TRAVAIL ET DIALOGUE
Page d'accueil
A propos de nous
Correspondance et Retrouvailles
Interviews, Entrevues...
Musique
Forum
Emploi
Notes de lecture
Liens

Attention à Une Mauvaise Interprétation de l'article 70 par la Classe Politique Congolaise !

Par Sloj, S. Litofe, PhD
Political Economy & Public Policy,
Specialist in Comparative and Developmental Economy
slitofe@yahoo.com

Nous voudrions ici attirer l’attention du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, le professeur Évariste Boshab, et son homologue, Mr. Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais que sur l’interprétation de l’alinéa 2 de l’article 70 de la constitution. Lorsque le second alinéa de l’article 70 de la constitution stipule que :
                          
«A la fin de son mandat, le président de la République reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau Président élu”.

Ceci ne revient pas à dire que tant qu'il n'y a pas d'élections, le Président en exercice, en l’occurrence Joseph Kabila Kabange, restera au pouvoir. NON, NON, NON. FAUX, et ARCHIFAUX.
Car, si tel était le cas, ça serait la consécration du glissement par les Législateurs Congolais. Ou mieux encore, une licence donnée au PPRD et alliés, ou à toute autre plateforme et/ou formation politique de, intentionnellement, multiplier des subterfuges, stratagèmes politiques, et/ou autres manœuvres Machiavéliques, pour que la CENI soit dans l’impossibilité d’organiser le scrutin présidentiel, en respectant le calendrier déjà fixé par l’article 73 de la constitution.

Par de-là cette réalité, cet alinéa veux tout simplement dire ceci : comme le Président nouvellement élu n’entre pas en fonction le jour de la proclamation des résultats ; pour éviter le vide politique au sommet de l’État ; le Président sortant reste en fonction pour gérer des affaires courantes et assurer la continuité de l’administration ; et ce, jusqu’au jour où il y aura la remise et reprise entre lui et le nouveau Président nouvellement élu. Comme l’on peut s’en rendre compte, ceci présuppose que le scrutin présidentiel avait déjà eu lieu et/ou avait déjà été organisé, en respectant l’esprit de l’article 73 de la constitution.

Ainsi, martelons –le une fois pour toute, si le calendrier électoral global publié par la CENI peut connaitre, et connait déjà, du retard et/ou de glissement, en ce qui concerne l’organisation des élections urbaines, municipales et locales. Ou encore, en ce qui concerne l’examen et l’adoption du projet de loi sur la répartition des sièges au niveau du Parlement, puisque n’étant pas formellement inscrit dans la constitution du 18 février 2006 ; il ne peut en être question en ce qui concerne l’organisation du scrutin présidentiel.

Des lors, au lieu de continuer à creuser leur propre tombe, en continuant de multiplier des stratégies mort-nées, pour contourner les articles verrouillés de la constitution, pour maintenir le président Joseph Kabila au pouvoir, après la fin de son dernier mandat qui s'achève en Décembre 2016 ; ils feraient mieux de focaliser leur attention sur la question de savoir comment le PPRD et alliés doivent, sans la participation du Président Kabila, conserver le pouvoir après les élections présidentielles de 2016 ? Agir autrement, c'est décidément induire le Président Joseph Kabila en erreur, et l'exposer à la haute trahison. Une haute trahison qui aura des conséquences néfastes tant sur le Président Kabila lui-même, et sur son entourage le plus rapproché.

Pour vous en rendre compte, cliquez sur ce lien :
https://www.youtube.com/watch?v=EZIEkaM1ZPc

Los Angeles, 23 Février 2016
© Congo Vision

 


 
 
Copyright © 2000-2016 Congo Vision. Tous droits réservés.