8 kinds of Smart
Page d'accueil
A propos de nous
Correspondance et Retrouvailles
Interviews
Musique
Forum
Emploi
Notes de lecture
Liens

Eglises « indépendantes/évangéliques » africaines

Dans une belle chanson intitulée en lingala (langue congolaise) Elongi ya Jésus pour dire littéralement en français «Le visage de Jésus », le célèbre artiste musicien congolais Ekumányi (1) Shungu Wembadio, dit Papa Wemba, a stigmatisé certaines pratiques dans le chef de l' E glise kimbanguiste. Au lieu de répondre sur le fond de la problématique posée par cette chanson engagée, l' E glise de Jésus-Christ sur la terre par le prophète Simon Kimbangu (E.J.C.S.K.) avait réagi très violemment à l'époque en vouant l'auteur-compositeur-interprète au pandémonium, ce dans une lettre pleine d'attaques personnelles et dont copie fut réservée à Dieu en personne, à quelques notabilités politiques et même inexplicablement au pape, chef suprême de l'Eglise Catholique, qui n'a, à notre connaissance, nulle autorité sur l'E.J.C.S.K. Les différentes Eglises qui se créent sont des institutions socio-religieuses qui nous intéressent tous et c'est pourquoi nous espérons ne pas avoir à faire face à ce genre de réactions mais plutôt à un échange ou à une réfutation éventuelle du contenu de nos observations.

Avec E. de Rosny, on peut définit une E glise indépendante comme suit : « Une E glise indépendante est n'importe quel mouvement religieux organisé, avec un nom distinct et des membres qui se réclament du nom de chrétiens et qui reconnaissent Jésus Christ comme Seigneur, soit que ce mouvement se soit séparé d'une E glise missionnaire ou d'une E glise déjà indépendante, soit qu'il ait été fondé en dehors de ces E glises comme un nouveau type d'identité religieuse »(2). De son côté, R. Ntambue Tshimbulu circonscrit l'alternative des E glises dites indépendantes par rapport au christianisme missionnaire en cinq points : promotion de l'enracinement communautaire du croyant ; revalorisation de la dimension physique du salut ; rejet de l'individualisme, de l'anonymat et, singulièrement, de l'irresponsabilité des E glises missionnaires ; refus de rites ternes au profit d'un enthousiasme cultuel et dénonciation de l'hypocrisie des ministres de culte des E glises missionnaires et libéralisation de l'accès à la Bible(3).

Melting pot doctrinal

Une doctrine quelconque, religieuse ou laïque, doit être imaginée ou élaborée sur le socle d'une disposition épistémologique solide et non sur la base d'un rafistolage herméneutique affligeant sous la houlette de leaders majoritairement sans bagage théorique consistant. Ce qui, dans la doctrine de ces E glises, est montré du doigt, c'est moins le phénomène de l'emprunt qui, en soi, n'est pas répréhensible que la non prise en compte de l'irréductibilité des principes des doctrines en présence et la non-élaboration d'une synthèse permettant d'éviter les contradictions internes. F.-X. Akono, s.j. , identifie une relation causale entre le manque de modèles efficaces sur le plan religieux et la pléthore des gourous qui prétendent tous être des «Oints » du Seigneur(4).

Le néophyte chrétien négro-africain ne comprend pas toujours ce qu'on lui enseigne dans la nouvelle religion (entendez le christianisme), en particulier dans la floraison actuelle des Eglises évangéliques qui poussent comme des champignons. Cette mé-compréhension entraîne souvent, dans les pratiques rituelles, une superficialité «bon enfant » et un enthousiasme analphabète, béat. Ainsi, en prétendant être inspiré par le Saint-Esprit, le pasteur d'une énième E glise du Réveil « parlait en langues » et proférait, lors d'un office auquel nous avons assisté à Montréal, ce qui nous apparaissait comme une avalanche de borborygmes par définition inintelligibles : «Bashakara basokoro Ibabababababa Bakara mukerengari Jésus Jésus Ô Bashakara basokoro Ibababababa». Pour ne pas être réduit à ne noter que ce que notre ouïe captait imparfaitement et que nous interprétions avec les moyens de la grille phonologique de notre langue maternelle, nous avons demandé à quelques chrétiens évangéliques de nous mettre par écrit ces patenôtres et de nous les traduire. Bien entendu, tous ont refusé. On alléguait que ces paroles étaient inspirées au pasteur par Dieu et que même ce pasteur n'en comprenait pas la signification. Plutôt facile comme esquive, n'est-il pas ? Un seul cependant, avec son maigre bagage de spéculation religieuse, avait consenti à nous griffonner les quelques lignes ci-dessus assorties de la traduction suivante qui nous a paru et qui paraîtra sommaire au lecteur : « Que Dieu vous bénisse, vous guérisse et que vous soyez rempli du Saint-Esprit ! »

La doctrine des E glises indépendantes/évangéliques est en effet un melting-pot de la doctrine des religions importées et du nigritisme(5) et se conçoit prétendument comme un dépassement des unes et de l'autre. Concrètement, ces E glises rejettent à la fois « l'ordre colonial » et le «christianisme colonial » ou les « E glises  blanches » et, cependant, retiennent l' E vangile et Jésus-Christ. A tort selon nous, elles font une distinction entre, d'un côté, l'ordre colonial, le christianisme et l' E glise, et, de l'autre, le Christ et la Bible alors que, au-delà des mascarades et en convoquant l'histoire, on s'aperçoit que tous constituent une unité dialectique.

Le site renaissance africaine renaissanceafrica@yahoo.fr a publié un extrait du journal Mpata Ntatu n° 14, décembre 2006 sur l'indépendance de la R.D. du Congo. Il en ressort que,
sous la menace des autorités coloniales et des Frères des Ecoles chrétiennes de la colonie scolaire de Boma, Charles Kisolokele et Joseph Diangenda intervinrent auprès de leur père alors en prison au Katanga pour le convaincre de sauver le roi Albert 1 er de Belgique qui, en 1921, avait commué en détention à perpétuité la peine de mort lui infligée par le juge italien De Rossi. Lesdits missionnaires, précise-t-on dans ce journal, savaient que le prisonnier Simon Kimbangu avaient la vertu d'ubiquité car, bien qu'en prison à 2000 km du Bas-Congo, il rendait visite physiquement à ses enfants à Boma (6). Suite donc à l'intervention de ses enfants, Kimbangu apparut à l'infortuné souverain belge dans sa prison « sous eaux » ( sic ) en Allemagne et lui proposa de le sortir de l'enfer à la condition d'accorder l'indépendance au Congo à la date du 30 juin 1960. Aussitôt dit et aussitôt signé par les deux parties (le prophète et le roi des Belges). Et le souverain belge réussit à s'évader grâce aux pouvoirs de son prisonnier. Ainsi donc, l'indépendance du Congo ne fut pas arrachée suite à une lutte politique, mais fut obtenue par l'entremise des pouvoirs mystiques d'un prophète, en l'occurrence ceux de Simon Kimbangu.

Quand on lit une telle littérature, on ne peut manquer de sourire et de se rallier à une réflexion comme celle de R. Ntambue Tshimbulu qui reproche aux E glises indépendantes leur appel précipité à Dieu et leur recherche de solutions immédiates qui inhibe le recours à l'effort, à la raison, au réel et au travail, etc. Avoir la foi ne signifie nullement s'adonner à des pratiques et à des croyances que l'on peut tenir pour une régression de la pensée, du savoir et de la raison. Le rêve millénariste de la plupart de ces «  E glises » a pour conséquence d'ôter à l'homme négro-africain (ou à l'homme tout court) sa responsabilité historique et donc n'incite pas à transformer la société. Bien entendu, Simon Kimbangu a eu sa part dans la lutte en vue de la conquête de l'indépendance formelle du Congo, non pas par des pouvoirs magiques, mais par son combat politique. Si le prophète avait un tel pouvoir comme décrit dans cet article, pourquoi n'avait-il pas commencé par se libérer lui-même pour ensuite libérer le Congo d'un coup de baguette magique c'est-à-dire sans aucune lutte ? La vertu d'ubiquité prêtée au héros congolais Kimbangu rappelle l'essence du corps évaporable du sorcier qui donne la mort à distance et sans contact physique avec sa victime. On peut comparer cette qualité prêtée au sorcier dans nos croyances négro-africaines à la motilité , concept phénoménologique d'Husserl repris par P. Ouellet, à savoir la propriété d'un corps immobile (ici le prisonnier Kimbangu dans sa cellule), mais dont l'esprit ou le mental est en mouvement, tout en gardant les traits sensibles du corps organique.

Institutions réactionnaires

Nombre de mouvements sociaux comme le matsuanisme (doctrine du sous-prophète Matsua) furent d'abord politiques et ne devinrent religieux que par compensation. B. Verhaegen a pu confirmer ce point de vue en ayant appliqué à ces religions syncrétiques le schéma du matérialisme historique et en ayant constaté que ces religions sont non seulement un discours idéologique qui sert de refuge ou qui stimule une prise de conscience contre la colonisation, mais aussi des pratiques militantes pour la libération. C'est pourquoi, eu égard à l'opinion du pasteur Béguin qui privilégie, à propos du kimbanguisme, la motivation spirituelle au détriment de la frustration politico-économico-sociale(7), B. Adoukonou objecte en disant que, si ce que ce théologien affirme à propos du kimbanguisme s'était avéré exact, alors, de ce fait, l'initiative du Congolais Simon Kimbangu aurait été une exception à la règle car, pour lui, les E glises messianiques constituaient, à l'époque, plutôt une forme de réponse à l'oppression coloniale et visaient en priorité une libération politico-religieuse.

Mais il est bon d'indiquer cependant que le slogan « L'Afrique noire aux Négro-Africains »(8) brandi par certaines de ces E glises est en réalité tout simplement creux car leur rejet de la religion importée n'est pas total : elles gardent la Bible (unique source de l'autorité religieuse) et ses modèles, à savoir Moïse, Jésus-Christ, Marie, etc., qui n'appartiennent pas à la tradition religieuse, culturelle négro-africaine. Leur intérêt pour les valeurs culturelles négro-africaines est souvent réactionnaire car il ne se justifie que dans la mesure où elles trouvent des convergences entre la tradition judéo-chrétienne et la vision négro-africaine. Les exemples abondent. La libération que ces É glises prônent demeure donc symbolique, inefficace au regard de l'action, sans danger et même encouragée par le pouvoir politique qui sait qu'elle n'est qu'une manifestation folklorique, distrayante. On en déduit qu'une telle libération se mue vite en une aliénation politique et en un asservissement culturel et religieux. Ces religions ne désaliènent ou ne décolonisent qu'à moitié et, comme nous venons de le dire, finissent, paradoxalement, par devenir complices d'une aliénation plus profonde. D'où le déficit religieux chronique.

Nous ne croyons pas que Dieu désire que nous ayons toujours Son nom sur les lèvres. Mieux vaut, nous semble-t-il, Le porter dans nos cœurs. Voilà pourquoi le Camerounais N. Woungly-Massaga dit le Commandant Kissamba voit dans la profusion intarissable et les micro-schismes en série au sein de ces E glises une façon pour les Négro-Africains d'importer aveuglement des querelles qui ne les concernent pas et d'accueillir des sectes nées des révoltes et des fantasmes culturels qui leur sont étrangers du tout au tout. En R.D. du Congo, le peuple qui – malgré les conditions difficiles de vie - n'a point perdu son sens de l'humour désignent ces Eglises par le sobriquet de binzambi nzambi (traduit librement comme ‘Les Eglises aux multiples divinités')(9).

Anathème sur les croyances nigritiennes

Le professeur Patrice Mufuta Kabemba soutient que les E glises indépendantes, issues directement ou indirectement des E glises importées et donc « tarées comme leurs génitrices » ( sic ) sont «plus meurtrières que leurs homologues importées »(10) quant à leur attitude envers les traditions religieuses négro-africaines. En 1985, une dame de Kasaji, dans l'Ouest du Shaba (aujourd'hui Katanga en R.D. du Congo), passée maître dans la production des berceuses, refusa de se faire enregistrer par le même professeur Patrice Mufuta Kabemba (à l'époque en mission musicologique dans la région) parce que, comme elle venait d'intégrer « La Religion » ou Nzambi , entendez une E glise chrétienne, elle ne voulait plus se mêler de ce genre de choses sataniques. L e prophète William Wadé Harris (né vers 1850 au Libéria, fondateur du mouvement harriste), Lenshina Mulenga Alice (prophétesse mubemba, née en 1924 en Rhodésie du Nord) et une multitude d'autres prophètes d' E glises afro-chrétiennes ont, la plupart du temps, eu, comme premier réflexe, celui de lancer l'anathème non seulement sur les fétiches, les gris-gris, mais aussi sur le nigritisme et ses objets de culte. Le mouvement religieux de Simon Kimbangu n'a point dérogé à la règle : il s'est lancé aussi dans le «  désensorcellement » et la « dénégrification » religieuse de la société des Bakongo en R.D. du Congo. Cela justifie la consternation de F. Eboussi-Boulaga qui a relevé que, après les missionnaires qui s'en étaient pris aux superstructures et aux appareils symboliques de l'Afrique noire culturelle et spirituelle, leurs successeurs négro-africains s'acharnent eux aussi sur ce qui est ‘survivances marginalisées' ou ‘effet secondaire d'une désintégration sociale qui se perpètre à un niveau supérieur'(11).

Selon M. Sinda, l'évolution de l'E.J.C.S.K. se fait dans le sens de l'occidentalisation, de l'acculturation, de son inféodation au protestantisme international et conclut que, même dirigée par des Noirs, cette E glise est au final « blanche » : elle est néocoloniale. J.M. Ela dénonce « (…) l'arrêt de l'élan prophétique des mouvements messianiques dans les nouvelles hiérarchies en place qui, en dérivant leur combat vers l'imaginaire, se laissent récupérer par les régimes les plus réactionnaires, à moins qu'elles ne se mettent directement à leur service, tel le kimbanguisme »(12). En effet, à la différence du nigritisme pour lequel nous militons et dont nous disons qu'il ne peut qu'être engagé, le kimbanguisme est devenu programatiquement une E glise dont la doctrine est purement de type évangélique et apolitique. Son ravalement au rang d'une E glise chrétienne protestante constitue de facto une déprophétisation de son fondateur. En effet, les fondateurs des autres branches protestantes (Calvin, Luther…) ne sont pas ou ne se disent pas des prophètes et n'ont pas, à l'instar du Congolais, une prétention messianique. Ce sont des dissidents, des schismatiques par rapport au christianisme orthodoxe. Simon Kimbangu n'a pas fait un schisme : il a dit avoir reçu une mission typique directement de Dieu, de façon immédiate, c'est-à-dire sans aucun média, sans aucun intermédiaire(13).

Dans un texte antérieur argumenté et documenté, nous nous sommes posé la question de savoir si l'E.J.C.S.K. n'avait pas trahi le prophète Simon Kimbangu. Nous croyons pouvoir dire que Simon Kimbangu a été si bien trahi qu'à l'heure actuelle on peut légitimement se demander s'il a encore une place au sein de cette É glise. En effet et comme conséquence du culte de la personnalité, les descendants de Simon Kimbangu (ses enfants, ses petits-enfants, ses arrière-petits enfants…) forment aujourd'hui ce que les kimbanguistes appellent la Sainte Famille  : chacun des membres du clan a droit au titre de Sa Grandeur excepté les trois descendants directs qui sont proclamés comme constituant une Sainte Trinité : Dieu le Père (Charles Kisolokele), Dialungana (Dieu le Fils) et Dieu le Saint esprit (Diangenda). Quelle est encore la place de Simon Kimbangu dans cette E glise du moment que ses trois fils deviennent les trois personnes en Dieu à moins que Kimbangu ne soit reconnu comme le Dieu en titre? C'est ce qu'on est tenté de croire en lisant par exemple le pasteur Lembe, ancien représentant de l'Eglise kimbanguiste au Benelux, qui affirme que Simon Kimbangu est un envoyé de Dieu dont il est le descendant (14) . Comme prévu dans les E critures Saintes chrétiennes, Jésus-Christ, en la personne de Dialungana, est revenu sur terre. Le même Dialungana portait, disent les kimbanguistes, les marques de la crucifixion de Jésus-Christ. Une telle dérive traduit à la fois une pauvreté et une incohérence théologiques, doctrinales et, sauf erreur d'information de notre part, a eu pour conséquence l'éjection de l' E glise kimbanguiste de l'Assemblée des E glises Protestantes. C'est pourquoi on s'interroge à présent sur la place réelle de Simon Kimbangu en son sein. On peut redire que l'E.J.C.S.K. a vraiment trahi Simon Kimbangu.

Dr TEDANGA Ipota Bembela
tedanga@hotmail.com

Références

•  Ekumanyi signifie en otetela (langue congolaise) « Le vieux, l'aîné, l'ancien »

•  Ce vocable signifie « Le vieux, l'aîné » en O t ? t ? la, langue de la R.D. du Congo.

•  APPIAH-KUBI, K., « Les E glises indépendantes, Signes d'authenticité », dans Libération ou adaptation ? La théologie africaine s'interroge. Le Colloque d'Accra , Paris, L'Harmattan, 1979, pp. 143-144.

•  AKONO, F.-X., « L'effervescence religieuse en Afrique : crise du sens existentiel », dans Telema (Lève-toi et marche), n° 105, Janvier-Mars 2001, 1/10, p. 14.

•  Néologisme pour dire religion négro-africaine.

•  C'est nous qui mettons le texte en italique.

•  Pasteur Béguin cité par « Simon Kimbangu et le Kimbanguisme. Une lecture historique à propos d'un colloque récent. », dans Cahiers des Religions africaines , vol. 6, n° 11, janvier 1972 , p. 99.

•  Joseph Booth fut l'initiateur du slogan « L'Afrique aux Africains ». Lire LEGUM, C., Le panafricanisme à l'épreuve de l'indépendance, éditions Saint Paul, Paris, 1965, p. 27.

•  Lire KALAMBA Nsapo, S., Chrétiens Africains en Europe ! Pour une ecclésiologie du respect mutuel et de la réciprocité intercontinentale , Kinsha-Munich-Paris, Publications Universitaires Africaines, 2004.

(10) MUFUTA, K., « Le renégat deviendra-t-il un fidèle et le fidèle un renégat ? Ou problème du réveil de la conscience historique», dans Colloque sur les sectes et la vie politique au Zaïre , Département de Sociologie de l'Université de Lubumbashi, 1996, p.6.

(11)EBOUSSI-BOULAGA, F., Christianisme sans fétiche. Révélation et domination , Paris, Présence Africaine, 1991 , p. 76.

(12) ELA, J.M., Le cri de l'homme africain. Questions aux chrétiens et aux É glises d'Afrique , Paris, L'Harmattan, 1980, p. 66.

(13) Dans son essai Dieu contre Dieu , J. Jaouen critique dans le chef du christianisme, de l'islam et du judaïsme, cette absence de toute médiation temporelle, de tout délai de transmission et montre en quoi cela aboutit rationnellement parlant à une contradiction ou absurdité, autant d'arguments que rejette l'homme de foi sans toutefois le laisser indifférent.

(14) LEMBE, cité par KOMBILA, O., « Dieu est-il noir », dans MAMBO Leo , n° 1, janvier 2001, p. 17. C'est nous qui soulignons.

© Congo Vision


 
 
Copyright © 2005 Congo Vision. Tous droits réservés.