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Jean Oscar Ngalamulume, Président de la CIDES : Candidat aux Présidentielles de 2016 ?

Loin de correspondre au prototype du politicien congolais, opposant de longue date aux différentes dictatures qui ont mis l'ex-Zaïre en moule, l'un des vieux routiers, bien connu du microcosme politique congolais, ne s'embarrassant pas de la langue de bois pour analyser la situation politique et économique du pays selon la Prospérité. Jean Oscar Ngalamulume, parce que c'est de vous qu'il s'agit. Le Congo-vision voudrait savoir si vous seriez candidat président de la République aux échéances électorales de 2016.

JON : Comme vous le savez, pour le moment la CIDES notre Parti fait partie de la Plate Forme de la Majorité Présidentielle. Honnêtement, il appartiendrait à chaque Parti de la dite Plate Forme de se choisir son Candidat président. Vu que seule l'ambition légitime de diriger le pays ne suffit pas, en plus de la candidature, il faudrait que chaque prétendant puisse amener autour de l'Autorité Morale de la Majorité son projet de bonne gouvernance qu'il devrait défendre. Ainsi le meilleur sera choisi pour apporter un nouveau souffle aux cinq chantiers en cours.

Congo Vision : Votre point de vue sur le Dialogue politique qu'envisage le Chef d'Etat?

JON : Le dialogue permanant entre les Congolais contribue à l'amélioration de la situation politique, à la paix durable et à la stabilité des Institutions de la République. Notre pays ne sera jamais reconstruit dans un climat de haine, d'exclusion et de vengeance. Et la question que les participants aux nombreux Dialogues devraient se poser est celle de savoir pourquoi des nombreuses résolutions qui émanent de ces rencontres entre les Congolais tournent en rond, et ne favorisent pas le développement économique et social? Pourquoi plus on signe des accords de paix, plus des solutions semblent s'éloigner? Est-il nécessaire de vous rappeler que l es formes devant revêtir les bonnes relations entre toutes les filles et fils du Congo sont à la portée de ceux qu'y souscrivent et pensent en ce sens.

Congo Vision : Quelle contribution avez-vous apporté à la Majorité Présidentielle?

JON : Voilà une question qui donne matières à réfléchir. Ici, je suis dans l'obligation de vous avouer qu'il n'est pas facile de demeurer dans la Majorité lorsque les conseils prodigués ne sont pas suivis par ceux qui sont en charge de l'exercice de la gestion du vécu quotidien du peuple congolais (gouvernement). Rappelez-vous de la réflexion du Président Kabila lorsqu'il avait dit que s'il avait 11 personnes animées de même volonté que lui….le Congo ne sera pas là ou il est. Je suis dans l'obligation de vous confirmer que malgré mes analyses qui sont d'ailleurs à la portée de tous le monde, tous les trois premiers ministres qui se sont succédé ont échoué quant au chantier emplois et salaires décents… Et pourtant sensé être le premier chantier qui garantit la première source du revenu de l'Etat, du développement économique et de la stabilité sociale.

Congo Vision : Mais alors.

JON : Lorsqu'on a un malade, il faut lui administrer un traitement approprié à la place du calmant. Il est normal de demander aux Congolais de changer la mentalité. Une idée qui d'ailleurs est louable. Mais en face de ce Congolais à qui on demande de changer la mentalité il y a des misères… Prenons le cas d'un enseignant de mathématiques qui se voit approché par un élève qui a échoué à son examen et qui lui apporte un cadeau. L'enseignant qui a laissé la femme et les enfants affamés, le loyer impayé, trop de tracasseries pour trouver le transport afin d'aller enseigner. Entre sa bonne volonté de changer la mentalité et la réalité de la situation qu'il traverse en face… le choix de l'enseignant n'est-il pas compréhensible, lorsqu'il se penche du coté de cadeau que lui offre son gentil étudiant?

Ce que je dis pour l'enseignant, je peux aussi le dire pour un fonctionnaire, pour un policier ou pour un militaire qui traversent la même situation.

Congo Vision : Qu'auriez-vous fait si vous étiez à la tête du gouvernement?

JON : Dire que tout n'a pas bien marché serait faire preuve d'une naïveté déconcertante. Il n'est pas juste d'émettre des jugements sans nuance, lorsqu'on ne parle que d'échecs de cinq chantiers, sans se donner la moindre peine d'évaluer ce qui a été bien fait et ce qui reste à faire.

Mon grand souhait étant que chaque Congolais qui travaille, quel que soit son rang social puisse grâce à son salaire être en mesure de:

  • payer son loyer,
  • manger du premier au trente du mois,
  • d'assumer son transport,
  • ses soins médicaux et
  • l'éducation de ses enfants.

En effet, ce travailleur qui remplit ces cinq conditions sera obligatoirement en mesure de payer son impôt à l'Etat.

Combien de fois faut-il rappeler que la première source financière de l'Etat vient de taxes et d'impôts. Pour atteindre ses objectifs budgétaires, le gouvernement congolais a deux sources, la première est le capital humain. La deuxième consiste à mobiliser des capitaux financiers internes et externes tout en renforçant le contrôle de l'affectation de ces derniers vers le réaménagement des facteurs de la production nationale, c'est-à-dire, la création des nombreux emplois, tout en favorisant la division équilibrée du travail et du revenu national pour la meilleure consommation.

Voyez-vous que lorsqu'il y aura plus des Congolais qui travaillent et qui touchent un salaire décent, en dernier ressort, c'est l'Etat qui en bénéficie, parce qu'il encaisse plus d'impôts... Et l'Etat qui a plus de moyens financiers grâce aux impôts sera en mesure de réaliser les grands travaux publics, réorganiser et équiper les services de renseignements, la police, l'armée, la fonction publique et payer décemment les policiers, les militaires, c'est-à-dire, les fonctionnaires et les agents de l'Etat.

Pour y parvenir, l'Etat est dans l'obligation de favoriser l'entreprenariat privé à créer des nombreux emplois et donner des salaires décents aux travailleurs.

Pour son développement, c'est à -dire sa stabilité économique et sociale, le Congo doit augmenter sa quantité d'énergie. Celle qui facilitera la tâche aux investisseurs industriels qui souhaitent venir s'installer au Congo pour créer des nombreux emplois, produire abondamment et favoriser l'exportation. Voi là la seule et unique voie que l'Etat congolais doit emprunter pour stabiliser notre balance commerciale, favoriser la meilleure consommation et encaisser plus d'impôts et de taxes.

Vu que le véritable moteur de la croissance économique, est la somme de la quantité d'énergie disponible. Donc, si nous voulons gagner la bataille du développement, nous devons gagner celle de l 'énergie qui est le véritable moteur du développement économique.

Donc, pour répondre précisément à votre question, si j'étais à la tète du gouvernement, j'aurai pesé de tout mon poids pour commencer par résoudre le problème à la source, c'est à -dire, j'aurai mobilisé les capitaux financiers (en hypothéquant la culotte du Congo) dans le but de construire le barrage d'Inga 3 , qui a la capacité d'une puissance énergique de 44000 Méga Watts. Celle qui offre le potentiel d'une centrale presque deux fois plus puissante que celle du barrage des Trois-Gorges, en Chine.

Avez-vous au moins une idée de ce que Inga 3, une fois construit, peut apporter à l'Etat congolais par an? Douze milliards de dollars de revenu annuel sur l'électricité produite et vendue au Congo et à l'étranger, (en dehors de mines, d'impôts sur les salaires, sur des petites, moyennes et grandes entreprises, douanes, taxes et divers services) etc.

Congo Vision : Que pensez-vous de cette histoire de la fosse commune de Maluku?

JON : N'oubliez pas que la vie humaine est sacrée. Personne n'a le droit d'ôter la vie à son semblable. Donc, laissons les soins à seule la justice congolaise, de concert avec la communauté internationale faire leurs investigations. Trouver les coupables, les juger et les condamner.

Congo Vision : Comment se porte le parti dont vous êtes le chairman: la Convention des Institutions Démocratiques et Sociales?

JON : La CIDES se porte à merveille. Notre Parti est implanté à travers tout le pays, et nous continuons l'implantation dans les coins les plus reculés du Congo.

Congo Vision : Pratiquement un mois après la publication par la CENI, le 12 février 2015 du calendrier électoral global tant attendu, l'opposition monte au créneau, jugeant ledit calendrier d'irréaliste, d'incohérent et non consensuel. Elle estime que les élections provinciales, urbaines et municipales de 2015, exigeant un budget gigantesque, pèseraient négativement sur le cycle électoral et favoriseraient la non tenu des élections présidentielles en 2016. Quelle analyse faites-vous à ce sujet?

JON : L'opposition et la communauté internationale se sont fait prendre dans leur propre piège. Au lieu de négocier le calendrier consensuel avec la CENI, ils n'exigeaient qu'à ce que cette dernière publie le calendrier global. Résultat, aujourd'hui nous avons un calendrier électoral global non consensuel. Etant déjà publié, l'opposition qui ne voulait rien entendre parler d'un calendrier partiel est dans ses droits de négocier un calendrier consensuel avec la CENI, dans le but d'organiser les élections crédibles et paisibles. Donc, le calendrier est plutôt non consensuel et non irréaliste.

Quant au Budget électoral. Le Président de la CENI a vait confirmé ce qui suit: «Le décaissement de fonds s'effectue normalement, le problème de finances ne devrait pas se poser. Il faut se préparer, dès maintenant, éviter la spéculation sur les élections ». Je continue à faire confiance au Président de la CENI, au gouvernement congolais et à la communauté internationale, pour la mobilisation des fonds devant permettre l'organisation des élections en RDC.

Congo Vision : Après les manifestations contre la loi électorale du mois de janvier dernier, le Parlement a élagué les dispositions qui gênaient l'opposition. Qu'est ce que ces événements vous inspirent?

JON : Les Institutions de la République ont cédées à la volonté populaire du peuple congolais. C'est ça la démocratie non.

Congo Vision : Croyez-vous en une tenue de l'élection présidentielle en 2016 sans l'actuel Président en exercice?

JON : On ne peut comprendre le présent, dans le but de construire l'avenir, que lorsqu'on a la connaissance du passé. Malgré les déclarations et confirmations de ceux qui entourent le Président en son nom. On ne peut juger le sérieux de ce dernier qu'à travers ses promesses faites lors de son accession au pouvoir. Qu'avait-il promis? Deux promesses majeures faites, deux promesses majeures accomplies. Premièrement, lorsqu'il a accédé au pouvoir le pays était divisé en plusieurs parties avec la rébellion. Il a dit ceci, qu'il se mettra à la même table avec ses frères congolais rebelles, même s'il faut partager le pouvoir, je le ferai pourvue que le pays retrouve la paix: Chose promise, chose faite. Deuxièmement, il avait promis qu'il conduira le Congo aux élections libres et démocratiques. Quelque chose d'inimaginable depuis l'indépendance mais promise par Kabila et faite. Au vu de ces promesses tenues, je crois qu'il ya lieu de continuer à faire confiance au Président de la République.

Congo Vision : Quels sont vos commentaires par rapport à l'entretien téléphone qui a eu entre Président des Etats-Unis et Président Kabila?

JON : De cet entretien, je retiens deux points majeurs. Le premier, le Président des Etats-Unis a reconnu le leadership du Président Kabila. Selon la Maison Blanche, le Président Obama a salué le bilan du Président Kabila qui est parvenu à sortir la RDC de la guerre et a placé le pays sur la route d'un progrès démocratique. Le deuxième point consistait à rappeler au Président de la République du Congo de continuer en ce sens pour que des élections justes et libres de 2016 consolident la démocratie. Je trouve qu'il y a trop d'acharnement sur le Président du Congo. Et pourtant, en Afrique, il y a un bon nombre des Présidents qui sont presqu'à la fin de leurs deuxièmes mandats.

Congo Vision : La Loi récemment publiée sur les modalités d'installation de nouvelles provinces ne vous inspire-t-elle pas une volonté affichée du chef de l'Etat de respecter le calendrier électoral?

JON : Lors de vote de la constitution par la voie référendaire, la CIDES avait appelé aux Congolais de voter NON: Veuillez lire Agence Congolaise de Presse Kinshasa, 14/12/2005 (ACP, Les raisons du «NON» de la CIDES au référendum constitutionnel.

A ces jours, prenons l'exemple des élections des Députés provinciaux qui sont organisées sur base de onze provinces n'est-ce-pas. Si d'ici quelques mois on termine l'installation de vingt-six provinces. Pour que chaque province installe son Assemblée provinciale, elle aura besoin d'un nombre minimum de députés provinciaux n'est-ce-pas. Je doute fort que les élections des députés organisées sur onze provinces donnent assez des députés pour vingt-six provinces. Et s'il arrive qu'il y ait des provinces qui se retrouveront avec quinze députés provinciaux, voir même dix. La question qui demeure n'est-elle pas de savoir, comment ces provinces qui n'auront pas assez des députés provinciaux vont-elles installer leurs assemblées provinciales? Parce qu'organiser minie-élection n'est pas prévue par la Constitution? Voyez-vous que le problème est loin d'être résolu…

Congo Vision : Par votre lecture, quelles sont les raisons véritables qui entretiennent l'instabilité sécuritaire à l'est de la RDC?

JON : Les raisons sont simples. Elles sont d'ordre d'intérêt économique. Cette instabilité représente un arbre qui cache la forêt. Le gouvernement devrait profiter de la Loi Dodd Frank adoptée par le Congrès Américains en 2010 exigeant aux entreprises américaines de déterminer si un produit provient d'une zone de conflit a eu l'effet escompté en RDC? Kinshasa devrait sauter sur l'occasion pour renforcer l'investigation à travers un lobbying international, dans le souci de dénicher des entreprises qui sont derrière ces rebelles. Afin de leur proposer d'entrer par la grande porte au Congo en lieu et place de jouer dans l'ombre.

Congo Vision : En votre qualité de spécialiste en stratégie de défense et sécurité militaire, quels seraient les mécanismes idoines pour une paix et une stabilité durable à l'est de la RDC?

JON : L'Etat congolais a le devoir de mobiliser des moyens financiers grâce aux impôts pour assumer la formation pérennante des troupes, d'équiper l'armée, la police et les services de renseignements. Il faut qu'il soit en mesure de payer décemment les militaires, les policiers, les agents de services de renseignements, c'est-à-dire les fonctionnaires et les agents de l'Etat. L'ennemi craindra le Congo lorsqu'il se rendra compte que notre armée est mieux équipée et mieux entraînée. Que nos services de renseignements sont capables d'investiguer et de donner les informations crédibles aux troupes qui sont au front.. ONLY MONEY TALK. Je vous donne l'exemple de l'armée américaine qui a des casernes à travers le monde. Le vendredi de chaque semaine, chaque militaire américain, d'où il se trouve, a son salaire. D'où l'Etat des Etats Unis trouve sa source financière pour financer ses dépenses de défense et sécurité? Que grâce aux américains qui travaillent et payent des impôts.

Congo Vision : Pensez-vous que la traque de FDLR sans la MONUSCO est vouée à l'échec?

JON : L'armée nationale est en train de prouver sa capacité de traquer le FDLR sans la MONUSCO. Cette armée n'a besoin que d'équipements et d'entrainements. Cela ne veut pas dire que je ne reconnais pas le rôle que joue la MONUSCO pour la pacification du Congo. Non seulement qu'il est grandiose, mais aussi louable. Malheureusement, elle ne sera pas là éternellement.

Congo Vision : La troïka stratégique, composée des ministres des finances et du budget ainsi que le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, chapeautée par le premier ministre, soutient que l'économie congolaise connait un taux de croissance parmi le plus rapide du monde. Pourtant, nul n'est sans ignorer du niveau de la pauvreté de la population Congolaise. Quelle est votre lecture face à un tel paradoxe?

JON : Que de la poudre aux yeux. Vous dites bien que nul n'ignore le niveau de la pauvreté de la population congolaise. La croissance économique est dans une large mesure fonction de l'investissement, la composante la plus appréciée de l'investissement c'est le Capital.

Le Congo est-t-il aujourd'hui en mesure d'autofinancer sa construction! De payer décemment les fonctionnaires et les agents de l'Etat? Ou vous dites qu'un arbre est bon, donc, ses fruits sont bons. Lorsque vous dites qu'un arbre n'est pas bon, alors ses fruits ne sont pas bons, parce qu'on reconnaît la qualité d'un arbre par ses fruits. En logique mathématique nous disons que P implique Q, nie Q nie P. C'est une question d'implication ou de négation. Autrement dit, si Paul habite Matete, donc, il est voisin de mon frère, s'il n'habite pas Matete, alors il n'est pas voisin de mon frère. C'est l'un ou l'autre, vrai ou faux, plus ou moins, rouge ou noir, jaune ou bleu, mais pas les deux à la fois.

La croissance économique ne peut être possible que lorsque le Congo produira plus, vendra plus à l'extérieur et importera moins. Qu'est ce que le Congo a produit et vendu pendant ces dernières dix années. D'ailleurs notre Balance commerciale en souffre, le fait que le Congo importe plus qu'il n'exporte. Notre pays importe même les poissons de l'extérieur, lorsqu'il y en a qui meurent de la vieillesse dans nos rivières.

Congo Vision : Quels sont pour vous les axes économiques prioritaires à développer en RDC?

JON :
Dans une vision globale, il y a deux directions dans lesquelles il faut agir et agir immédiatement. La première consiste à renfoncer le cadre juridique, pour qu'il soit capable de garantir la paix durable et les mécanismes économiques. Le gouvernement doit avoir la capacité d'assainir le climat d'affaires.

La deuxième consiste à mettre en place une équipe d'hommes et de femmes fiables, capables de faire régir l'exercice de la vie politique, économique et sociale dans la discipline et respect des lois. Une équipe qui aura pour mission, rétablir les équilibres économiques et sociaux rompus, de favoriser l'entreprenariat privé à créer des nombreux emplois et des salaires décents pour la meilleure consommation.

Et pour atteindre ces objectifs, le gouvernement congolais doit réaliser que le véritable moteur de la croissance économique, est la somme de la quantité d'énergie disponible. Donc, si nous voulons gagner la bataille du développement, nous devons gagner celle de l 'énergie qui est le véritable moteur du développement économique.

Contact :

Jean Oscar Ngalamulume : jonk725@gmail.com

Propos recueillis par Me Raphael MABIALA SEDA
Correspondant de Congo Vision à Kinshasa
Contact: 810820180

Juin 12, 2015

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