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 Paper No. 21

La De-Baramotisation de l'Armée: Condition sine qua non pour une paix durable au Congo (2ème version)

Dans mon article "Museveni et Kagamé: Le McVeigh et Terry Nichols de la Région des Grands Lacs", j'avais insisté sur le fait que, aussi longtemps que la RD Congo n'aura pas une Armée nationale forte, bien organisée, bien équipée et bien motivée; Museveni et Kagamé persisteront dans leur mésaventure au Congo. Aujourd'hui, je voudrais insister sur le fait que, sans une totale "de-Baramotisation" et "de-RPAnisation" de l'armée, il n'y aura pas de paix durable au Congo.

I. La De-Baramotisation de l'armée

Point n'est besoin de rappeler que le vieux Kpama Baramoto Kata, un ancien officier de la police, avec une petite ou sans une formation militaire requise avait été, en Août 1987, promu général d'armée par le Guide de la révolution zaïroise authentique, Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga; lui-même élevé, cinq ans bien avant, à la dignité de Maréchal du Zaïre, par le troisième congrès ordinaire du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) qui s'était tenu du 6 au 11 Décembre 1982. Les seules exigences et/ou compétences militaires remplies par le vieux Baramoto étaient que: Primo, le vieux était le beau-frère (i.e. un mbanda) du feu Maréchal, par le fait de son mariage à une des sťurs de la première femme du feu Maréchal, la très regrettée maman Antoinette Mobutu; et secundo, le vieux était et est, lui aussi, un Ngbandi.

NPM (de g. à dr.), les généraux Bolozi, Baramoto, Mavua, Eluki et Nzimbi lors d'une parade militaire. (Photo Le Soft Online)

De ce fait, le général Baramoto n'avait jamais jouit de l'estime ni des Généraux formés dans des grandes académies militaires tels que feu Général Dona Mahele Bokungu Like, le Général Eluki Monga Aundu, le Général Likulia Bolongo, le général Babia; et encore moins de l'admiration dont jouissaient les généraux guerriers tels que feu général Léonard Mulamba, feu général Masiala, feu général Ikuku alias "Serpent de rail", et tant d'autres. Bien plus, le général Baramoto avait non plus jouit ni de l'estime, ni l'admiration des Bérets Rouges, 31ieme Parachutiste Régiment; et encore moins du respect des Béret Verts, Para Commandos. Cette absence de l'estime et de l'admiration de la part des vrais professionnels des Forces Armées Zaïroises a fait que, pour se valoriser militairement, le général Baramoto, un allié proche du feu Maréchal et l'un de ces conseillers principaux en matières de sécurité, s'était mis, dans la plupart des cas, à se comporter en un véritable terroriste contre ses propres concitoyens.

En effet, rappelons que la Garde Civile, commandée par le général d'armée Kpama Baramoto Kata, composée de quelques 10,000 soldats, et dont les agents originaux étaient formés par les Allemands pour imiter la force de police allemande, était le service le plus craint par la population. Ceci, pour la simple raison que, dès sa création, c'est bien la Garde Civile qui avait souvent été utilisée par le régime du feu Maréchal pour mater les révoltes et soulèvements locaux. Le massacre des étudiants à Université de Lubumbashi en Mai 1990, est l'un des cas les plus célèbres du terrorisme d'état de la Garde Civile Baramototienne. Bien plus, le général Baramoto ne terrorisait pas seulement les civils, mais les militaires aussi. En effet, je connais un colonel du Haut-Zaire (i.e. un Muboa), à l'époque âgé de moins de 50 ans, qui avait été prématurément retraité des Forces Armées Zaïroises, parce qu'il avait osé blaguer avec ses oncles (i.e. Ngbandi) dans un "matanga". Le péché de ce pauvre colonel du Haut-Zaire était que, lorsque le général Baramoto arriva sur le lieu du matanga; le colonel, en sa qualité d'un "noko" aux Ngbandi, s'était amicalement exclamé en ces termes:

 

"Ba Ngbandi ehhhhh. Mboka oyo toko suka wapi ? Kpama, du civile au général? Mawa."

Traduction: "Les Ngbandi ehhhhh. Où allons-nous dans ce pays? Kpama, du civile au général ? Très triste."

C'est bien cette petite blague exclamative d'un "noko Moboa" à ses "noko Ngbandi" qui a valu à ce colonel du Haut-Zaire, sa retraite prématurée. Il a fallu l'intervention des grands dignitaires du Parti-Etat originaires de la région du Haut-Zaire auprès du feu Maréchal, pour que le pauvre colonel soit rétabli dans ses droits. Ceci, imaginez-vous, après quelques années de calvaire dans le chômage. Notons en passant que, le général Baramoto n'était pas le seul bénéficiaire de promotions bidons et ridicules. Et, il n'était pas non plus le seul "home-grown" terroriste. Les généraux tels que: Etienne Nzimbi Ngbale Kongo wa Bassa qui commandait la Division Spéciale Présidentielle (DSP), composé d'environ de 10 à 15,000 agents; et Bolozi Gbudu Tanikpama, qui commandait le Service d'Action et de Renseignement Militaires (SARM) composé d'environ 1,500 à 2,000 agents étaient, eux aussi, bien connus dans ce domaine du terrorisme d'état contre leurs propres concitoyens. Vous comprendrez dès lors que c'est bien là, l'une des raisons pour lesquelles, la plupart de nos braves Bérets Rouges et Bérets Verts avaient carrément refusés de combattre les Kadogos, laissant ainsi libre court au feu Mzee Kabila de ramasser le pouvoir qui traînait par terre à Kinshasa le 17 mai 1997.

Si hier il y a eu la "Baramotisation" de notre Armée, aujourd'hui nous assistons de plus en plus à sa "Bembatisation", "Onosumbatisation", "Lumbalisation", et dans une certaine mesure, à sa "Kabilisation".

En effet, comme le général Baramoto, et voire pire que lui; les Bemba, Onosumba, et Lumbala, des civiles qui, après avoir hautement trahis le Congo en pactisant avec ses agresseurs, causant directement et/ou indirectement la mort à plus de de 3,5 millions de nos compatriotes, sans rire ni froid aux yeux, se sont fait récompenser en se bombardant des titres des généraux.


Des enfants victimes innocentes du terrorisme, de la barbarie et de la sauvagerie des troupes d'invasion et d'occupation en collaboration avec leurs laquais congolais.


Dr. Adolphe Onusumba

Reconnaissons ici que, à la différence de ces traîtres que sont les Bemba, Onasumba, Lumbala et autres; durant tout son règne sous feu Maréchal Mobutu Sese Seko, le général Baramoto n'avait jamais trahi sa patrie en pactisant militairement avec les agresseurs du Congo.

Aux Etats-Unis où je me trouve, l'un des pays les plus démocratiques de cette planète, la Justice Américaine n'a jamais hésité de condamner soit à mort, soit à perpétuité, les Américains (c'est à dire hommes et femmes) qui avaient trahi et/ou osent trahir leur patrie. L'on ne récompense pas les traîtres en les nommant vice-présidents, ministres et vice-ministres; ou en leur bombardant les grades des généraux; et encore moins en les nommant commandant des forces terrestres, de la logistique, etc.


Général Collin Powell, Un Général qui a franchi tous les échelons

On les châtie tout simplement et très sévèrement, en les condamnant soit à mort, soit à perpétuité, period. Sinon, quelle leçon de morale et/ou du civisme léguerons-nous à la jeunesse montante et/ou à la prospérité à venir ? Donc, aussi longtemps que notre armée sera remplie et dirigée par des civils qui n'ont aucune formation militaire aguerrie, ni un quelconque savoir-faire et/ou savoir-être dans le domaine de la protection des intérêts vitaux du pays contre l'agression extérieure; des petits pays, très pauvres par surcroît, comme le Rwanda et l'Ouganda continueront à mettre le Grand Congo à genoux pour des décennies, si pas, des générations. Et, militairement parlant, personne ne nous respectera. L'armée doit donc être "De-Baramotisée". En plus de la "De-Baramotisation", notre armée doit être "De-RPAnisée".

II. La De-RPAnisation de l'armée

Il est ici très critique de faire remarquer que, bien que plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies (i.e. S RES/1234 du 9 avril, 1999; S/RES/1304 du 16 juin 2000; S/RES/1341 du 22 février, 2001; S/RES/1355 du 15 juin 2001; et S/RES/1399 du 19 mars, 2002) avaient exhorté les troupes du Museveni et Kagame à se retirer complètement et absolument du territoire Congolais; jusqu'à ces jours, Museveni et Kagamé continuent à maintenir leurs troupes au Congo (i.e. Lire à ce sujet les points 13-17 du "Rapport Final du Panel des experts sur l'Exploitation Illégale de Ressources Naturelles et les Autres Formes de Richesse de la République Démocratique du Congo", publie le 15 octobre 2002).

En agissant de la sorte, ces deux margoulins continuent à défier le Conseil de Sécurité de la même façon que Saddam Hussein le défiait en Iraq. S'agissant plus particulièrement du Rwanda, le panel, dans le point 16 de son dernier rapport, disait ceci:

 

"Le Panel avait appris d'autres tactiques pour déguiser la présence continuelle d'une armée loyale au Rwanda. En effet, les sources fiables ont rapporté une initiative par le Chef d'état-major de l'Armée nationale congolaise, Sylvain Mbuki, pour réorganiser les forces de RCD Goma aux fin d'accommoder un grand nombre de soldats de RPA a l'intérieur des unités de l'ANC, et la défense locale composée des éléments pro rwandais. La plupart d'unités de l'ANC a été commande par RPA pendant très longtemps, et maintenant, avec cette réorganisation, un nombre très significatif des soldats de RPA sera intégré dans les hommes de troupe de l'ANC. Au lieu de partir pour le Rwanda, un grand nombre des Hutus servant dans RPA ont été fournis avec de nouveaux uniformes et assignés aux brigades de ANC comme Hutu congolais. Rwanda a détourné l'attention de ces soldats qui restent dans la République Démocratique du Congo en attirant l'attention particulière à ceux-là qui partaient. Les cérémonies ont été tenues aux points de re-entrée. En fait, le nombre de soldats qui ont quitté la République Démocratique du Congo est jusqu'ici seulement une portion du nombre total de troupes de RPA dans l'est de la République Démocratique du Congo, dont diverses sources placent leur estimation entre 35,000 et 50,000. Simultanément avec les retraits de troupe de RPA, les officiers rwandais ont rapatrié aux Nord Kivu des réfugiés Tutsi congolais sous dures provenant des camps de Byumba et Kibuye dans la province du Rwanda. Les écoles dans les camps rwandais sont restées fermées et quelques structures de camp ont été rasées pour encourager plus amples rapatriements. Toutes les sources du Panel ont suggéré aussi que ce mouvement pourrait faire partie de la nouvelle tactique pour maintenir la présence du Rwanda dans l'est la République Démocratique du Congo." (NB : Ceci, est ma propre traduction du point 16 en annexe).

Bien plus, lors d'une interview accordée aux Réseaux d'Information Régionaux Intégrés (IRIN) le 26 décembre 2003, le Major-General Mountanga Diallo, commandant des forces de la Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUC) avait, lui aussi, abouti à la même conclusion: Les troupes rwandaises etaient toujours presentes sur le territoire Congolais. En effet, durant cette interview, la question suivante a été posée au Général Diallo:

 

"Beaucoup de personnes pensent que la MONUC était incapable de confirmer la présence des troupes rwandaises revenues en RDC après le retrait officiel de cette armée ou encore délocaliser des groupes armes rwandais, ougandais et burundais qui continuent à opérer à partir du territoire congolais" ?


Major-General Moutanga Diallo

La réponse du Général Diallo était sans ambages:

 

"Pour ce qui est des accusations relatives à la présence des troupes rwandaises, nous avons procède à plusieurs vérifications et continuons a en faire. Mais il faut d'abord reconnaître les difficultés. Il y a eu pendant longtemps une espèce d'osmose entre le RCD et les troupes rwandaises, présentes pendant des années sur le territoire congolais. Des troupes du RCD ont bien souvent été sous contrôle opérationnel rwandais.

Il y a aussi le fait que les territoires, sous contrôle du RCD et du Rwanda sont mitoyens. En plus, les troupes du RCD avaient le même uniforme, les mêmes armes que les troupes rwandaises. Et puis, pour un observateur de la MONUC, il est pratiquement impossible de distinguer de visu un congolais d'un rwandais. Donc, il fallait une investigation, une enquête plus poussée et c'est pour cela que nous avons demande qu'il y ait des équipes mixtes comprenant des représentants des forces armées congolaises, issus de l'armée gouvernementale, des éléments de la MONUC, de l'Afrique du Sud, et même des représentants des forces armées rwandaises pour nous permettre de mener ces vérifications sur le terrain au niveau des unités. Je pense en effet que seuls des Congolais et de préférence même des Congolais de L'est peuvent faire cette différence, poser les questions adéquates et s'apercevoir si un soldat vêtu d'un uniforme semblable aux autres est rwandais ou Congolais.

Ceci a été fait dans le cadre de ce qu'on appelait le mécanisme de vérification de la tierce partie (le TPVM). Celui-ci a mené pendant quelque mois des vérifications et des investigations, mais le résultat a toujours été négatif.

Cependant, il y a deux ou trois mois, nous avons obtenu des informations du même genre sur la présence des troupes rwandaises. Nous avons poursuivi de manière plus ciblée des missions de vérification. Cette fois-ci, ce qui nous a frappe c'est que non seulement la population dans son ensemble disait que les troupes basées à tel endroit sont des troupes rwandaises, mais aussi que même des militaires congolais nous ont spontanément affirme qu'il s'agissait des troupes rwandaises.

Qui plus est, nous nous sommes heurte à l'obstruction de certains commandants de ces formations qui se présentaient comme étant congolais. Ces commandants se sont opposes à l'accès de certaines bases, a certaines positions et a certains camps. Ils nous ont encore interdit de parler aux hommes. A partir de ce moment-là, nous avons saisi les forces armées congolaises. Nous leur avons proposes d'aller vérifier ensemble parce que ces troupes sont désormais des troupes appartenant aux Forces armées de la RDC. Ce faisant nous avons accéléré le processus d'identification des hommes, une étape nécessaire a la formation d'une armée unifiée."

Donc, en dépit du fait que les autorités rwandaises continuent a clamer tout haut, et avec tambours et trompettes, que l'armée rwandaise s'était officiellement retirée de la RDC depuis novembre 2002; et comme toujours continuent à nier d'avoir redéployé les soldats rwandais sur le territoire Congolais: Les troupes rwandaises sont toujours presentes sur le territoire Congolais. Sachant bien le caractère mensonge du gouvernement rwandais (i.e. en effet, sous Kagame, le mensonge est devenu l'outil diplomatique de choix du gouvernement rwandais. Et que, sous Kagame, la plupart des autorités rwandaises, civiles comme militaires, se sont metaphorisés en véritables renards, mentant comme ils respirent a tous ceux qui ne sont pas inities a leurs ruses; et ceci, sans froid aux yeux, ni le moindre remord); il y a lieu de prendre au sérieux le constat fait, et par le Panel des experts des Nations Unies sur l'Exploitation Illégale de Ressources Naturelles et les Autres Formes de Richesse de la République Démocratique du Congo, et par le Général Mutanga Diallo. Ainsi, en mettant les faits décrits ci-haut en perspective, vous comprendrez des lors, pourquoi:

A. Des le début de cette seconde agression Kagamé avait, pendant plus de six mois, systématiquement nie la présence de troupes rwandaises au Congo. En guise de rappel, notons qu'il le faisait parce qu'il prévoyait que son agression et occupation devra un jour être résolue soit paisiblement, soit militairement. Et alors, grâce a ses démentis systématiques sur la présence des troupes rwandaises au Congo; des milliers des combattants rwandais opérant déjà au Congo deviendront ipso facto des "Banyarwanda et ou Banyamulenge" des régions du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, et du Maniema. Ils seront des lors officiellement reconnus comme Congolais, et comme tel, garder les ambitions territoriales, économiques, et hégémoniques de Kagamé et les autres extrémistes Tutsis au Congo vivantes.

B. Le Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD/Goma (i.e. qui n'est autre chose qu'un mouvement crée et militairement soutenu par le Rwanda pour faciliter l'infiltration des extrémités Tutsis rwandais dans les institutions politiques et militaires du Congo-Kinshasa), tenait mordicus a s'accaparer du poste du ministère de la Défense, du chef d'état major des forces terrestres, et celui de la logistique. L'objectif vise ici est très clair: Faciliter l'incorporation des milliers des Rwandais dans notre Armée nationale, et leur fournir toute la logistique nécessaire, pour qu'au moment venu, ils organisent un coup d'état militaire et s'accapare définitivement du pouvoir au Congo. Les blocages et tergiversations sur la nomination et affectation des gouverneurs des provinces doivent être analyses sous cette perspective.

Voici pourquoi j'insiste qu'il n'y aura pas de paix durable au Congo tant que notre armée ne sera pas "De-RPAniser". Et que, le gouvernement congolais ne devrait pas du tout céder le commandement des forces terrestres et celui de la logistique aux Rwandais. La survie de Grand Congo en dépend.

III. Remarques Finales

La création d'une Armée nationale qui fera l'honneur et la grandeur de notre Grand Congo doit nécessairement transiter par sa "de-Baramotisation" et "de-RPAnisation". En plus, pour assurer son efficacité et son efficience, notre armée doit devenir une institution apolitique au service du Grand Congo, et non demeurer une institution au service des troubadours et traîtres. Son organisation et fonctionnement doivent être confiées entre les mains des fils du pays nationalistes et patriotes. Les promotions en son sein doivent se faire sur base des compétences et mérites. Ainsi, notre armée sera constituée des éléments capables non seulement de maintenir l'unité, la paix, et la concorde intérieure; mais aussi et surtout, défendre le Congo contre les convoitises des pays voisins, leur agression, et tout autre menace extérieur. Pour tous ceux qui sont en train de nous distraire avec les notions telles que: Le pan-Africanisme, le bantouphone, l'intégration régionale, etc.; posez -les ces trois questions:

1) Combien des Congolais sont-ils vice-présidents et/ou ministres dans le gouvernement Rwandais, Ougandais, Burundais et/ou Sud-Africain ?

2) Combien y a-t-il des généraux Congolais qui oeuvrent au sein de l'RPA, l'UDF, ou au sein de l'armée Burundaise et/ou Sud-africain ?

3) Et, pourquoi les concepts de pan-Africanisme, bantouphone, et intégration régionale sont bons et succulents rien que pour le Congo ?

LUVUNU NA BAO !

Par Sloj, S. Litofe,
PH.D Political Economy & Public Policy Specialist in Comparative and Developmental Economy
sloj4214@sbcglobal.net

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16. The Panel has learned of other tactics for disguising the continuing presence of an armed force loyal to Rwanda. Reliable sources have reported an initiative by the Chief of Staff of the Armée nationale congolaise, Major Sylvain Mbuki, to reorganize the RCD-Goma forces in order to accommodate large numbers of RPA soldiers inside ANC units and local defence forces made up of pro-Rwanda elements. Most of the ANC units have had RPA leadership for some time, and now, with this reorganization, a significant number of RPA soldiers will be integrated into the ANC rank and file. Instead of departing for Rwanda, large numbers of Rwandan Hutus serving in RPA have been provided with new uniforms and assigned to ANC brigades as Congolese Hutu. Rwanda has diverted attention from those soldiers staying in the Democratic Republic of the Congo by drawing particular attention to those who depart. Ceremonies have been held at points of re-entry. In fact, the number of soldiers who have left the Democratic Republic of the Congo is so far only a portion of the total number of RPA troops in the eastern Democratic Republic of the Congo, which various sources estimate at between 35,000 and 50,000. Simultaneously with the RPA troop withdrawals, Rwandan officials have repatriated to North Kivu thousands of Congolese Tutsi refugees under duress from the camps around Byumba and Kibuye Provinces in Rwanda. Schools in the Rwandan camps have remained closed and some camp structures have been razed to encourage further repatriations. All the Panel's sources have also suggested that this movement could be part of the new tactic for maintaining Rwanda's presence in the eastern Democratic Republic of the Congo.

 

 
 
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