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Non au Statut Quo, et Plus jamais Question D'intégrer les Forces Négatives dans les FARDC

Par

Sloj, S. Litofe, Ph.D.
Political Economy & Public Policy

Introduction

En lisant un article paru dans RFI Afrique du mercredi 6 mars 2013, et dont la plupart d'autres medias paraissant au Congo et ailleurs ont du relayer par la suite; nous étions négativement surpris d'apprendre que le gouvernement congolais serait prêt à signer un accord avec le M23, le 15 mars prochain. Plus inquiétant encore, l'une des clauses de cet accord entretiendrait, semble-t-il, l'idée d'intégrer les terroristes du M23, aile Makenga, dans l'armée nationale, comme ce fut le cas avec les terroristes du CNDP de Kundabatware le 23 mars 2009. Une intégration qui est à l' origine de la crise actuelle; et qui est sans conteste la source des traitrises et de l'impunité à l'origine des défaites militaires que les Forces Armées de la RDC (FARDC) ne cessent d'encaisser dans l'est du pays.

D'après cet article, « Kinshasa serait d'accord pour intégrer les troupes de M23 aile Makenga dans les FARDC, jusqu'au niveau de lieutenant. Pour les officiers au dessus, ce serait du cas par cas. Certains mutins se verraient plutôt proposer des reconversions dans la vie civile. Enfin, la troisième catégorie, les grands chefs notamment ceux touchés par des sanctions onusiennes; là encore ce serait du cas par cas, et l'éventualité d'une amnistie avec l'accord du Parlement». Avec l'aile Runiga et Bosco Ntaganda, poursuit l'article, «aucun compromis n'est en vue. Et ici, il sera question de le combattre comme une force négative» conclu l'article.

II. Idées Maitresses

Dans nos précédentes livraisons, nous avons insisté sur trois idées maitresses en rapport avec ce qui se passe à l'est du pays et les pourparlers de Kampala. La première idée cardinale dont nous avions fait mention est que: L e Rwanda et l'Ouganda n'entendent pas lâcher le territoire qu'ils contrôlent à l'est du Congo, via les terroristes du M23. Bien plus, nous avions insist é sur le fait que, étant donn é que toutes les deux fractions du M23 (M23 aile Makenga et M23 aile Runiga) sont des créations du Rwanda et de l'Ouganda; aucune d'elles est bonne, dans le sens d'être prête à faire la paix au Congo. En effet, dans leur pass é récent, toutes ces deux fractions ont décimé des milliers des Congolais, et elles continuent à terroriser les populations locales en commettant des meurtres, des violences sexuelles, des tortures, et en excellant dans le recrutement des enfants soldats, aux fins de permettre à Museveni, Kagame, et tous ceux qui les soutiennent, singulièrement les multinationales corporations qui participent au pillage systématique des ressources naturelles du Congo, d'atteindre leur objectif: Balkaniser la RDC.

La deuxième idée maitresse dont nous avions fait mention est que: La soit disant guerre entre les partisans de Makenga qui, semble-t-il, serait prêt à se conformer au schéma tracé par l'accord-cadre de paix d'Addis-Abeba; et l'aile Runiga qui s'opposerait à toute idée d'intégration au sein des institutions nationales, n'est autre qu'une comédie; mieux, une ruse de Museveni et Kagame pour distraire non seulement les Congolais; mais aussi et surtout les Nations Unies, l'Union africaine, la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, et les 14 États Membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) qui se sont port é s garants de l'accord-cadre de paix d'Addis-Abeba du 24 février 2013.

En effet, étant donné que Museveni et Kagame ne comptent pas lâcher les territoires de la RDC qu'ils contrôlent à l'est du Congo via les terroristes du M23; étant donn é que c'est bien l'aile Makenga qui renferme et/ou compte le gros des troupes du M23; en faisant semblant de se conformer au schéma tracé par l'accord-cadre de paix d'Addis-Abeba; Museveni et Kagame voudraient tout simplement mettre le M23 aile Makenga à l'abri de la mission principale qui sera dévolue à la Brigade d'intervention rapide: mener des opérations offensives contre toutes les forces négatives opérationnelles dans l'est de la RDC , et les éradiquer. En soustrayant l'aile Makenga de force de frappe de la Brigade d'intervention rapide, tout en faisant semblant de sacrifier l'aile Runiga, comme ils ont fait semblant de sacrifier Kundabatware; Museveni et Kagame aurait ici trouvé une bonne formule pour maintenir le statut quo sur terrain, et ainsi gagner du temps; pendant qu'ils peaufinent d'autres stratégies macabres qui leur permettront d'atteindre leur objectif: balkaniser la RDC. Et ainsi, avoir accès libre aux innombrables ressources minières et naturelles dont regorge l'est de la RDC.

La troisième idée maitresse est que Museveni, Kagame, et tous ceux qui les soutiennent, n'ont jamais cru au dialogue, aux négociations, aux pourparlers, accords et/ou traités et à la diplomatie . Plus d'une fois, pour Museveni, Kagame, et tous ceux qui les soutiennent, dialoguer et/ou négocier signifie tout simplement: Mentir, distraire, gagner du temps, et se préparer à foncer militairement dès la moindre opportunité. Et ce, jusqu'à la victoire finale. Dans ce cas, balkaniser la RDC.

En effet, si Museveni, Kagame, et tous ceux qui le soutiennent croyaient au dialogue, aux négociations, aux pourparlers, accords et/ou traités et à la diplomatie, le génocide rwandais de 1994 n'aurait jamais eu lieu. Les accords d'Arusha, qui se sont de roulés de juin 1992 à août 1993, qui prévoyaient entre autres: (a) la mise en place d'un État de droit sous la responsabilité d'un gouvernement de transition à base élargie, (b) le retour des réfugiés rwandais, et (c) la constitution d'une armée nationale de transition intégrant les FAR et l'APR; auraient certainement abouti à la mise sur pied d'une démocratie constitutionnelle et représentative au Rwanda. Ceci aurait, à la longue, permis de mettre un terme à la cause première du cercle vicieux des violences et du génocide au Rwanda qui est: Le manque des institutions capables de garantir l'égalité d'accès aux ressources, pouvoir, et privilèges au Rwanda. Ce manque d'institutions est, lui-même, lié à la notion de la suprématie ethnique des Tutsi sur les Hutu et les Twa, que Kagame et les Tutsi extrémistes venus de l'Ouganda continuent d'entretenir et perpétuer au Rwanda.

Bien plus, avions-nous fait mention, si Museveni, Kagame, et tous ceux qui le soutiennent croyaient aux dialogues, négociations, pourparlers, diplomatie, accords et/ou traités, le soldat du peuple, Mzee Laurent Désire Kabila , serait encore en vie aujourd'hui. Plus de 5.4 millions de Congolais décimés à la suite des guerres injustes d'invasions et d'occupations, imposées à la RDC par les corporations multinationales, et exécutées sur terrain par Museveni et Kagame, seraient encore en vie aujourd'hui. Que leurs âmes se reposent en paix auprès de l'Eternel. Tôt ou tard, le peuple Congolais poursuivront leurs bourreaux en justice, de la même façon que le peuple Juifs continuent de poursuivre jusqu'aujourd'hui les Nazis.

Plus de 5.4 million d'innocents congolais décimés, toute proportion gardée, cette statistique macabre est sept fois plus élevée que celle du génocide Rwandais de 1994; et 2.000 fois plus élevée que celle du massacre terroriste d'Osama bin Laden du 11 septembre 2001 aux États Unis. Et comme nous n'avons jamais cessé de le répéter, les 5.4 millions des congolais décimés n'étaient pas des moustiques, des rats, et moins encore des abeilles meurtrières africanisées (i.e. Africanized Killer Bees , comme les Américains aiment bien dire); mais qu'ils étaient des êtres humains avec un corps et une âme comme vous et moi, comme nous tous. Et, en dépit de cet holocauste, Museveni et Kagame continuent à circuler librement comme si rien ne s'était passé.

Et nous venons de suivre les propos injurieux de l'ancien président des étudiants rwandais à l'université de Lubumbashi, Azarias Ruberwa, devenu vice-président de la RDC en charge de la défense, de la sécurité, et de la politique par la magie de la guerre menée par le mouvement politico-militaire rwandais, le RCD-Goma. Il a déclaré avec arrogance sur RFI ce qui suit : «  Kinshasa n'a pas le choix. Dans une guerre ou vous n'avez pas la suprématie, vous ne pouvez pas mettre fin à cette guerre sans intégration. C'est quasi impossible. (…) Nous revenons encore une fois au débat sur la paix et la justice. Je m'interroge : comment voulez-vous que les chefs de l'armée, qui sont exclus de l'armée et qui sont sous sanction [de l'ONU], laissent jouer la carte de la paix pour que ce soit simplement leurs subalternes qui soient intégrés ? Et leur sort, alors ? Et ils diraient : « Nous faisons la paix mais emmenez-nous en prison  » ? (…) Il n'y a pas de mythe ou de mystère à faire : il y aura integration ». Quelle arrogance?

Voila à quel point monsieur Azarias Ruberwa fait l'apologie du M23 et du Rwanda, foulant aux pieds la souffrance de la population locale de l'est du Congo. Et dire que Ruberwa rêve de diriger le Congo un jour! Dans un pays qui se respecte, monsieur Ruberwa serait en prison pour haute trahison et pour les crimes contre l'humanité commis par le RDC-Goma au Congo. Et, pourtant, il continue a narguer le peuple congolais en se faisant passer pour le porte-parole du M23. Ceci est une raison de plus de ne pas répéter l'erreur de 2009 en intégrant les forces négatives au sein de l'armée nationale (FARDC). Les chancelleries occidentales que nous avons contactées ici aux Etats-Unis nous ont dit que l'intégration militaire des forces rebelles en 2009 était la grosse erreur commise par le président Joseph Kabila. Cette intégration militaire est à la base de l'affaiblissement de l'armée nationale aujourd'hui.

De ce qui précède, il est clair que le seul langage que Museveni, Kagame, et tous ceux qui les soutiennent comprennent n'est autre que le langage des armes: Qui tue par l'épée, périt par l'épée. C'est le seul langage que ces deux grands jongleurs et génocidaires (i.e. Museveni et Kagame) de la Région des Grands Lacs comprennent. Voici pourquoi, avions-nous insisté que, en vertu de l'article 85 de la constitution, le président Kabila devrait déjà convoquer l'état d'urgence ou l'état de siège (i.e. Article 85), et envisager les solutions militaires appropriées pour mettre un terme aux aventures de Museveni, Kagame, et tous ceux qui les soutiennent à l'est de la RDC. Plus d'une fois, avons conclu: les négociations de Kampala et autres pourparlers sont une distraction et une perte de temps.

III. Remarques Finales

Si l'article paru dans RFI Afrique le mercredi 6 mars 2013 est correct, il y a lieu de craindre une crise politique qui se profile à l'horizon. En effet, lorsqu'on considère le fait que, constitutionnellement, le président de la république n'est pas responsable devant le parlement (i.e. pas un seul article de la constitution en vigueur parle des questions orales et/ou écrites adressées au président de république, de son impeachment, et moins encore de son recall, en cas de haute trahison et autres manquements graves).

Et que, lorsqu'on analyse de très près le degré d'indignations et frustrations qu'avaient manifestés les congolais à travers toute l'étendue du territoire nationale et la diaspora en général; et les populations locales et la société civile du Nord-Kivu en particulier; à la suite des retraits inattendus des FARDC des localités de Kalengera, Kako, Rutshuru-centre, Kiwanja, et Nyongera; et le subséquent redéploiement des terroristes du M23 dans ces localités. Et, s'il est vrai que, tout compte fait, le président Kabila serait prêt pour signer un accord avec les terroristes du M23. S ans peut être le savoir ni le vouloir, le président Kabila est en train d'exposer le gouvernement Matata à la motion de censure ou de défiance de l'assemble nationale (i.e. article 146 de la constitution). Et que, en dernière analyse, ce gouvernement finira par être déclaré démissionne, in toto and in globo (i.e. article 147 de la constitution).

Au cas où il serait déclaré démissionnaire; et au cas où la crise entre le Gouvernement et l'Assemblée nationale persisterait, le Président Kabila pourra, après consultation avec Matata et les Présidents de l'Assemblée nationale et celui du Sénat, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale. Dans ce cas, la commission électorale nationale indépendante (CENI) devra organiser des nouvelles élections législatives endéans soixante jours, suivant la date de publication de l'ordonnance de dissolution de l'Assemblée nationale (i.e. article 148). Bien plus, étant donné que le président de république est toutefois responsable devant le peuple congolais, souverain primaire; et que s 'il est vrai que le président Kabila serait effectivement prêt pour signer un accord avec les terroristes du M23 aile Makenga; il y a ici lieu de craindre une Jasmine Révolution à la Congolaise contre le président Kabila, avec des conséquences incalculables et imprévisibles.

Pour éviter tout cela, l e gouvernement congolais ne doit pas signer un quelconque accord avec le M23, soit il aile Makenga et/ou aile Runiga. En effet, après l'évaluation des accords de 23 mars 2009; tout ce que le gouvernement congolais doit faire c'est:

•  Établir un calendrier réaliste pour exécuter ce qui reste à exécuter des accords du 23 Mars 2009; et dégager et/ou budgétiser les ressources financières nécessaires pour leur matérialisations.

•  Demander aux terroristes du M23, d'inconditionnellement déposer leurs armes. En défaut de quoi, la brigade d'intervention rapide devra les traquer et les anéantir, au même titre qu'elle traquera et éliminera les autres forces négatives qui continuent de semer la terreur et la désolation à l'est du pays.

•  Recenser tous les éléments du M23 qui auront déposé leurs armes ; puis les relocaliser dans d'autres localités et/ou provinces du pays, loin du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, le Maniema, et la province Orientale.

•  Accorder l'amnistie générale, et sans exception, seulement aux ex- éléments du M23 qui auront accepté leur relocalisation définitive dans ces nouvelles localités et/ou provinces. Tous ceux qui résisteront à la relocalisation devront être considérés comme forces négatives, et la brigade d'intervention rapide s'en occupera.

•  Identifier les vrais Mai-Mai qui sont en train de défendre les terres de leurs aïeux, et les incorporer, inconditionnellement, dans les FARDC. En effet, point n'est besoin de souligner que, en dépit de certains égarements; n'eut-été le patriotisme de ces vrais Mai-Mai; le Nord-Kivu, Sud-Kivu, le Maniema, et l'Ituri seraient déjà transformés en colonies de peuplement et d'exploitation du Rwanda et de l'Ouganda, depuis belle lurette.

•  Après la pacification de l'est du pays, organiser ainsi les concertations nationales annoncées par le Chef de l'État , non pas pour se partager le gâteau; mais pour trouver des solutions appropriées à court, moyen, et long termes, aux maux que le comité permanent de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a si bien diagnostiqu é dans son mémorandum adressé au président de la république le Lundi 4 mars 20013.

Par contre, s'il s'avère que l'article paru dans RFI Afrique le mercredi 6 mars 2013, est incorrect. C'est-à-dire, il est tout simplement un ballon d'oxygène, lancé par les ennemis de la RDC, pour sonder les réactions des congolais et ainsi intentionnellement jeter du carburant dans le feu; le moment est très mal choisi. Par conséquent, le gouvernement Matata doit, illico, intenter une action en justice contre la RFI Afrique , pour subversion et/ou tentative de déstabilisation des institutions légales de la RDC. La liberté d'expression n'étant nullement synonyme d'irresponsabilité et/ou du manque d'éthique professionnel.

Congo vision

Los Angeles, 12 mars 2013

© 2013 Congo Vision


REACTIONS

Dans une république  bananière, les bourreaux ont la peau dure, voici l'un  des tueurs tutsi au Congo Ruberwa, patron du tristement célèbre RDC/Goma, il reconnait qu"ils ont occupé cette partie du pays pendant 5 ans, mais il oublie qu'il avait ordonné  en tant politique d'égorger, de ligoter, d'éventrer les femmes enceintes,d' enterrer des personnes vivantes,  de brûler les personnes vivantes,d' enterrer des millions des congolais autochtones dans des fosses communes! EX-  vice président de la transition par effraction,il garde tous ses privilèges et un bataillon des militaires rwandais pour sa sécurité en plein Kinshasa, il est derrière le M23, d'ailleurs Runinga  le faux pasteur comme lui même pour embobiner les congolais naifs, il plaide tout naturellement pour l'intégration de ses frères criminels dans les FARDC afin de continuer la salle besogne d'exterminer le peuple congolais. Il continue à brandir son fond de commerce qui est la minorité tutsi et leur faciès, pourquoi ne rentre t il pas au Rwanda chez ses semblables? Les congolais n'ont jamais revendiqué la nationalité rwandaise, à contrario les envahisseurs tutsi se proclament tutsi congolais, une espèce humaine qui n'a jamais existé au Congo sauf à l'avènement du conglomérat d'aventuriers de l' AFDL, PPRD, RCD, CNDP, M23 (1996-2013) Faut il tuer les personnes qui identifient le faciès de qui que ce soit?
Les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles, tôt ou tard la  justice le rattrapera.
À ceux qui doutent encore de l'occupation rwandaise au Congo, voici la pièce maîtresse de la stratégie d'infiltration progressive  des tutsi au Congo:plus de 450 officiers tutsi dans les FARDC,  les entreprises publiques tel que l'OFIDA, services de sécurité, c'est lui qui veille pour son frère le Cheval de Troie de Kagame au Congo.

Jus qu' à quand le peuple congolais doit-il  endurer ses bourreaux  ?

JM


KINSHASA A LE CHOIX LE M-23 N'INTÉGRÉRA PAS LES FARDC

PRÉAMBULE    

Azarias Ruberwa doit avoir honte pour les crimes qu'il a commis en RDC ce pays qui l'a accueilli comme réfugié burundais par "Kalemie", les traces existent. Il n'est ni Rwandais ni Mwanyamulenge. Les Rapport établis par la sûreté belge du temps de "Karel De Gucht" sont clairs. Mais avant de parler de tout cela, Ruberwa devait savoir qu'il est sadique, c'est lui qui a commandité et ordonné avec le RCD/Goma l'égorgement des Congolais, le meurtre des femmes après leurs viols et l'enterrement de certaines d'entre-elles vives dans les fosses communes creusées à cette fin-là. Plus que ça, Ruberwa a ordonné le profanation des cadavres de ses victimes en les faisant brûler à Makobola, à Pweto et dans tout le Nord-Katanga.   

  D'ailleurs, il dit reconnaitre ceux qui tuent à l'Est dont il a occupé avec les troupes rwandaises pendant sept. Ruberwa peut-il dire le nom de son village au Congo et dans quel province lui qui a dit un jour qu'il est katangais et aujourd'hui se réclame du Sud-Kivu. Pauvre suppôt de Paul Kagamé et assassin des Congolais. La RDC ne se laissera pas dominer. Je mets à l'intention des lecteurs une émission de la radio que j'ai produite à Radio-Université d'Ottawa, le CHUO-FM 89, le 21 août 2005, à Ottawa, après que ce dernier, Ruberwa, se soit fourvoyé dans les massacre des siens à Gatumba. Source : Djamba Yohé dans le "Massacre de Gatumba" qui incrimine Ruberwa.

I.    L'ÉVÉNEMENT    

Monsieur Djamba, nous voici de nouveau replongé dans le dossier de la République Démocratique du Congo, que s'est-il réellement passé dans la nuit du 13 août à Gatumba au Burundi ? Ces morts ne sont-ce pas les vicitmes du RCD/Ruberwa, Les premiers morts de Kivu-Ituri à la veille du 2 août '98  

Il s'est passé un terrible drame, un massacre a eu lieu faisant 160 morts dans le camp des réfugiés de Gatumba. Cette tragédie s'est produite en face d'un camp militaire burundais et des postes de services des Nations-Unies, l'ONUB. Les criminels ont tué pendant 2 heures sans être inquiétés et se sont enfouis dans la nature après leur sale besogne.    

Qu'est ce qui peut expliquer les motifs de ce massacre ?    

C'est la dynamique de haine qui divise les ethnies Hutu et Tutsi, c'est au sein de ces deux ensembles tribalo-ethniques qu'il faut rechercher les raisons et les explications premières de ces genres de massacre. Le deuxième motif, celui que je trouve très proche du drame survenu, c'est la thèse d'un complot international animés par les États limitrophes des pays des Grands-Lacs pour désactiver l'État de droit en République Démocratique du Congo.    

Quels seraient ces États qui complotent contre le Congo ?    

Il s'agit du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi en connivence avec leurs antennes politiques établis à Kinshasa et leurs branches para-militaires cantonnées au Kivu sous la bannière du RCD/Goma. Ces représentations attisent le noyau de l'effervescence des tensions dans la région des Grands-Lacs et perturbent l'ordre constitutionnel, public et social. Par ailleurs, Kigali, Kampala et Bujumbura sont engagés dans une course ouverte au leadership pour enlever à la République Démocratique du Congo son poids politique en Afrique centrale et son étoffe de rayonnement international dans le monde. En somme, ces conspirateurs ont des objectifs divers, les uns, veulent balkaniser le Congo et les autres veulent accéder aux richesses en évitant les procédures légales. Pour arriver à cette fin, ils utilisent le mensonge, les massacre et la perfidie. Les conséquences de leurs manœuvres criminelles sont mises à charge de la RDC.    

Revenons au massacre, est-ce qu'il n'y avait eu que des Tutsis congolais qui étaient victimes de ces massacres ?    

Non, c'est parce que ceux qui ont monté le coup ont fait des calculs pour accabler les Congolais, vous avez vu la rapidité avec laquelle ils ont spontanément accusé le Congo. Il n'y avait pas eu d'enquêtes faites ni de pièces à conviction avérée, mais c'est une conclusion hâtive qui a déposé la sentence contre la République Démocratique du Congo et celle-ci émanait des Présidents rwandais et burundais avec comme épouvantail, la menace d'envahir le Congo-Kinshasa.    

Je m'aperçois que vous n'avez pas répondu à ma question ?    

Les victimes sont des Congolais de plusieurs tribus. Parmi eux, on dénombre les Babembe, Bafulero, les Baholowolo, les Bavira et les Barega. Par ailleurs, les rapports des Organisations humanitaires sur place font le même constat, Radio-France-Internationale arrive également à une observation similaire. Hélas, la récupération en fait un deuil mono-ethnique.    

Comment se fait-il que ces groupes tribaux, que l'on présente comme hostiles entre-eux, c'est-à-dire les Congolais non rwandophone ont-ils pu fuir ensemble au Burundi et se retrouver dans le même camp des réfugiés avec les Tutsis congolais ?    

Pour mémoire, les Tutsis et les Hutus congolais sont mêlés aux tribus locales avec lesquelles ils cohabitent et entretiennent des très bonnes relations humaines. Les Hutus et les Tutsis au Rwanda comme au Burundi ne sont pas séparés entre-eux par des cloisons rigides et des frontières territoriales, ils vivent ensemble sur une terre commune, c'est la même situation qui prévaut au Congo. Ceux qui présentent les Congolais comme des meurtriers ont tout intérêt à promouvoir cette vision. En dehors de l'immigration mineure de quelques pasteurs tutsis et cultivateurs hutus venus dans les hauts-plateaux du Kivu à la fin du XVIII e et au début du XIX e siècles, le gros du contingent de la population rwandophone au Congo est arrivé bien plus tard, il s'est effectué en plusieurs phases de transhumance :

  1. L'implantation coloniale décidée à partir de 1921 par l'Administrateur de territoire, monsieur Renkin ;
  2. L'implantation dû au recrutement de la main d'œuvre par les Belges pour faire fonctionner à pleine capacité les usines qui tournaient 24/24 pour des raisons d'efforts de guerre de 1940-45;
  3. Les Guerres civiles et les émeutes intertribales dont les vagues d'entrées massives au Congo se situent entre les années ci-après :
    • a/ 1959 ;
    • b/ 1962 ;
    • c/ 1964 ;
    • d/ 1967 ;
    • e/ 1972 ;
    • f/ 1984 ;
    • g/ 1994.
   

Le génocide de 1994 a déversé 3 millions de réfugiés rwandais en une seule nuit, celle du 6 au 7 avril 1994. Peut-on supporter au Canada ou au États-Unis une entrée de réfugiés de cet massivité ? L'Amérique n'a-t-elle pas en 1942, à New York, laissé couler un bateau des réfugiés israélites venus demander asile, ce bateau portait cet illustre nom "Exodus" . D'où vienne que l'on traite les Congolais de meurtrier sans scrupule, alors que eux ont ouvert la porte à l'étranger et ont montré jusqu'à la limite de leur charité la solidarité qu'ils ont pour le prochain ?    

   

Pourquoi selon vous Kigali et Bujumbura ont sauté sur le Congo pour l'accuser d'avoir commis un génocide à Gatumba avant toute enquête préalable ?    

   

C'est parce que ces deux alliés ont des choses à cacher. Dénoncer injustement était pour eux un exutoire pour se tirer d'affaire. Cette indélicatesse les a empêchés d'adresser des messages de condoléances au peuple éprouvé, les Congolais. Aussi, avec ce stratagème, ils ont voulu enlever l'initiative à Kinshasa de leur demander des comptes sur ce crime odieux. Le Rwanda et le Burundi ont préféré se disculper en renvoyant les menaces contre le Congo éploré. En somme, ces manœuvres ont visé cet ultime objectif : " Porter un coup mortel au gouvernement congolais pour arrêter le processus de transition issue du Dialogue inter-congolais conclu à Sun-City, en Afrique du sud, en 2002 " . Dans ce dossier, Kigali et Kampala se servent du Vice-Président de la République, Monsieur Azarias Ruberwa pour bloquer la marche vers les élections prévues pour l'année prochaine.     À ce propos, Ruberwa exige que l'on érige un mausolée pour les Tutsis tués à Gatumba au Congo, alors que le massacre a eu lieu au Burundi.

  • Peut-on déménager un lieu de mémoire vers un autre territoire qui ne porte pas les stigmates du souvenir de la tragédie ? Quelle est la logique de cette démarche ?
  • Et que vise cette suggestion pour le moins suspect ?

Les Chef-d'oeuvres de Ruberwa dans le pays qui l'a accuilli tout démuni et lui a tout donné. N'est pas le "RCD/Ruberwa"  immortalisé ici ?

Ruberwa le Vice-Président n'est pas l'homme qui doit donner des leçons aux Congolais, cet homme a un dossier criminel épais. Le 14 mai 2002, il a ordonné derrière son groupe rebelle, le RCD/Goma le massacre de 200 Congolais à Kisangani. Sous les directives du Rwanda, il a tué des populations civiles et demandé à ce que ces derniers soient jetés dans le fleuve Congo. L'ONU était là et n'a fait qu'observer le carnage car sa mission au Congo se limite à l'observation. En réalité, c'est Ruberwa qui commande en sous-main des crimes odieux pour parvenir aux objectifs perfides de balkanisation du Congo. (Extrait de la bande sonore)    

Pourquoi penches-tu pour la thèse du complot ?    

C'est simple à constater. Le Rwanda et l'Ouganda ont perpétré des massacres à grande échelle au Congo pendant près de dix ans. Ni les Nations-Unies, ni aucune autre Organisation humanitaire ne les ont mis au ban de la Communauté internationale pour les entendre sur leurs actes criminels. Ces deux États ont volé, violé et pillé un pays souverain à la barbe et au nez du Conseil de Sécurité. Le bilan de leur entreprise, c'est l'assassinat à froid de cinq millions des Congolais devant les écrans de la planète toute entière. Nul n'est besoin de dresser un quelconque procès verbal pour ce faire, car le témoin privilégié était l'ONU, elle-même surnommée Monuc.    

Par ailleurs, quand les Congolais meurent chez eux, comme dans ce cas-ci, ils menacent d'envahir leur territoire avec des épouvantails macabres d'égorgement massif des Congolais. Retenez que le peuple le plus tué dans le monde au cours des dix dernières années autant qu'au siècle passé tout entier sont des Congolais. Qu'avons-nous fait pour être la chair à canon et une pâture de la boucherie de l'industrie du crime politiquement organisé à l'échiquier international ? Est-ce que le silence, la passivité et le laxisme de la Communauté internationale ne reflètent-ils pas le portrait d'un complot ?

II.    ENJEUX ET VIOLENCE    

Monsieur Djamba, vous avez évoqué une raison qui ne m'a pas laissé indifférent quand vous disiez que les vrais causes sont la dynamique de haine, pourrions-nous par cet entrefaite analyser le massacre de Gatumba dans le prisme de la politique burundaise et dans quel intérêt le Palipehutu-FNL choisi de frapper contre Bujumbura ?

La réponse est claire, les Congolais sont morts dans un conflit qui a pour enjeu le partage équitable du pouvoir. La péréquation de la gouvernance telle qu'elle a été proposée aux Burundais, le 6 août dernier, a été rejeté dans toute la sphère des acteurs politiques. Ne nous leurrons pas et ne fermons pas les yeux sur des questions que l'on évite d'évoquer. La vérité est que la transposition du crime de Gatumba vers le Congo est une diversion. La base historique du conflit Hutu-Tutsi est dans la haine que se vouent ces deux communautés. Le nerf du conflit, c'est la crainte de malversation du pouvoir par le groupe qui s'entre-gouverne.    

À la lumière de toutes vos réponses données jusqu'ici, pouvez-vous, par un artifice raisonné, interpréter les causes qui ont amené les Palipehutu-FNL à attaquer le camp des réfugiés ?    

Je ne veux pas me faire l'avocat de qui que ce soit dans ce puzzle d'enjeux compliqués, ce que je peux déduire là-dessus, ce qu'il y aurait eu préméditation et intention de frapper fort contre Bujumbura par les rebelles du FNL. Mais de l'autre côté, le gouvernement n'était pas moins au courant des mouvements de la veillé d'armes. Les réfugiés ne se sont pas trouvés en sandwich par hasard, ils ont à mon avis servi de bouclier humain. Il est difficile de comprendre que les détonations des armes automatiques et les cris de détresse qui déchiraient l'air ambiant pendant plus de deux heures ne furent point entendus au camp militaire qui n'est situé qu'à 1 km de là. Aussi, le théâtre des massacres avait lieu dans la banlieue de Bujumbura.    

Pensez-vous que les Américains au Vietnam aurait placé les réfugiés qu'ils sauvaient du Nord au milieu de la ligne de feu les séparant des Vietcongs ?

Demandez à Querry John, s'il vous dit le contraire, alors, venez me contredire. C'est pourquoi, je crois fermement que cette affaire a des ramifications aussi du côtés de ceux qui se trouvent dans le camp officiel.    

De quelle nature serait le mécontentement ressenti dans les deux communautés Hutu et Tutsi qui a conduit au rejet du plan de partage de pouvoir au Burundi, bien entendu, cette question fait allusion aux Accords de Prétoria ?    

C'est le mécontentement généré par le rejet du partage de pouvoir tel qu'il a été proposé à Prétoria et aux craintes de promulguer rapidement la nouvelle Constitution par la voie du Référendum à venir. Partant, les antagonismes se repartissent de la manière conflictuelle ci-après dans les deux communautés :

Côté Hutu :    

Par rapport à leurs coefficients démographiques de représentativité dans les Institutions Internationales, les Hutus refusent la parité dans le partage du pouvoir, ils jugent que leur participation au régime institutionnel sera inéquitable, insuffisante et déséquilibrée. Aussi, évoquent-ils leur subordination au pouvoir Tutsi dans les décades passées comme une humiliation infligée par un petit nombre qui accapare tout, l'histoire, le présent et l'avenir communautaire.

Côté Tutsi :    

Le problème n'est pas simple non plus, les Tutsis qui évoluent dans le Parti Hutu sont considérés comme non-Tutsi. Les Tutsis pur-laine et radicaux exigent que ces Tutsis libéraux ne soient pas comptés comme des entités représentatives de leur mouvance dans le quota du partage des pouvoirs, ils sont disqualifiés à la reconnaissance ethnique à cause de leur prestation qui ne suit pas l'orthodoxie politico-culturelle de leur ethnie.

Diriez-vous que cette seule raison peut être à la base du massacre de Gatumba ?    

Elle n'est pas la seule raison, mais elle est l'une des causes fondamentales qui génèrent les conflits. Le partage des pouvoirs est le cratère qui entretient la haine entre la majorité Hutu et la minorité Tutsi. Dans tous les efforts que l'on fait pour pacifier le Rwanda et le Burundi, cet aspect du problème doit être pris en compte sérieusement. La souffrance des Congolais dérive de cette impossibilité de concorde entre Hutu et Tutsi.     Pour appuyer ce que j'avance, je vous fais lecture de l'extrait d'un article de RFI du 19 août 2004 signé par Monique Masse :     " Les principaux partis burundais ne sont pas «ethniquement» homogènes. En effet, la perte de vitesse politique, l'UPRONA et ses satellites se déclarent néanmoins aujourd'hui Tutsi. Ils exigent que les Tutsis appartenant aux partis adverses ne soient pas comptabilités dans les 40% attribués aux Tutsis par l'accord du partage ethnique du pouvoir."    

Pouvez-vous me citer quelques noms de leaders burundais qui soutiennent ce point de vue, c'est-à-dire ceux qui refusent le partage des pouvoirs en fonction de ce que vous venez d'évoquer ?  

   Le 6 août de l'année en cours, presque toutes les composantes des partis politiques burundais étaient invités à Prétoria pour s'entendre sur un compromis approprié qui assurera à tous un équilibre ethnique de partage des pouvoirs, mais comme je viens de le dire la discorde n'a pas tardé à surgir des deux côtés. Aussitôt le texte soumis à l'approbation, la résistance s'est faite jour et les documents a été rejeté par les plus grandes figures politiques du pays, à savoir :

  • a/ L'UPRONA, ancien parti unique du Burundi, du Major Buyoya et ancien Président de la République ;
  • b/ Jean-Baptiste Bagaza, ancien Président de la République ;
  • c/ L'ensemble du G-10, ou Groupe de 10, se réclamant ouvertement pour la défense des intérêts Tutsi ;
  • d/ Le désaveu de l'ancienne aile de la rébellion Hutu, le CNDD, qui a brillé par son absence à Prétoria.

Ces raisons, par ricochet, sont des véritables causes des massacres, en particulier ce que nous déplorons pour les Congolais qui ont été tués dans les camps des réfugiés de Gatumba. Le Congo est devenu de dépotoir des échecs politiques des divergences tribalo-claniques Hutu-Tutsi.    

Devant ce rejet, quel a été le résultat de la médiation inter-Africaine pour amener les Burundais au compromis du partage des pouvoirs tel que élaborés à Prétoria ?    

Pas plus tard que deux jours, plusieurs chefs d'états africains se sont réunis à Dar-Es-Salaam , il s'agit de Thabo Mbeki , d'Afrique du Sud, Levi Mwanawasa de Zambie, Joachim Chissano , du Mozambique, Benjamin Mpaka de Tanzanie et Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo. Ceux-ci ont entériné l'Accord du partage des pouvoirs rejeté le 6 août en le faisant contresigner à Domitien Ndayizeye du Burundi. Tous, d'une seule voix, ont contraint les Partis en conflit de se mettre d'accord et ont décidé du même coup à remettre sur les railles le processus Burundais de transition. Enfin, à cause de son refus d'être présent à la rencontre de Prétoria et à la revendication du massacre du Gatumba, ces chefs d'État ont disqualifié les Palipehutu-FNL .

III.    LES FRONTS DE COMBAT DU CONGO    

   

Tous ces problèmes qui accablent le Congo montrent bien que la République Démocratique est au prise avec plusieurs front, lesquels sont-ils d'après vous ?

   

Le Congo est effectivement aux prises avec plusieurs fronts, ce sont : L'ONU, les Grandes puissances, à savoir Washington, Paris, Londres, Moscou et dans une certaine mesure, Pékin et Tokyo ;

   
  1. Les parrains de la rébellions que sont : le Rwanda et l'Ouganda, c'est-à-dire Kagamé et Museveni ;

  2. Les Organisations pan-africaines et leurs Secrétaires généraux comme Oumar Konaré, de l'Union dite africaine ;

  3. Les multinationales qui commanditent les crimes ;

  4. La presse internationale, etc.

   
   

C'est simple à voir qui sont les menaces pour la RDC. Tous les conflits en effervescence ont trouvé écho devant le Conseil de Sécurité. Le Koweït, le Timor oriental, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Rwanda, la Côte-d'Ivoire et le Darfour n'ont pas sué sang et eau pour se faire entendre, les dénonciations sont venues de partout. L'intervention de la Communauté internationale n'a pas tardé à arriver dans des délais requis. Il n'a donc pas fallu qu'il y ait des victimes qui se comptent par million. À l'inverse, pour le Congo, on a laissé Kagamé et Musseveni faire un carnage, ils ont assassiné 5 millions de personnes, un nombre qui priverait sensiblement le Québec de sa population et qui ferait disparaître le Luxembourg et Monaco sur la mappemonde.    

   

Est-ce que ce sont-là des accusations que tu portes contre la Communauté internationale ?    

   

Tout à fait. L'ONU a tué au Congo des citoyens qui ne lui demandaient qu'assistance contre les agressions répétées des voisins, elle a bradé la souveraineté de la République Démocratique et abandonnés les Congolais à l'acharnement criminel de Kagamé et Museveni , ces compères qui se sont acharnés avec joie à décimer la population. La violence et l'impunité n'ont pas secoué la conscience du Conseil de Sécurité. Kigali et Kampala ont commis des crimes contre l'humanité à grande échelle. Kagamé et Museveni continuent sans répit à commanditer la mort des Congolais. De qui se moque-t-on ?    

Mais le Dialogue intercongolais était une initiative qui a sauvé le Congo non ?    

   

C'est de la vaste blague, les Congolais ont sauvés eux mêmes leur pays de la balkanisation, du bradage et du crime organisé politiquement par les étrangers, le Dialogue intercongolais était une imposition humiliante, car les facilitateurs dépêchés à cette fin étaient tous des anglophones pour un être les modérateurs d'un peuple qui parle français. Croyez-vous que l'on peut réconcilier les Allemands et les Italiens en chinois ?    

Maintenez-vous que ce sont Kagamé et Museveni qui sont les troubles fêtes dans la région des Grands-Lacs ?    

   

Ce n'est pas faux ! Ces Présidents ne s'occupent plus des affaires de leur pays, ils ne vivent que pour le Congo et concoctent des plans pour déstabiliser les Congolais, le massacre de Gatumba en fait foi, ils promettent d'attaquer le Congo et pensent qu'il sera toujours facile de meurtrir les Congolais. Au mois de mai, la rébellion de Mutebusi et Nkudabatware ont été organisé à Kigali. Les enquêtes que l'ONU a fait à contre-cœur sont arrivées à ces conclusions.     De quoi s'était-il agi ? Qu'est ce que voulait faire entendre ces deux officiers ?     J'avais déjà expliqué cette histoire au mois de juin. Toujours est-il que lorsque le monde entier ne fait plus attention au Rwanda, Kagamé crée un problème pour mobiliser la terre entière à ses fallacieux prétextes de menace de génocide contre son peuple.    

C'est-dire que la mutinerie de Nkundabatware était une manoeuvre dilatoire de Kagamé ? Et d'où viennent ces officiers ?    

C'est le moins qu'il faille dire ! C'est la Monuc qui l'a affirmé, pourquoi douter quand celle qui ne vous donne pas raison d'habitude vous justifie un Jour? Je viens de dire tout à l'heure que l'on a bradé le pays, ce n'est pas faux. Les Accords de Lusaka sont ceux qui ont conduit à la dilution de la souveraineté congolaise. Ses articles ont fondu et les mercenaires et les citoyens dans l'armée nationale. Le général Nkundabatware n'est pas un officier congolais, c'est un soldat rwandais du Front patriotique, il a été démasqué à Bukavu au mois de mai quand il a assiégé la ville par les gens qu'il a autrefois persécutés.    

Et Ruberwa est-il Congolais lui aussi ?    

   

Pas du tout cet homme a manqué de vision d'avenir, il est arrivé au Congo comme réfugié dans les années soixante-dix, "il n'est même pas muanyamulenge techniquement parlant" . Malheureusement, c'est lui qui trahit son pays d'adoption à tout bout de champ en se rangeant indéfectiblement derrière Kagamé . De Bizima Karaha , c'est pareil, son vrai nom est Bizimana Karamueto . Ruberwa, le vice-Président est attendu à Kinshasa pour prendre part au deuil national, il a choisi son camp et accuse son pays avec ceux qui l'agressent. Maintenant, le Parlement pense à la procédure de sa destitution.

IV.    PROBLÈME ETHNIQUE    

   

Monsieur Djamba, le problème des Banyamulenge fait couler beaucoup d'encre au Congo, nous lisons dans plusieurs journaux que cette tribu là n'existe pas. Ou est la vérité dans tout ça, sont-ils tous Tutsi ?    

   

La réponse, ce n'est pas moi qui vais vous la livrer le premier, c'est un illustre Rwandais, le Général James Kabarere qui la donne. Ce Chef d'État Major de l'Armée rwandaise conteste l'existence de cette tribu, parce que dit-il Mulenge est une montagne et de surcroît celle ou se trouvent établis les Pygmées. Voilà ce qu'il a avancé comme argumentation à l'Université Libre du Rwanda, et Ruberwa le vice-Président était à ses côtés, il n'a pas bronché pour contester ces évidences :    

Comme se fait-il que les Banyamulenge seraient apparus simplement comme ça pour s'imposer avec force dans le paysage politique congolais avec la RCD-Goma ?    

   

Sous la pression de la rébellion du FPR, avant l'avènement de Kagamé, les Rwandais venus de l'Ouganda ont commencé à diviser les Rwandais-Congolais en les distinguant par leurs souches phylétiques. Ceux d'origine Tutsi étaient bienvenus et ceux d'origine Hutu étaient repoussés. Cependant, à cette époque-là il n'existait pas encore le terme Tutsi-Congolais, ça c'est une invention de Colette Braeckman du journal belge le soir.    

Alors d'ou vient les noms Baynamulinge et le distingo Tutsi-congolais ?    

   

Au Congo, avant le génocide du Rwanda, il était difficile de distinguer les Congolais rwandophones, surtout ceux des campagnes, en Hutu et Tutsi, le mélange des populations dans la sous-région des Grands-Lacs avait réussi à créer un " Melting-pot " communautaire intégré. Toutefois, on pouvait reconnaître les citoyens d'origine rwandophone, sans problème parce qu'ils sont Congolais d'abord. Ces populations se retrouvent dans la zone de Masisi, Rutshuru, Kalehe et Goma. Ils ne sont ni Hutu ni Tutsi, on les appelle seulement les Banyarwanda.    

Mais, en 1984, le nombre de réfugiés rwandais et burundais a augmenté sensiblement et a fini par inquiéter les rwandophones congolais. Apeurés, ces derniers portent l'affaire à Mobutu, qui pour des raisons électorales, révoquent la nationalité douteuse de la plupart d'entre eux à la suite des signalements au service de Sécurité nationale et de l'Immigration. Cet incident facilita le FPR à recruter les mécontents de cette sélection citoyenne. Comme ils s'entraînaient au Congo pour éviter les représailles du Président Habyrimana , ce fut très facile pour les rebelles d'enregistrer des adhésions massive de la plupart d'entre ceux que l'on appelle aujourd'hui Tutsi congolais. C'est dans ce contexte que les miliciens et les réfugiés mécontents créent le terme Banyamulinge pour s'identifier définitivement aux tribus congolaises.    

   

Faut-il dire que le nom Banyamulinge ne s'appliquerait qu'aux Tutsi-Congolais ?

   

Vous défendez la contrebande, le vol, le viol et le crime et vous instrumentalisez à tout bout de champ les Tutsis, Toute la RDC vous tient à l'oeil, les aventures c'est fini C'est là ou le bas blesse. "Les Banyamulinge doivent être Hutu et Tutsi en même temps" , sinon, c'est une véritable diversion et un tribalisme à ségrégation tribale. Les immigrants rwandais au Congo ne sont pas venus en s'affichant par leur ethnie, ils étaient arrivés comme des Rwandais, c'est pourquoi on les a appelé les Banyarwanda et ces Banyarwanda sont des Congolais, peu importe qu'ils soient d'origine Hutu ou Tutsi . Pour preuve, allez dans les archives de la Conférence de Berlin de 1885, dans les archives du Congo-Belge en Belgique, à l'ONU, dans les documents de la Fonction publique congolaise et dans les livrets de baptême des Églises catholiques et protestantes, il n'y a pas de dénomination de Banyamulenge. Les tribus congolaise sont répertoriées avec exactitude de toponymie dans la documentation qui fait référence à leur situation géographique. Par ailleurs, au Musée belge de Tervuren où sont stockés l'art des tribus congolaises, vous ne trouvez nulle part un artefact avec une indication Banyamulinge. À ce sujet, il y a environ quatre ans, le Musée canadien des Civilisations a exposé l'art du Congo-Belge emprunté à ce fameux Musée de Belgique.    

Que va-t-il falloir faire maintenant de ce nom qui paraît être sorti de nulle part ?    

   

La réalité sa résonnance est maintenant effective, il va falloir que la République siège et reconnaisse ce nom, car désormais, il y aura un groupe qui va s'appeler Banyamulenge. C'est peut-être là, le nom qui donner une identité définitive aux rwandophones congolais et on ne pourra plus les confondre aux Rwandais qui viennent pour faire la guerre. De toute les façons, tous ceux qui s'identifient comme tel ne sont pas des partisans su régime de Kigali.    

   

Est-ce que les Tutsis qui étaient au Congo vivent bien au Rwanda ?    

   

Je ne crois pas à ça, ils doivent souffrit beaucoup parce que Kagamé fait la vie dure à tous ceux qui étaient au Congo. Tous les Rwandais ne sont pas partisans de Kagamé. Tout ce que je sais les Rwandais qui vivaient au Zaïre sont discriminés et subissent des humiliations dégradantes, car on les insulte et on les traite des Congolais. N'oublions pas que radio-Kigali injurie les Congolais régulièrement, elle nous surnomme BMW , qui veut dire : Beer, Music, Women.    

Quel est ton mot de la fin ?    

   

J'invite les Congolais à sortir du tombeau de l'histoire et qu'ils ne développent pas un sentiment de haine et des vengeance vis-à-vis de ceux qui ont foulé au pied leur dignité, mais ils doivent apprendre à être prudent pour éviter de se faire avoir dans les filets des oiseleurs. "Au monde entier j'avertis, surtout à l'hémisphère occidental que l'éclatement du Congo ne doit pas les séduire, l'édifice du monde occidental dépend de la stabilité de la RDC" . Que l'on se souvienne du concours de ce pays en 1940-45, il ne faut pas avoir la mémoire courte.

Djamba Yohé, Gaston-Marie F.
     Le Congolais de l'Atlantique Nord,
Radio-Université d'Ottawa.
Ottawa, le 21 août 2004, Canada

 


 
 
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