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RDCongo : une trentaine de corps des rebelles présentés à la presse

2008-09-23 09:45:42

KINSHASA, 22 septembre (Xinhua) -- Une trentaine de corps des  rebelles, tués lundi lors de la contre-attaque des Forces armées  congolaises (FARDC) dans la localité de Sake, à 30 Km de Goma et  ses environs (est), ont été présentés le même jour à la presse.  

Le commandant de la 8e région militaire des FARDC, chargé des  opérations militaires, le colonel Delphin Kayimbi, a décléré à  cette occasion que les attaques du Congrès national pour la  défense du peuple (CNDP) du général déchu Laurent Nkunda lundi  contre la 82e brigade des FARDC basée dans la localité de Sake on  débuté vers 4 heures du matin et se sont poursuivies jusque dans  l'après-midi.  

Respectueux du cessez-le-feu décrété le week-end dernier, les  FARDC se sont défendus contre ces attaques en repoussant les  assaillants dans leurs positions initiales. Dans leur fuite, ils  ont abandonné des armes et des munitions que les FARDC ont  également présentées au public.  

Les affrontements entre les forces gouvernementales et les  rebelles ont repris depuis le 28 août dernier à l'est du pays. Le  CNDP refuse de respecter le nouveau programme de désengagement du  programme Amani proposé dernièrement par la Mission des Nations  Unies en RDCongo (MONUC) qui pour le gouvernement congolais  demeure l'unique cadre de concertation pour la paix en RDCongo. Le CNDP réclame, quant à lui, des négociations directes avec le  gouvernement congolais.

© Congo Vision


RDCongo : l'insécurité dans la province Orientale, l'Assemblée provinciale suspendue

2008-09-24 09:25:08

KINSHASA, 23 septembre (Xinhua) -- Les députés provinciaux de  la province Orientale (nord-est de la RDCongo) ont suspendu toutes leurs activités dès ce mardi jusqu'au règlement de la question  d'insécurité causée par des rebelles ougandais de l'Armée de  résistance du Seigneur (LRA) dans le territoire de Dungu.  

Selon une correspondance parvenue ce mardi à Kinshasa, cette  décision a été prise au cours d'une plénière de la session  extraordinaire de l'Assemblée provinciale de la province Orientale, convoquée pour examiner notamment la question du budget provincial de l'année 2009.  

Les députés provinciaux exigent particulièrement du  gouvernement provincial des solutions urgentes en faveur de la  population du territoire de Dungu, victime des exactions  perpétrées par des rebelles de la LRA basée dans cette partie de  la RDCongo.  

"Nous ne comprenons pas pourquoi les autorités tant  provinciales que nationales tardent à prendre des dispositions  pour sécuriser la population de ce territoire qui se trouve dans  une situation dramatique", a déclaré le porte-parole de  l'Assemblée provinciale. 

La semaine dernière, rappelle-t-on, les députés provinciaux de  la province Orientale avaient dénoncé les incursions répétées des  rebelles ougandais de la LRA dans les différents villages de ce  territoire suivies des tueries et des enlèvements, avant de lancer un SOS à l'endroit des autorités compétentes pour sécuriser la  population.  

Lundi dernier, une marche a été organisée dans la ville d'Isiro, en province Orientale, à l'issue de laquelle un mémo avait été  remis au chef de District du Haut Uélé demandant à la Mission des  Nations Unies en RDCongo (MONUC) de récupérer près de 90 personnes, composées particulièrement d'étudiants, kidnappées par des  rebelles de la LRA.


Kigali accuse la MONUC de s'allier aux FARDC et les FDLR de gonfler les rangs des FARDC! Toujours le même fond de commerce! Toujours le même stratagème ou l'astuce dénudée, démodée et dépourvue de sens.

Nous vous disions que les Tutsi sont des grands maitres de l'intoxication, des manipulateurs perfides et brutes!

En effet, les Tutsi ont mi en marche une grande machine d'intoxication et de manipulation à leur profit et pour la consomation de l'opinion internationale.

On parle même des conférences de presse organisées par le "CNDP" prochainement à Bruxelles.
Malheureusement, Kinshasa reste muette face aux accusations farfelues, fortuites, fantaisistes et sans fondations selon lesquelles la MONUC a choisi son camp en s'alliant aux FARDC et que les FDLR ont gonflé les rangs des FARDC (Voir le quotidien Rwandais New Times dans son édition du 21.09.2008 et 22.09.2008 respectivement).

Si la MONUC se bat au front avec les FARDC, comment cette MONUC peut-elle fermer les yeux à la présence des FDLR qu'elle est pourtant sensée de demilitariser, demobiliser, regrouper, puis répatrier au Rwanda? Pourquoi la MONUC n'a pas reagi face à de telles accusations? La Monuc pour sa part a accusé les FARDC de violer le cessez-le-feu notamment à Sake. Si ce sont les Fardc qui ont poursuivi le CNDP dans ses positions, comment comprendre que les corps des militaires CNDP se retrouvent en pleine cité de Sake ? A chacun sa réponse.

Au contraire l'equation se complique au Nord Kivu à cause du fait que Kigali arme ses propres "forces négatives" et "Mai-Mai" qui y sèment la terreur!

Le cosmos politique Congolais étant truffé en majoirté des acteurs politiques issus de la Deuxième République et de la guerre d'agression, il ne faut pas s'attendre à une riposte politique vigoureuse contre l'actuelle agression Rwandaise au Nord Kivu contre la RDC. La plus part des ces animateurs invitent plutot les agresseurs à revenir aux bon sentiments pendant qu'il massacrent, pillent et violent! La paix se gagne!

Congo Panorama


Goma, le 23-09-2008

Les Fardc infligent une correction au CNDP à SAKE

La cité de Sake a été la cible des rebelles du CNDP ce lundi 22-09-2008 matin à l'aube. Heureusement les militaires Fardc ont été plus avisés que l'ennemi. Ils l'ont repoussé très loin dans les montagnes. Bilan : 29 morts du côté CNDP. Cette information vient remettre en cause l'information de la Monuc qui a déclaré ce matin que ce sont les Fardc qui ont violé l'accord de cessez le feu. Si ce sont les Fardc qui ont poursuivi le CNDP dans ses positions, comment comprendre que les corps des militaires CNDP se retrouvent en pleine cité de Sake ? A chacun sa réponse. Les 29 corps que nous avons identifiés sont porteurs tous des tenues militaires tachetées et semblables à celles de l'armée Rwandaise.

Selon les habitants de SAKE, ces personnes mortes sont des gens qui venaient chaque jour à Sake transportant du lait qu'ils vendaient à la population. Donc des gens qui connaissaient bien la cité de Sake et qui vraisemblablement venaient en reconnaissance de terrain. Parmi les morts, on a identifié 3 majors et 7 capitaines qui commandaient les troupes. Pour le Colonel PADIRI, commandant de la 82è Brigade des FARDC, ses militaires sont décidés de se défendre à chaque fois qu'ils seront provoqués par qui que ce soit.

Cet Officier du camp des loyalistes a déclaré qu'ils n'ont pas l'intention de poursuivre l'ennemi, mais il fait appel au CNDP de revenir à la table de négociation pour mener les processus Amani au bout. Cependant, les gens ne cessent de se demander pourquoi Laurent Kunda continue à envoyer ses militaires à la mort, considérant le nombre des morts déjà enregistré dans ses rangs depuis le déclenchement des hostilités. Pour le moment, la cité de Sake est hors du danger car les militaires Fardc ont repoussé l'ennemi jusqu'à le contraindre à regagner ses positions initiales. Le Colonel PADIRI qui a organisé la riposte contre les troupes du CNDP se dit toujours confiant au programme AMANI, seul cadre de dialogue entre les signataires des actes d'engagement du 23 janvier 2008.

Congo Panorama


Secteur public-Ecarts des salaires: le Parlement doit trancher

( Le Potentiel 23/09/2008)

Enseignants du primaire au supérieur, en passant par le secondaire, réclament tous l'amélioration de leurs rémunérations. Il en est de même des médecins et paramédicaux, sans oublier les épouses des agents de l'ordre, police et armée, qui veulent voir également les soldes de leurs maris connaître une amélioration. Et pour couronner le tout, les fonctionnaires de l'Etat, à partir de la place Golgotha, ont également décidé de la grève, appelant le gouvernement à respecter l'accord de Mbudi, qui octroyait, pour l'étape finale, 208 Usd au huissier et 2080 au secrétaire général de la Fonction publique. Qu'en est-il donc de la rémunération dans le secteur public ? Le Parlement qui va bientôt voter le budget 2009 peut-il redistribuer autrement l'enveloppe salariale de manière à répondre quelque peu à ces revendications qui sont, dans leur ensemble, fondées ?

Dans leur dernier message, les évêques congolais de l'église catholique dénonçaient les écarts inadmissibles qui existent au sein de l'Etat, entre les détenteurs du pouvoir et les autres agents de l'Etat.

Pour ne citer qu'un exemple devenu de notoriété publique et que citent la plupart des porte-parole des grévistes, c'est celui des émoluments des parlementaires, passés en une année de 1.500 Usd à 6.000 Usd, pendant que celui de l'agent de l'EPSP restait fixe, soit à une moyenne mensuelle d'environ 80 Usd. Converti au taux de change arrêté dans le budget 2008, soit 500 Fc/Usd, cela fait trois millions de Fc pour l'honorable député et sénateur contre 40.000 Fc pour l'agent de l'EPSP.

L'INJUSTICE AU QUOTIDIEN

Du point de vue, tension salariale, cela va de 1 à 75. Nos honorables touchent chacun 75 fois ce que gagne un agent de l'EPSP. Ce dernier, qui n'a pas bénéficié d'une augmentation de salaires en 2008, assistera à la dégradation de son pouvoir d'achat de 28% en relation avec une inflation de l'ordre de 35% projetée d'ici fin 2008. Ce qui ne sera pas le cas pour nos « honorables », dont les émoluments auront été multipliés par quatre à la même période.

Sans se focaliser sur les seuls parlementaires, la vraie question concerne les inégalités salariales entre la classe politique et les autres agents de l'Etat ; si on inclut dans le premier groupe, le personnel de la présidence de la République, de la primature, du Parlement (les deux chambres réunies) et du gouvernement (ministres et cabinets).

Selon les données disponibles, l'ensemble du personnel dans ces institutions s'élèveraient à 7.505 unités contre 735.000 dans l'administration et 274.000 militaires et policiers. Tout calcul fait, il se passe que les 7.505 unités des institutions autres que l'administration publique ont bénéficié d'une enveloppe salariale de l'ordre de 64 millions de Fc dans le budget 2008 contre 415 milliards de Fc pour près d'un million d'unités d'agents de la Fonction publique.

Autant dire que, dans les institutions politiques, chaque congolaise et congolais, qui y œuvre dispose d'une rémunération annuelle de l'ordre de 8,530 millions de Fc alors que ses compatriotes travaillant pour le même Etat, ne peuvent disposer que de 411.000 Fc par personne et par an, selon les données figurant dans le budget de rémunération pour l'exercice 2008. L'écart est donc de 1 à 21. Celles et ceux qui oeuvrent dans les institutions politiques gagnent 21 fois plus, que ce gagne l'agent dans le reste de l'administration publique, si ce salaire lui est versé régulièrement. Ce qui n'est malheureusement pas le cas souvent.

Parmi ces mêmes institutions politiques, les écarts sont souvent criants, car la rémunération moyenne mensuelle qui s'élève à environ 2.100 Usd par mois et par personne, se chiffre à environ 1.200 Usd à l'Assemblée nationale ; 1.130 Usd au Sénat ; 820 Usd au gouvernement ; 790 Usd à la présidence de la République, selon toujours les données du budget de rémunération de l'exercice 2008.

La démocratie à deux vitesses dénoncée par les évêques catholiques n'est donc pas fiction. Les rémunérations dans les institutions politiques par rapport aux salaires du reste des agents publics le démontrent. Et parmi ces derniers, les diplomates, pour autant qu'ils peuvent être payés tirent leur épingle du jeu, environ 1.300 Usd par mois, suivi du Corps judiciaire avec une rémunération mensuelle d'environ 1.100 Usd. Les agents de l'ordre se trouvent alors à la queue de ce peloton, avec une moyenne mensuelle de 53 Usd.

CORRIGER DES ECARTS

Ces écarts sont la preuve d'une grave injustice sociale au niveau interne. Qu'on ne nous dise pas qu'ils sont la résultante des directives imposées par les institutions de Bretton Woods, particulièrement le FMI, dont une délégation vient de boucler ce mardi une mission d'évaluation en RDC.

Une chose est vraie est que, toute son assistance technique à la RDC, le FMI ne s'est nullement opposé à une juste redistribution du revenu national. Ses analyses s'intéressent plutôt à l'enveloppe globale, consacrée aux salaires qui, selon ses experts, ne doit pas dépasser un certain seuil. Nullement, il n a été question à ce niveau d'un quelconque gel des salaires dans la fourchette préalablement définie. Le grand problème réside donc dans la nette volonté du gouvernement à mieux partager ce qui existe, en évitant que de gros écarts se créent à l'intérieur d'une même masse salariale.

Si l'on part de l'enveloppe arrêtée dans le budget 2008, soit 450 milliards de Fc, en la majorant de 35%, en pourcentage du taux d'inflation projeté pour cette année, on arrive à une enveloppe qui sauvegarde le pouvoir d'achat de l'ensemble du personnel de l'Etat.

Mais, le problème, c'est celui de redistribuer cette enveloppe d'une manière équitable de façon à ramener l'écart actuel dans les limites fixées par l'accord de Mbudi, soit de 1 à 10. On dégagerait ainsi de l'argent à même d'améliorer sensiblement les rémunérations du reste des agents de l'Etat. Le budget 2008 signale pour l'ensemble du personnel de l'Etat environ 1,1 million d'unités. Il y a, à coup sûr, de fictifs dans tout cela. Eliminer ces fictifs qui doivent représenter pas moins de 10 à 15% de l'enveloppe officielle, source des recettes pour ceux qui entretiennent ce flou, peut aider à dégager d'autres fonds.

C'est dire que les pistes de solutions existent. Nos « honorables » qui se réclament du peule, de la représentation nationale, dont les agents de l'Etat, sont appelés à se soumettre réellement au service de ceux qu'ils sont sensés représentés au Parlement.

En tant qu'autorité budgétaire, l'occasion est donnée à l'Assemblée nationale de peser sur le partage équitable de l'enveloppe salariale de 2009. Le vice-président de l'Assemblée nationale avait annoncé les couleurs à l'ouverture de la présente session le 15 septembre 2008. Pourvu que son message soit suivi d'effets.
NB.COMMENTAIRES: la prédation du trésor public par les détournements liés à  l`existence opaque de plusieurs dotations,irrespons ables,injustifié es dans une République,soit disant démocratique( présidence de la république,primature ,gouvernorat de la banque centrale,presidence du Sénat,présidence de l`Assemblée nationale),des privilèges fabuleux pour les courtisans du régime en place,l`incompé tence et l`incapacité du gouvernement à mobiliser les recettes dans les caisses de l`État et à les contrôler,la corruption institutionnalisé e et l`impunité,la carence évidente de la justice distributive et le manque de la volonté politique,sont une serie d`entraves à la vie rêvée de façon légime par le peuple congolais!!! !!Voyez,les dirigeants politiques ne se privent jamais tout en claironnant des promesses fallacieuses à l`égard de la population misérabilisée sans espoir de voir le bout du tunnel.    J.MP.

Par Le Potentiel


RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
23/9/2008   16.40

NORD-KIVU: CALME PRÉCAIRE APRÈS PLUSIEURS JOURS DE COMBATS, MANIFESTATIONS À GOMA

Le calme est revenu depuis ce matin dans la zone de Sake et Kachuga, à une trentaine de kilomètres au nord de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, la province orientale congolaise théâtre ces derniers jours de violents combats entre l'armée gouvernementale et les miliciens du Congrès national pour la défense du peuple (Cndp), le groupe aux ordres du général dissident pro-rwandais Laurent Nkunda. C'est ce que confirme à la MISNA le colonel Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire de la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc), qui a déployé ces dernières semaines de nombreux détachements dans la zone afin de protéger la population civile des violences. “Ce matin, les liaisons entre Sake, Bweremana et Minova ont pu reprendre tandis que les civils ont regagné leurs habitations”, a dit le porte-parole, ajoutant que “ces derniers jours environ 15.000 personnes s'étaient regroupées à proximité de notre base à Masisi, à la recherche de protection”. Hier, dans une note diffusée par la Caritas Internationalis, les organisations humanitaires présentes dans la zone ont demandé l'ouverture d'un couloir humanitaire pour prêter assistance aux milliers d'évacués provoqués par les attaques et réaffirmé la nécessité de sanctions à l'encontre de ceux qui violent les accords de cessez-le-feu, désarmement et reprise du processus de paix (Actes d'engagement) signés à Goma en janvier dernier et de fait remis en discussion depuis la reprise des affrontements le 28 août dernier. “Les gens en ont assez des promesses des politiciens et des violences qui semblent ne jamais devoir finir”, déclare à la MISNA Jason Luneno, président de la société civile du Nord-Kivu, protagoniste hier d'une grande manifestation dans la ville de Goma pour protester contre le conflit et demander le rétablissement du cessez-le-feu. Par centaines, surtout des jeunes, les citoyens sont descendus dans les rues et se sont barricadés dans le quartier de Katindo, paralysant pendant quelques heures les activités commerciales. La foule a été dispersée avec l'arrivée des forces de l'ordre, “mais la situation est insoutenable pour les habitants – insiste Luneno – et la frustration de la population ne peut pas être ignorée”.

MISNA

 

 
 
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