TRAVAIL ET DIALOGUE
Page d'accueil
A propos de nous
Correspondance et Retrouvailles
Interviews, Entrevues...
Musique
Forum
Emploi
Notes de lecture
Liens

Joseph Kabila, Le PPRD, et Les Enjeux Électoraux de 2016

Par

Sloj, S. Litofe, Ph.D
Political Economy & Public Policy,
Specialist in Comparative and Developmental Economy
slitofe@yahoo.com

Description: http://ts1.mm.bing.net/th?&id=HN.607990979227881124&w=300&h=300&c=0&pid=1.9&rs=0&p=0

Le Président Joseph Kabila Kabange

Dans un article paru dans RFI le 13-04-2014, sous le Titre : «RDC : déplacement mouvementé pour les assises du PPRD » ; le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) s'est réuni en mini-congrès à Mbandaka du 11 au 13 avril 2014.

L'objectif ultime de ce mini-congrès, d'après cet article, était d'arrêter des stratégies en vue des prochaines échéances électorales, d'abord les élections présidentielles et ensuite locales, dont le parti présidentiel entend absolument remporter. Par delà cet objectif, il faudrait alors que le PPRD obtienne la réforme du mode de scrutin, autrement dit le vote au suffrage indirect, comme le président Kabila l'avait demandé, lors de la clôture des concertations nationales, conclu l'article.

C'est sous cette perspective que l'Honorable Évariste Boshab, le secrétaire générale du Parti, avait exhorté les congressistes à réfléchir sur comment consolider les acquis de leur formation politique, en termes de la pérennisation des actions du président Joseph Kabila, fondateur du PPRD ; et de son maintien au pouvoir, après son dernier mandat constitutionnel qui s'achève en décembre 2016.

Pour rappel, notons que le président Joseph Kabila est arrivé au pouvoir en 2001, au lendemain du tragique assassinat de son Père, feu Mzee Laurent Désiré Kabila le 16 Janvier 2001. Il a été par la suite démocratiquement élu en 2006 aux termes des premières élections démocratiques organisées depuis l'assassinat le 17 Janvier 1961 du tout premier, Premier Ministre démocratiquement élu de la RDC, Patrice Emery Lumumba, notre héros nationale. Le Président Joseph Kabila a été ensuite réélu en 2011, à la suite des élections présidentielles dont l'organisation a été suffisamment bâclée et critiquée, faisant ainsi la honte de la RDC tant sur le plan national qu'international.

D'après l'article 70 de la Constitution du 18 février 2006, comme le Président Kabila aura déjà consommé ses deux mandats, il ne pourra plus se représenter en 2016 pour briguer un troisième mandat. Ceci parce que, l'article 70 stipule que «le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le président de la République reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau Président élu ».

L'Honorable Évariste Boshab, secrétaire générale du PPRD.

De ce qui précède, logiquement, au lieu que le PPRD et alliés perdent leurs ressources et énergies à s'empoignader sur la question de savoir, comment maintenir le président Joseph Kabila au pouvoir, après la fin de son dernier mandat qui s'achève en Décembre 2016 ? Leur préoccupation devrait plutôt être celle de savoir comment le PPRD et alliés doivent, sans la participation du Président Kabila, conserver le pouvoir après les élections présidentielles de 2016 ? Par-delà cette interrogation, comment devraient –ils assurer l'alternance démocratique pacifique du pouvoir en RDC ; comment consolider les acquis de PPRD et alliés ; et ainsi, constitutionnellement, la pérennisation des actions du président Joseph Kabila, leur autorité morale ? Agir autrement, c'est décidément induire le Président Joseph Kabila en erreur, et l'exposer à la haute trahison. Une haute trahison qui aura des conséquences néfastes tant sur le plan interne qu'internationale.

Sur le plan interne , cette haute trahison plongera la RDC dans un cycle incontrôlé des violences et désobéissances civiles ; revisitera les mouvements sécessionnistes par ici par l à ; initiera des rebellions de gauche à droite ; les «sit-in » et « villes mortes » se multiplieront sur l'ensemble du territoire national; les révoltes estudiantins dans les universités et instituts supérieurs du pays s'intensifieront ; plusieurs congolais perdront inutilement leurs vies à la suite de ces soulèvements populaires. Bref, la RDC sombrera dans un chaos total que ni le gouvernement Congolais et moins encore la Monusco ne saura contenir.

Ouvrons ici une petite parenthèse pour dire que, depuis mi-Octobre 1996, date de la première invasion et occupation des territoires congolais par les troupes de Museveni et Kagame ; jusqu'au 05 Novembre 2013, date du débâcle de RDF/M23 à Bunagana; en passant par la libération de Kibumba, Kiwanja, Rutshuru centre et Rumangabo le 28 Octobre 2013. I l a pris à la RDC 17 ans, presque deux décennies, pour que les FARDC et alliés mettent fin au cercle vicieux d'invasions et occupations du territoire congolais par les troupes de Museveni et Kagamé, singulièrement dans le Grand-Kivu et l'Ituni. Nous avons perdu plus de six millions de nos compatriotes. Plusieurs de nos vaillants hommes en uniformes, à l'instar du colonel Mamadou Moustapha Ndala, élevé au grade de général de brigade à titre posthume, et le général-major Jean-Lucien Bahuma Ambamba, promu à titre posthume au rang de lieutenant-général, ont perdu leurs vies pour permettre à la RDC de récupérer ses territoires occupés, et y étendre l'autorité de l'état Congolais.

Par-delà cette sombre et amère réalité, combien d'années il nous faudra encore pour rétablir la paix et étendre l'autorité de l'état sur l'ensemble du territoire nationale, au cas où le PPRD et alliés persistaient avec leur sinistre aventure de réviser la Constitution aux fins de contourner ses articles verrouillés, et ainsi permettre au Président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat qui s'achèvera en fin Décembre 2016 ? Chers compatriotes, c'est là la grande question qui requiert toute notre attention.

Sur le plan international , si les grandes puissances, particulièrement les États-Unis, la Grande Bretagne, la France, la Belgique, et l'Union Européenne qui tiennent au respect de la constitution et à l'instauration de l'alternance démocratique pacifique en RDC, ne changent pas leur position à ce sujet ; elles décrèteront plusieurs sortes d'embargos sur la RDC. Cette dernière deviendra de nouveau infréquentable ; elle sera complètement isolée, et abandonnée à son triste sort. Et, si l'on ne fait pas attention, cet abandon de la RDC par ses alliés traditionnels, prêtera la main forte aux ennemis de peuple Congolais qui, jusque-là, ont échoué dans leur entreprise macabre de balkaniser la RDC, de reprendre avec détermination leur aventure. Cette fois-ci, la RDC sera effectivement morcelée. Make no mistake about it.

Et, c'est ici que j'apprécie l'intervention du Kassapard, Banza Mukalay Nsungu, Ministre des Sports, Président de l'ADCO lorsque, dans le dernier Conclave de la majorité présidentielle tenue à Kingakati le 25 aout 2014, il soulevait la question de savoir : «Comment conserver le pouvoir au moindre coût ?» À mon humble avis, et tout compte fait, le coût dont il est question ici n'est pas seulement le coût financier pour l'organisation des élections présidentielles en soit. Mais il s'agit plutôt de « Invisible Costs  » (i.e. coûts invisibles) qui sont : le chaos interne généralisé sur l'ensemble du territoire national ; les massacres des milliers de nos compatriotes qui descendront sur les rues et sur les grandes artères de nos principales villes ; l'isolement diplomatique, et autres embargos financiers qui s'en suivront.

C'est ici aussi que j'apprécie la sagesse et le bienfondé de l'intervention de Modeste Bahati Lukwebo, Ministre du Travail, Président de l'AFDC, qui insistait sur la nécessité de dresser une analyse des enjeux politiques dans le monde. Et je salue la franchise et l'honnêteté intellectuelle inégalées, de l'honorable Bolengetenge Balea Dieu Donne, Président du Groupe Parlementaire MSR lorsqu'il rappelait à ses compatriotes le fait que : «on veut bien rester au pouvoir, mais il faut rester en phase avec la population et avec ceux qui sont au-delà de nos frontières ». Très bien dit, honorable ! «Il faut conserver le pouvoir en respectant les engagements pris», conclu l'honorable Bolengetenge.

Par-delà cette réalité, l'objectif de cette petite intervention est de contribuer tant soit peu à la consolidation de la paix et de l'unité nationale ; à la sauvegarde de la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC, aux fins d'asseoir ses indépendances politique, économique, militaire, technologique, et culturelle. Un accent particulier sera mis sur les trois points ci-dessous : (I) Des stratégies pour la victoire de la MP aux élections présidentielles de 2016 ; (II) Des actions à impact visible que la MP doit mener d'ici Décembre 2016 ; (III) De l'héritage politique du Prédirent joseph Kabila, et le devenir de la RDC en tant que État-Nation.

I. Des stratégies pour la victoire de la Majorité Présidentielle

En tant qu'instrument de la conquête, de l'exercice, et de la conservation du pouvoir, le PPRD, comme tout autre parti politique a le droit, si pas, l'ultime obligation d'organiser au tant des mini-congres qu'il peut, pour peaufiner des stratégies capables de l'aider à, constitutionnellement, conserver aussi longtemps que possible le pouvoir ? Comment efficacement l'exercer pour cimenter la paix, la cohésion nationale, la concorde intérieure, et ainsi protéger les Congolais, et tous ceux qui ont élu domicile en RDC, contre les menaces extérieures ? Et par-delà tout, comment efficacement promouvoir la croissance économique moderne de Congo-Kinshasa, et effectivement améliorer le standing de vie de la majorité des Congolais ? Pour rappel, retenons que, l'exposé des motifs de la constitution du 18 février 2006 dit ceci, à propos de la révision de la constitution :

« Pour préserver les principes démocratiques contenus dans la présente Constitution contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives, les dispositions relatives à la forme républicaine de l'État, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du Gouvernement, au nombre et à la durée des mandats du Président de la République, à l'indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle.»

Et l'article 220 de la même constitution de conclure :

« La forme républicaine de l'État, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l'indépendance du Pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle.

Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne, ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées.»

A la lumière de ces considérations, et tenant compte du fait que les préoccupations majeures qui président à l'organisation des institutions de la RDC (i.e., le Président de la République, le Parlement, le Gouvernement, les Cours et Tribunaux) sont :

(1) Assurer le fonctionnement harmonieux des Institutions de l'État ;

(2) Éviter les conflits ;

(3) Instaurer un État de droit ;

(4) Contrer toute tentative de dérive dictatoriale ;

(5) Garantir la bonne gouvernance ;

(6) Lutter contre l'impunité ; et

(7) Assurer l'alternance démocratique.

A la question de savoir : Comment consolider les acquis de PPRD, en termes de la pérennisation des actions du Président Joseph Kabila, fondateur du PPRD ? Et, comment conserver le pouvoir aux moindres coûts ? Les réponses à ces questions devraient s'articuler autour de quatre axes suivants : Le choix démocratique du successeur de président Joseph Kabila, les stratégies de sa victoire, des actions à impact visible à mener durant les deux derniers années du mandat de président Joseph Kabila, les dispositions législatives et sanctions judiciaires à prendre pour garantir l'alternance pacifique du pouvoir, et ainsi définitivement bannir des règlements de comptes postélectoraux.

1.1 : Du choix démocratique du successeur de Kabila au sein de la MP

Pour gagner les élections présidentielles de 2016 et conserver le pouvoir aux moindres coûts, le Président Joseph Kabila qui est l'autorité morale de la majorité présidentielle (MP) devrait sortir de son mutisme et songer déjà à saisir le taureau par la corne, en disant à ses compatriotes «pro» et « anti » révisionnistes de la constitution ce qui suit. Mes frères et sœurs de la MP, voici ce que j'ai à vous dire. D'après l'article 69 de la constitution du 18 février 2006, à ma qualité du Président de la République :

Je suis le symbole de l'unité nationale. Bien plus, c'est bien moi qui veille, au jour les jours, au respect de la Constitution. C'est bien moi qui assure, par mon arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des Institutions, ainsi que la continuité de l'État. C'est bien moi qui suis le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traités et accords internationaux.

Tenant compte de ces prérogatives constitutionnelles, j'ai l'insigne honneur de vous annoncer que je ne serai pas candidat aux élections présidentielles de 2016. Comme vous le savez, la construction de la RDC étant un processus à long terme qui va de moins l'infini à plus l'infini, vous conviendrez avec moi que ce processus n'a pas commencé avec moi, et ne se termina pas avec moi. Par conséquent, en ma qualité de l'autorité morale de la MP, je vous exhorte d'organiser les élections internes pour, démocratiquement, choisir l'oiseau rare que vous croyez, est le mieux outillée, pour nous représenter aux élections présidentielles de 2016. La personne que vous croyez, nous aidera à conserver le pouvoir à moindre coûts, à élargir la base de notre majorité, à consolider les acquis de notre plateforme politique, et à parfaire les cinq chantiers ainsi que notre révolution de la modernité.

Pareille sortie du Président Kabila mettra fin aux distractions inutiles que les faucons de PPRD et alliés sont en train de créer ; faisant ainsi fi aux coûts invisibles internes et externes susmentionnés. Pour épargner le pays de ces coûts invisibles, le PPRD et alliés devraient déjà songer à organiser des élections internes au sein de la MP pour démocratiquement élire un solide candidat qui la représentera aux élections présidentielles. Ils ne doivent pas attendre les dernières minutes pour improviser les choses. Car l'improvisation, le travail fait à la hâte, le bricolage des dernières minutes, n'ont jamais payé, et ne payeront pas ici. Par conséquent, le seul schéma capable de conduire la RDC à une alternance démocratique pacifique, d'épargner la RDC contre les couts invisibles internes et externes ci-haut énumérés, de consolider les acquis de la MP, en termes de la pérennisation des actions du président Joseph Kabila, c'est bien le schéma : Vladimir Vladimirovich Putin .

Le Président Kabila doit humblement se mettre à côté ; mieux, doit momentanément s'éclipser de la Présidence pour une durée d'au moins cinq ans. Quelqu'un d'autre de la majorité présidentielle doit être candidat aux présidentielles de 2016. Céleris partibus, ce quelqu'un d'autre de la MP aura toutes les chances de gagner les élections présidentielles de 2016, et ainsi aider la MP à conservera le pouvoir à moindre coûts. Car, cette stratégie nous épargnera des coûts invisibles exponentiellement inimaginables et incontrôlés que le chaos interne généralisé sur l'ensemble du territoire national, l'isolement diplomatique, de meme que les embargos internationaux engendreront, au cas où le Président Kabila tenait à tout prix à se présenter pour un troisième mandat. Des milliers des vies humaines seront jalousement sauvées et protégées.

Après dix ans, quinze ans, vingt ans, etc. ; comme la constitution ne dit pas que quelqu'un qui a déjà été Président de la République ne pourra plus jamais être candidat à la Présidence ; le Prédirent Kabila pourra toujours, s'il veut, et avec l'appui de la MP, revenir aux affaires exactement comme l'a fait le Président Vladimir Putin. Pour que cela deviennent une réalité, il faut peaufiner des stratégies.

1.2 : Des stratégies pour la victoire du candidat de la Majorité Présidentielle

Pour conserver le pouvoir à moindre coûts, élargir la base de la majorité présidentielle, consolider les acquis de cette formation politique, et parfaire les cinq chantiers et la révolution de la modernité, voici ce que le Bureau Politique de la MP doit faire.

• A. L'honorable Boshab et alliés devraient scrupuleusement respecter la constitution, et la gardée telle qu'elle est. Cette constitution a, certes, des lacunes puisque entre autre chose, elle ate rédigée sous pression des belligérants, de leurs parrains notamment les Président Yoweri Kaguta Museveni de l'Ouganda et Paul Kagame du Rwanda, ainsi que des corporations multinationales impliquées dans l'exploitation illégale des ressources naturelles de la RDC. Par conséquent, bon nombre d'articles de cette constitution sont candidats aux amendements. Et, les Congolais les amenderont au moment opportun. Mais, ils le feront après les élections présidentielles de 2016. Pas avant, pour nous épargner des « invisible costs  » susmentionnés. 

•  B. Des lors, l'idée de créer une commission spéciale qui doit réfléchir sur la possibilité de rédiger un nouveau texte constitutionnel qui sera totalement différent de celui actuellement en vigueur, est une aventure sans lendemain, car elle ne nous épargnera pas des couts invisibles internes et externes sus évoqués.

•  C. L'honorable Boshab et alliés doivent savoir que tant que la MP restera unie ; tant qu'ils respecteront l'article 70 et l'article 220 de la Constitution en vigueur ; et tant que l'opposition congolaise (i.e. opposition intérieure et externe) restera incapable de former un front commun ; l'opposition ne gagnera jamais les élections présidentielles en RDC. Raison pour laquelle il est crucial pour que la MP choisisse son candidat le plus tôt que possible, pour ainsi rester uni et au besoin élargir sa base.

• D. L'honorable Boshab ; l'honorable Aubin Minaku, Président de l'Assemblée Nationale, et SG de la MP ; le Professeur Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N'sefu ; le chef de la maison civile du chef de l'Etat, l'ambassadeur Mugalu ; et toutes les autres têtes pensantes de PPRD, vous devez tous savoir ceci. Tant que Tatu Tshishekedi et l'UDPS seront incapables de considérer les autres membres de la grande famille de l'opposition Congolaise tant interne qu'extérieure comme des vrais partenaires politiques ; et partant, traiter d'égale à égale avec eux ; l'opposition ne formera jamais un front commun capable de ravir le pouvoir au PPRD et alliés. En d'autres termes, pour que l'opposition Congolaise arrache le pouvoir au PPRD et alliés, l'UDPS doit mettre fin a sa vieille philosophie de : « Ou c'est moi, ou personne d'autre  ».

Description: http://www.slateafrique.com/sites/default/files/afp/photo_1334303066725-1-0.jpg

L'Honorable Aubin Minaku, Président de l'Assemblée Nationale, et SG de la MP

• E. Aussi, quand bien même l'UDPS, les Kengo, l'Union pour la nationale congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, la coalition «Sauvons la RDC», etc. et l'opposition extérieure arrivaient à former ce front commun ; le PPRD et alliés pourront toujours utiliser la stratégie de «  Divide and Conquer  » en injectant et soutenant des candidats valables qui pourraient ravir les voies des Kengo, Kamerehe, MLC dans leurs propres fiefs politiques. Il n'y a rien de sournois ici, c'est de la bonne politique-politique.

• F. Plus d'une fois, nous exhortons et supplions les caciques de PPRD et allies de tout faire pour épargner la RDC contre des couts invisibles internes et externes ci-haut énumérés, en envisageant l'applicabilité du schéma Putin.

•  G. En fin, le Parlement Congolais doit envisager des dispositions pratiques pour protéger le Président sortant, en le mettant à l'abri des poursuites judiciaires farfelues, décourager la chasse aux sorciers, les règlements de comptes, et ainsi assurer l'alternance démocratique pacifique et apaisée. L'idée d'un Projet de loi portant Statut d'Anciens Chefs d'État que le Président du MR et Coordonnateur de l'UN, Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, propose aux législateurs congolais doit être prise au sérieux et être analysée en toute honnêteté.

II. Des Actions à Impact Visible que la MP doit Songer à Réaliser d'ici Fin Décembre 2016

D'après la radio Okapi du 30 avril, 2014, « Il y a 300 000 enseignants Congolais qui travaillent sans être payés. Ça fait des années et des années. Nous avons observé le gouvernement mais il n'agit pas », avait affirmé Jean-Bosco Puna, porte-parole de la synergie des syndicats des enseignants. Bien plus, Bosco Puna avait déclaré que «Depuis que nous avions eu un petit réajustement en 2007, jusqu'aujourd'hui, l'enseignant est abandonné à son triste sort. Nous estimons que trop c'est trop. Il est question pour nous de commencer ces actions syndicales aujourd'hui pour interpeller tous les partenaires qui gèrent le système éducatif afin qu'on donne des solutions aux problèmes de l'enseignement.»

Malheureusement, Cette situation n'est pas unique aux seuls enseignants. Dans sa livraison du 13 mai, 2014 la Radio Okapi faisait aussi savoir que «Environ 85% des infirmiers de l'État œuvrant dans le territoire d'Idiofa n'ont pas reçu de salaires depuis huit ans. Le coordonnateur territorial de l'Association nationale des infirmiers du Congo (Anic), Thierry Mukomo a indiqué lundi 12 mai que sur 3.140 infirmiers engagés dans les cinq zones de santé de ce territoire, seuls 492 sont payés mais de façon irrégulière ». Cette situation concerne aussi plusieurs autres secteurs de l'administration publique. De ces faits, il est urgent que d'ici Décembre 2016, l'administration Matata :

•  A. Régulariser les litiges administratifs des fonctionnaires de l'état qui travaillent réellement. Payer les arriérés de leurs rémunérations et autres avantages sociaux. Mettre sur pied une politique salariale qui tienne compte de l'inflation et du coût réel de la vie. Régulariser les litiges dus à leurs promotions et autres avantages financiers, etc. ;

•  B. Multiplier les actions d'éclat des genres : «Le gouvernement alloue 257 millions USD pour la construction et réhabilitation de 1000 écoles » dans le domaine de l'agriculture et de la sante. Accélérer la remise en neuf de ces écoles et centres de santé. Multiplier les constructions des sites modernes d'habitations dans toutes les provinces du pays.

•  C. Nettoyer les ilots des résistances des forces négatives à l'est du pays ; et accélérer le retour des Mbororos et autres forces négatives externes dans leurs milieux d'origines

•  D. Accélérer le processus des retours et réinsertion des refugies Congolais et les déplacés internes dans leurs collectivités d'origines. Une attention particulière doit être accordée à ce processus pour éviter que des extrémistes Hima-Tutsi du Rwanda et de l'Ouganda n'en profitent pour déverser le surplus de leur population en RDC ; et ainsi transformer le Grand-Kivu à leur colonie de peuplement et d'exploitation : Tel est le leitmotiv de leurs multiples invasions et occupations.

•  E. Libérer tous les prisonniers politiques et d'opinions. En effet, si le gouvernement congolais est en train d'amnistier des centaines des Rwandais et Ougandais, membres de M23 ; des gens qui ont commis des crimes horribles et inimaginables en RDC : meurtres, viols, recrutement d'enfants soldats, crimes de guerres, crimes contre l'humanité, génocide, etc. Pourquoi le même gouvernement n'arrive-t-il pas à pardonner ses propres citoyens qui n'ont cependant tué personne ? En effet, pourquoi les compatriotes tels que Me Firmin Yangambi, Pasteur Kutino Fernando, le journaliste Patrick PALATA, député Muhindo Nzangi, M. Eric Kikunda, et tant d'autres qui continuent de moisir dans les prisons congolaises ne doivent-ils pas bénéficier de la clémence du Président Joseph, pendant que des centaines des membres de M23 sont en train d'être pardonnés ?

•  F. Dans le meme ordre d'idée, le gouvernement doit une fois pour faire la lumière et fixer l'opinion sur les vrais assassins du feu Mzee Laurent Désiré Kabila, sur le massacre de Gatumba, sur les meurtres du colonel Mamadou Moustapha Ndala, du général-major Jean-Lucien Bahuma Ambamba, et de fondateur de l'ONG La voix des sans voix (VSV), feu Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana.

•  G. Accélérer le processus de la De-RPAnisation et/ou de la De-Rwandalisation des infiltrés tutsi rwandais dans les FARDC, et tous les autres services des renseignements et des sécurités de la RDC.

•  H. Accélérer le processus de désarmement forcé des FDLR qui doivent rentrer chez eux au Rwanda. Dans le cas contraire, le patron de la Monusco, Martin Kobler et la communauté internationale doivent les transférer en France, aux États-Unis, en Grande Bretagne, aux Canada, en Belgique, ou ailleurs. Plus question de les garder en RDC pour permettre à Museveni, Kagame, et leurs lobbies de les utiliser comme bouc émissaires, pouvant leur permettre d'assoir leur ambitions territoriales, économiques, et hégémoniques dans le Grand-Kivu, et ainsi leur porter mains fortes à leur ultime goal de balkaniser la RDC ? Notons ici que ce projet est toujours là, il n'est pas encore mort.

•  I. Réhabiliter les Voies Fluviales et Lacustres qui sont les meilleures des autoroutes que Dieu a construit pour les Congolais. Par exemple d'ici fin Décembre 2016, l'administration Matata devrait rendre effectivement navigable le fleuve Congo entre : Bukama-Kongolo ; Kasongo-Kibombo ; Kindu-Lubutu ; Kisangani-Kinshasa ; Banana-Matadi. Réhabiliter la navigation dans les eaux des rivières Kwango, Kwilu, Kasai, Tshuapa, Lomami, Lualaba, Luvua, Lukuga, Arwimi, Uélé et Mbomu. Réhabiliter la navigation dans les lacs Maï-Ndombe (ex-Lac Léopold II), Mobutu (ex-Lac Albert), Idi Amin (ex Lac Edouard), Lac Kivu, Lac Tanganyika, Lac Kisale, et lac Moero.

•  J. Réhabiliter le chemin de fer Matadi-Kinshasa ; Bumba-Bondo-Titule-Mungbere et Watsa ; Kisangani-Kindu-Kabalo-Likasi-Lubumbashi. Doter L'Onatra de 4 bateaux commerciaux pour faire la navette Kinshasa-Kisangani ; Équiper les rivières et lacs congolais avec les charrois commerciaux modernes.

•  K. Réhabiliter et doter les grands aéroports de la RDC avec le « Laser Guidance System Inc .» Pour avoir une idée sur ce system, cliquez le lien ci-dessous :

https://us-mg6.mail.yahoo.com/neo/launch?.rand=3lkgt0dk316ut#1703169240

•  L. Remettre les Congolais au travail en initiant la politique des grands travaux : Réaménagement des routes, ponts et chaussés pour désenclaver les milieux ruraux, décongestionner Kinshasa et autres grands centres urbains. Amorcer ainsi le processus de sub-urbanisation au Congo-Kinshasa.

III. De l'Héritage Politique du Prédirent joseph Kabila, et Le Devenir de la RDC en tant que État-Nation.

(À suivre : Nous y reviendrons)

Ce 13 septembre 2014

© Congo Vision


 
 
Copyright © 2014 Congo Vision. Tous droits réservés.