Pour une culture du dialogue
Page d'accueil
A propos de nous
Correspondance et Retrouvailles
Interviews
Musique
Forum, savoir dialoguer est une vertue
Emploi
Notes de lecture
Liens

DETENTION OF MARIE-THÉRÈSE NLANDU

21.02.2007

48 signatures

Abbott, Diane
Amess, David
Bercow, John
Breed, Colin
Campbell, Gregory
Caton, Martin
Clark, Katy
Conway, Derek
Cryer, Ann
Davey, Edward
Davies, Quentin
Dean, Janet
Dismore, Andrew
Drew, David
Etherington, Bill
Flynn, Paul
George, Andrew
Godsiff, Roger
Hancock, Mike
Harris, Evan
Hoey, Kate
Hopkins, Kelvin
Hunt, Jeremy
Hunter, Mark
Jones, Lynne
Joyce, Eric
Lamb, Norman
Lazarowicz, Mark
Llwyd, Elfyn
Mallaber, Judy
Marris, Rob
McCarthy, Kerry
McCrea, Dr William
McDonnell, Alasdair
McDonnell, John
McGovern, Jim
McKechin, Ann
Sarwar, Mohammad
Scott, Lee
Simpson, Alan
Spink, Bob
Streeter, Gary
Stunell, Andrew
Vis, Rudi
Wareing, Robert N
Weir, Mike
Williams, Mark

That this House notes with concern allegations of irregularities in the detention in the Democratic Republic of Congo (DRC) of former presidential candidate and party leader Marie-Thérèse Nlandu, declared an Amnesty International Prisoner of Conscience, and in particular her ongoing trial before a military tribunal in contravention of Article 156 of the Constitution of the DRC and the principles set out by the African Commission on Human and People's Rights; notes that the tribunal could impose the death penalty, and has done so in the past; calls on the government of the DRC to guarantee that her case and those of her associates are treated fairly, quickly, and according to due process and international norms; expresses concern over reports of Marie-Thérèse Nlandu's deteriorating health and urges the Congolese authorities to allow her the necessary access to medical care; and calls on the British Government to raise her case at the highest level with the Congolese government.

Belinda MBALA
belinda_mbala@yahoo.co.uk

Congo Vision


Lettre ouverte aux citoyens des nations « civilisées » et « démocratiques »

Je suis Dali Mbala, étudiante. Le 21 novembre 2006 ma maman, Marie-Thérèse Nlandu, avocate, est arrêtée arbitrairement dans l'exercice de sa profession lorsqu'elle se rendait au siège des services spéciaux de police de Kinshasa (Kin-Maziere) pour porter assistance légale à ses collaborateurs enlevés le 20 novembre par ces mêmes services.

Depuis ce jour, elle et ses collaborateurs croupissent en prison dans des conditions inhumaines et dégradantes, qui l'ont rendue malade (sachez que les prisons au Congo sont réputées être des lieux de torture, où l'on sait quand on y est entre mais, pas quand on en sort).

Pourquoi a-t-on jeté ma maman en prison? D'aucuns se disent que le Congo est pourtant entré en démocratie? Permettrez-moi d'en douter. Eh bien, les autorités congolaises accusent ma maman (cette avocate connue pour être activiste des droits de l'homme et pour mener un combat pacifique, un combat d'idées pour que son pays devienne un Etat de droit) oui les "nouvelles" autorités "élues" de la RDcongo accusent ma mère d'être la commanditaire de l'incendie de la Cour Suprême de Justice du 21 novembre 2006 et de détenir des armes de guerre !! C'est étonnant. Je dirai même plus c'est choquant car ma chère maman est victime d'un complot politique. Pourquoi? Son crime est de s'être opposée ouvertement au pouvoir en place, de dénoncer les violations de droits de l'homme, de s'être présentée comme candidate du Parti Pour la Paix au Congo (Congo Pax) à l élection présidentielle du 30 juillet 2006 , de s'être ralliée à la plate forme de l'Union pour la Nation , soutenant JP Bemba et enfin d'être l'avocate chef de file du collectif de défense de ce dernier dans le recours qu'il a introduit devant la Cour Suprême de Justice afin de contester les résultats de l'élection présidentielle du deuxième tour, le donnant perdant. Bref, on fait payer à ma mère le fait de ne pas avoir choisi l'AMP (plate-forme soutenant J. Kabila) et de défendre Bemba dans le contentieux électoral (c'est un gentil diplomate européen qui me l'a dit tout bonnement). Vous rendez vous compte? Mais où va-t on?

Certains me demandent et se demandent : Quid de Bemba? Que fait-il pour elle, car sans avoir pris ce dossier, elle n'en serait pas la? Pour ceux qui le connaissent je vous invite à le lui demander car moi je ne le connais pas et ce n'est pas l'envie qui me manque!

Pour les faits que j'ai mentionnés ci-dessus (un petit rappel pour ceux qui ne suivent plus : incendie de la Cour Suprême de Justice (CSJ), détention d'armes lourdes et j'oubliais commandement d'un mouvement insurrectionnel visant à déstabiliser l'Etat), ma maman et ses collaborateurs sont traduits devant la justice militaire, et pourtant ils sont civils. Heureusement, pour ma maman et ses co-prévenus, la Voix de Sans Voix (ONG congolaise), l'Amnesty International, l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), le CODHO (autre ONG congolaise) la Fondation de Bill Clinton pour la Paix, the Christian Worldwild Solidarity, Christian Today, (même la Monuc j'y reviendrai) ...et d'autres encore ont contredit ces fausses accusations en déclarant ma maman PRISONNIERE D OPINION.

Malgré cela, les autorités congolaises s'obstinent à traduire ma maman devant un tribunal militaire dont on sait qu'il est instrumentalisé par la hiérarchie (pour la petite histoire, c'est à la mode au Congo de traduire des opposants, des civils devant une juridiction militaire, on y condamne plus vite à la peine de mort). Le procès Ministère Public contre Marie-Thérèse Nlandu et consorts a débuté le 22 décembre 2006 et est déjà arrivé à sa 7 e audience, le 7 février 2007. On fait traîner ce procès en longueur gratuitement, sans respecter les droits de la défense. Le 14 février 2007 devait intervenir une autre audience de ce simulacre de procès mais le juge et le Ministère public ne se sont pas présentés. Bien entendu, ils ne sont pas donnés la peine d'avertir ma maman, ses co-détenus et leurs avocats. C'est incroyable le droit que ces autorités se donnent (s'arrogent) de jouer avec la vie des autres.
Pour revenir à cette audience, un agent de la Monuc devait témoigner sur les incidents qui ont mené à l'incendie de la CSJ mais la semaine dernière sur le site de la Monuc , il y avait une brève qui défilait disant que ma maman était acquittée mais pas libère. Je comprends la Monuc , cette haute institution qui coûte plus d'un milliard de dollars par an aux Nations Unies, n'avait pas envie de participer à la bêtise qu'est le procès contre maman, il y va tout de même de sa crédibilité. Dans mon entendement, Elle aussi reconnaît maman innocente de ce dont on l'accuse. Mais les autorités congolaises persistent. Faut dire qu'elles ont tellement été loin qu'elles ne savent plus comment sauver la face. Trop tard, il fallait y penser avant. Elles n'ont pas compris que leur rôle est d'être le garant des droits et libertés de tous leurs administrés en ce compris, les opposants. Les violations des droits de l'homme ne cessent de se perpétuer, en témoignent encore la répression sanglante des manifestations contre la corruption qui a émaillé l'élection indirecte de gouverneurs et vices -gouverneurs dans le Bas Congo (et je ne parle pas des troubles que l'Est du Congo connaît).

J'aime le Congo, c'est ma terre natale et j'y retournerai pour le reconstruire aussi, mais pour qu'il puisse être une démocratie au sens concret du terme, il est impératif que les droits de l'Homme soient respectés et qu'ils deviennent une réalité pour les 60 millions d'habitants que compte ce pays grand comme l'Europe et aux richesses incommensurables. Seule la paix, la sécurité juridique, la volonté, l'éducation, la rigueur dans le travail, une coopération économique axée sur une logique du win-win...une bonne gouvernance par de gens compétents permettront de redresser ce si beau pays...

Aujourd'hui 21 février 2007, ça fait 3 mois jour pour jour que ma mère traverse cette injustice. Une autre audience devait avoir lieu. Mais là encore ni le juge ni le Ministère public ne se sont déplacés.  Et maman et ses collaborateurs traînent en prison.

Aidez- moi à la ramener près de moi, près de ma famille et, aidez-moi à en faire autant pour ses collaborateurs en intéressant vos médias, vos parlementaires, vos partis, vos proches pour intensifier nos efforts pour obtenir dans les plus brefs délais sa libération immédiate. Cette affaire m'a marqué et me marque encore. J'agis pour qu'elle ne frappe plus d'autres familles.

Merci pour votre soutien et surtout de m'avoir lue jusqu'au bout.

Que Dieu vous garde,
Dali Mbala
www.liberezmarietherese.com  ou www.freemarietherese.com
paolorasco@yahoo.fr

PS: Le comité international de soutien de Me Marie-Thérèse Nlandu se reserve le droit de publier très prochainement le contenu, très étonnant, de la conversation téléphonique entre le Commissaire européen Louis Michel et le Docteur Nicole Mbengo la tante de Dali Mbala.  Ca va se savoir.


Kinshasa : difficiles conditions de détention de Me Marie-Thérèse Nlandu, selon son avocat

Les conditions de détention de Me Thérèse Nlandu, candidate malheureuse à la dernière élection présidentielle, deviennent de plus en plus difficiles. Chaque jour qui passe met sa vie en danger. Inquiétudes exprimées par l'un des avocats de la détenue, Me Mukendi wa Mulumba à radiookapi.net .

Me Mukendi précise que sa cliente est détenue dans des conditions très difficiles. Elle serait dans une cellule qui manque d'aération. « C'est un endroit où il y a beaucoup de bruit, et comme elle est hypertendue, elle a des problèmes cardiaques. Les conditions de détention sont telles qu'à tout moment, elle peut faire une rechute », soutient-il.

Me Mukendi dit avoir attiré l'attention des autorités pénitentiaires sur ces conditions de détention. Il affirme aussi être en contacts réguliers avec sa cliente pour tenter de lui remonter le moral. Mais cela s'avère difficile, étant donné que les conditions de détentions deviennent de plus en plus difficiles, ajoute l'avocat.

Pour Me Mukendi, ce ne sont pas seulement les conditions de détention qui sont difficiles mais aussi le déroulement du procès : « C'est depuis deux semaines que le procès tire en longueur, le tribunal ne s'est pas réuni sans nous donner des motifs. Nous pensons que cela constitue une torture morale pour notre cliente qui chaque fois attend l'issue de ce procès, sans oublier que c'est depuis trois mois qu'elle est en détention», conclut-il.

Pourquoi ce procès acquise-t-il ce retard ? Contacté ce mardi, le président du tribunal militaire de la garnison de Kinshasa Gombe annonce la reprise du procès de Me Nlandu reprend ce mercredi. Le major Mbokolo Ewawa, affirme pour sa part que ce retard est dû au fait que l'auditeur et lui-même étaient malades.

En ce qui concerne les conditions de détention de la prévenue, le président du tribunal militaire de garnison de Kinshasa Gombe affirme que «la constitution ne lui confère aucun pouvoir sur l'administration pénitentiaire, en dépit de sa qualité de garant des libertés fondamentales »

Okapi

Participez au forum


 
 
Copyright © 2005 Congo Vision. Tous droits réservés.