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L’Opposition dit non à la session extraordinaire du Parlement

(Le Phare Online 22/06/15)

Des ex-combattants le 11/09/2014 dans la localité de Kotakoli qui abrite l’un des plus grands centres d’entrainement commando dans la province de l’Equateur, lords de la visite du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC, Martin Köbler,. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Lors de ses échanges avec les députés nationaux, dans le cadre des « Consultations », le Président de la République avait recommandé la convocation d’une session extraordinaire du Parlement pour réexaminer et adopter la loi sur la répartition des sièges pour les élections locales, municipales et urbaines. On rappelle que ledit projet de loi, défendu par le Vice-Premier ministre et ministre en charge de l’Intérieur, avait été recalé par la plénière de l’Assemblée nationale le samedi 13 juin 2015, à quarante huit heures de la clôture de la session ordinaire

Les députés nationaux, toutes tendances confondues, Majorité et Opposition, avaient reproché à ce texte des incohérences et de fausses statistiques, ainsi que la non prise en compte de nouveaux majeurs.

En réaction à la recommandation du Chef de l’Etat, les présidents des groupes parlementaires de l’Opposition avaient écrit au Président du bureau de l’Assemblée Nationale, le samedi 20 juin 2015, pour lui signifier que leurs députés ne participeraient pas à une session extraordinaire qui traiterait de la loi sur la répartition des sièges.

Pour enfoncer le clou, des acteurs des Forces politiques et sociales de l’Opposition, réunis hier dimanche 21 juin 2015 à la paroisse Notre Dame de Fatima, à Gombe dans le cadre de la « Dynamique pour l’Unité d’Action », ont dans une déclaration lue par leur modérateur, Delly Sesanga, appelé les groupes parlementaires de leur « famille politique » à s’abstenir de participer à la session extraordinaire du Parlement. Celle-ci qui ne répond, selon eux, ni à l’esprit de la Constitution ni de leur règlement intérieur, moins encore à l’intérêt du peuple congolais.

En présence de José Makila, Martin Fayulu, Jean Lucien Bussa, Alexis Lenga, Alain Mbaya, Moni Dela… Sesanga a haussé le ton pour insister sur l’urgence de la réanimation de la commission tripartite annoncée le 25 mai 2015 pour examiner les questions soulevée dans le mémorandum de l’Opposition du 27 avril 2015 adressé à la Ceni.

Les acteurs de l’Opposition ont invité le Président de la République à se rappeler le sens de son serment, prêté devant Dieu et la Nation, d’observer et défendre la Constitution et les lois de la République.

Tout demandant à la Communauté internationale d’être aux côtés du peule congolais pour l’aider à préserver les acquis de la démocratie, l’Opposition invite les Congolaises et Congolais à rester vigilants et à s’armer de courage, pour barrer la route à toute tentative de conservation du pouvoir en violation de la Constitution.

Eu égard à ce qui précède, les sociétaires de l’Opposition sont convaincus que l’objectif poursuivi par le pouvoir dans la convocation de la session extraordinaire du Parlement n’est nullement l’examen de la loi sur la répartition des sièges, mais de créer un gonflement avec un calendrier dépassé en ce qui concerne notamment : les élections locales, municipales, dont le texte devrait être adopté et promulgué à une date aujourd’hui désuète.

Abordant le point relatif aux Consultations nationales, l’Opposition parle d’un gâchis après l’échec des Concertations nationales, qui avaient donné lieu à plus de 769 recommandations qui, du reste, n’ont même pas été appliquées à 10 %. Les acteurs de l’opposition ne doutent plus du fait que le « Dialogue » visait le glissement tant redouté.

ERIC WEMBA

© Congo Vision


RDC : le Gouvernement invité à se prononcer « clairement » sur le financement des élections

Le gouvernement doit se prononcer clairement sur les contraintes financières liées à l’organisation des élections en République démocratique du Congo (RDC). Le député national Henry-Thomas Lokondo a lancé cet appel jeudi 19 juin, lors des consultations présidentielles à Kinshasa. Il a dit avoir attiré l’attention du chef de l’Etat comme non inscrit à l’Assemblée nationale sur les contraintes financières des scrutins à organiser par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Henry-Thomas Lokondo a estimé que la consultation la plus déterminante est celle que le président Joseph Kabila aura avec le gouvernement.

Selon cet élu de Mbandaka, le Gouvernement devra faire un état de lieu de la trésorerie publique afin de rassurer ou pas le financement des opérations électorales combinées avec le découpage territorial.

« J’ai parlé au nom de tous les non-inscrits à l’Assemblée nationale. J’ai dit au président que la consultation la plus déterminante qu’il aura, c’est avec le gouvernement, parce que c’est le gouvernement qui connait la trésorerie générale de l’Etat. Il doit nous dire si on aura suffisamment des moyens : un milliard ou un peu moins d’un milliard pour toutes ces opérations électorales combinées avec le découpage territorial », a affirmé Henry-Thomas Lokondo, député de la majorité présidentielle.
Il a ajouté que l’Etat congolais doit être réaliste s’il saura rémunérer plus de 37 000 nouveaux cadres politico-administratifs qui sortiront des élections dans les entités décentralisées.

« J’ai été honnête avec lui, en lui rappelant que, si aujourd’hui on organise des élections locales, municipale et urbaines, notre pays va passer de 169 entités territoriales décentralisées à 1 435 dont 97 villes, 68 communes, 478 secteurs et 259 chefferies. Si vous faite une estimation par exemple de 25 élus et membres de l’exécutif des entités territoriales décentralisées, avec un minimum de 37 875 nouveaux cadres politiques à rémunérer par mois, ça va peser sur le budget », a expliqué Henry-Thomas Lokondo.
Il a souligné qu’il a « un peu de doute que l’Etat ne puisse à court et moyen terme répondre financièrement à cette gigantesque opération ».
En avril 2015, les partis et regroupements de l’opposition avaient indiqué que la « plus grosse contrainte liée à l’organisation des élections était budgétaire ».

Juin 22, 2015

Radio Okapi

© Congo Vision

 

Grippe aviaire: une cargaison de 25 tonnes de poulets interdite d’entrer en RDC

Un lot de viande de volaille de plus de 25 100 kilos, «potentiellement infectée par la grippe aviaire», se dirige vers le port de Matadi (RDC) via le port de Pointe Noire (Congo). Le gouvernement turc, qui a lancé l’alerte, demande à Kinshasa de refouler cette cargaison en vue de préserver la vie humaine. Le ministère congolais du Commerce a toute de suite réagi. Elle a interdit dimanche 14 juin l’importation et la commercialisation en RDC de la viande de volaille d’origine turque.
Dans un communiqué du 14 juin, le ministère du Commerce a décidé également de refouler, de saisir et de détruire toute cargaison de ce produit aux frontières ou ayant déjà franchi les frontières de la RDC.

La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a sensibilisé ses membres à ne pas acheter ce lot de viande de volaille, «dont l’importateur est la société Indycom, basée en France.»
L’ambassade de Turquie, dans une correspondance urgente, adressée au ministère des Affaires étrangères, renseigne que suite à l’abattage de cette volaille entre le 8 et le 10 mai 2015, la direction départementale de l’alimentation, de l’agriculture, et de l’élevage avait délivré un certificat sanitaire daté du 14 mai pour l’exportation.

«Or, des échantillons prélevés lors d’un contrôle ont été testés positifs pour le virus de la grippe aviaire. La direction départementale a alors immédiatement ordonné un rappel desdits produits», poursuit le document.
Malheureusement, ce lot en question avait déjà quitté la Turquie. Les mesures du gouvernement congolais demeurent d’application jusqu’à la déclaration par les autorités turques de la maîtrise de la menace de la grippe aviaire.​

Radio Okapi

19/06/15)

Refoulé de RD Congo, le chanteur Tiken Jah Fakoly dénonce la censure de Kinshasa


(France 24 22/06/15)

Le chanteur Tiken Jah Fakoly a été refoulé vendredi de l'aéroport de Kinshasa, en République démocratique du Congo, où il devait donner un concert. Un acte de censure selon l'artiste, pourfendeur des despotes africains avides de pouvoir.

Attendu pour un concert en République démocratique du Congo, le chanteur de reggae Tiken Jah Fakoly n'a pas pu franchir la douane, vendredi 19 juin. À l'aéroport de Kinshasa, lui ainsi que plusieurs de ses musiciens, tous en provenance de Bruxelles, se sont vus refuser l’entrée sur le sol congolais par les autorités, en raison, selon une source aéroportuaire citée par l’AFP, de visas non réglementaires.

"Les services d'immigration nous disent qu’il y a eu des déclarations qui sont en contradiction avec ce qui est porté sur le visa", a déclaré Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement congolais, à RFI, précisant que Tiken Jah Fakoly et son équipe avaient fait la demande d’un visa touristique alors qu’ils venaient exercer une activité professionnelle. Les services d’immigration "ont estimé qu'il y avait une tentative de fraude et c'est pourquoi il a été renvoyé avec toute son équipe", a-t-il expliqué. La cellule de communication du ministère de l'Intérieur congolais n'a quant à elle pas voulu faire le moindre commentaire sur l'affaire.

Toutefois pour l'intéressé, les choses sont claires. "Je pense que j’ai été censuré par rapport aux messages que je passe pendant les concerts", a déclaré à RFI le lion ivoirien du reggae, qui devait se produire dimanche soir dans la capitale congolaise dans le cadre du festival Jazz Kif 2015.

 

 

 
 
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