the Post

hebdomadaire congolais paraissant à Kinshasa

Edition n°9-524 du mercredi 30 décembre 2009

POLITICS

Tolérance zéro:

ceux qui sont contre

Qu’est-ce qu’on aura retenu de l’opération ‘‘Tolérance zéro’’ lancée depuis quelques mois? Que pour la première fois depuis de longues années, des mandataires publics en vue ont humé l’air de la prison de l’ex-prison centrale de Makala. Emile Ngoy Kasongo, patron de l’OGEFREM (Office de gestion des frets maritimes), peut-être un peu victime de sa trop grande visibilité, a passé quelques jours de rééducation à Makala en compagnie de son administrateur directeur technique, Roger Andende. Bien plus tôt, Toussaint Mika, A-DT de la Société nationale d’assurances (SONAS) -l’assureur monopolistique du pays- venait de passer lui aussi quelques jours au frais. Mais c’est l’entrepreneur privé Mike Kasenga, patron d’une entreprise controversée des BTP qui a racolé durant des années l’Etat, qui reste la plus grande prise de cette chasse aux ‘‘Kuluna’’ en cravate. Suivi de Herman Mbonyo, l’A-dg de la SONAS qui collecta 68 millions de dollars américains des mains des assurés au cours d’une seule campagne en 2008 avant de les dilapider au vu et au su de tous, jurant à qui voulait l’entendre que rien ne lui tomberait sur la tête. Et il avait raison pendant plusieurs mois que durait le scandale de sa gestion scabreuse avant d’avoir tort le jour où le ciel lui est tombé sur la tête. Mbonyo est aujourd’hui pensionnaire au Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK) d’où était sorti son ADT Toussaint Mika. Pour le reste de l’opération, rien de bien gros. Du menu fretin. Des enfants de la rue ramassés à la pelle et grossis par les guignols du très populaire ‘‘Journal télévisé en lingala facile’’ de Zacharie Bababaswe. Question: quelqu’un a-t-il mis un frein à l’opération? On peut le croire. Sinon comment comprendre qu’il n’y ait pas le moindre magistrat qui demande à voir clair dans le scandale des immeubles qui poussent à vue d’oeil et qui sont l’oeuvre des généraux de l’armée et de la police? Les généraux sont-ils restés intouchables comme tout le temps? Depuis les ex-FAZ, en passant par les FAC jusqu’aux FARDC, la troupe est minée par la même gangrène du poisson qui pourrit par la tête. Chacun sait ce que devient la solde des hommes en uniforme même sur le terrain des opérations comme dans des zones difficiles dans l’Est, mais personne ne voit la tolérance zéro passer par là. Pas un général n’a vu s’ouvrir pour lui les portes de la prison. A mesure que se multiplient des actes d’ostentation des galonnes dont la plupart ne connaissent aucun haut fait d’armes, l’espoir de voir un seul mis aux frais se réduit comme peau de chagrin. Et puis il y a tous les scandales lies à la monnaie qui connaît des yo-yo cycliques ceux lies aux minerais pilles à souhait, Madame Tolérance zéro n’a rien vu. Là aussi tout est clean. Vous avez compris: qui sont contre Tolérance zéro.

YONGO DATCH.

 

CODECO: ‘‘putsch’’ manqué de Muyambo

Ancien président de la Coalition des Congolais démocrates (CODECO), Jean-Claude Muyambo a raté son coup. Auto-exclu de la coalition et de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) pour avoir créé son propre parti politique (SCODE), Muyambo s’est permis de prendre la parole au nom de la coalition à quelques jours du remaniement qui s’annonce en trom. Et il se trompe en parlant de la crise au sein de la coalition et de la mainmise du secrétaire exécutif de l’Alliance de la majorité présidentielle ( AMP). Il a été stoppé net et contredit par la hiérarchie de la CODECO. ‘‘Il n’y a pas de crises au sein de notre plate-forme. Et il n’y a aucun problème’’, a affirmé le porte-parole de la CODECO, jeudi 24 décembre, au cours d’un entretien avec une brochette de journalistes dans son bureau à la Gombe. Ferdinand Ntua a profité de l’occasion pour mettre en garde tous ceux qui  jettent l’opprobre et le discrédit sur la coalition. ‘‘Nous avons été surpris, comme tout le monde, que des personnes non attitrées parlent au nom de la coalition’’, a fustigé le porte-parole, faisant allusion à la dernière sortie médiatique du président de SCODE, Jean-Claude Muyambo, ancien président de la CODECO ayant quitté la coalition après son départ du gouvernement. Etonnant! Son parti, SCODE, ne fait même pas partie de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), plate-forme politique ayant soutenu la candidature de Joseph Kabila au second tour de la présidentielle de 2006. Le porte-parole de la CODECO a également déploré  l’attitude ‘‘indigne’’ de Muyambo qui, sans preuves, accuse le secrétaire exécutif de l’AMP, Kayagialo Gbase, de semer la confusion en usant de trafic d’influence au sein de la coalition. Faux! Rétorque Ntua. Pour lui, c’est plutôt Muyambo qui a tenté de créer confusion. Pour mettre fin à la confusion, le porte-parole de la CODECO se réfère au règlement intérieur de la coalition dans son article 14 stipulant que: ‘‘ le président de la Coalition est de droit président du présidium et du comité exécutif national. A ce titre, il dirige l’action du comité exécutif national, il convoque et préside les réunions du présidium et du comité exécutif national. Il représente la coalition auprès des tiers. Il est assisté de deux vice-présidents qui le remplacent en cas d’absence ou d’empêchement suivant leur préséance. En cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif du président de la coalition, le vice-président le remplace jusqu’à la fin du mandat’’. Ntua a évoqué cet article pour rappeler à Muyambo sa bourde.

Pourquoi, il n’attendu que la veille du remaniement pour faire ses déclarations indignes? S’interroge le porte-parole de la coalition qui appelle le président de SCODE au respect des textes qu’il a lui-même signés. Ntua a précisé que le secrétaire exécutif de l’AMP n’est pour rien. Il n’a pas proposé une candidat au quota de la CODECO au prochain gouvernement comme avancent des mauvaises langues.  Pour Ntua, ces déclarations donnent plus de la force à la coalition qui travaille déjà pour la victoire de Kabila en 2011.

Depuis l’entrée de  Barthélemy Botshuali au gouvernement, la CODECO est pilotée par Citondo Koni. L’actuel ministre des Affaires sociales et Humanitaires comme son prédécesseur (Muyambo) a été frappé par les dispositions de la Constitution de la République dans son article 97: ‘‘les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute activité professionnelle à l’exception des activités agricoles, artisanales, culturelles, d’enseignement et de recherche. Elles sont également incompatibles avec toute responsabilité au sein d’un parti politique’’. Créée depuis 2005, la CODECO regroupe 17 partis politiques et compte au total 10 députés nationaux et une vingtaine de députés provinciaux à travers le pays. La plate-forme a été mise en place face aux enjeux électoraux. ‘‘La nécessité de regrouper les forces politiques et sociales en une coalition pour la bataille électorale s’avère impérieuse. C’est pourquoi, nous femmes et hommes d’idéal, avons décidé la création aujourd’hui de la Coalition des démocrates congolais, une plate-forme des forces politiques et sociales partageant les mêmes aspirations et les mêmes valeurs démocratiques’’ déclarait un des membres de la coalition, au cours de la première convention nationale de la CODECO au Grand Hôtel Kinshasa avant de rallier l’AMP au second tour de la présidentielle. On se rappelle que la coalition avait appelé en faveur d’un Oui massif au référendum dans l’espoir d’apporter des amendements aux failles constatées dans le projet de Constitution.

blaise ndongala.

 

SOCIETY

Du haut de la chaire Cardinal Malula à Kitambo

L’historien Elikia M’Bokolo exalte

les mérites du panafricanisme

Entre le panafricanisme institutionnel et le panafricanisme intellectuel, l’Afrique se trouve comme une voiture sans chauffeur. C’est quasiment la conclusion à laquelle est arrivé le professeur Elikia M’Bokolo. L’historien a animé le week end du 19-20 décembre à l’Institut Saint Eugène de Mazenod à Kintambo, la 38ème session de la chaire Cardinal Malula sur le thème: ‘‘Le panafricanisme du 20ème siècle: Histoire et mémoire’’. Un véritable voyage qui a fait se promener l’auditoire à travers le temps pour saisir l’esprit et la force du panafricanisme, ce courant de pensée qui a marqué les XIXème et le XXème siècles et dont l’orateur a souligné toute l’importance pour l’Afrique, le Congo et l’historien. Aussi bien par la pensée, la réflexion, la représentation que par la lutte ou le combat sur terrain ; les panafricanistes, comme Jules Dubois, Isaac Pixley, ont souvent travaillé en équipe en faisant preuve de compétence effective et d’engagement social, dans un contexte comme celui de l’abolition de l’esclavage, du racisme ou de la colonisation. Courant de pensée militant, le panafricanisme est déjà là dès 1885 avec deux livres importants dont celui de Firmin Antenov, ‘‘De l’égalité des races’’ et sa stratégie de représentation à Londres et à Paris aboutit notamment à la tenue de la conférence de Londres en 1900. Question centrale du débat: une race a-t-elle le droit de soumettre une autre race en niant son humanité? Et dès 1900, le Congo  est bien présent dans l’histoire du panafricanisme, étant le seul pays à avoir retenu l’attention grâce à la dénonciation de la cruauté de l’administration léopoldienne faite par le Noir Américain George Washington Williams. Pour le professeur Elikia, une des preuves de la victoire du panafricanisme est l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche.

Si le panafricanisme intellectuel est resté une réalité vivante, le panafricanisme institutionnel n’a toujours pas permis à l’Afrique de sortir de l’ornière. D’où la nécessité de réinventer le futur avec tous les défis qui s’offrent au continent noir comme le défi de son développement, de ‘‘l’offre sociale présenté comme défi de la réduction de la pauvreté’’ et le défi de la renaissance africaine. ‘‘Une renaissance qui repose sur une connaissance exacte et critique du passé’’, soutient l’historien congolais qui ajoute que ‘‘toutes les sociétés fondent leur identité sur la mémoire’’. Pourtant, regrette-t-il cependant: ‘‘nous avons des gros problèmes de mémoire… Tout est ignoré’’.

YONGO DATCH.

 

Poulets et riz au prix promotionnel à Kinshasa!

Norbert Basengezi a tenu promesse. Le ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage donne à manger aux Kinois à ces moments de festivité. Son ministère a lancé, mercredi 23 décembre, la vente promotionnelle des poulets de chair (Soso ya N’sele) et riz du pool Malebo. Lancée par le vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction Emile Bongeli, cette opération se propose de combattre l’importation des produits alimentaires en luttant contre la crise alimentaire qui secoue le pays. La vente est prévue du 23 au 31 décembre dans différents sites de la capitale dont le pavillon I du Marché central et la ferme de la N’sele. Un sac du riz de 50 kg est vendu à 36.000 FC équivalent à 40 dollars américains dollars américains tandis qu’un poulet de poids 14 à 3.600 FC. Le vice-ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage, Kamanzi Kibibi a rassuré que l’opération va s’étendre sur toute la ville. Il a également précisé que ce projet, financé par la Banque africaine du développement (BAD) avec une enveloppe de 8 millions de dollars américains, sera bientôt lancé au niveau des provinces. A son tour, le représentant de la BAD, Ali Coulibali a salué l’implication des autorités congolaises depuis le lancement du projet. Il est d’avis que la réussite de ce projet relance les activités agricoles à Kinshasa et démontre la renaissance du ferme agricole de la N’sele. Coulibali a profité de l’occasion lancer l’appel à d’autres bailleurs de fonds pour faire de la RD Congo un véritable grenier de l’Afrique. En marge de cette activité, le conseiller du chef de l’Etat en charge de l’agriculture, Emmanuel Libendele a remis quelques présents aux chefs traditionnels de la capitale. Parmi ces dons de la présidence de la République, on a noté les couvre-lits, des cartons de poissons salés, des sacs du riz et une importante somme d’argent dont le montant n’a pas été révélé à la presse. Satisfaits de cette opération, nombre d’opérateurs économiques de Kinshasa ont loué les prouesses de Basengezi. ‘‘Son mérite est d’avoir réussi de lier sa parole à l’acte’’, a déclaré l’un des opérateurs économiques au Post. On rappelle qu’au mois de septembre dernier, le ministère avait organisé la vente promotionnelle des produits agricoles au pavillon I du Marché central de Kinshasa. Plus de 3 tonnes des produits de la ferme de la N’Sele avaient été coulés sur le marché soulageant ainsi les ménages pauvres de la ville. On y avait trouvé des légumes (épinards, marante amère...), aubergine, poivron, tomates et autres à vil prix. Cette vente promotionnelle avait sans doute permis aux ménagères kinoises de remplir à moindre frais leurs paniers. Ces produits étaient le fruit de récolte d’un projet que le ministère de l’Agriculture a commencé, il y a 10 mois, à la commune urbano-rurale de la N’sele. ‘‘La ferme de la N’Sele, ex-DAIPN va redevenir le grenier de la ville de Kinshasa voire de toute la République dans les jours à venir’’, répétait Basengezi au cours des différentes descentes d’inspection avec des journalistes kinois à ;l’ex-DAIPN. Depuis, la ferme de la N’Sele fait attraction. Ministre, opérateurs économiques et partenaires y passent. Ce site en pleine réhabilitation reçoit chaque semaine du monde. Le Premier ministre aussi est passé par là il y a cinq mois.

blaise ndongala.

 

Le RFCC pour l’auto-prise en

charge des Congolaises

L’heure de la femme a sonné en RD Congo. Réunies au sein du Réseau des femmes chrétiennes du Congo (RFCC), les Kinoises appellent leurs semblables à l’auto-prise en charge. Elles ont lancé ce message fort samedi 26 décembre à ;l’occasion de la sortie officielle du réseau. Des milliers de femmes de toutes les confessions religieuses ont pris part à cette cérémonie. La présidente du RFCC, Rode Babingwa Tubembe a invité ses semblables à participer au développement et reconstruction du pays. Elle les a invitées à combattre la souffrance par la prière et l’observation des commandements de Dieu. ‘‘Vous devez vous mobiliser et n’attendez pas le tout vous tombe du ciel. Il faut travailler et travailler dur pour avoir une place de choix dans la société’’, a exhorté Babingwa. L’ong organise également des formations en faveur des femmes pour les rendre utiles à la société. ‘‘Nous avons besoin de toutes catégories de femmes: maraîchères...’’, a-t-elle poursuivi, rappelant que le chantier est vaste et il faut que les femmes s’y impliquent.

Basé sur la rue zizi n°2473/32, commune de Lemba, le RFCC a été créé le 15 janvier 2009 dans le souci d’améliorer des conditions socio-économique des familles et de la population en vue de favoriser une participation responsable des femmes au développement socio-économique du pays. Le RFCC  se propose de mobiliser les femmes chrétiennes en faveur de la reconstruction de la RDC dans les domaine de la lutte contre la pauvreté. L’Ong offre un cadre propice aux femmes d’apprendre les métiers pour combattre la pauvreté par l’apprentissage des technologies appropriées: savonneries, fabrication de jus, confiserie, poissonneries et autres. ‘‘Notre souci est également de former les femmes chrétiennes sur les droits de l’Homme et le leadership pour favoriser leur épanouissement dans la société’’, a indiqué Babingwa. Le réseau permet également aux femmes, à travers les enseignements, à faire face aux maladies sexuellement transmissibles.

Shelat Mafuta.

 

ESU: Mashako Mamba fâche!

Jusqu’où peut aller Mashako Mamba? La question taraude des esprits dans les milieux universitaires du pays. Le ministre controversé de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) est accusé de prendre des mesures unilatérales jetant ainsi les établissements universitaires et étudiants dans l’émoi et bouleversement. ‘‘Personne ne comprend ce qu’il cherche au juste. Au lieu d’améliorer les conditions sociales des professeurs et personnel du secteur, il s’attarde aux questions secondaires. Mashako veut tout simplement semer du désordre dans le secteur déjà à problème’’, a déploré un syndicaliste de l’Université pédagogique nationale (UPN) au Post, accusant Mashako de mettre la charrue avent le boeuf. Boudé et critiqué dans les milieux universitaires, Mashako Mamba est désormais présenté comme un ‘‘faiseur d’ambarras’’. Ce ministre ne cherche-t-il pas à déstabiliser le gouvernement dans ces moments de crise? S’interroge-t-on dans les rues de Kinshasa. Pour certains analystes, Mashako devait d’abord chercher à résoudre les ‘‘fléaux’’ qui gangrènent les universités congolaises dont la corruption et autres problèmes liés au mauvais fonctionnement des établissements. Personne n’a rallié la cause de Mashako à ce moment. Il faut faire la ronde des universités et instituts supérieurs de Kinshasa pour s’en rendre compte. Sa côte de popularité a fortement baissé alors que le remaniement pointe à l’horizon. On n’attend plus que le jour J. A l’UPN, des étudiants et certains professeurs ne manquent pas d’arguments pour remettre en cause la démarche de Mashako. Par ces décisions, le ministre a fait monter les tensions à l’Université de Binza où les étudiants ne jurent que sur son départ du gouvernement. ‘‘Nous sommes prêts à interpeller le chef de l’Etat si Mashako ne revient pas sur ses décisions sans lendemain’’, a déclaré un étudiant de l’UPN. Une chose est vraie est que les arrêtés Mashako risquent de provoquer un tollé général dans les universités. Il devait par contre prendre des mesures susceptibles à éradiquer les maux et pratiques qui rongent le secteur universitaire du pays de puis des années Mobutu dont la corruption et les côtes sexuellement transmissibles.

judith-a. ngalu.

 

NEWS

Elections: des jeunes kabilistes

à la conquête de Kinshasa

Les élections générales de 2011 approchent. L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) bat déjà le rappel des troupes. A Kinshasa, la plate-forme présidentielle s’investit dans la jeunesse. Réunis au sein du Regroupement des jeunes de l’Alliance de la majorité présidentielle (RJAMP), ces jeunes décident de faire le lit de Kabila pour des élections à venir. Plus d’un millier, ces jeunes, recrutés dans les églises, universités, associations et ong, ont pris cet engagement, dimanche 20 décembre, au siège de l’alliance, avenue de Justice à Gombe, en présence du secrétaire exécutif de l’alliance en charge d’organisation, Christian Kambinga. Plus d’un milliers de jeunes de la ville, recrutés parmi les partis politiques, des associations, des églises, des universités et instituts supérieurs et Ong, ces jeunes kabilistes se proposent de soutenir les actions de la mouvance présidentielle et de participer à la concrétisation des cinq chantiers de la République. Le RJAMP entend également véhiculer les idéaux et vision du chef de l’Etat à travers la ville.

Pour le coordonnateur de cette plate-forme, Jean-Paul Tutwemoto Kabala a invité les jeunes kabilistes à adhérer au RJAMP pour un combat politique efficace et responsable. Il compte impliquer les jeunes dans la mobilisation patriotique et réalisation de la vision du chef de l’Etat à travers le pays. A l’occasion, Tutwemoto a loué la volonté du chef de l’Etat à remettre le pays sur les rails après plusieurs pays de crise. ‘‘Il tient à transformer la RD Congo et à y restaurer la paix’’, a rappelé le coordonnateur du RJAMP, considérant Kabila comme l’artisan de la réunification et de la réconciliation du pays autrefois divisé en plusieurs parties. Tutwemoto a expliqué qu’à travers l’opération tolérance zéro, le chef de l’Etat entend mettre fin à l’impunité. Le RJAMP compte mener plusieurs actions de grande envergure au cours de l’année prochaine. En 2010, le comité directoire entend achever l’implantation du RJAMP à Kinshasa  ainsi que dans toutes les provinces du pays. Pour le bon fonctionnement de la structure, Tutwemoto a sollicité l’appui financier de la hiérarchie du parti. ‘‘Plusieurs séances de travail seront organisées au siège de l’AMP ou en province entre le RJAMP et les membres du gouvernement central, les gouverneurs des provinces et les membres des gouvernements provinciaux, les bourgmestres, les administrateurs des territoires, les mandataires de l’Etat pour le suivi et l’évaluation de cinq chantiers dans différents secteurs de la vie nationale’’, a expliqué le coordonnateur du RJAMP. Présent à la cérémonie, le secrétaire exécutif de l’alliance chargé d’organisation, Christian Kambinga a exhorté les jeunes kinois à cultiver des nouvelles idées pour permettre à la RD Congo de reprendre sa place sur l’échiquier international.

L’honorable Sabine Muhima

contre les tracasseries routières

L’opération tolérance zéro a du chemin à parcourir à Kinshasa. Elle doit nettoyer la ville de ses écuries d’Augias: corruption, tracasseries policières faisant le terrorisme urbain. L’honorable Sabine Muhima Bintu l’a dit dans sa motion d’information dont une copie est parvenue Post. Pour parer à la présence exagérée des éléments de la PCR sur les routes de la capitale, Muhima demande au ministre de l’Intérieur, Célestin Mbuyu de décentraliser la police de circulation. Elle souhaite aussi que chaque commune gère à son niveau ses policiers de roulage pour éviter les désordres. ‘‘On doit protéger la vie des administrés en mettant en place une structure efficace et rentable’’, a-t-elle déclaré dans le souci que la PCR régule comme il faut la circulation et sensibilise les usagers de la  route. En cas d’une contravention établie, l’honorable Muhima pense qu’il serait nécessaire que la police fasse d’abord  le constat des faits avant d’amener le concerné au bureau. Elle a accusé les policiers routiers d’occasionner la fuite des ressources au trésor public du fait qu’ils empochent les recettes payées  par les usagers de route. L’honorable Muhima dénonce également le fait que ces policiers routiers, sans être inquiétés, rançonnent les chauffeurs au vu et su de tout le monde. ‘‘Ces policiers ont instauré un système de ristourne chaque soir et chaque week-end auprès de l’autorité qui les affecte’’, a-t-elle déploré. Muhima dénonce ce comportement où une multitude des documents sont demandés aux usagers de la route. Il fait allusion notamment au permis de conduire, à la carte rose, à l’expertise automobile et à l’autorisation de transport. ‘‘Malgré ce siège permanent et assidu de plusieurs policiers en nombre inutilement gonflé à chaque bifurcation, on continue à observer sur nos routes des véhicules ressemblant à de la ferraille, surchargés, sans police d’assurance, ni autorisation de transport’’, a fustigé la députée.

gaspard kially.

 

Incendie chez TVS1!

La chaîne de télévision privée TVS1 est passée à un doigt du catastrophe. A la base, une incendie a ravagé, mardi 29 décembre, une bonne partie des installations de cette chaîne appartenant au Premier ministre Adolphe Muzito. Selon les témoignages recueillis sur place, le feu a plus touché le plateau de tournage, la régie de production ainsi qu’une partie de l’immeuble abritant la télé et la radio. Selon les mêmes sources, la cause de l’incendie est due à la mauvaise installation du courant électrique. Seule la partie de la radio a été épargnée à la suite d’une intervention musclée des sapeurs pompiers. Aussitôt opérationnelle en mai 2008, la chaîne de télévision a crevé l’audimat kinois.

Encore six mois pour la

MONUC, pressée par Kinshasa

L’ultime mandat de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC)! La mission onusienne, pressée par Kinshasa, a bénéficié d’un sursis de six mois. La décision émane des membres du Conseil de sécurité réunis, la semaine dernière, à New-York, aux Etats-Unis d’Amérique. Les Congolais verront encore les soldats de la paix jusqu’au 31 mai 2010. Les membres du Conseil ont adopté à l’unanimité, la résolution 1906/2009 prorogeant le déploiement des soldats de la paix sur le territoire national. Les quinze membres du Conseil de sécurité de l’Onu envisagent de réexaminer et d’ajuster, dans une prochaine résolution, le mandat de cette mission afin de contribuer à la stabilité à long terme de la RD Congo. Présent à cette réunion, le représentant permanent de la RDC à l’Onu, l’Ambassadeur Ileka Atoki, a tenu à clarifier la position de son pays: ‘‘Les Congolaises et Congolais désirent la paix, et la paix maintenant. La République démocratique du Congo n’est la cause de la situation de rupture de paix et de sécurité internationales que connaît la région des Grands Lacs. Votre résolution enjoint mon gouvernement à adopter des législations et à les mettre en œuvre dans ce délai de six mois d’existence de vie de cette Résolution. Pour aucune raison au monde souhaiterions-nous revenir à une quelconque forme d’autoritarisme fut-ce t- elle du Conseil de sécurité’’, a déclaré le diplomate congolais.

Pression de Kinshasa. Ileka Atoki espère que la Monuc aidera le pays à faire face à la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est; du fait des menaces régulières des groupes armés tant étrangers que nationaux réfractaires au désarmement.

Lors d’une conférence de presse, dimanche 29 novembre à Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental, le chef de l’Etat avait déjà annoncé cette prorogation du mandat de la mission onusienne. ‘‘Le mandat de la Monuc sera encore renouvelé pour 6 mois à partir du mois de décembre. Le souhait du gouvernement congolais est de recevoir un plan de désengagement de la Monuc avant le 30 juin 2010, parce que nous pensons, et cest le cas, que depuis le début de cette année, il y a une amélioration nette de la situation sécuritaire dans lEst du pays’’, avait répondu Joseph Kabila à la question d’un journaliste. D’après le chef de l’Etat, son gouvernement n’a pas demandé à la Monuc de plier bagages et de quitter le Congo immédiatement, mais de commencer à s’y préparer. ‘‘On a demandé à la Monuc de nous présenter un plan de désengagement, jespère bien que ce sera pour bientôt ou du moins avant la fin de cette année. Cest sur base de ce plan quon va finalement étudier avec la Monuc les modalités pratiques de ce retrait progressif’’, a ajouté Kabila.

shelat mafuta.

 

Extrait du discours d’Alan

Doss au Conseil de sécurité

Monsieur le Président, Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Conseil

C’est un honneur pour moi de vous présenter aujourd’hui de nouveau un aperçu de la situation en RD Congo, et un état de lieu de la mise en oeuvre du mandat que vous avez donné à la MONUC, en décembre 2008. Comme vous êtes actuellement en discussion sur l’avenir de notre mission, je vais me concentrer sur les défis restant dans le processus de paix et sur nos propositions pour y faire face dans un avenir proche.

Vous avez reçu le rapport du secrétaire général et j’ai très peu d’éléments nouveaux à ajouter, à l’exception de la situation en Equateur. Les forces gouvernementales ont repris la ville de Dongo, où des incidents avaient débuté il y a trois semaines. La MONUC a envoyé une équipe composée de militaires et de civils dans la zone afin d’aider à préparer le retour de la population et faciliter l’arrivée de l’aide humanitaire. Dans l’Est, nous avons concentré nos efforts sur la maîtrise et la réduction de la menace que font peser les principaux groupes armés étrangers en RDC; à savoir les FDLR et LRA. Au cours des mois d’octobre et de novembre, des éléments des deux groupes se sont rendus et ont été candidats à un rapatriement volontaire. Depuis le début de l’année et jusqu’à la mi-décembre, plus de 1400 combattants se sont rendus, ce qui représente environ trois fois plus que la moyenne des années précédentes. Il y a également de plus de combattants de la RLA qui se rendent. Parmi ces nombreuses redditions, la plus importante a été celle de Charles Arop qui commandait les opérations au moment du massacre de Noël qui a eu lieu à Faradje l’année dernière.

Les opérations Kimia II prendront fin le 31 décembre. L’opération a été axée sur la déstabilisation et la dispersion des forces FDLR afin de mettre fin à leur contrôle des centres de population et de réduire leur capacité à exploiter les richesses naturelles du pays. Cet objectif a été largement atteint, bien que nous reconnaissons que les conséquences humanitaires ont été très graves. Néanmoins, je voudrais souligner qu’il n’était pas prévu que ces opérations démantèlent totalement les FDLR, qui sont retranchés dans les Kivu depuis plus de dix ans. Les FDLR restent une menace forte et elles chercheront à retourner dans leurs anciens fiefs et punir la population pour avoir collaboré avec les forces gouvernementales, si on leur permet de le faire. Aussi, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’une nouvelle directive a été approuvée ce matin par le chef d’Etat-Major des FARDC et le commandant de la force. Dans le cadre de cette directive, les FARDC et la MONUC auront pour priorité de conserver les zones qui ont été reprises aux FDLR et d’empêcher les attaques contre  les civils dans les zones vulnérables, tout en menant des actions contre les centres de commandement et de contrôle où les FDLR pourraient s’être regroupées. La protection des civils devra être au coeur de ces opérations. Comme nous l’avons indiqué auparavant au Conseil, la menace que représentent les FDLR ne peut être neutralisée que par un ensemble de mesures: une pression militaire alliée à des mesures visant à inciter les combattants à se rendre, un véritable contrôle par l’Etat du commerce des minerais et autres ressources, et enfin des poursuites judiciaires contre les éléments expatriés qui continuent de financer, encourager et appuyer les activités criminelles dans l’Est de la RDC. Il s’agit d’un programme d’action qui, de toute évidence, va au-delà du mandat de la MONUC et nécessite un appui régional et international. Le dernier rapport du Groupe d’experts fournit des preuves abondantes du rôle crucial joué par les dirigeants expatriés fans le financement, l’organisation et la conduite des activités des FDLR à l’Est de la RDC. Le rapport montre également à quel point il est important de sévir contre les réseaux qui financent les FDLR ainsi que d’autres groupes armés en RDC. Les gouvernements de la région, au-delà, devraient travailler ensemble et identifier les meilleurs moyens de contrôler et réguler le commerce des ressources  minières et naturelles afin de garantir que les entreprises qui importent des minerais de la RDC fassent preuve de prudence nécessaire. Parallèlement, le gouvernement congolais doit garantir la démilitarisation progressive des zones minières et empêcher ses propres forces armées d’exploiter ces ressources. Le groupe d’experts indiqué une collusion entre certains éléments FARDC et les FDLR. Nous le déplorons, mais il faut reconnaître que les FARDC ont délogé les FDLR de leurs anciens fiefs, et restent déterminés à régler le problème des FDLR, ce qui, jusqu’à il y a une année, n’était pas le cas. Cependant, le gouvernement doit agir dans les plus brefs délais pour instaurer l’autorité de l’Etat dans ces zones tout en poursuivant devant la justice ceux qui commettent des violations des droits de l’Homme.

Nous saluons l’arrestation dans la partie orientale de la RDC et en Ouganda de deux inculpés du Tribunal pénal international pour le Rwanda parmi le dirigeants des FDLR. Ces arrestations ont été suivies par l’arrestation en Allemagne au mois de novembre d’Ignace Murwanashyaka, le président des FDLR, et de son adjoint Straton Musoni. C’est la première fois que des dirigeants FDLR sont inculpés pour des crimes commis par leur groupe en RDC -crimes qui, jusqu’à ce jour, sont toujours aussi nombreux. J’exhorte d’autres pays à suivre l’exemple de l’Allemagne en engageant des poursuites judiciaires contres les autres membres de la direction politique des FDLR pour leur soutien à des crimes contre les Congolais dans la partie orientale de la RDC. Le Conseil a spécifié que l’appui de la MONUC aux FARDC est subordonné au respect des droits de l’Homme, du  droit humanitaire international et du droit des réfugiés. Conformément aux directives données par le siège des Nations unies, nous avons adopté une politique de conditionnalité, qui est déjà en application, quant à l’appui de la MONUC aux opérations. Cette politique a été partagée avec le gouvernement et étaye l’initiative de tolérance zéro du Président Kabila. Elle est un élément crucial dans la lutte contre l’impunité et la protection des civils. Malheureusement, avec la récente vague d’intégration et de démobilisation des groupes armés congolais, le problème de la discipline au sein des FARDC s’est aggravé. Il ne s’agit pas d’un problème nouveau car les précédente vagues d’intégration ont apporté de nombreux éléments indisciplinés et non formés au sein de l’armée. C’était le prix à payer pour la paix. Il est par conséquent important que la réforme du secteur de la sécurité aborde ce problème récurrent...

Affaire Utex vs Bamanisa: les députés

de la PO en appellent au respect du droit

Le conflit immobilier opposant Utexafrica à la famille Bamanisa prend des allures inquiétantes. Député élu de Kisangani, Jean Bamanisa Saïdi, dénonce la mainmise d’un lobby ‘‘tribal’’ sur le procès. Unanime, les députés de la Province Orientale dénoncent cette parodie de justice et demandent que l’affaire soit dite selon le droit. Les Bamanisa sont même prêts à saisir les instances judiciaires internationales pour entrer dans leur droit. ‘‘Nous nous laisserons pas faire et nous sommes déterminés à amener l’affaire au niveau de l’OHADA si on continue à bloquer la machine’’, a déclaré Bamanisa, souhaitant trouver un compromis à l’amiable. De quoi s’agit-il? Utexafrica oppose aux enfants Bamanisa, mineurs, un conflit basé sur les prétentions de s’accaparer des servitudes de passage, d’imposer des égouts, la hauteur des bâtiments, de s’accaparer du littoral se trouvant devant la parcelle portant le n°24.649 du plan cadastral de la ville de Kinshasa, commune de Ngaliema. ‘‘Les parcelles que nous occupons et sur lesquelles il est construit 3 immeubles de R+4 étaient pratiquement terminées avant que Utexafrica ne procède, par des voies ‘‘irrégulières’’, au déguerpissement de tout notre personnel’’, a expliqué le patron de l’entreprise IMMOBAJE Sprl dont le siège social est situé dans l’immeuble ex-représentation industrielle de Chanimetal, commune de Ngaliema. Les Bamanisa ont acquis ce terrain (4.700 m²) en bonne et due forme depuis 1995. Ils ont obtenu le certificat d’enregistrement n°05207 avant d’être corrigé au n°433043 tandis que le contrat de session de bail leur avait été délivré en 2001. Depuis, les Bamanisa n’ont jamais eu de démêlés avec leurs voisins directs. Le tout commence le 28 février dernier quand Utexafrica initie une action (citation directe) pour faux en RP 21.419/I contre mademoiselle Teresina Bamanisa (16 ans) au motif qu’elle aurait déclaré de fausses mesures au services du cadastre. L’entreprise de textile a même accusé la fille Bamanisa d’obtenir un faux certificat d’enregistrement. Les mesures étant prélevées par l’administration qui a également la charge de délivrer les certificats d’enregistrement, l’action de menée par Utexafrica n’avait pas abouti. L’erreur matérielle d’écriture a d’ailleurs été par la suite reconnue par les services du conservateur et corrigée. Un nouveau certificat d’enregistrement a été délivré le 12 mars dernier aux Bamanisa. Le juge pénal ordinaire s’était déclaré incompétent pour juger un mineur de moins de 18 ans en vertu de la loi sur la protection de l’enfant en vigueur en RD Congo depuis le mois de janvier 2009.   Déboutée, Utexafrica ne baisse pas les bras. Elle réoriente la même plainte auprès du juge des enfants, alors que la décision du juge ordinaire n’est pas encore passée en force de chose jugée. ‘‘Logiquement, il a fallu attendre au moins 6 mois avant que le juge de l’enfant puisse connaître les faits. L’exception de non bis in idem a été évoquée puisque c’est toujours la même cause et les parties qui sont encore entendues  ici’’, a indiqué l’honorable Bamanisa avant de rappeler que les pièces communiqués par Utexafrica font état du fait que cette société n’a pas suivi, dans sa constitution qui lui donne la nature juridique qu’elle prétend avoir présentement, la procédure voulue en matière de  droit de sociétés. ‘‘Les personnes supposées représenter les intérêts d’Utexafrica dans cette affaire répondent plutôt pour une autre  personne morale qu’est la société COTEX. Ceci pose donc le problème de défaut de qualité pour ces personnes et celui de l’inexistence juridique d’Utexafrica’’, a-t-il dénoncé. Sur ce, les Bamanisa, ont initié, depuis le 13 juin dernier, auprès du Parquet général de la République deux demandes d’informations sur la société Utexafrica et sur la concession dite Utexafrica. Bamanisa fait allusion à sa destination initiale, aux lotissements, aux changements de destination, aux paiements des taxes foncières, l’impôt sur le revenu locatif et les droits proportionnels revenant à l’Etat congolais. Utex a eu à demander au tribunal, alors qu’on examinait encore des préalables évoqués par rapport à la recevabilité de sa requête, que soient suspendus les travaux entamés par les Bamanisa. Nonobstant les recours, les travaux sur le chantier ont été suspendus. L’honorable est étonné du fait qu’un juge répressif rend un jugement avant de dire le droit assorti d’une clause exécutoire.  Bamanisa va aller en appel. Une fois de plus à son étonnement, le TGI Gombe, siégeant en appel a décrété l’irrecevabilité de l’appel et renvoya la cause devant le Ier juge (tripaix) pour instruction au fond. ‘‘Il est étrange de constater très souvent que les décisions et jugements vont à l’encontre du déroulement des audiences et des plaidoiries’’, s’est-il plaint.

C’est depuis le 30 avril 2009 que le dossier physique de la cause ED. 159/IV (coté de la 1 à 127) a quitté le greffe du Tripaix Ngaliema pour celui du TGI Gombe. En date du 15 juin 2009, le dossier REDA 004/2009 (ouvert suite à l’appel formé contre le dossier E.D 159/IV) quittera le greffe du TGI Gombe pour celui de la Cour suprême de justice (CSJ). La société Utexafrica est accusée d’avoir violé l’article 49 de l’ordonnance loi relative à la procédure devant la CSJ stipulant que: ‘‘le délai et l’exercice du pouvoir en cassation en matière répressive sont suspensive de la décision à l’égard de toutes les parties’’. Utexafrica a sollicité et obtenu de Mme Wembo Feza (alors présidente du Tripaix Ngaliam) qu’elle puisse requérir la police afin de faire exécuter la décision rendue par le Tripaix Ngaliema. ‘‘Nous suspectons l’attitude de nos juges qui nous incitent à les récuser, car il est étrange de constater que leurs décisions et jugements vont à l’encontre du déroulement des audiences, des plaidoiries, bref du droit et de l’éthique’’, a fustigé l’honorable Bamanisa, dénonçant ainsi la présence des policiers, depuis début juillet dernier, dans la concession de ses enfants. Ces hommes en uniforme empêchent l’accès à toutes les personnes qui sont censées y être. Bamanisa qualifie cela d’un  déguerpissement et d’une expropriation opérés ‘‘ de facto’’. Utexafrica est allée encore loin en initiant une action civile (assignation en résolution du contrat de vente) RC 101 690 du 24 février 2009 qui tend à annuler les contrats de cession qui ont eu lieu entre elle et les enfants Bamanisa pour prétendue violation de l’interdiction de dépasser la contrainte de ne pas aller au delà d’un niveau. Bamanisa ne panique pas sachant que cette action ne saurait aboutir étant donné que le sol et sous-sol congolais appartiennent à l’Etat, seule autorité habilitée à fixer les normes urbanistiques. ‘‘Dès lors qu’Utex n’a cédé que son droit de location et que nous avons signé un contrat en bonne et due forme avec l’Etat en date du 1er novembre 2006 portant numéro 20280, nous  avons respecté les termes de ce contrat, nous avons obtenu en bonne et due forme l’autorisation de bâtir signée par le ministre de l’Urbanisme en date du 17 novembre 2005 pour la construction d’un complexe d’appartements de standing (R+3) et qui du reste vient d’être, depuis le 1er juillet 2009 renouvelée par la ministre de l’Urbanisme et Habitat, assorti de la possibilité de passer du niveau (R+3) au niveau (R+4)’’,  souligné Bamanisa, accusant Utexafrica de vouloir tout simplement s’accaparer de leur patrimoine. L’élu de Kisangani s’insurge contre le pouvoir concédant d’Utex alors qu’elle est propriétaire comme tous les autres. Pour Bamanisa, Utex ne peut céder ses droits, continuer à imposer des conditions et être en mesure de récupérer les droits cédés quand bon lui semble. Il a rappelé que la présence de la police, depuis plus de 45 jours, constitue une violation de la Constitution. Pour accompagner le chef de l’Etat, dans sa volonté d’assainir l’environnement judiciaire et autres services de l’Etat, les agents qui courbent à la volonté d’Utexafrica méritent des sanctions.

Ce procès ‘‘monté de toutes pièces’’ a fait bloquer le financement du complexe. En date du 16 avril 2009, le financier, Shelter Afrique, aurait même écrit à la ministre de l’Urbanisme et Habitat, Générose Lushiku,  pour lui exprimer son mécontentement: ‘‘il sera désormais difficile au Conseil d’administration de Shelter d’approuver les prêts dans un pays où les documents délivrés par les autorités compétentes soient contestés ultérieurement’’. Le gouvernement ne doit pas prendre des décisions de Shelter Afrique en légère au risque de perdre des partenaires utiles devant l’accompagner dans la reconstruction.

de la rotule.

 

MEDIA

Des journalistes kinois formés

sur la gouvernance démocratique

Des professionnels des médias kinois ont bouclé, mercredi 23 décembre, au Cercle Elaïes, commune de la Gombe, un atelier de formation sur la gouvernance démocratique. A l’initiative du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette session de trois jours a invité les journalistes de la capitale à plus de professionnalisme dans l’exercice de leur métier. Il a été demandé aux participants de créer un réseau de promotion de la politique de bonne gouvernance. Le PNUD a promis d’aider les médias, dans le cadre d’un partenariat, à accélérer la mise en place des réformes susceptibles à refonder la profession de journalisme en rendant. Au terme de l’atelier, les participants ont recommandé la mise en place d’un partenariat PNUD-Gouvernement pour la campagne de bonne gouvernance. Les journalistes ont invité l’exécutif à soutendre un système démocratique stable et légitime. Les institutions nationales sont appelées à plus de transparence dans la gestion de la chose publique, dans la lutte contre l’impunité, l’inégalité sociale, la discrimination sexuelle et la violation des droits de l’Homme. Les professionnels des médias sont invités à s’investir dans la recherche de la vérité, dans un esprits critique, en diffusant des informations fiables, crédibles fondés sur les principes directeurs du code d’éthique et de déontologie de leur la profession. Il a été demandé au PNUD de doter les medias des matériels nécessaires dans la perspective des nouveaux programmes et autres actions à mener dans divers organes de presse. A l’occasion, les journalistes-participants ont recommandé la création d’une Maison de presse et d’installation d’un blog ainsi d’un journal en ligne. Plusieurs thématiques étaient développées au cours de cette session dont la gestion des relations journalistiques, la promotion du genre dans le processus de la gouvernance démocratique ainsi que les dérives déontologiques et éthiques et leurs incidences sur la liberté de la presse en RD Congo.

Dans son exposé, Bonani Bukaka, expert en communication a révélé que qu’il n’existe pas une bonne relation entre la presse et le Parlement, organe législatif du pays. Il a suggéré que le Parlement prenne conscience de la nécessité d’une politique d’ouverture par rapport aux médias, en créant toutes les facilités à l’information parlementaire pouvant améliorer les conditions de libre accès à l’information parlementaire pour sa mise à disponibilité aux électeurs. ‘‘L’appui institutionnel pour la bonne gouvernance est un travail fastidieux tant qu’il demeure essentiellement un problème de valeurs à promouvoir’’, a constaté Bonani, rappelant que le PNUD s’atèle à renforcer les capacités tant au niveau des parlementaires que des institutions elles-mêmes en vue d’un développement démocratique national affectant positivement le développement humain. En vue de stimuler d’autres partenaires, le PNUD a estimé établir un partenariat avec les médias pour les institutions s’approprient  en un temps record le contenu de son programme. Cette nécessité s’explique par le fait que la presse, jouissant de la liberté qui lui est reconnue par la constitution, a la latitude de servir de pont entre, d’une part, les deux partenaires principaux (PNUD-Parlement) en ce qui concerne le suivi des apports du PNUD et d’autre part, entre le Parlement les populations concernant les effets palpables résultant de cet appui dans la production du travail parlementaire dont elles sont supposées êtres les bénéficiaires directs. ‘‘Il est convenable que les médias travaillent en réseau afin que leur contribution au développement démocratique du pays soit cohérente et efficace’’, a poursuivi Bonani, précisant que la gouvernance médiatique recommande le respect des règles éthiques dans le traitement et la diffusion des informations. Elle impose aussi aux communicateurs de donner la bonne information et de ne pas se servir des médias pour manipuler l’opinion ou l’inciter à la haine. Au nom de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Chantal Kanyimbo a révélé des problèmes d’ordre organisationnel entraînant des effets pervers sur les questions déontologique et d’éthique professionnelle. ‘‘La rédaction, incapable de doter le journaliste des moyens de travail conséquent, laisse dangereusement s’assujettir aux sources d’information’’, a-t-elle déploré, rappelant que ce comportement pose un problème dans le choix des sujets à collecter. A la tribune, Kanyimbo a rappelé que d’autres problèmes liés à l’accès aux sources d’information publique constituent également un défi pour assurer la collecte d’informations. ‘‘Il se dégage  actuellement la nécessité d’avoir une loi qui non seulement garantit l’accès à l’information publique, mais fait aussi obligation à tous ceux détiennent un mandat public d’ouvrir la gestion des affaires publiques à tous ceux qui désirent savoir les différents actes posés au nom des populations et pour elles’’, a-t-elle rassuré.

Pour rappel, le programme gouvernance, évalué à un montant global de 388.499.800 dollars américains, regroupe diverses composantes à savoir: politique, administrative, locale, sécuritaire et judiciaire ainsi que économique. Soutenu par seize bailleurs de fonds dont le Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD), le programme gouvernance entend, à court terme, accompagner la mise en place du nouveau système politique issu des élections et  de la réforme constitutionnelle. Ce programme servira, dans le moyen et long terme, de cadre global d’intervention du gouvernement. Le programme se propose également d’appuyer la mise en place d’un système de gouvernance démocratique stable et légitime favorisant le développement humain durable. En tenant compte des défis prioritaires déterminés par le DSCRP, le présent programme vise assister l’exécutif national dans la réalisation des objectifs de développement. On fait allusion notamment à l’accroissement de l’accès et la participation citoyenne au système politique, à l’amélioration des performances de l’administration et l’accès aux services de base des institutions publiques. Le bilan à mi-parcours est positif. En 2009 finissant, le programme gouvernance a renforcé des capacités des partenaires de réalisation en appuyant les réformes et facilitant la mise en oeuvre de la décentralisation. Le programme a également appuyé la mise en oeuvre du STAREC. ‘‘Dans le cadre de gouvernance politique, nous avons consolidé le cadre démocratique en accroissant l’accès et la participation citoyenne au système politique. Ses interventions courant 2009 ont porté sur l’appui au Parlement national et aux Assemblées provinciales, à la Cour des comptes, aux partis politiques et à la société civile’’, s’était réjoui le team leader du programme gouvernance au PNUD, Karounga Keita lors d’une conférence de presse à la Primature. Les experts du programme ont participé à l’élaboration de l’avant proposition de loi sur le système national de payement en RD Congo et des textes de loi relatifs au système judiciaire. Ils ont participé à la réalisation de l’audit organisationnel du Parlement. Le programme a aussi renforcé les connaissances et compétences des parlementaires et de leurs conseillers politiques sur les nouvelles technologies d’information et de communication, l’élaboration des plans stratégiques de développement de l’hémicycle, l’élaboration d’édits, le contrôle parlementaire, la logistique, la rédaction des documents parlementaires, le protocole parlementaire, les droits de l’Homme, les droits de l’enfant, le régionalisme et la décentralisation, la responsabilité sociale et l’organisation de séance de comptes rendus à la base dans les provinces de Kinshasa, la promotion du genre dans le travail parlementaire dans la Province Orientale, du Kasaï-Occidental, du Bandundu et du Sud-Kivu. Durant l’année 2009, le programme gouvernance politique a assuré le renforcement des connaissance et compétences de 1200 membres de partis politiques en matière de financement des partis politiques et de stratégie de mobilisation des ressources et de démocratie. Dans le cadre du Projet d’appui au cycle électoral (PACE), les experts du programme avaient participé à l’élaboration de l’avant-projet de la loi organique portant création et fonctionnement de la CENI, adoptée lundi 14 décembre à la chambre basse du Parlement. Pour la préparation des élections (locales et générales de 2011), le programme, à travers le PNUD, a vérifié et réparé 6.100 kits d’enrôlement d’électeurs (sur les 10.000 achetés en 2005) en vue de la révision du fichier électoral. Dans sa composante administrative, le programme s’occupe de la mise en oeuvre de la réforme de l’administration publique tandis que sa composante locale met l’accent sur la mise en oeuvre de la décentralisation et l’appui au développement provincial et local. La gouvernance sécuritaire et judiciaire du programme renforce la sécurité humaine et la mise en oeuvre de la réforme judiciaire et enfin la gouvernance économique qui se focalise sur l’amélioration de la planification et de la gestion économique. Les principaux bénéficiaires du programme sont; les deux chambres du Parlement national, les Assemblées provinciales, la société civile. Ce programme est né sur la base des concertations et consultations entre le gouvernement et ses partenaires

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SPORTS

CAF: DCMP déjà en ordre !

Les représentants rdcongolais en compétitions africaines risquent gros. Sur les quatre, seul le DCMP a envoyé une liste complète de ses joueurs à la confédération africaine. Les autres clubs traînent encore les pieds. Les Immaculés, sans coordination, une première liste de 27 joueurs capables de défendre le team vert et blanc au niveau du continent.  Engagé pour la 7ème orange de la CAF, le DCMP s’est rajeuni à 65 pc et a fait recours aux différents jeunes talentueux du pays. La préparation avec les retenus se poursuit calmement au Bas-Congo. Les entraîneurs, sous la supervision de Mukeba, multiplient  des stratégies pour une bonne prestation. ‘‘Nous ne voulons pas laisser nos plumes au premier tour comme dans des éditions précédentes’’, a rassuré un des entraîneurs des Immaculés. DCMP veut cette fois-ci aller loin voir bénéficier de la cagnotte comme les autres.

Voici la liste des joueurs

Gardiens

- Matampi (Dcmp)

- Mputu  (New-Soger)

- Kanyinda ( Dragons)

Défenseurs

- Isama Mpeku ,Nsualu Ngemba ,Joël Kimuaki Mpela et  Gladis Bokesse (Dcmp), Biyala (New-Soger), Tshisambu (Sanga-Balende) , Yasa et Lino Masombo (Canon-Buromeca ), Basolela ( Etoile de Kisangani)

Milieux de terrain

- Nlandu Makela, Nsimba Mukanu, et Tusilu  Basola du Dcmp)

- Saleh Saleh (St-Luc)

- Odja (Kabasha)

- Mukoko (Stade Kinois)

- Bageta ( Jac -Trésor )

- Kokola ( Mazembe)

Attaquants

- Tshilembi (MKE)

- Lomboto (Dragons)

- Mwamba ( Etoile de Kisangani), Mukuna ‘‘Celéo’’ et Diavita Dama (Canon Buromeca)  ainsi que Kitoti  du Dcmp .    

 Gaspard Kially.

***the end***