the Post
hebdomadaire congolais
paraissant à Kinshasa
Edition
n°9-524 du mercredi 30 décembre 2009
POLITICS
Tolérance
zéro:
ceux qui sont contre
Qu’est-ce
qu’on aura retenu de l’opération ‘‘Tolérance zéro’’ lancée depuis quelques
mois? Que pour la première fois depuis de longues années, des mandataires
publics en vue ont humé l’air de la prison de l’ex-prison centrale de Makala.
Emile Ngoy Kasongo, patron de l’OGEFREM (Office de gestion des frets
maritimes), peut-être un peu victime de sa trop grande visibilité, a passé
quelques jours de rééducation à Makala en compagnie de son administrateur
directeur technique, Roger Andende. Bien plus tôt, Toussaint Mika, A-DT de la
Société nationale d’assurances (SONAS) -l’assureur monopolistique du pays-
venait de passer lui aussi quelques jours au frais. Mais c’est l’entrepreneur
privé Mike Kasenga, patron d’une entreprise controversée des BTP qui a racolé
durant des années l’Etat, qui reste la plus grande prise de cette chasse aux
‘‘Kuluna’’ en cravate. Suivi de Herman Mbonyo, l’A-dg de la SONAS qui collecta
68 millions de dollars américains des mains des assurés au cours d’une seule
campagne en 2008 avant de les dilapider au vu et au su de tous, jurant à qui
voulait l’entendre que rien ne lui tomberait sur la tête. Et il avait raison
pendant plusieurs mois que durait le scandale de sa gestion scabreuse avant
d’avoir tort le jour où le ciel lui est tombé sur la tête. Mbonyo est
aujourd’hui pensionnaire au Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa
(CPRK) d’où était sorti son ADT Toussaint Mika. Pour le reste de l’opération,
rien de bien gros. Du menu fretin. Des enfants de la rue ramassés à la pelle et
grossis par les guignols du très populaire ‘‘Journal télévisé en lingala
facile’’ de Zacharie Bababaswe. Question: quelqu’un a-t-il mis un frein à
l’opération? On peut le croire. Sinon comment comprendre qu’il n’y ait pas le
moindre magistrat qui demande à voir clair dans le scandale des immeubles qui
poussent à vue d’oeil et qui sont l’oeuvre des généraux de l’armée et de la
police? Les généraux sont-ils restés intouchables comme tout le temps? Depuis
les ex-FAZ, en passant par les FAC jusqu’aux FARDC, la troupe est minée par la
même gangrène du poisson qui pourrit par la tête. Chacun sait ce que devient la
solde des hommes en uniforme même sur le terrain des opérations comme dans des
zones difficiles dans l’Est, mais personne ne voit la
tolérance zéro passer par là. Pas un général n’a vu s’ouvrir pour lui les
portes de la prison. A mesure que se multiplient des actes d’ostentation des
galonnes dont la plupart ne connaissent aucun haut fait d’armes, l’espoir de
voir un seul mis aux frais se réduit comme peau de chagrin. Et puis il y a tous
les scandales lies à la monnaie qui connaît des yo-yo cycliques ceux lies aux
minerais pilles à souhait, Madame Tolérance zéro n’a rien vu. Là aussi tout est
clean. Vous avez compris: qui sont contre Tolérance zéro.
YONGO DATCH.
CODECO:
‘‘putsch’’ manqué de Muyambo
Ancien
président de la Coalition des Congolais démocrates (CODECO), Jean-Claude
Muyambo a raté son coup. Auto-exclu de la coalition et de l’Alliance de la
majorité présidentielle (AMP) pour avoir créé son propre parti politique
(SCODE), Muyambo s’est permis de prendre la parole au nom de la coalition à
quelques jours du remaniement qui s’annonce en trom. Et il se trompe en parlant
de la crise au sein de la coalition et de la mainmise du secrétaire exécutif de
l’Alliance de la majorité présidentielle ( AMP). Il a
été stoppé net et contredit par la hiérarchie de la CODECO. ‘‘Il n’y a pas
de crises au sein de notre plate-forme. Et il n’y a aucun problème’’, a
affirmé le porte-parole de la CODECO, jeudi 24 décembre, au cours d’un
entretien avec une brochette de journalistes dans son bureau à la Gombe.
Ferdinand Ntua a profité de l’occasion pour mettre en garde tous ceux qui jettent l’opprobre et le discrédit sur la
coalition. ‘‘Nous avons été surpris, comme tout le monde, que des personnes
non attitrées parlent au nom de la coalition’’, a fustigé le porte-parole,
faisant allusion à la dernière sortie médiatique du président de SCODE,
Jean-Claude Muyambo, ancien président de la CODECO ayant quitté la coalition
après son départ du gouvernement. Etonnant! Son parti, SCODE, ne fait même pas
partie de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), plate-forme politique
ayant soutenu la candidature de Joseph Kabila au second tour de la
présidentielle de 2006. Le porte-parole de la CODECO a également déploré l’attitude ‘‘indigne’’ de Muyambo qui, sans
preuves, accuse le secrétaire exécutif de l’AMP, Kayagialo Gbase, de semer la
confusion en usant de trafic d’influence au sein de la coalition. Faux!
Rétorque Ntua. Pour lui, c’est plutôt Muyambo qui a tenté de créer confusion.
Pour mettre fin à la confusion, le porte-parole de la CODECO se réfère au
règlement intérieur de la coalition dans son article 14 stipulant que: ‘‘ le
président de la Coalition est de droit président du présidium et du comité
exécutif national. A ce titre, il dirige l’action du comité exécutif national,
il convoque et préside les réunions du présidium et du comité exécutif
national. Il représente la coalition auprès des tiers. Il est assisté de deux
vice-présidents qui le remplacent en cas d’absence ou d’empêchement suivant
leur préséance. En cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif du
président de la coalition, le vice-président le remplace jusqu’à la fin du
mandat’’. Ntua a évoqué cet article pour rappeler à Muyambo sa bourde.
Pourquoi,
il n’attendu que la veille du remaniement pour faire ses déclarations indignes?
S’interroge le porte-parole de la coalition qui appelle le président de SCODE
au respect des textes qu’il a lui-même signés. Ntua a précisé que le secrétaire
exécutif de l’AMP n’est pour rien. Il n’a pas proposé une
candidat au quota de la CODECO au prochain gouvernement comme avancent des
mauvaises langues. Pour Ntua, ces
déclarations donnent plus de la force à la coalition qui travaille déjà pour la
victoire de Kabila en 2011.
Depuis
l’entrée de Barthélemy Botshuali au
gouvernement, la CODECO est pilotée par Citondo Koni. L’actuel ministre des
Affaires sociales et Humanitaires comme son prédécesseur (Muyambo) a été frappé
par les dispositions de la Constitution de la République dans son article 97:
‘‘les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice
de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou militaire et de toute
activité professionnelle à l’exception des activités agricoles, artisanales,
culturelles, d’enseignement et de recherche. Elles sont également incompatibles
avec toute responsabilité au sein d’un parti politique’’. Créée depuis
2005, la CODECO regroupe 17 partis politiques et compte au total 10 députés
nationaux et une vingtaine de députés provinciaux à travers le pays. La
plate-forme a été mise en place face aux enjeux électoraux. ‘‘La nécessité de
regrouper les forces politiques et sociales en une coalition pour la bataille
électorale s’avère impérieuse. C’est pourquoi, nous femmes et hommes d’idéal,
avons décidé la création aujourd’hui de la Coalition des démocrates congolais,
une plate-forme des forces politiques et sociales partageant les mêmes
aspirations et les mêmes valeurs démocratiques’’ déclarait un des membres de la
coalition, au cours de la première convention nationale de la CODECO au Grand
Hôtel Kinshasa avant de rallier l’AMP au second tour de la présidentielle. On
se rappelle que la coalition avait appelé en faveur d’un Oui massif au référendum
dans l’espoir d’apporter des amendements aux failles constatées dans le projet
de Constitution.
blaise ndongala.
SOCIETY
Du
haut de la chaire Cardinal Malula à Kitambo
L’historien
Elikia M’Bokolo exalte
les mérites du panafricanisme
Entre
le panafricanisme institutionnel et le panafricanisme intellectuel, l’Afrique
se trouve comme une voiture sans chauffeur. C’est quasiment la conclusion à
laquelle est arrivé le professeur Elikia M’Bokolo. L’historien a animé le week
end du 19-20 décembre à l’Institut Saint Eugène de Mazenod à Kintambo, la 38ème session de la
chaire Cardinal Malula sur le thème: ‘‘Le panafricanisme du 20ème siècle:
Histoire et mémoire’’. Un véritable voyage qui a fait se promener
l’auditoire à travers le temps pour saisir l’esprit et la force du
panafricanisme, ce courant de pensée qui a marqué les XIXème et le XXème siècles
et dont l’orateur a souligné toute l’importance pour l’Afrique, le Congo et
l’historien. Aussi bien par la pensée, la réflexion, la représentation que par
la lutte ou le combat sur terrain ; les panafricanistes, comme Jules Dubois,
Isaac Pixley, ont souvent travaillé en équipe en faisant preuve de compétence
effective et d’engagement social, dans un contexte comme celui de l’abolition
de l’esclavage, du racisme ou de la colonisation. Courant de pensée militant,
le panafricanisme est déjà là dès 1885 avec deux livres importants dont celui
de Firmin Antenov, ‘‘De l’égalité des races’’ et sa stratégie de
représentation à Londres et à Paris aboutit notamment à la tenue de la
conférence de Londres en 1900. Question centrale du débat: une race a-t-elle le
droit de soumettre une autre race en niant son humanité? Et dès 1900, le
Congo est bien présent dans l’histoire
du panafricanisme, étant le seul pays à avoir retenu l’attention grâce à la
dénonciation de la cruauté de l’administration léopoldienne faite par le Noir
Américain George Washington Williams. Pour le professeur Elikia, une des
preuves de la victoire du panafricanisme est l’élection de Barack Obama à la
Maison Blanche.
Si
le panafricanisme intellectuel est resté une réalité vivante, le panafricanisme
institutionnel n’a toujours pas permis à l’Afrique de sortir de l’ornière. D’où
la nécessité de réinventer le futur avec tous les défis qui s’offrent au
continent noir comme le défi de son développement, de ‘‘l’offre sociale
présenté comme défi de la réduction de la pauvreté’’ et le défi de la
renaissance africaine. ‘‘Une renaissance qui repose sur une connaissance
exacte et critique du passé’’, soutient l’historien congolais qui ajoute
que ‘‘toutes les sociétés fondent leur identité sur la mémoire’’.
Pourtant, regrette-t-il cependant: ‘‘nous avons des gros problèmes de
mémoire… Tout est ignoré’’.
YONGO DATCH.
Poulets et
riz au prix promotionnel à Kinshasa!
Norbert Basengezi a tenu promesse. Le ministre de
l’Agriculture, Pêche et Elevage donne à manger aux Kinois à ces moments de
festivité. Son ministère a lancé, mercredi 23 décembre, la vente promotionnelle
des poulets de chair (Soso ya N’sele) et riz du pool Malebo. Lancée par le
vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction Emile Bongeli, cette
opération se propose de combattre l’importation des produits alimentaires en
luttant contre la crise alimentaire qui secoue le pays. La vente est prévue du
23 au 31 décembre dans différents sites de la capitale dont le pavillon I du
Marché central et la ferme de la N’sele. Un sac du riz de 50 kg est vendu à
36.000 FC équivalent à 40 dollars américains dollars américains tandis qu’un
poulet de poids 14 à 3.600 FC. Le vice-ministre de l’Agriculture, Pêche et
Elevage, Kamanzi Kibibi a rassuré que l’opération va s’étendre sur toute la
ville. Il a également précisé que ce projet, financé par la Banque africaine du
développement (BAD) avec une enveloppe de 8 millions de dollars américains,
sera bientôt lancé au niveau des provinces. A son tour, le représentant de la
BAD, Ali Coulibali a salué l’implication des autorités congolaises depuis le
lancement du projet. Il est d’avis que la réussite de ce projet relance les
activités agricoles à Kinshasa et démontre la renaissance du ferme agricole de
la N’sele. Coulibali a profité de l’occasion lancer
l’appel à d’autres bailleurs de fonds pour faire de la RD Congo un véritable
grenier de l’Afrique. En marge de cette activité, le conseiller du chef de
l’Etat en charge de l’agriculture, Emmanuel Libendele a remis quelques présents
aux chefs traditionnels de la capitale. Parmi ces dons de la présidence de la
République, on a noté les couvre-lits, des cartons de poissons salés, des sacs
du riz et une importante somme d’argent dont le montant n’a pas été révélé à la
presse. Satisfaits de cette opération, nombre d’opérateurs économiques de
Kinshasa ont loué les prouesses de Basengezi. ‘‘Son mérite est d’avoir
réussi de lier sa parole à l’acte’’, a déclaré l’un des opérateurs
économiques au Post. On rappelle qu’au mois de septembre dernier, le
ministère avait organisé la vente promotionnelle des produits agricoles au
pavillon I du Marché central de Kinshasa. Plus de 3 tonnes des produits de la
ferme de la N’Sele avaient été coulés sur le marché soulageant ainsi les
ménages pauvres de la ville. On y avait trouvé des légumes (épinards, marante
amère...), aubergine, poivron, tomates et autres à vil prix. Cette vente
promotionnelle avait sans doute permis aux ménagères kinoises de remplir à
moindre frais leurs paniers. Ces produits étaient le fruit de récolte d’un
projet que le ministère de l’Agriculture a commencé, il y a 10 mois, à la
commune urbano-rurale de la N’sele. ‘‘La ferme de la N’Sele, ex-DAIPN va
redevenir le grenier de la ville de Kinshasa voire de toute la République dans
les jours à venir’’, répétait Basengezi au cours des différentes descentes
d’inspection avec des journalistes kinois à ;l’ex-DAIPN.
Depuis, la ferme de la N’Sele fait attraction. Ministre, opérateurs économiques
et partenaires y passent. Ce site en pleine réhabilitation reçoit chaque
semaine du monde. Le Premier ministre aussi est passé par là il y a cinq mois.
blaise ndongala.
Le RFCC pour
l’auto-prise en
charge des Congolaises
L’heure
de la femme a sonné en RD Congo. Réunies au sein du Réseau des femmes
chrétiennes du Congo (RFCC), les Kinoises appellent leurs semblables à
l’auto-prise en charge. Elles ont lancé ce message fort samedi 26 décembre à ;l’occasion de la sortie officielle du réseau. Des milliers
de femmes de toutes les confessions religieuses ont pris part à cette
cérémonie. La présidente du RFCC, Rode Babingwa Tubembe a invité ses semblables
à participer au développement et reconstruction du pays. Elle les a invitées à
combattre la souffrance par la prière et l’observation des commandements de
Dieu. ‘‘Vous devez vous mobiliser et n’attendez pas le tout vous tombe du
ciel. Il faut travailler et travailler dur pour avoir une place de choix dans
la société’’, a exhorté Babingwa. L’ong organise également des formations
en faveur des femmes pour les rendre utiles à la société. ‘‘Nous avons
besoin de toutes catégories de femmes: maraîchères...’’, a-t-elle
poursuivi, rappelant que le chantier est vaste et il faut que les femmes s’y impliquent.
Basé sur la rue zizi n°2473/32, commune de Lemba, le RFCC a
été créé le 15 janvier 2009 dans le souci d’améliorer des conditions
socio-économique des familles et de la population en vue de favoriser une
participation responsable des femmes au développement socio-économique du pays.
Le RFCC se propose de mobiliser les
femmes chrétiennes en faveur de la reconstruction de la RDC dans les domaine de la lutte contre la pauvreté. L’Ong offre un
cadre propice aux femmes d’apprendre les métiers pour combattre la pauvreté par
l’apprentissage des technologies appropriées: savonneries, fabrication de jus,
confiserie, poissonneries et autres. ‘‘Notre souci est également de former
les femmes chrétiennes sur les droits de l’Homme et le leadership pour
favoriser leur épanouissement dans la société’’, a indiqué Babingwa. Le
réseau permet également aux femmes, à travers les enseignements, à faire face
aux maladies sexuellement transmissibles.
Shelat Mafuta.
ESU: Mashako
Mamba fâche!
Jusqu’où
peut aller Mashako Mamba? La question taraude des esprits dans les milieux
universitaires du pays. Le ministre controversé de l’Enseignement supérieur et
universitaire (ESU) est accusé de prendre des mesures unilatérales jetant ainsi
les établissements universitaires et étudiants dans l’émoi et bouleversement.
‘‘Personne ne comprend ce qu’il cherche au juste. Au lieu d’améliorer les
conditions sociales des professeurs et personnel du secteur, il s’attarde aux
questions secondaires. Mashako veut tout simplement semer du désordre dans le
secteur déjà à problème’’, a déploré un syndicaliste de l’Université
pédagogique nationale (UPN) au Post, accusant Mashako de mettre la
charrue avent le boeuf. Boudé et critiqué dans les milieux universitaires,
Mashako Mamba est désormais présenté comme un ‘‘faiseur d’ambarras’’. Ce
ministre ne cherche-t-il pas à déstabiliser le gouvernement dans ces moments de
crise? S’interroge-t-on dans les rues de Kinshasa. Pour certains analystes,
Mashako devait d’abord chercher à résoudre les ‘‘fléaux’’ qui gangrènent les universités
congolaises dont la corruption et autres problèmes liés au mauvais
fonctionnement des établissements. Personne n’a rallié la cause de Mashako à ce
moment. Il faut faire la ronde des universités et instituts supérieurs de
Kinshasa pour s’en rendre compte. Sa côte de popularité a fortement baissé
alors que le remaniement pointe à l’horizon. On n’attend plus que le jour J. A
l’UPN, des étudiants et certains professeurs ne manquent pas d’arguments pour
remettre en cause la démarche de Mashako. Par ces décisions, le ministre a fait
monter les tensions à l’Université de Binza où les étudiants ne jurent que sur
son départ du gouvernement. ‘‘Nous sommes prêts à interpeller le chef de
l’Etat si Mashako ne revient pas sur ses décisions sans lendemain’’, a déclaré
un étudiant de l’UPN. Une chose est vraie est que les arrêtés Mashako risquent
de provoquer un tollé général dans les universités. Il devait par contre
prendre des mesures susceptibles à éradiquer les maux et pratiques qui rongent
le secteur universitaire du pays de puis des années Mobutu dont la corruption
et les côtes sexuellement transmissibles.
judith-a. ngalu.
NEWS
Elections:
des jeunes kabilistes
à la conquête de Kinshasa
Les
élections générales de 2011 approchent. L’Alliance de la majorité
présidentielle (AMP) bat déjà le rappel des troupes. A Kinshasa, la plate-forme
présidentielle s’investit dans la jeunesse. Réunis au sein du Regroupement des
jeunes de l’Alliance de la majorité présidentielle (RJAMP), ces jeunes décident
de faire le lit de Kabila pour des élections à venir. Plus d’un millier, ces
jeunes, recrutés dans les églises, universités, associations et ong, ont pris
cet engagement, dimanche 20 décembre, au siège de l’alliance, avenue de Justice
à Gombe, en présence du secrétaire exécutif de l’alliance en charge d’organisation,
Christian Kambinga. Plus d’un milliers de jeunes de la ville, recrutés parmi
les partis politiques, des associations, des églises, des universités et
instituts supérieurs et Ong, ces jeunes kabilistes se proposent de soutenir les
actions de la mouvance présidentielle et de participer à la concrétisation des
cinq chantiers de la République. Le RJAMP entend également véhiculer les idéaux
et vision du chef de l’Etat à travers la ville.
Pour
le coordonnateur de cette plate-forme, Jean-Paul Tutwemoto Kabala a invité les
jeunes kabilistes à adhérer au RJAMP pour un combat politique efficace et
responsable. Il compte impliquer les jeunes dans la mobilisation patriotique et
réalisation de la vision du chef de l’Etat à travers le pays. A l’occasion,
Tutwemoto a loué la volonté du chef de l’Etat à remettre le pays sur les rails
après plusieurs pays de crise. ‘‘Il tient à transformer la RD Congo et à y
restaurer la paix’’, a rappelé le coordonnateur du RJAMP, considérant
Kabila comme l’artisan de la réunification et de la réconciliation du pays
autrefois divisé en plusieurs parties. Tutwemoto a expliqué qu’à travers
l’opération tolérance zéro, le chef de l’Etat entend mettre fin à l’impunité.
Le RJAMP compte mener plusieurs actions de grande envergure au cours de l’année
prochaine. En 2010, le comité directoire entend achever l’implantation du RJAMP
à Kinshasa ainsi que dans toutes les
provinces du pays. Pour le bon fonctionnement de la structure, Tutwemoto a
sollicité l’appui financier de la hiérarchie du parti. ‘‘Plusieurs séances
de travail seront organisées au siège de l’AMP ou en province entre le RJAMP et
les membres du gouvernement central, les gouverneurs des provinces et les
membres des gouvernements provinciaux, les bourgmestres, les administrateurs
des territoires, les mandataires de l’Etat pour le suivi et l’évaluation de
cinq chantiers dans différents secteurs de la vie nationale’’, a expliqué
le coordonnateur du RJAMP. Présent à la cérémonie, le secrétaire exécutif de
l’alliance chargé d’organisation, Christian Kambinga a exhorté les jeunes
kinois à cultiver des nouvelles idées pour permettre à la RD Congo de reprendre
sa place sur l’échiquier international.
L’honorable
Sabine Muhima
contre les tracasseries routières
L’opération
tolérance zéro a du chemin à parcourir à Kinshasa. Elle doit nettoyer la ville
de ses écuries d’Augias: corruption, tracasseries policières faisant le
terrorisme urbain. L’honorable Sabine Muhima Bintu l’a dit dans sa motion
d’information dont une copie est parvenue Post. Pour parer à la présence
exagérée des éléments de la PCR sur les routes de la capitale, Muhima demande
au ministre de l’Intérieur, Célestin Mbuyu de décentraliser la police de
circulation. Elle souhaite aussi que chaque commune gère à son niveau ses
policiers de roulage pour éviter les désordres. ‘‘On doit protéger la vie
des administrés en mettant en place une structure efficace et rentable’’,
a-t-elle déclaré dans le souci que la PCR régule comme il faut la circulation
et sensibilise les usagers de la route.
En cas d’une contravention établie, l’honorable Muhima pense qu’il serait
nécessaire que la police fasse d’abord
le constat des faits avant d’amener le concerné au bureau. Elle a accusé
les policiers routiers d’occasionner la fuite des ressources au trésor public
du fait qu’ils empochent les recettes payées
par les usagers de route. L’honorable Muhima dénonce également le fait
que ces policiers routiers, sans être inquiétés, rançonnent les chauffeurs au
vu et su de tout le monde. ‘‘Ces policiers ont instauré un système de
ristourne chaque soir et chaque week-end auprès de l’autorité qui les affecte’’,
a-t-elle déploré. Muhima dénonce ce comportement où une multitude des documents
sont demandés aux usagers de la route. Il fait allusion notamment au permis de
conduire, à la carte rose, à l’expertise automobile et à l’autorisation de
transport. ‘‘Malgré ce siège permanent et assidu de plusieurs policiers en
nombre inutilement gonflé à chaque bifurcation, on continue à observer sur nos
routes des véhicules ressemblant à de la ferraille, surchargés, sans police
d’assurance, ni autorisation de transport’’, a fustigé la députée.
gaspard kially.
Incendie chez
TVS1!
La
chaîne de télévision privée TVS1 est passée à un doigt du
catastrophe. A la base, une incendie a ravagé, mardi 29 décembre, une bonne
partie des installations de cette chaîne appartenant au Premier ministre
Adolphe Muzito. Selon les témoignages recueillis sur place, le feu a plus
touché le plateau de tournage, la régie de production ainsi qu’une partie de
l’immeuble abritant la télé et la radio. Selon les mêmes sources, la cause de
l’incendie est due à la mauvaise installation du courant électrique. Seule la
partie de la radio a été épargnée à la suite d’une intervention musclée des
sapeurs pompiers. Aussitôt opérationnelle en mai 2008, la chaîne de télévision
a crevé l’audimat kinois.
Encore six
mois pour la
MONUC,
pressée par Kinshasa
L’ultime
mandat de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC)! La mission onusienne,
pressée par Kinshasa, a bénéficié d’un sursis de six mois. La décision émane
des membres du Conseil de sécurité réunis, la semaine dernière, à New-York, aux
Etats-Unis d’Amérique. Les Congolais verront encore les soldats de la paix
jusqu’au 31 mai 2010. Les membres du Conseil ont adopté à l’unanimité, la
résolution 1906/2009 prorogeant le déploiement des soldats de la paix sur le
territoire national. Les quinze membres du Conseil de sécurité de l’Onu envisagent de réexaminer et
d’ajuster, dans une prochaine résolution, le mandat de cette mission afin de
contribuer à la stabilité à long terme de la RD Congo. Présent à cette réunion,
le représentant permanent de la RDC à l’Onu,
l’Ambassadeur Ileka Atoki, a tenu à clarifier la position de son pays: ‘‘Les
Congolaises et Congolais désirent la paix, et la paix maintenant. La République
démocratique du Congo n’est la cause de la situation de rupture de paix et de
sécurité internationales que connaît la région des Grands Lacs. Votre
résolution enjoint mon gouvernement à adopter des législations et à les mettre
en œuvre dans ce délai de six mois d’existence de vie de cette Résolution. Pour
aucune raison au monde souhaiterions-nous revenir à une quelconque forme
d’autoritarisme fut-ce t- elle du Conseil de sécurité’’, a déclaré le
diplomate congolais.
Pression de Kinshasa. Ileka Atoki espère que
la Monuc aidera le pays à faire
face à la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est; du fait des menaces
régulières des groupes armés tant étrangers que nationaux réfractaires au
désarmement.
Lors
d’une conférence de presse, dimanche 29 novembre à Mbuji-Mayi, au
Kasaï-Oriental, le chef de l’Etat avait déjà annoncé cette prorogation du
mandat de la mission onusienne. ‘‘Le mandat de la Monuc sera encore renouvelé pour 6 mois à partir du mois de
décembre. Le souhait du gouvernement congolais est de recevoir un plan de
désengagement de la Monuc
avant le 30 juin 2010, parce que nous pensons, et c’est le cas, que
depuis le début de cette année, il y a une amélioration nette de la situation
sécuritaire dans l’Est du pays’’, avait répondu Joseph Kabila à la
question d’un journaliste. D’après le chef de l’Etat, son gouvernement n’a pas
demandé à la Monuc de plier
bagages et de quitter le Congo immédiatement, mais de commencer à s’y préparer.
‘‘On a demandé à la Monuc de
nous présenter un plan de désengagement, j’espère bien que ce sera pour
bientôt ou du moins avant la fin de cette année. C’est sur base de ce
plan qu’on va finalement étudier avec la Monuc les modalités pratiques de ce retrait progressif’’,
a ajouté Kabila.
shelat mafuta.
Extrait du
discours d’Alan
Doss au
Conseil de sécurité
Monsieur
le Président, Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Conseil
C’est
un honneur pour moi de vous présenter aujourd’hui de nouveau un aperçu de la
situation en RD Congo, et un état de lieu de la mise en oeuvre du mandat que
vous avez donné à la MONUC, en décembre 2008. Comme vous êtes actuellement en
discussion sur l’avenir de notre mission, je vais me concentrer sur les défis
restant dans le processus de paix et sur nos propositions pour y faire face
dans un avenir proche.
Vous
avez reçu le rapport du secrétaire général et j’ai très peu d’éléments nouveaux
à ajouter, à l’exception de la situation en Equateur. Les forces
gouvernementales ont repris la ville de Dongo, où des incidents avaient débuté
il y a trois semaines. La MONUC a envoyé une équipe composée de militaires et
de civils dans la zone afin d’aider à préparer le retour de la population et
faciliter l’arrivée de l’aide humanitaire. Dans l’Est, nous avons concentré nos
efforts sur la maîtrise et la réduction de la menace que font peser les
principaux groupes armés étrangers en RDC; à savoir les FDLR et LRA. Au cours
des mois d’octobre et de novembre, des éléments des deux groupes se sont rendus
et ont été candidats à un rapatriement volontaire. Depuis le début de l’année
et jusqu’à la mi-décembre, plus de 1400 combattants se sont rendus, ce qui
représente environ trois fois plus que la moyenne des années précédentes. Il y
a également de plus de combattants de la RLA qui se rendent. Parmi ces
nombreuses redditions, la plus importante a été celle de Charles Arop qui
commandait les opérations au moment du massacre de Noël qui a eu lieu à Faradje
l’année dernière.
Les
opérations Kimia II prendront fin le 31 décembre. L’opération a été axée sur la
déstabilisation et la dispersion des forces FDLR afin de mettre fin à leur
contrôle des centres de population et de réduire leur capacité à exploiter les
richesses naturelles du pays. Cet objectif a été largement atteint, bien que
nous reconnaissons que les conséquences humanitaires
ont été très graves. Néanmoins, je voudrais souligner qu’il n’était pas prévu
que ces opérations démantèlent totalement les FDLR, qui sont retranchés dans
les Kivu depuis plus de dix ans. Les FDLR restent une menace forte et elles
chercheront à retourner dans leurs anciens fiefs et punir la population pour
avoir collaboré avec les forces gouvernementales, si on leur permet de le
faire. Aussi, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’une nouvelle directive a été
approuvée ce matin par le chef d’Etat-Major des FARDC et le commandant de la
force. Dans le cadre de cette directive, les FARDC et la MONUC auront pour
priorité de conserver les zones qui ont été reprises aux FDLR et d’empêcher les
attaques contre les civils dans les
zones vulnérables, tout en menant des actions contre les centres de
commandement et de contrôle où les FDLR pourraient s’être regroupées. La
protection des civils devra être au coeur de ces opérations. Comme nous l’avons
indiqué auparavant au Conseil, la menace que représentent les FDLR ne peut être
neutralisée que par un ensemble de mesures: une pression militaire alliée à des
mesures visant à inciter les combattants à se rendre, un véritable contrôle par
l’Etat du commerce des minerais et autres ressources, et enfin des poursuites
judiciaires contre les éléments expatriés qui continuent de financer,
encourager et appuyer les activités criminelles dans l’Est de la RDC. Il s’agit
d’un programme d’action qui, de toute évidence, va au-delà du mandat de la
MONUC et nécessite un appui régional et international. Le dernier rapport du
Groupe d’experts fournit des preuves abondantes du rôle crucial joué par les
dirigeants expatriés fans le financement, l’organisation et la conduite des
activités des FDLR à l’Est de la RDC. Le rapport montre également à quel point
il est important de sévir contre les réseaux qui financent les FDLR ainsi que
d’autres groupes armés en RDC. Les gouvernements de la région, au-delà,
devraient travailler ensemble et identifier les meilleurs moyens de contrôler
et réguler le commerce des ressources
minières et naturelles afin de garantir que les entreprises qui
importent des minerais de la RDC fassent preuve de prudence nécessaire.
Parallèlement, le gouvernement congolais doit garantir la démilitarisation
progressive des zones minières et empêcher ses propres forces armées
d’exploiter ces ressources. Le groupe d’experts indiqué une collusion entre
certains éléments FARDC et les FDLR. Nous le déplorons, mais il faut
reconnaître que les FARDC ont délogé les FDLR de leurs anciens fiefs, et
restent déterminés à régler le problème des FDLR, ce qui, jusqu’à il y a une
année, n’était pas le cas. Cependant, le gouvernement doit agir dans les plus
brefs délais pour instaurer l’autorité de l’Etat dans ces zones tout en
poursuivant devant la justice ceux qui commettent des violations des droits de
l’Homme.
Nous
saluons l’arrestation dans la partie orientale de la RDC et en Ouganda de deux
inculpés du Tribunal pénal international pour le Rwanda parmi le dirigeants des FDLR. Ces arrestations ont été suivies par
l’arrestation en Allemagne au mois de novembre d’Ignace Murwanashyaka, le
président des FDLR, et de son adjoint Straton Musoni. C’est la première fois
que des dirigeants FDLR sont inculpés pour des crimes commis par leur groupe en
RDC -crimes qui, jusqu’à ce jour, sont toujours aussi nombreux. J’exhorte
d’autres pays à suivre l’exemple de l’Allemagne en engageant des poursuites
judiciaires contres les autres membres de la direction politique des FDLR pour
leur soutien à des crimes contre les Congolais dans la partie orientale de la
RDC. Le Conseil a spécifié que l’appui de la MONUC aux FARDC est subordonné au
respect des droits de l’Homme, du droit
humanitaire international et du droit des réfugiés. Conformément aux directives
données par le siège des Nations unies, nous avons adopté une politique de
conditionnalité, qui est déjà en application, quant à l’appui de la MONUC aux
opérations. Cette politique a été partagée avec le gouvernement et étaye
l’initiative de tolérance zéro du Président Kabila. Elle est un élément crucial
dans la lutte contre l’impunité et la protection des civils. Malheureusement,
avec la récente vague d’intégration et de démobilisation des groupes armés
congolais, le problème de la discipline au sein des FARDC s’est aggravé. Il ne
s’agit pas d’un problème nouveau car les précédente
vagues d’intégration ont apporté de nombreux éléments indisciplinés et non
formés au sein de l’armée. C’était le prix à payer pour la paix. Il est par
conséquent important que la réforme du secteur de la sécurité aborde ce
problème récurrent...
Affaire Utex
vs Bamanisa: les députés
de la PO en appellent au respect du droit
Le
conflit immobilier opposant Utexafrica à la famille Bamanisa prend des allures
inquiétantes. Député élu de Kisangani, Jean Bamanisa Saïdi, dénonce la mainmise
d’un lobby ‘‘tribal’’ sur le procès. Unanime, les députés de la Province
Orientale dénoncent cette parodie de justice et demandent que l’affaire soit
dite selon le droit. Les Bamanisa sont même prêts à saisir les instances
judiciaires internationales pour entrer dans leur droit. ‘‘Nous nous laisserons pas faire et nous sommes déterminés à amener
l’affaire au niveau de l’OHADA si on continue à bloquer la machine’’, a
déclaré Bamanisa, souhaitant trouver un compromis à l’amiable. De quoi
s’agit-il? Utexafrica oppose aux enfants Bamanisa, mineurs, un conflit basé sur
les prétentions de s’accaparer des servitudes de passage, d’imposer des égouts,
la hauteur des bâtiments, de s’accaparer du littoral se trouvant devant la
parcelle portant le n°24.649 du plan cadastral de la ville de Kinshasa, commune
de Ngaliema. ‘‘Les parcelles que nous occupons et sur lesquelles il est
construit 3 immeubles de R+4 étaient pratiquement terminées avant que
Utexafrica ne procède, par des voies ‘‘irrégulières’’, au déguerpissement de
tout notre personnel’’, a expliqué le patron de l’entreprise IMMOBAJE Sprl
dont le siège social est situé dans l’immeuble ex-représentation industrielle
de Chanimetal, commune de
Ngaliema. Les Bamanisa ont acquis ce terrain (4.700 m²) en bonne et due forme
depuis 1995. Ils ont obtenu le certificat d’enregistrement n°05207 avant d’être
corrigé au n°433043 tandis que le contrat de session de bail leur avait été
délivré en 2001. Depuis, les Bamanisa n’ont jamais eu de démêlés avec leurs
voisins directs. Le tout commence le 28 février dernier quand Utexafrica initie
une action (citation directe) pour faux en RP 21.419/I contre mademoiselle
Teresina Bamanisa (16 ans) au motif qu’elle aurait déclaré de fausses mesures au services du cadastre. L’entreprise de textile a même
accusé la fille Bamanisa d’obtenir un faux certificat d’enregistrement. Les
mesures étant prélevées par l’administration qui a également la charge de
délivrer les certificats d’enregistrement, l’action de menée par Utexafrica
n’avait pas abouti. L’erreur matérielle d’écriture a d’ailleurs été par la
suite reconnue par les services du conservateur et corrigée. Un nouveau
certificat d’enregistrement a été délivré le 12 mars dernier aux Bamanisa. Le
juge pénal ordinaire s’était déclaré incompétent pour juger un mineur de moins
de 18 ans en vertu de la loi sur la protection de l’enfant en vigueur en RD
Congo depuis le mois de janvier 2009.
Déboutée, Utexafrica ne baisse pas les bras. Elle réoriente la même
plainte auprès du juge des enfants, alors que la décision du juge ordinaire
n’est pas encore passée en force de chose jugée. ‘‘Logiquement, il a fallu
attendre au moins 6 mois avant que le juge de l’enfant puisse connaître les
faits. L’exception de non bis in idem a été évoquée puisque c’est toujours la
même cause et les parties qui sont encore entendues ici’’, a indiqué l’honorable Bamanisa
avant de rappeler que les pièces communiqués par Utexafrica font état du fait
que cette société n’a pas suivi, dans sa constitution qui lui donne la nature
juridique qu’elle prétend avoir présentement, la procédure voulue en matière
de droit de sociétés. ‘‘Les personnes
supposées représenter les intérêts d’Utexafrica dans cette affaire répondent
plutôt pour une autre personne morale
qu’est la société COTEX. Ceci pose donc le problème de défaut de qualité pour
ces personnes et celui de l’inexistence juridique d’Utexafrica’’, a-t-il
dénoncé. Sur ce, les Bamanisa, ont initié, depuis le 13 juin dernier, auprès du
Parquet général de la République deux demandes d’informations sur la société
Utexafrica et sur la concession dite Utexafrica. Bamanisa fait allusion à sa
destination initiale, aux lotissements, aux changements de destination, aux
paiements des taxes foncières, l’impôt sur le revenu locatif et les droits
proportionnels revenant à l’Etat congolais. Utex a eu à demander au tribunal,
alors qu’on examinait encore des préalables évoqués par rapport à la
recevabilité de sa requête, que soient suspendus les travaux entamés par les
Bamanisa. Nonobstant les recours, les travaux sur le chantier ont été
suspendus. L’honorable est étonné du fait qu’un juge répressif rend un jugement
avant de dire le droit assorti d’une clause exécutoire. Bamanisa va aller en appel. Une fois de plus
à son étonnement, le TGI Gombe, siégeant en appel a décrété l’irrecevabilité de
l’appel et renvoya la cause devant le Ier juge (tripaix)
pour instruction au fond. ‘‘Il est étrange de constater très souvent que les
décisions et jugements vont à l’encontre du déroulement des audiences et des
plaidoiries’’, s’est-il plaint.
C’est
depuis le 30 avril 2009 que le dossier physique de la cause ED. 159/IV (coté de
la 1 à 127) a quitté le greffe du Tripaix Ngaliema pour celui du TGI Gombe. En
date du 15 juin 2009, le dossier REDA 004/2009 (ouvert suite à l’appel formé
contre le dossier E.D 159/IV) quittera le greffe du TGI Gombe pour celui de la
Cour suprême de justice (CSJ). La société Utexafrica est accusée d’avoir violé
l’article 49 de l’ordonnance loi relative à la procédure devant la CSJ
stipulant que: ‘‘le délai et l’exercice du pouvoir en cassation en matière
répressive sont suspensive de la décision à l’égard de toutes les parties’’.
Utexafrica a sollicité et obtenu de Mme Wembo Feza (alors présidente du Tripaix
Ngaliam) qu’elle puisse requérir la police afin de faire exécuter la décision
rendue par le Tripaix Ngaliema. ‘‘Nous suspectons l’attitude de nos juges
qui nous incitent à les récuser, car il est étrange de constater que leurs
décisions et jugements vont à l’encontre du déroulement des audiences, des
plaidoiries, bref du droit et de l’éthique’’, a fustigé l’honorable
Bamanisa, dénonçant ainsi la présence des policiers, depuis début juillet
dernier, dans la concession de ses enfants. Ces hommes en uniforme empêchent
l’accès à toutes les personnes qui sont censées y être. Bamanisa qualifie cela
d’un déguerpissement et d’une
expropriation opérés ‘‘ de facto’’. Utexafrica est allée encore loin en
initiant une action civile (assignation en résolution du contrat de vente) RC
101 690 du 24 février 2009 qui tend à annuler les contrats de cession qui ont
eu lieu entre elle et les enfants Bamanisa pour prétendue violation de
l’interdiction de dépasser la contrainte de ne pas aller au delà d’un niveau.
Bamanisa ne panique pas sachant que cette action ne saurait aboutir étant donné
que le sol et sous-sol congolais appartiennent à l’Etat, seule autorité
habilitée à fixer les normes urbanistiques. ‘‘Dès lors qu’Utex n’a cédé que
son droit de location et que nous avons signé un contrat en bonne et due forme
avec l’Etat en date du 1er novembre 2006 portant numéro 20280, nous avons respecté les termes de ce contrat, nous
avons obtenu en bonne et due forme l’autorisation de bâtir signée par le
ministre de l’Urbanisme en date du 17 novembre 2005 pour la construction d’un
complexe d’appartements de standing (R+3) et qui du reste vient d’être, depuis
le 1er juillet 2009 renouvelée par la ministre de l’Urbanisme et Habitat,
assorti de la possibilité de passer du niveau (R+3) au niveau (R+4)’’, souligné Bamanisa, accusant Utexafrica de
vouloir tout simplement s’accaparer de leur patrimoine. L’élu de Kisangani
s’insurge contre le pouvoir concédant d’Utex alors qu’elle est propriétaire
comme tous les autres. Pour Bamanisa, Utex ne peut céder ses droits, continuer à imposer des conditions et être en mesure de
récupérer les droits cédés quand bon lui semble. Il a rappelé que la présence
de la police, depuis plus de 45 jours, constitue une violation de la
Constitution. Pour accompagner le chef de l’Etat, dans sa volonté d’assainir
l’environnement judiciaire et autres services de l’Etat, les agents qui
courbent à la volonté d’Utexafrica méritent des sanctions.
Ce
procès ‘‘monté de toutes pièces’’ a fait bloquer le financement du
complexe. En date du 16 avril 2009, le financier, Shelter Afrique, aurait même
écrit à la ministre de l’Urbanisme et Habitat, Générose Lushiku, pour lui exprimer son mécontentement: ‘‘il
sera désormais difficile au Conseil d’administration de Shelter d’approuver les
prêts dans un pays où les documents délivrés par les autorités compétentes
soient contestés ultérieurement’’. Le gouvernement ne doit pas prendre des
décisions de Shelter Afrique en légère au risque de perdre des partenaires
utiles devant l’accompagner dans la reconstruction.
de la rotule.
MEDIA
Des
journalistes kinois formés
sur la gouvernance démocratique
Des
professionnels des médias kinois ont bouclé, mercredi 23 décembre, au Cercle
Elaïes, commune de la Gombe, un atelier de formation sur la gouvernance
démocratique. A l’initiative du Programme des Nations unies pour le
développement (PNUD), cette session de trois jours a invité les journalistes de
la capitale à plus de professionnalisme dans l’exercice de leur métier. Il a
été demandé aux participants de créer un réseau de promotion de la politique de
bonne gouvernance. Le PNUD a promis d’aider les médias, dans le cadre d’un
partenariat, à accélérer la mise en place des réformes susceptibles à refonder
la profession de journalisme en rendant. Au terme de l’atelier, les participants
ont recommandé la mise en place d’un partenariat PNUD-Gouvernement pour la
campagne de bonne gouvernance. Les journalistes ont invité l’exécutif à
soutendre un système démocratique stable et légitime. Les institutions
nationales sont appelées à plus de transparence dans la gestion de la chose
publique, dans la lutte contre l’impunité, l’inégalité sociale, la
discrimination sexuelle et la violation des droits de l’Homme. Les
professionnels des médias sont invités à s’investir dans la recherche de la vérité,
dans un esprits critique, en diffusant des
informations fiables, crédibles fondés sur les principes directeurs du code
d’éthique et de déontologie de leur la profession. Il a été demandé au PNUD de
doter les medias des matériels nécessaires dans la perspective des nouveaux
programmes et autres actions à mener dans divers organes de presse. A
l’occasion, les journalistes-participants ont recommandé la création d’une
Maison de presse et d’installation d’un blog ainsi d’un journal en ligne.
Plusieurs thématiques étaient développées au cours de cette session dont la
gestion des relations journalistiques, la promotion du genre dans le processus
de la gouvernance démocratique ainsi que les dérives déontologiques et éthiques
et leurs incidences sur la liberté de la presse en RD Congo.
Dans
son exposé, Bonani Bukaka, expert en communication a révélé que qu’il n’existe
pas une bonne relation entre la presse et le Parlement, organe législatif du
pays. Il a suggéré que le Parlement prenne conscience de la nécessité d’une
politique d’ouverture par rapport aux médias, en créant toutes les facilités à
l’information parlementaire pouvant améliorer les conditions de libre accès à
l’information parlementaire pour sa mise à disponibilité aux électeurs. ‘‘L’appui
institutionnel pour la bonne gouvernance est un travail fastidieux tant qu’il
demeure essentiellement un problème de valeurs à promouvoir’’, a constaté
Bonani, rappelant que le PNUD s’atèle à renforcer les capacités tant au niveau
des parlementaires que des institutions elles-mêmes en vue d’un développement
démocratique national affectant positivement le développement humain. En vue de
stimuler d’autres partenaires, le PNUD a estimé établir un partenariat avec les
médias pour les institutions s’approprient
en un temps record le contenu de son programme. Cette nécessité
s’explique par le fait que la presse, jouissant de la liberté qui lui est
reconnue par la constitution, a la latitude de servir de pont entre, d’une
part, les deux partenaires principaux (PNUD-Parlement) en ce qui concerne le
suivi des apports du PNUD et d’autre part, entre le Parlement les populations
concernant les effets palpables résultant de cet appui dans la production du
travail parlementaire dont elles sont supposées êtres les bénéficiaires
directs. ‘‘Il est convenable que les médias travaillent en réseau afin que
leur contribution au développement démocratique du pays soit cohérente et
efficace’’, a poursuivi Bonani, précisant que la gouvernance médiatique
recommande le respect des règles éthiques dans le traitement et la diffusion
des informations. Elle impose aussi aux communicateurs de donner la bonne
information et de ne pas se servir des médias pour manipuler l’opinion ou
l’inciter à la haine. Au nom de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC),
Chantal Kanyimbo a révélé des problèmes d’ordre organisationnel entraînant des
effets pervers sur les questions déontologique et d’éthique professionnelle. ‘‘La
rédaction, incapable de doter le journaliste des moyens de travail conséquent,
laisse dangereusement s’assujettir aux sources d’information’’, a-t-elle
déploré, rappelant que ce comportement pose un problème dans le choix des
sujets à collecter. A la tribune, Kanyimbo a rappelé que d’autres problèmes
liés à l’accès aux sources d’information publique constituent également un défi
pour assurer la collecte d’informations. ‘‘Il se dégage actuellement la nécessité d’avoir une loi qui
non seulement garantit l’accès à l’information publique, mais fait aussi
obligation à tous ceux détiennent un mandat public d’ouvrir la gestion des
affaires publiques à tous ceux qui désirent savoir les différents actes posés
au nom des populations et pour elles’’, a-t-elle rassuré.
Pour
rappel, le programme gouvernance, évalué à un montant global de 388.499.800
dollars américains, regroupe diverses composantes à savoir: politique,
administrative, locale, sécuritaire et judiciaire ainsi que économique. Soutenu
par seize bailleurs de fonds dont le Programme des Nations-unies pour le
développement (PNUD), le programme gouvernance entend, à court terme,
accompagner la mise en place du nouveau système politique issu des élections
et de la réforme constitutionnelle. Ce
programme servira, dans le moyen et long terme, de cadre global d’intervention
du gouvernement. Le programme se propose également d’appuyer la mise en place
d’un système de gouvernance démocratique stable et légitime favorisant le
développement humain durable. En tenant compte des défis prioritaires
déterminés par le DSCRP, le présent programme vise assister l’exécutif national
dans la réalisation des objectifs de développement. On fait allusion notamment
à l’accroissement de l’accès et la participation citoyenne au système
politique, à l’amélioration des performances de l’administration et l’accès aux
services de base des institutions publiques. Le bilan à mi-parcours est
positif. En 2009 finissant, le programme gouvernance a renforcé des capacités
des partenaires de réalisation en appuyant les réformes et facilitant la mise
en oeuvre de la décentralisation. Le programme a également appuyé la mise en
oeuvre du STAREC. ‘‘Dans le cadre de gouvernance politique, nous avons
consolidé le cadre démocratique en accroissant l’accès et la participation
citoyenne au système politique. Ses interventions courant 2009 ont porté sur
l’appui au Parlement national et aux Assemblées provinciales, à la Cour des
comptes, aux partis politiques et à la société civile’’, s’était réjoui le
team leader du programme gouvernance au PNUD, Karounga Keita lors d’une
conférence de presse à la Primature. Les experts du programme ont participé à
l’élaboration de l’avant proposition de loi sur le système national de payement
en RD Congo et des textes de loi relatifs au système judiciaire. Ils ont
participé à la réalisation de l’audit organisationnel du Parlement. Le
programme a aussi renforcé les connaissances et compétences des parlementaires
et de leurs conseillers politiques sur les nouvelles technologies d’information
et de communication, l’élaboration des plans stratégiques de développement de
l’hémicycle, l’élaboration d’édits, le contrôle parlementaire, la logistique,
la rédaction des documents parlementaires, le protocole parlementaire, les
droits de l’Homme, les droits de l’enfant, le régionalisme et la
décentralisation, la responsabilité sociale et l’organisation de séance de
comptes rendus à la base dans les provinces de Kinshasa, la promotion du genre
dans le travail parlementaire dans la Province Orientale, du Kasaï-Occidental,
du Bandundu et du Sud-Kivu. Durant l’année 2009, le programme gouvernance
politique a assuré le renforcement des connaissance et compétences de 1200
membres de partis politiques en matière de financement des partis politiques et
de stratégie de mobilisation des ressources et de démocratie. Dans le cadre du
Projet d’appui au cycle électoral (PACE), les experts du programme avaient
participé à l’élaboration de l’avant-projet de la loi organique portant
création et fonctionnement de la CENI, adoptée lundi 14 décembre à la chambre
basse du Parlement. Pour la préparation des élections (locales et générales de
2011), le programme, à travers le PNUD, a vérifié et réparé 6.100 kits
d’enrôlement d’électeurs (sur les 10.000 achetés en 2005) en vue de la révision
du fichier électoral. Dans sa composante administrative, le programme s’occupe
de la mise en oeuvre de la réforme de l’administration publique tandis que sa
composante locale met l’accent sur la mise en oeuvre de la décentralisation et
l’appui au développement provincial et local. La gouvernance sécuritaire et
judiciaire du programme renforce la sécurité humaine et la mise en oeuvre de la
réforme judiciaire et enfin la gouvernance économique qui se focalise sur l’amélioration
de la planification et de la gestion économique. Les principaux bénéficiaires
du programme sont; les deux chambres du Parlement national, les Assemblées
provinciales, la société civile. Ce programme est né sur la base des
concertations et consultations entre le gouvernement et ses partenaires
de la rotule .
SPORTS
CAF:
DCMP déjà en ordre !
Les
représentants rdcongolais en compétitions africaines risquent gros. Sur les
quatre, seul le DCMP a envoyé une liste complète de ses joueurs à la
confédération africaine. Les autres clubs traînent encore les pieds. Les
Immaculés, sans coordination, une première liste de 27 joueurs capables de
défendre le team vert et blanc au niveau du continent. Engagé pour la 7ème orange de la
CAF, le DCMP s’est rajeuni à 65 pc et a fait recours aux différents jeunes
talentueux du pays. La préparation avec les retenus se poursuit calmement au
Bas-Congo. Les entraîneurs, sous la supervision de Mukeba, multiplient des stratégies pour une bonne prestation. ‘‘Nous
ne voulons pas laisser nos plumes au premier tour comme dans des éditions
précédentes’’, a rassuré un des entraîneurs des Immaculés. DCMP veut cette
fois-ci aller loin voir bénéficier de la cagnotte comme les autres.
Voici
la liste des joueurs
Gardiens
-
Matampi (Dcmp)
-
Mputu (New-Soger)
-
Kanyinda ( Dragons)
Défenseurs
-
Isama Mpeku ,Nsualu Ngemba ,Joël Kimuaki Mpela et Gladis Bokesse (Dcmp), Biyala (New-Soger), Tshisambu (Sanga-Balende) , Yasa et
Lino Masombo (Canon-Buromeca ), Basolela ( Etoile de Kisangani)
Milieux de terrain
-
Nlandu Makela, Nsimba Mukanu, et Tusilu
Basola du Dcmp)
- Saleh
Saleh (St-Luc)
- Odja (Kabasha)
-
Mukoko (Stade Kinois)
-
Bageta ( Jac -Trésor )
-
Kokola ( Mazembe)
Attaquants
-
Tshilembi (MKE)
-
Lomboto (Dragons)
- Mwamba ( Etoile de Kisangani),
Mukuna ‘‘Celéo’’ et Diavita Dama (Canon Buromeca) ainsi que Kitoti du Dcmp .
Gaspard
Kially.
***the end***