Mouvement de révolte de soldats dans l'est de la RDC: 1 mort et 3 blessés
27.06.08 | 20h02
Des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont tiré des coups de feu toute la nuit de jeudi à vendredi à Kabare, localité du Sud-Kivu (est), faisant au moins un mort et trois blessés, selon des sources militaires citées par l'ONU.
La Mission de l'ONU en RDC (Monuc) a envoyé vendredi une mission civile à Kabare, pour faire "le point de la situation".
Selon des informations communiquées à cette mission par des sources militaires locales, les violences ont fait "un mort et trois blessés parmi les FARDC", a-t-on appris auprès de la Monuc à Bukavu, capitale du Sud-Kivu.
Pour une source militaire de la Monuc à Kinshasa, le nombre de blessés pourrait être plus élevé.
Selon des sources sécuritaires et administratives congolaises, des soldats de la 14e brigade des FARDC ont ouvert le feu dans la ville pour "réclamer des rations alimentaires" et aussi pour protester, pour certains d'entre eux, contre leur nouvelle affectation, dans le sud de la province.
"Ca a commencé à tirer vers 20H00 (18H00 GMT). Il y a eu des tirs nourris. Une partie de la population a fui et s'est déplacée vers la commune de Bagira", à l'entrée de la capitale provinciale Bukavu, à une quinzaine de kilomètres de Kabare, a déclaré à l'AFP le curé Emmanuel Musoda, joint à Kabare.
"Un calme précaire est revenu vers 04H00 (02H00 GMT) du matin, mais il y a encore eu des tirs sporadiques jusqu'à 06H00 (04H00 GMT). C'est la confusion à Kabare. On ne sait pas exactement ce qui s'est passé", a-t-il ajouté.
Le commandant militaire du Sud-Kivu, le général Patrick Masunzu, s'est rendu vendredi à Kabare pour y rencontrer le colonel John Tshibangu, commandant de la 14e brigade, qui a assuré à l'AFP que "les choses (allaient) rentrer dans l'ordre".
Cette brigade de quelque 4.000 hommes, qui a combattu en 2007 pendant des mois sur les fronts du Nord-Kivu voisin où elle a engrangé plusieurs victoires contre des troupes rebelles, est positionnée depuis début 2008 à Kabare.
Ses soldats se plaignent régulièrement de leurs conditions de vie et certains d'entre eux refusent de gagner leur nouvelle affectation dans le territoire de Fizi, au sud de Bukavu, exigeant de regagner le Nord-Kivu.
Le 13 juin, trois soldats avaient été tués lors d'un échange de tirs entre éléments de la 14e brigade, divisés sur la question de leur redéploiement.
AFP
Est de la RDC: des militaires protestent contre le manque de nourriture
AFP
27 juin. 08 - 14h35
BUKAVU (RDCongo), 27 juin 2008 - Des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont tiré des coups de feu toute la nuit de jeudi à vendredi à Kabare, localité du Sud-Kivu (est), pour protester notamment contre le manque de nourriture, a-t-on appris de sources locales.
Les autorités militaires ne disposaient vendredi matin d'aucun bilan de ces tirs, des tirs en l'air pour la plupart.
Selon une source sécuritaire congolaise, des soldats de la 14e brigade des FARDC ont ouvert le feu dans la ville pour "réclamer des rations alimentaires" , après plusieurs jours sans nourriture.
"Ca a commencé à tirer vers 20H00 (18H00 GMT). Il y a eu des tirs nourris. Une partie de la population a fui et s'est déplacée vers la commune de Bagira", à l'entrée de la capitale provinciale Bukavu, à une quinzaine de kilomètres de Kabare, a déclaré à l'AFP le curé Emmanuel Musoda, joint à Kabare.
"Un calme précaire est revenu vers 04H00 (02H00 GMT) du matin, mais il y a encore eu des tirs sporadiques jusqu'à 06H00 (04H00 GMT). C'est la confusion à Kabare. On ne sait pas exactement ce qui s'est passé", a-t-il ajouté.
Le commandant militaire du Sud-Kivu, le général Patrick Masunzu, s'est rendu vendredi matin à Kabare pour y rencontrer le colonel John Tshibangu, commandant de la 14e brigade.
Cette brigade de plus de 3.000 hommes, qui a combattu en 2007 pendant des mois sur les fronts du Nord-Kivu voisin où elle a engrangé plusieurs victoires contre des troupes rebelles, est positionnée depuis début 2008 à Kabare.
Ses soldats se plaignent régulièrement de leurs conditions de vie et refusent de gagner leur nouvelle affectation dans le territoire de Fizi, au sud de Bukavu, tant que leur situation ne s'améliore pas.
Le 13 juin, trois soldats avaient été tués lors d'un échange de tirs entre éléments de la 14e brigade, divisés sur la question de leur redéploiement.
RDC: libération d'un cadre du MLC (opposition) arrêté le 20 juin
AFP
26 juin. 08 - 10h11
KINSHASA, 26 juin 2008 - Un cadre du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, premier parti d'opposition en République démocratique du Congo (RDC), a été libéré mercredi soir après six jours de détention, a-t-on appris jeudi auprès du MLC.
"Imana Engulu a été libéré", a déclaré à l'AFP le secrétaire exécutif du MLC, Thomas Luhaka, précisant que les "motifs réels" de son arrestation et de sa libération restaient inconnus.
Rapporteur de la Haute Autorité des médias (organe de régulation des médias) et journaliste de profession, M. Engulu avait été arrêté le 20 juin par la Police d'intervention rapide (PIR, police anti-émeute) après un accident de circulation impliquant le cadre du MLC et un autre automobiliste à Kinshasa.
Le MLC avait dénoncé une "arrestation arbitraire", la poursuite d'une campagne d'intimidation et de répression à l'encontre de l'opposition, et exigé la libération immédiate de M. Engulu.
"Nous sommes satisfaits de sa libération. Mais son arrestation reste illégale et, ce qui est déplorable dans ce pays, c'est qu'il n'y a jamais de sanctions - ni de réparations - contre les abus de pouvoir", a souligné M. Luhaka.
Le MLC est actuellement dirigé par son secrétaire général François Muamba, qui assure l'intérim du sénateur Bemba, absent de RDC depuis avril 2007 et en détention à Bruxelles depuis son interpellation le 24 mai sur un mandat d'arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l'humanité commis en Centrafrique en 2002-2003.