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Comment devient-on politicien en République Démocratique du Congo ?

Marc Mawete, membre du parti Démocratie Chrétienne (DC) et F. Kita, membre du Front pour la Survie de la Démocratie (FSD) répondent à nos questions.


Congo Vision: Comment définissez-vous la politique ?

M. Mawete & F. Kita: Le « Manifeste politique » du FSD, Front pour la Survie de la Démocratie, sous la plume d'Eugène Diomi Ndongala Nzomambu, donne une définition de la politique selon son étymologie, en tant que terme provenant du grec ancien, plus exactement de l'expression « TA POLITIKA» qui signifie littéralement « l'ensembles des activités concernant la polis »

Si nous voulons donner une définition plus proche de nous et qui donne un contenu pragmatique à la politique, on pourrait évoquer la conception selon laquelle la politique est « l'art de rendre possible ce qui est nécessaire à une communauté humaine »

Pour s'approcher, un peu plus, à la réalité congolaise, en donnant une définition à connotation sociologique, prenant en compte le contexte d'entropie avancée de l'état congolais qui marque notre quotidien, la politique consiste à transformer les conflits et les différends qui caractérisent notre société actuelle, du stade des affrontements violents à celui des différends dialectiques et pacifiques.

Cela étant, la politique peut être définie, de manière générale, comme l'art de gérer les conflits au sein d'une communauté humaine ainsi que l'organisation et la hiérarchisation des priorités, dans le cadre de la gestion des ressources mise à disposition de la communauté pour son épanouissement et son développement ainsi que l'activité critique visant l'amélioration de l'allocation des ressources et de l'organisation des priorités dans la gestion de la « res publica ».

Pour venir au stade de l'activisme politique, la politique, dans le contexte propre à la réalité socio-politique congolaise actuelle, est surtout l'engagement en faveur de la communauté, oublie de soi et sacrifice, qui se matérialise très souvent dans sa disponibilité à payer un prix très lourd en termes de privation de sa liberté, emprisonnement, à cause des faiblesse d'un Etat de droit substantiellement irrespectueux des droits civiques et politiques des citoyens.

L'élément commun à toutes les définitions plus haut évoquées est celui de la politique entendue comme l ‘art de gérer les différends et la capacité du « politique » de se mettre au service de sa communauté, selon l'idéologie propre à chaque mouvement, afin d'obtenir la concrétisation des objectifs programmatiques inhérents un certain projet de société.

A cet effet, il sied de souligner le lien très strict existant entre la politique et le développement d'une communauté : si l'on considère l'homme comme un sujet social, il est impossible d'envisager son épanouissement et son bien être en négligeant son rôle au sein d'une communauté et sa relation avec les autres individus qui partagent son espace vitale, sa culture et ses intérêts. Nous avons toujours soutenu que l'homme, en tant que sujet social, n'est jamais un « individu » mais plutôt une « personne ». Voilà pourquoi, la dimension « politique » des activités humaines englobe, aussi, une certaine conception idéologique qui, pour ce qui nous concerne, privilège la dimension « humaniste et chrétienne » des rapports entre les citoyens.

En effet, selon notre conception humaniste et chrétienne, la politique ne peut pas être le domaine de l'individualisme, du « privé » mais, bien au contraire, de « l'espace sociale » ou de la social-démocratie et, pour ce qui concerne les rapports strictement économiques, de l'économie sociale du marché.

Ce bref aperçu de la définition de la POLITIQUE met en exergue le lien qui lie étroitement la politique à la culture et la philosophie, d'un côté, et à l'économie et la sociologie, de l'autre côté. Il vise aussi à souligner que sans le respect et la garantie des droits civiques et politiques il est impossible de concrétiser et protéger véritablement tous les autres droits inhérents la personne humaine.

Congo Vision: Comment devient-on politicien au Congo ?

La définition que nous avons donné de la politique souligne le caractère globalisant de l'activité politique. Cela étant, il serait erroné de définir l'activité politique comme une carrière ou une profession. C'est l'engagement politique en faveur de la communauté qui caractérise l'action politique d'un citoyen. D'autant plus qu'on ne devient pas politicien mais on est « reconnu » politicien par la communauté. Voilà pourquoi l'élément de l'élection, entendue dans sa signification étymologique – du latin ‘eligere', qui signifie ‘ choisir et élever'- demeure incontournable, même dans un contexte, comme celui congolais, caractérise par l'absence d'un processus électoral depuis plusieurs décennies. Sans la reconnaissance de sa base, on ne peut pas être considère comme « homme politique »

Congo Vision: Comment peut-on encourager la jeunesse congolaise à s'intéresser à participer plus activement à la vie politique ?

Ce sujet nous intéresse énormément, car sans la participation des masses, il est impossible d'envisager le lancement d'un véritable processus de démocratisation et électoral en RDC. D'autant plus que le changement politique, dans notre pays, est strictement lié au changement et renouvellement de la classe politique. Actuellement, sur le terrain politique, on peut énumérer plusieurs écueils qui s'érigent devant l'épanouissement politique de notre jeunesse, qui assiste au spectacle macabre de la mauvaise gouvernance sans participer activement au système politique pour empêcher et corriger ses dérives : il se pose un problème concret de libéralisation effective de l'espace politique et de la « dépénalisation » des activités politiques.

Nous vivons, encore aujourd'hui, dans un environnement politique caractérise par la criminalisation des droits civiques et politiques ; le droit de réunion, de manifestation pacifique sont encore fortement hypothéqués par une conception très restrictive de la notion d'ordre publique, au point que même les formations en règle avec l'actuelle législation en matière d'exercice des activités politiques sont tous les jours confrontées à des restrictions excessivement lourdes de leur activité de conscientisation et mobilisation des masses. Egalement, les limitation de la liberté d'expression, de communication, constitue, aussi, un handicap important à l'œuvre des organisation politiques qui visent la sensibilisation des jeunes aux questions politiques.

La trilogie POLITIQUE, POUVOIR et droit de MANIFESTATION constituent encore aujourd'hui, des sujets tabou dans l'entendement des autorités en place et cela empêche, objectivement, l'élargissement des cercles de réflexion politique en faveur des jeunes en particulier, et des masses en général.

Congo Vision: On a l'impression qu'il n'y a pas assez de femmes dans l'univers politique congolais. Que faut-il pour que les femmes s'y investissent ?

Pour ce qui concerne la participation des femmes aux activités politiques, il faut souligner deux ordres de problèmes :

1.culturels ;
2.insuffisante ‘normalisation' de l'espace politique congolaise.

1. Les femmes, à la lumière de plusieurs dispositions de l'ordonnancement juridique congolais, sont des individus « mineurs », dont l'activité juridique est soumise au consentement préalable d'autres sujets. Cela étant, le problème de l'insuffisante participation des femmes à l'univers politique est dépendant de la position d'infériorité juridique dont le femmes sont, encore aujourd'hui, victimes au Congo Démocratique, sans considérer certaines conceptions traditionnels qui ne reconnaissent pas à la femme le même statut que l'homme. Le problème est, par conséquent, une question plus générale de société et d'équité juridique.

2. Il est nécessaire d'évoquer la situation « exceptionnelle » qui caractérise l'exercice des activités politiques en RDC. En particulier, s'engager participant aux activités politiques dans une formation politique de l'opposition, par exemple, expose les femmes à toutes une série de tracasseries, à cause de la faible reconnaissance des droits civiques et politiques qui caractérise, présentement, notre espace politique. Dans une situation de ‘normalisation des activités politiques', il sera plus facile, aux femmes, de s'engager en politique.

Congo Vision: Faut-il une initiation préalable au-delà d'une formation académique solide pour être un bon politicien au Congo ?

Comme nous avons déjà eu l'occasion de souligner, l'engagement politique n'est pas dépendant d'une préparation spécifique.

Néanmoins, il est nécessaire, pour ceux qui se proposent de « représenter les autres citoyens » dans les instances nationales, de savoir ‘prendre des décisions'.

Décider signifie essentiellement, savoir prévoir les conséquences qui découleront de ses prises de position et cette capacité de « prévoyance » ne s'improvise pas.

Egalement, il est difficile d'improviser la capacité de transformer les décisions en principes de droit, car on peut gouverner légalement un peuple seulement grâce à la force constante et pacificatrice du droit et jamais par la force.

Surtout dans un contexte, comme celui congolais, caractérise par le manque d'investiture électorale, les dirigeants politiques de la transitions devraient être dotés des outils indispensables pour mettre en place les fondations d'un état de droit ; c'est pourquoi, un gouvernement de transition laissé à la merci des seuls belligérants, ne constitue pas un gage suffisant pour l'aboutissement effectif du processus de démocratisation et électoral de notre pays.

Congo Vision: Quel doit être le profil d'un homme politique responsable ?

Sans vouloir tomber dans une simple tautologie, l'homme politique responsable est celui qui rend compte au peuple, selon les principes de l' «accountability » ou, justement, de la « responsabilité politique » .

La responsabilité politique marque la différence entre une « démocratie gouvernée » et une « démocratie gouvernante », la deuxième étant caractérisée par la responsabilité des gouvernants face aux gouvernés. Un homme politique irresponsable politiquement, qui ne tient pas compte de son opinion politique et qui gouverne, détenant l'imperium, sans se soucier de la volonté et des aspirations des peuples, est-il encore un ‘homme politique' selon la signification plus profonde de la politique entendue comme l'art de « gérer le social » ?

Un opposant, qui ne se réfère pas aux réelles exigences des masses, qui ne s'inscrit pas dans une logique constructive, est-il véritablement un interprète fidèle de la volonté du peuple, aux yeux duquel il veut représenter l'alternance politique ?

Voilà pourquoi, l'élément de la responsabilité politique est central pour déterminer la nature d'un régime politique ainsi que pour identifier si l'on est en face d'une structure véritablement « politique » de gestion du pouvoir ou tout simplement « militaire », car fondée sur la force des armes ou la répression policière. Dans cette optique, nous demandons à tous les militaires qui assumeront des charges politiques pendant la transition, d'abandonner l'armée, car on ne peut pas servir une nation dans ses institutions politiques et pluralistes, tout en se referant aux valeurs et hiérarchies du corps constitué qui est l'armée, dont les valeurs sont incompatibles avec ceux propres au concept de « responsabilité politique » d'une société qui veut progresser vers un régime démocratique.

Congo Vision: Existe-t-il une classe politique en RDC ?

Il faudra d'abord définir la notion de « classe politique » et répondre aux sous-questions suivant :

  • Les militaires ou les rebelles sont-ils des hommes politiques ?
  • Existent-ils au Congo Démocratique des mécanismes permettant la participation de différentes forces politiques a la définition de la ligne politique du pays ?
  • Quels sont les mécanismes qui rendent les dirigeants responsables face aux congolais ?
  • Existent-ils des mécanismes d'alternance politique en RDC ?

En recherchant les réponses à ces sous-questions, on pourra aisément se rendre compte que, en RDC, le seul espace effectif de dialogue institutionnelle et politique qui est présentement en place est celui du processus du Dialogue INTER CONGOLAIS. Voilà pourquoi, présentement, la classe politique congolaise, à notre avis, est celle qui projette le futur de la nation au sein du processus du Dialogue.

Congo Vision: « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. Que vous inspire cet article 1er de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 ?

Cette disposition ne fait que traduire les trois célèbres principes de liberté, égalité et fraternité proclamés par la Révolution française. Elle préfigure aussi, les limites de la notion de citoyenneté par rapport à la loi. Pour ce qui concerne l'élément de l'utilité, il faut souligner qu'il doit être lu par rapport au contexte culturel et politique de la France de l'époque.

Actuellement, la question se pose surtout par rapport à la nécessité de trouver un équilibre entre les principes d'égalité et de liberté. Alors que les systèmes politiques libéraux définissent la suprématie de la valeur de la liberté sur celle de l'égalité, dans les systèmes socialistes, au contraire, le principe de l'égalité est prédominant par rapport à celui de la liberté. Mais déjà dans l'esprit des révolutionnaires français, était bien claire l'exigence de prévoir un correctif à la suprématie d'une valeur sur l'autre, pour donner naissance à une société respectueuse des droits de la personne humaine ; voilà pourquoi, ils ont équilibré les deux principes de liberté et égalité avec celui de la fraternité – ou « utilité sociale » - comme base idéologique de toute société humaniste.

Nous, au FSD/DC, partageons ce point de vue qui reflète parfaitement les fondations idéologiques de la social-démocratie, qui ne s'identifie jamais seulement avec la liberté ou l'égalité, mais aussi et surtout avec la
« fraternité »

Il faut mettre en exergue que cette trilogie de valeurs constitue, encore aujourd'hui, la référence de base pour définir un régime politique.

Congo Vision: L'homme de la rue présente la démocratie comme une simple protection des droits des bourgeois égoïstes. Comment réagissez-vous à cette affirmation ?

La démocratie « libérale » pourrait se prêter à ce genre de critique, mais certainement pas la « social démocratie »

En effet, la démocratie, stricto sensu, ne définit rien de plus que le système d'élection des représentants politiques au sein des institutions.

Néanmoins, elle ne suffit pas pour définir le système politique, qui est dépendant de l'idéologie politique de la majorité au pouvoir.

Si la majorité au pouvoir est dominée par des forces politiques strictement libérales, certainement le rôle de l'Etat se verra de plus en plus limité à celui d'un percepteur d'impôts et législateur. En revanche, si le système démocratique donne l'investiture populaire à des forces socialistes, le rôle de l'Etat sera celui d'intervenir positivement pour réduire l'inégalité, quelque fois même au détriment de la liberté d'entreprise. Si, enfin, le système démocratique investit une majorité de type « centriste », les forces politiques et sociales au pouvoir mettrons en place une politique de type social-démocrate, qui visera l'équilibre entre la liberté d'entreprendre et l'égalité des chances, en prenant en compte la mise en place, par l'Etat, d'un système efficace de services sociaux, garantissant au plus large nombre, la santé, l'éducation et le droit au travail.

C'est pourquoi, il ne faut pas confondre la démocratie, qui n'a pas de contenu idéologique, avec la praxis politique successive à la réalisation d'un programme politique, conformément à une idéologie politique bien définie. Le philosophe allemand Kelsen est la référence classique pour ses prises de position très claires en faveur de la conception de la Démocratie, entendue comme un système d'élection et sans contenu absolu. C'est la politique qui conditionne le régime et le programme sociale qui sera mis en place dans un contexte démocratique.

Néanmoins, il est nécessaire de mettre en exergue que, historiquement, les social-démocraties se sont imposées seulement dans des systèmes politiques démocratiques, contrairement aux systèmes strictement libéraux ou socialistes, qui se sont imposé même dans des systèmes politiques dictatoriaux. Cela veut dire qu'il existe un lien fondamentale entre l'idéologie social-démocratique et le système démocratique. Ce lien est représenté par l'homme, que la social-démocratie prend en compte comme sujet incontournable de la politique et l'électeur qui, en démocratie, est le protagoniste incontournable du processus de délégation et représentation politique.

Congo Vision: La construction d'un ordre international pacifique fondé sur le droit, suppose-t-elle la liquidation de la souveraineté ?

Il serait erroné de soutenir que l'ordre politique international se fonde sur l'anéantissement de la souveraineté, tout simplement parce que les sujets qui sont en train de se concerter et se réunir pour mettre en place ce système sont justement des ETATS, c.à.d. les détenteurs par excellence des prérogatives de souveraineté.

Cela étant, il ne faudra pas parler de liquidation de la souveraineté mais plus concrètement, de limitation de certaines prérogatives de souveraineté, en matière de sécurité, santé et commerce particulièrement. Le véritable problème qui se pose est celui de la « démocratisation du système des nations » avant de mettre en place une sorte de politique globale en matière de sécurité, santé ou commerce.

Car, il est facile de présenter sous l'étiquette de ‘droit international' une série de règles qui, en réalité, ont été décidées seulement par un groupe restreint de pays exploitant tout simplement leur position dominante sur les marchés et la finance internationale, pour imposer leurs règles du jeu. Pour fonder un système ou un ordre international équitable et fondé sur le droit, il faudra commencer par démocratiser la « gouvernance » du nouvel ordre mondial.

Actuellement, les pays pauvres sont en train de perdre leur prérogatives de souveraineté sans rien gagner en termes de participation effective et positive au nouvel ordre mondial. C'est cette contradiction qu'il faut corriger, si on veut mettre en place un ordre mondial équitable et fondé sur le droit. Encore une fois, la trilogie de la liberté, l'égalité et la fraternité doit constituer notre référence même sur le plan du nouvel ordre politique international. Actuellement, le nouvel ordre politique mondial se fonde exclusivement sur la liberté, favorisant les plus riches et pénalisant inévitablement les nations plus faibles.

Congo Vision: La gestion de la chose publique en RDC a été catastrophique. Peut-on continuer à parler des hommes d'expérience en ce domaine ?

Autant le futur du Congo est dépendant de la mise en place d'un système de gouvernement fondé sur les principes démocratiques, autant la mise en place et l'œuvre d'ingénierie constitutionnelle nécessaire pour « imaginer » et mettre en place ces systèmes requiert un minimum d'expérience politique. Il faut arriver à équilibrer les deux principes suivants pour résoudre l'équation de la crise congolaise :

1.renouveller la classe politique, en permettant aux générations nées après l'indépendance d'assurer la relève politique ;

2.compter sur les hommes politiques pouvant se prévaloir d'une expérience de gestion, au cours de la transition post CNS, afin de donner plus de chances à la mise en pratiques des nouvelles règles du jeu qui devront régir la vie politique de la nouvelle transition à mettre en place.

Cela étant, tout en évitant des diabolisation et exclusion hâtives, il faut songer sérieusement à donner une chance aux hommes et femmes de la nouvelles génération politique, capables d'apporter une contribution positive à la mise en place d'un nouveau système de gouvernance au Congo Démocratique.

Propos receuillis par Jean-Macaire Munzele Munzimi et Sylvestre Ngoma

Publié le 30 novembre 2002


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LE MANIFESTE DU FSD
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