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Une dette à reconnaître

Dans son ouvrage Le fabuleux héritage de l'Égypte (publié chez Télémaque), C. Desroche-Noblecourt conclut que la culture occidentale n'est pas judéo-chrétienne, mais bien égypto-chrétienne. Le legs juif à la culture occidentale est d'origine égypto-antique. Selon son inventaire, l'Occident doit à l' É gypte antique et nègre entre autres le calendrier solaire , la notion de l'année (12 mois), quelques découvertes médicales (test de la grossesse, traitement de la cataracte, médecine cardiologique, des yeux, des voies intestinales et urinaires ), l'alphabet (en particulier, le principe de l'acrophonie des hiéroglyphes), les signes de l'écriture, la sagesse, la chimie, la religion, etc.

Cependant, comme de nombreux autres égyptologues, cette grande dame du cocon scientifique se complait dans la conspiration du silence et ne pipe pas sur le caractère nègre de la civilisation égypto-antique. En effet et au vrai, si elle reconnaissait que les É gyptiens antiques étaient des Nègres, elle embarrasserait plus d'un en Occident, étant donné l'importance de ce legs égyptien à la culture occidentale ainsi qu'elle l'étale dans son livre. C'est de bonne guerre depuis Champollion-Figeac qui inaugura la dénégrification de la civilisation égyptienne. Dans Nations nègres et culture, Ch. A. Diop s'en est pris à Champollion-Figeac [(1778-1867), frère de Jean-François Champollion surnommé Champollion-le-Jeune (1790-1832), le déchiffreur des hiéroglyphes] parce que ce monsieur, auteur de l'ouvrage Égypte ancienne , a rejeté la conclusion, pourtant fondée, de l'historien Constantin-François de Chassebœuf (1757-1820), autrement appelé Volney, qui, dans son Voyage en Syrie et en Égypte pendant les années 1783, 1784 & 1785 , a établi que les anciens Égyptiens étaient des Nègres. Le modèle ou le paradigme moderniste, déviationniste et hegelianisant de l'égyptologie a deux volets tel que le résume G. Biyogo  :

•  Le premier dénie ou dissimule l'origine égyptienne du savoir, reconstruit mythologiquement l'Égypte à la lumière de la Grèce et de la culture judéo-chrétienne, situe l'âge de maturité de la Raison en Grèce, chez les Romains et en Europe.

•  Le second volet dénégrifie l'Égypte et soutient la thèse d'une Égypte tantôt blanche, tantôt composite et peut-être africaine, mais jamais nègre. Il rejète la vérité historique de la fondation de la civilisation de la Vallée du Nil par les Nègres de Nubie car le Noir naguère pharaon, maître des sciences et du monde, et devenu esclave du Blanc qui le servait autrefois en Égypte, ne pouvait être comptable d'un tel génie.

Cela permet à M. Amondji d'ironiser en disant que cette dénégrification était le prix que devaient payer les objets d'art de l' É gypte antique et nègre pour se voir conférer en Occident la même respectabilité que celle vouée à l'héritage gréco-romain et pour ainsi figurer au Musée du Louvre aux côtés que des œuvres grecques et romaines plutôt que de subir le mépris réservé aux bibelots du tribal ou de l' ethnic art.

Dans le roman historique L'Alliance , J. Michener analyse dans le chef du prince portugais Henri (dit le navigateur) et du colonisateur/explorateur britannique Cecil Rhodes une réaction analogue et raconte comment la mythique cité de Zimbabwe allait être volée aux Noirs en tant qu'œuvre historique. Le prince Henri du Portugal et Cecil Rhodes ne voulaient pas entendre dire que la légendaire cité de Zimbabwe fut construite par des Noirs. Pour justifier l'usurpation du pays des Matabélé considérés, dans leur pensée, comme incapables de constituer et de faire vivre une nation et comme n'ayant pas été assez évolués pour construire une grande ville avec ses tours miroitantes et ses oiseaux sculptés sur des remparts, ils soutiennent à tout prix que les ruines de Zimbabwe représentent l'Ophir antique et biblique. On sait aujourd'hui que toutes les stupidités sur la reine Saba n'étaient que chimères vides d'hommes n'ayant jamais vu ces pierres alors que tous ces édifices ont été bel et bien bâtis par des Noirs qui n'avaient jamais entendu parler ni d'Ophir ni de la reine Saba. C'est pourquoi l'ancien patron de l'UNESCO, le Sénégalais Mahtar M'Bow, écrit en réponse à des affirmations de la même eau : « En fait, on refusait de voir en l'Africain le créateur de cultures originales qui se sont épanouies et perpétuées, à travers les siècles, dans des voies qui leur sont propres et que l'historien ne peut donc saisir sans renoncer à certains préjugés et sans renouveler sa méthode » .

En déconstruisant l'idée absurde du «miracle grec » imposé par une relecture héroïsante et entéléchique et en démythifiant au passage l'eurocentrisme et l'héllenomanie, M. Bernal a démontré, à l'instar de Ch. A. Diop ( lire son livre Nations nègres et Culture ) , que la civilisation de l' É gypte antique est nègre et que donc le Nord est redevable aux Noirs de l' É gypte antique dans bien de domaines. Dans le même sens et sans pratiquer la langue de bois, l'égyptologue allemand S. Morenz insiste sur la dette égyptienne de la science grecque et sur la composante égyptienne dans la formation de la Grèce . A l'aide des thèses et des arguments de la biologie moléculaire (hémotypologie), de la linguistique, de l'archéologie, de la paléontologie, de la physique nucléaire (recourt aux ultraviolets), de l'anthropologie culturelle, de l'histoire et de la philosophie, Ch. A. Diop rectifie l'ancienne égyptologie en renversant les fondements tératologiques du Modèle Moderniste surdéterminé idéologiquement, en détruisant son Logos tyrannique et non apophantique et en réinvestissant le Modèle Antique auquel il confère un méta-discours (sa philosophie et son épistémologie) et un statut autocritique c'est-à-dire sa scientifité. Ce faisant, Ch. A. Diop a fait reculer force préjugés idéologiques et a réfuté la reconstruction mythologique de l'Égypte, son orientalisation et son hellénisation et, plus précisément, la thèse controversée d'une Égypte blanche perpétuée au moyen d'un discours de la capture et d'arguments idéologiques massifs. Il restitue à l'histoire africaine son historicité et l'amarre à un continuum où elle l'intègre dans l'historiographie universelle. C'est le lieu de convoquer aussi la théorie de l' Ève Noire qui situe l'origine de l'homme ( l'homo sapiens ) en Afrique noire et, plus précisément, dans la région dite des Grands Lacs, où se trouvent les sources du Nil.

Commentant la pensée et l'œuvre de Ch. A. Diop, Y. Kounougous montre que l'auteur sénégalais attire l'attention sur le monothéisme religieux des É gyptiens antiques et nègres tel que prôné par le pharaon Akhnaton . En plus, Ch. A. Diop met en évidence, dans ses écrits, les emprunts des trois religions dites révélées à la théodicée égyptienne : la notion de la Trinité, le concept de l'Immaculée Conception, l'idée de la création par le Verbe (dans la religion judéo-chrétienne), par le Logos (chez Héraclite) et par l'Esprit (idéalisme objectif de Hegel), la conception d'un Dieu «autogène » (non engendré, n'ayant ni père ni mère), le concept de la mise à «mort » et de la « résurrection » du dieu martyr, le principe de l'immortalité, la création de l'homme à l'image de Dieu, les notions de « paradis » et de l'«enfer », le terme même de «Christ  » (qui est donc d'origine égyptienne et qui, d'après l'auteur sénégalais, n'est appliqué à Jésus qu'au 4è siècle par « contamination religieuse »), etc. On peut ajouter d'autres emprunts glanés dans l'ouvrage de C. Desroche Noblecourt : la perpétuelle lutte du dieu bienfaiteur contre le malin, la mise à mort du dieu et la renaissance du dieu martyr ; le mythe biblique d'Adam et d'Ève qui s'origine dans une légende religieuse de l'Égypte antique. On se souviendra que le pape Grégoire XIII a inclus des cérémonies païennes (entendez égyptiennes) dans les cérémonies festives chrétiennes et que, lors de la Révolution française, les noms conférés aux mois par Fabre d'Églantine dans son calendrier ont été empruntés au calendrier zodiacal de l'Égypte antique et nègre .

Dans son analyse fouillée du «Grand Hymne » d'Echnaton (graphie francisée d'Akhnaton), M. Bilolo a mis à jour les idées philosophiques et religieuses de la civilisation égyptienne dont la valeur transcende le temps et l'espace et qui ont été empruntées par d'autres civilisations   : le postulat de l'existence de l'un-unique ou/et de l'unicité de l'origine de ce qui a été, qui est et qui vient ; l'idée de la création comme acte et comme création continue et continuée, etc.

J. Duquesne mentionne un récit datant de 2.600 ans av. J.C. et relatant comment un pharaon décédé est monté au ciel et s'est assis à côté du dieu, Rê . Ce pharaon préfigure celui auquel tous nous pensons. Le Rwandais M. Balibutsa rappelle que le christianisme a puisé dans les croyances et les pratiques mystico-religieuses des peuples païens en ce qui est, entre autres, de la symbolique de la mort de Jésus . L'inculturation à rebours sur le plan religieux, se justifie dès lors que l'Afrique noire a sa part légitime dans le patrimoine scientifique, philosophique, culturel et religieux universel. En d'autres mots, le christianisme devenu religion de l'Euro-Amérique, est redevable en partie à la religion de l' É gypte antique et nègre.

On constate une continuité des croyances de l'Égypte antique à l'Afrique noire, ce jusqu'aux régions les plus reculées. Sur ce sujet des rapports entre l' É gypte et le reste de l'Afrique, on commence à parler du concept de l'antériorité de l'antériorité. Les pyramides du Soudan étant plus anciennes et plus nombreuses que celles d'Égypte, on conclut à l'antériorité historique de l'intérieur du Soudan par rapport à l'Égypte. A cela s'ajoute l'os d'Ishango qui est également plus ancien que les pyramides d'Égypte et qui renforce la preuve de l'antériorité de l'Afrique méridionale par rapport à l'Afrique de l'Égypte des pharaons.  Les recherches d'E. Mveng lui ont permis de savoir que la tradition négro-africaine a des formes de vie consacrée institutionnalisées depuis la plus haute antiquité et dont le modèle le plus ancien est le culte égyptien d'Isis et d'Osiris authentiquement d'origine négro-africaine . La religion négro-africaine, explique Ch. A. Diop, se rattache à l'héritage égyptien par de nombreux traits : la croyance en des forces spirituelles, en un seul Être transcendant, etc. La cosmogonie dogon par exemple rappelle la cosmogonie hermopolitaine ; l'univers ontologique bantu est rempli de forces vitales comme chez les anciens É gyptiens. Le symbole trinitaire des croyances yoruba remonte à la religion égyptienne. Plusieurs autres traits de la religion négro-africaine viennent également de la culture religieuse égyptienne : la pratique de la circoncision et de l'excision comme conception androgène de l'être, conception des deux mondes (celui des vivants et celui des morts), etc. L'étude d'A.-M. Lam titrée L'unité culturelle égypto-africaine à travers les formes et les fonctions de l'appui-tête aboutit à la conclusion que, bien que la civilisation égyptienne ait disparu suite aux attaques des Assyriens, Perses, Grecs, Romains et autres Arabes, les objets usuels des É gyptiens antiques sont encore utilisés aujourd'hui par les Négro-Africains, ce qui constitue une preuve supplémentaire du lien historique entre l' É gypte antique et l'Afrique noire .

Dès lors et n'en déplaise à F. Eboussi-Boulaga qui, dans La crise du Muntu , critique cette posture du « nous aussi », il y a lieu d'inférer, valablement et à la suite de Ch. A. Diop, que l'Afrique noire n'a pas toujours été à la remorque de l'Europe et du reste du monde même si le caractère nègre de l' É gypte antique est falsifié ou encore gommé en raison d'un refoulement psychanalytique, des philtres de l'oubli ou d'une damnatio memoriae . Sur la base des témoignages d'auteurs antiques, des recherches d'auteurs contemporains et de ses propres recherches, Ch. A. Diop affirme qu'il y a une initiation africaine en Égypte. Un contexte historique particulier n'a pas permis la perpétuation, mieux encore une réappropriation créatrice du modèle et explique la régression par rapport à ce même modèle. Les arguments provisoires invoqués par Ch. A. Diop sont la perte de la souveraineté de l'Égypte et le caractère initiatique de sa science. M. Diagne ajoute deux autres facteurs discutables: le confinement du savoir négro-africain dans la sphère du sacré et la diffusion restreinte de l'écriture .

En son temps, l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie par les envahisseurs fut un odieux geste destiné à frapper Kemit de mutisme. Toutes les traditions ont quelque chose à offrir aux autres. Il y a quelques siècles le génie arabe alimentait la lampe de la science pendant que l'Europe guettait encore la fin des ténèbres. Rabelais ne disait-il pas, à l'aube de la Renaissance, que «L'Afrique apporte toujours quelque chose de rare ? » Nous entendons comprendre son interrogation dans le sens de l'intérêt négro-africain. L'humanité doit à l' Homo Sapiens Africanus l'invention des vêtements : c'est la conclusion d'une étude ( L'évolution moléculaire du Pediculus humanus et l'origine du vêtement ) de R. Kittler, M. Kayser et M. Stoneking, chercheurs à l'Institut Max Planck en Allemagne. La révolution intellectuelle de l'humanité s'est produite en Afrique 50.000 ans avant le reste de l'humanité. L'examen de certains papyrus de l' É gypte antique et nègre et notamment du papyrus dit Boulaq 18 autorise à reconnaître l'origine négro-africaine de la comptabilité moderne . Dans un opuscule publié en 2005, E. Malolo Dissakè montre pour sa part que, par rapport aux critères de la théorie contemporaine des sciences, ce qui s'est fait en Égypte pharaonique dans le domaine de la mathématique en particulier mérite le label de science . J.-E. Mabe relève que, d'après les sources écrites, le philosophe et savant égyptien antique et nègre Imhotep (environ 2800 avant notre ère) a inventé et mis en pratique le premier l'art de la construction en pierre (pyramide de Gizeh) .

Par rapport à tout cela, M. Amondji critique une certaine utilisation faite des hypothèses et des résultats des recherches de Ch. A. Diop, utilisation qui consiste à dire que le principal dessein du Sénégalais était de procurer aux Nègres des Ancêtres honorables et donc des arguments et des prétextes à leur vanité raciale. De la sorte et d'après toujours M. Amondji, on en arrive au paradoxe de confondre les thèses soutenues par Ch.A. Diop et celles qu'il a combattues. Ce qui compte, d'après le même Amondji, c'est ce que les Nègres sont au présent : leur poids politique, leur richesse, leur force militaire, le degré de leur connaissance scientifique, etc.

Il est tout à fait vrai que, sur l'échiquier international, l'Afrique noire est actuellement une force supplétive, sans poids réel. Pour contrer cependant le point de vue de M. Amondji, nous faisons appel à l'universitaire congolais Th. Obenga qui dit sans remords: « Tous les peuples (…) d'origine africaine, sur le continent ou en dehors de celui-ci (aux Amériques notamment), doivent considérer sans autorisation préalable de qui que ce soit , l' É gypte pharaonique (…) comme le fondement historique des humanités africaines dans le monde contemporain (…) » , même si, faute de (…) continuité, l'héritage du Système des Mystères égyptiens est demeuré par nous comme oublié pendant des millénaires. On peut en effet et à la fois magnifier l'excellence des travaux scientifiques conduits par Ch.A. Diop et en faire une utilisation politique pour requinquer le moral de ce bon peuple nègre auquel on a fait croire qu'il n'a jamais rien apporté à l'humanité. Cela reflète d'ailleurs l'ambivalence de la personnalité de Ch.A. Diop qui était non seulement un scientifique, mais aussi un homme politique, un militant sensible au combat que livre le peuple noir. Sans doute le présent (la force politique, militaire et économique) compte, mais la glorification de la magnificence passée d'un peuple peut l'aider dans son combat pour retrouver des conditions de vie meilleure. Ch. A. Diop n'est pas habité, comme le lui impute F.X. Fauvelle , par une nostalgie assimilable à un repli contemplatif sur un âge et un objet perdu. Sa lecture du passé negro-africain est questionnante, agnotistique, fondée sur la confrontation et la contradiction en ce qui est de l'affirmation – contre toute conjecture et les falsifications cognitives – que l'Égypte des pharaons est une invention des Nègres et qu'à l'origine les Égyptiens étaient des Noirs.

Dans un texte ironique intitulé «La véritable dette extérieure n'est pas celle que vous croyez », un chef indien aztèque du Salvador explique, en se référant au Dr Arturo Pietri, que l'essor du capitalisme et de la civilisation européenne s'est fait grâce aux métaux précieux arrachés des mains des peuples que l'Europe a dominés. Il considère cet or comme un prêt (il est vrai fait sous la contrainte) à l'Europe sous-développée d'alors. En appliquant la formule européo-capitaliste de l'intérêt cumulé, il parvient à démontrer que les peuples les plus endettés ne sont pas ceux que l'on croit et notamment si on calculait l'équivalent de la dette en sang versé. Il en est ainsi sur le plan culturel et religieux.

Dr TEDANGA Ipota Bembela
tedanga@hotmail.com

© Congo Vision


Lire BIYOGO, G., Aux sources égyptiennes du savoir , volume 1 : Généalogie et enjeux de la pensée de Cheikh Anta Diop , Paris, Menaibuc, 2000.

Historiquement, le prince Henri (Henrique en portugais) est considéré comme le fondateur du trafic des esclaves en Occident.

M'BOW, M.-A.-M., « Préface » dans Histoire générale de l'Afrique. I. Méthodologie et préhistoire africaine , Paris, Jeune Afrique-Stock-Unesco, 1980, pp. 9-10.

Modèle absolu de la rationalité dévolue aux seuls Européens et aux Grecs antiques.

BERNAL, M., Black Athena. Les racines afro-asiatiques de la civilisation classique , traduit de l'a par M. Menget/Nicole Genaille, Paris, PUF, 1996.

Cité par BIYOGO, G., Aux sources égyptiennes du savoir , volume 1 : Généalogie et enjeux de la pensée de Cheikh Anta Diop , Paris, Menaibuc, 2000, p. 35.

A proprement parler, la tératologie désigne l'étude des monstruosités et des anomalies du vivant. Par extension, elle désigne les monstruosités affectées à l'Égypte nègre par le courant dit normatif qui privilégie la thèse d'une Égypte composite, mélangée, africaine, mais non nègre. Lire BIYOGO, G., Aux sources égyptiennes du savoir , volume 1 : Généalogie et enjeux de la pensée de Cheikh Anta Diop , Paris, Menaibuc, 2000, p. 37.

Incapable de connaître du fait de la détermination de l'énoncé idéologique.

KOUNOUGOUS, Y., La pensée et l'œuvre de Cheikh Anta Diop . Essai , Paris, Ciref, 2000, p. 30.

D'après J. Jaouen, « chrétiens ( christiani ) » est le sobriquet que les ‘païens' d'Antioche donnèrent vers l'a 40 aux disciples de Jésus, à partir de Christ c'est-à-dire de Seigneur (de celui qui a été oint , sens grec du mot Christos, de l'huile sacrée, de celui qui a reçu l'onction royale). Lire JAOUEN, J., Dieu contre Dieu , Paris, L'Harmattan, 2005, p. 215.

Par contre, d'après J. Jaouen, le nom de chrétien est un sobriquet donné vers l'an 70 par les païens d'Antioche aux partisans de la nouvelle « Voie » (ou secte) qui se réclamaient du Christ ». Lire JAOUEN, J., Dieu contre Dieu , Paris, L'Harmattan, 2006, p. 240.

DESROCHE Noblecourt, C., Le fabuleux héritage de l'Égypte , Paris, SW-Télémaque, 2004, p. 10 , p. 29 et p. 39.

BILOLO, M., Le créateur et la création dans la pensée memphite et amarienne. Approche synoptique du « Document Philosophique de Memphis » et du « Grand Hymne Théologique » d'Echnaton, Kinshasa-Libreville-Munich, Publications Universitaires Africaines, African University Studies, 1988, pp. 4-5.

DUQUESNE, J., Le Dieu de Jésus , Paris, Desclée de Brouwer/ Grasset & Fasquelle, 1997, p. 19.

BALIBUTSA M., Les sacrifices humains antiques et le mythe christologique , Kigali, 1983.

MVENG, E., «Spiritualité africaine et spiritualité chrétienne» dans Cahiers des Religions Africaines (L'Afrique et ses formes de vie spirituelle. Actes du 2è Colloque International, Kinshasa du 21-27 février 1983), vol. 17, n° 33-34, p. 263.

Lire « Et si la civilisation égyptienne n'avait pas complètement disparue ? » dans Afrik@raïbe mas. Revue africaine d'histoire et de sciences , n° 002, sept/oct, 2005, p. 4.

DIOP, Ch. A., Civilisation ou barbarie. Anthropologie sans complaisance , Paris, Présence Africaine, 1981, p. 405.

Lire DIAGNE, M., De la philosophie et des philosophes en Afrique noire , Paris, Ifan-Karthala, 2006.

F. Rabelais, cité par ELA, J.M., Cheikh Anta Diop ou l'honneur de penser , Paris, L'Harmattan, 1989, p. 9.

Cité dans Afrik@raïbes mas. Revue africaine d'histoire et des sciences , n° 002, sept/oct, 2005, p. 2 et p. 4.

MALOLO Dissakè, E., Mathématique pharaonique égyptienne et théorie modernes des sciences , Chennevières-sur-Marne, Dianoïa, 2005 , p. 9.

MABE, J.-E., „ Deux géants de la pensée esthétique africaine: Léopold Sedar Senghor et Georges Ngal“, dans Croire en l'homme. Mélanges offerts au professeur Georges Ngal à l'occasion de ses 70 ans , Paris, L'Harmattan, 2006, p. 181.

OBENGA, Th., Le sens de la lutte contre l'africanisme eurocentriste , Paris, L'Harmattan, 2001 , p. 41. Ce qui est souligné l'est par nous.

FAUVELLE, F.X., L'Afrique de Cheikh Anta Diop , Paris, Karthala, 1996, p. 136.

 

 
 
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