. Pour lui, les deux plates-formes au pouvoir, le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et Cap pour le changement (Cach) de Félix Tshisekedi, n'ont pas respecté les consignes.

Sur la liste des ministrables du FCC figurent par exemple « quelques noms qui posent problème et qui dérangeraient l'opinion », explique une source du même camp, à savoir les noms de personnalités sous le coup de sanctions de l'Union européenne et des États-Unis. Or, le Premier ministre n'en veut pas dans son équipe, ce qui lui aurait d'ailleurs attiré l’ire de ses collègues du FCC, selon la même source. Les pro-Kabila estiment que les sanctions occidentales n'ont rien à voir avec une « condamnation judiciaire ferme ».

Course contre la montre

Autre explication du retard dans la présentation de la liste gouvernementale : les deux plates-formes n'ont pas fait émerger les femmes et les jeunes dans leurs propositions. Sur la question des femmes, Cach aurait demandé « plus d'indulgence », révèle une source à la primature. La coalition présidentielle aurait même avoué ne pas avoir un « nombre consistant » de femmes à proposer pour ses 23 postes ministériels.

Les coordonnateurs du FCC et du Cach ont dû revoir leur copie avec une ultime échéance ce jeudi 15 août, car le Premier ministre est désormais engagé dans une course contre la montre. Sylvestre Ilunga est censé soumettre la première mouture d'équipe gouvernementale au président Félix Tshisekedi avant que ce dernier ne s'envole dans les prochaines heures en Tanzanie pour un sommet de la SADC, la Communauté de développement d'Afrique australe.

© RFI


Formation du gouvernement : le CACH et le FCC déposent leurs listes ce dimanche

Publié le dim, 11/08/2019 - 13:07 | Modifié le dim, 11/08/2019 - 13:07

Les plates-formes Cap pour le changement (CACH) et Front commun pour le Congo (FCC) déposent à tour de rôle, dimanche 11 août, auprès du Premier ministre leurs listes respectives des personnalités proposées pour chaque poste ministériel. Les confessions religieuses insistent sur l’éthique des candidats.

Les deux délégations sont attendues à 15 heures, heures de Kinshasa, à l’hôtel du gouvernement. Pour chaque poste ministériel, le Premier ministre exige de deux plates-formes une proposition de « trois candidats, dignes par ordre de compétence ».

« Notre objectif est celui de doter le pays dans cette période de tous les défis et de tous les enjeux d’un gouvernement constitué de femmes et d’hommes braves, intègres et pleins de bonne volonté pour pouvoir sous l’impulsion du président de la république, chef de l’Etat permettre à notre pays de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens congolais », a souligné Ilunga Ilukamba.

Une fois retenu, chaque ministre devra signer un contrat de performance entre lui et le Premier ministre. Il ne doit pas non plus faire l’objet de condamnations judiciaires fermes au pays tout comme à l’étranger.

Les différentes confessions religieuses recommandent au nouveau chef du gouvernement de nommer les personnes intègres parce que la crise en RDC est éthique.

« Donc, les différentes confessions religieuses ont insisté sur l’éthique. Nous espérons que l’on épargnera au peuple congolais la torture de voir au gouvernement des gens qui dans une large opinion sont identifiés comme des prédateurs. Le premier critère de déclenchement c’est de designer des gens qui inspirent confiance qui vont aussi encourager les autres à collaborer, à travailler avec », a déclaré le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Abbé Nshole.

Après le dépôt ce dimanche des listes des candidats, le Premier ministre Ilunga se donne le temps jusque mardi prochain afin de remettre au président de la République la première mouture de la composition du gouvernement tant attendu.

© Radio Okapi