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Doublons aux provinciales : la Ceni accorde 10 jours aux partis pour corriger leurs listes

Des ex-combattants le 11/09/2014 dans la localité de Kotakoli qui abrite l’un des plus grands centres d’entrainement commando dans la province de l’Equateur, lords de la visite du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC, Martin Köbler,. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) accordé dix jours aux partis politiques concernés par les doublons détectés dans les listes des candidats aux provinciales de corriger leurs listes. La décision a été prise lundi 22 juin, à l’issue de la rencontre à Kinshasa avec les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition sur le problème de plus de 700 doublons détectés sur les listes des candidats aux élections provinciales.

156 partis politiques toute tendance confondu sont concernés par ce phénomène de doublons dans 125 circonscriptions électorales de la RDC.

Tous ces partis de la majorité et de l’opposition ont violé la loi en présentant des listes électorales avec des noms retrouvés sur d’autres listes.

Pour trancher sur cette question, le député Omari Shadari de la MP dit se référer à l’article 21 de la loi électorale pour corriger les listes.

« Nous avons confirmé qu’il y a eu des doublons pour certains partis politiques. Il faut les corriger à partir des dispositions de l’article 21 de la loi électorale en son dernier alinéa. Cela doit se faire en 10 jours», a-t-il expliqué.

Cet article stipule ce qui suit :

« …En cas de non-conformité et dans un délai de dix jours, la Ceni retourne la liste ou la déclaration de candidature avec un avis motivé sur les raisons de non-conformité, aux mains du candidat ou du mandataire, selon le cas, en l’invitant à présenter une nouvelle liste ou déclaration de candidature rectifiée ».

L’opposition politique accepte aussi cette décision de la Ceni mais pose tout de même d’autres problèmes, notamment ceux de report des élections locales et l’enrôlement des majeurs.

« Le délai qui était fixé par la Ceni pour publier les listes provisoires n’a pas été observé. Donc nous restons préoccupé sur cette question, l’enrôlement des nouveaux majeurs, le report des élections locales mais aussi le financement du cycle électoral », a affirmé le député Delly Sessanga.

Pour sa part, le rapporteur de la Ceni, Jean Pierre Kalamba, a assuré que le processus électoral évolue dans le bon.

« Regardez bien notre calendrier là ! Laissez-nous faire les choses, nous sommes encore dans de bonnes dates. Mais je ne dis pas que si d’autres contraintes majeures peuvent ne pas influer sur le calendrier. Ça c’est à voir et nous vous dirons au moment opportun », a-t-il ajouté.

Jean Pierre Kalamba promet qu’une décision responsable sera prise dans les heures qui suivent sur cette affaire des doublons.

Juin 22, 2015

© Radio Okapi

© Congo Vision


Le président Joseph Kabila à l’heure des choix après ses consultations avec les forces vives de la Nation

Kinshasa, 22/06/2015 / Politique

Le président de la République qui est arrivé presque au termes de ses harassantes consultations avec tous les représentants des forces vives de la Nation doit maintenant opérer les choix que la situation politique lui commende en RDC qui est marquée par les effervescences autour du processus électoral

Sauf changement de dernière minute, le chef de l’Etat devrait avoir bouclé, le week-end dernier, ou alors il devrait le faire en ce début de semaine, les consultations qu’il a initiées avec les forces vives de la nation et plusieurs autres invités. L’objectif est connu de tous, c’est de déblayer la voie en faveur de la tenue du dialogue politique national devant aplanir le chemin vers les élections. Trois semaines après, tous les regards sont tournées vers Joseph Kabila pour connaître la suite des évènements. Que va donc dire le Président ? La question est sur toutes les lèvres, tant de l’ensemble des Congolais que de la communauté internationale. Tout le monde attend, le souffle coupé. «  Kabila seul devant sa conscience », voilà qui résume le suspense actuel fait de tant d’interrogations sur l’avenir même du Congo-Kinshasa.

Chefs des confessions religieuses, chefs coutumiers, cadres influents de la Majorité présidentielle, personnalités politiques diverses et différentes autres structures constituant les forces vives de la nation, ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accréditées à Kinshasa, parlementaires, responsables des médias au nom de la presse … ont tour à tour défilé devant le président de la République au Palais de la nation. Mais aussi à la Cité de l’UA et à la désormais célèbre ferme présidentielle de Kingakati. C’était dans le cadre des consultations initiées par le chef de l’Etat congolais en vue de la tenue du dialogue national. Tout le monde est passé, sauf les partis de l’Opposition radicale qui disent attendre plutôt le dialogue prévu par l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Joseph Kabila, à la lumière de différents échanges, a écouté les forces vives jusqu’à épuisement.

C’est le jeudi dernier que le chef de l’Etat a annoncé à la presse qu’il pourrait boucler ses consultations au plus tôt le week-end dernier et au plus tard au début de cette semaine. Car, après avoir écouté les différentes délégations et après le rapport des gouverneurs de provinces sur les consultations initiées à leur tour sur instruction du président de la République, il lui revient, à lui donc, de prendre une initiative. Kabila va-t-il finalement aller dans le sens du dialogue comme l’ont suggéré l’écrasante majorité de ses hôtes ? Au cas où il s’agirait de cette option, quel serait alors le contenu de ce dialogue ? Quel en serait le format et quelle portée auraient les résolutions de ce dialogue ? Autant de questions que les uns et les autres se posent maintenant.

Car, face aux grands enjeux liés au cycle électoral devant commencer en 2015 jusqu’à l’apothéose présidentielle en 2016, le chef de l’Etat n’a jamais été autant à l’heure des choix. Jamais, lui qui est passé par le dialogue inter congolais tenu à Sun City en Afrique du Sud, la formule dite « 1+4 », des élections tumultueuses en 2006 avec des affrontements dans la capitale, des élections tout aussi tendues en 2011,il devrait savoir que de l’initiative qu’il vient de prendre dépendra sans doute l’avenir de la RDC. Le Raïs est au propre comme au figuré à l’heure de choix. L’opinion tant nationale qu’internationale est désormais toute ouïe orientée vers la réponse du premier citoyen congolais. Elle cherche à savoir quelle direction prendra Joseph Kabila après la longue série des consultations entamées depuis le 1er juin 2015.

Kabila seul devant sa conscience

Pour avoir pris suffisamment la mesure de la situation, le Raïs est désormais en mesure de répondre à ses invités et, à travers eux, à toute l’opinion. Joseph Kabila est donc seul devant sa conscience pour consulter aussi ses hommes de la Majorité présidentielle. A lui de montrer maintenant le chemin à prendre. On se souviendra qu’en 1990, après sa tournée à travers toutes les provinces de la RDC dans le cadre de l’opération dénommée « Consultation populaire », le Maréchal Mobutu aussi était seul devant sa conscience. C’est de la sorte qu’il avait initié le processus de démocratisation du Zaïre à l’époque (Congo aujourd’hui) au point de surprendre son monde politique en prenant congé du «  MPR ». D’où, d’ailleurs, l’expression historique « comprenez mon émotion »  renvoyant aux larmes qu’il avait versées.

Joseph Kabila est à la croisée des chemins face aux enjeux politiques qui pointent à l’horizon. Quel cap prendra-t-il pour conduire les Congolais aux élections apaisées ? Tout est entre ses mains désormais. Mais, il n’ignore nullement que de la décision qu’il prendra dépendra, comme dit un peu plus haut, l’avenir de la RDC. Car, tous, à savoir Majorité, Opposition, Forces vives de la nation, communauté internationale, attendent la réponse du Raïs pour savoir sur quel pied danser désormais. Voilà cette équation à plusieurs inconnues que doit résoudre cette semaine l’initiateur des consultations du Palais de la nation. Conscient de ses responsabilités devant Dieu et l’histoire, Joseph Kabila ne manquera peut-être pas de lever l’option qui balisera au mieux la voie des élections réellement apaisées et crédibles en RDC.

M. M./Forum des As

Juin 22, 2015

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