TRAVAIL ET DIALOGUE
Page d'accueil
A propos de nous
Correspondance et Retrouvailles
Interviews, Entrevues...
Musique
Forum
Emploi
Notes de lecture
Liens

LA CRISE DE LEADERSHIP EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Mesdames et Messieurs, chers frères et sœurs, amis et connaissances, bonjour à tous. C'est avec grand plaisir que je me tiens ce matin devant cette auguste assemblée, pour m'adresser à vous, dans le cadre de cette conférence.

C'est aussi un grand t'honneur pour moi, de me trouver en ces lieux, pour parler à mes compatriotes congolais, et aux nombreux amis de ce grand peuple de la République Démocratique du Congo. Et pour toutes choses, je voudrai chers amis, que nous puissions rendre gloire à notre Créateur, et que nous puissions le remercier, pour tout ce qu'il a fait pour nous. Ma pensée profonde est aussi tournée vers nos sœurs et nos frères Congolais qui, pour l'instant, vivent dans des zones de guerre, qui sont affamés, et qui meurent de toutes sortes de maladies. Voilà pourquoi, je vous demanderai, si vous le voulez bien, de vous lever avec moi, pour observer une minute de silence, en mémoire de tous les disparus Congolais. Merci.

Chers amis et compatriotes, permettez- moi de nous souvenir également de nos grands héros, qui ont lutté pour nous apporter le sens de la liberté d'expression, de la justice et de la dignité humaine, au Congo Démocratique. Je parle ici du Feu Premier Ministre Patrice Emery Lumumba, du Feu  Président Kasa-vubu, du Feu Prophète Simon Kimbangu, des Feux Cardinaux Malula et Etsou, Mobutu Sese Seko, Laurent Désiré Kabila, sans oublier ce grand défenseur des droits de l'homme, Floribert Chebeya, qui vient tout juste d'être lâchement assassiné par la police sanguinaire du gouvernement en place, à Kinshasa. Notre pensée est aussi tournée vers les 5 millions de congolais morts depuis 1996, et qui continuent encore à mourir, jusqu'à ces jours, sur notre territoire national.

Nous remercions, à nouveau, notre Dieu, qui a permit que l'Amérique soit aussi, notre deuxième patrie. Et, nous lui en sommes extrêmement reconnaissants. Pour finir, je remercie chacun de vous, d'être venus participer à ces assises, afin de mettre en commun nos idées, pour inscrire ensemble, une nouvelle page pour la destinée de notre  pays, en l'occurrence : "la République Démocratique du Congo".

Comme mentionné dans le feuillet de notre programme, mon exposé de cette fin de matinée va se focaliser sur le thème intitulé "le congolais et le Leadership". Et je vais, pour ma part, aborder l'aspect traitant de " la crise de leadership, en République Démocratique du Congo. Mais cependant, je voudrais au préalable toutefois vous prévenir que, vu la complexité et l'immensité du sujet, et eu égard au temps qui m'est imparti, je n'ai pas la prétention de finir à traiter la totalité de celui-ci. Mais je suis persuadé que le survol qui vous sera communiqué, pourra apporter à vous mes auditeurs, la lumière nécessaire et susceptible à vous permettre à cerner l'essentiel de notre partage, en cette fin de matinée.

Voilà pourquoi avant tout, je me permettrai de définir le terme leadership. D'après le dictionnaire online intitulé le "Dictionnaire", le terme leadership voudrait simplement dire : la capacité de guider, de diriger, ou d'influencer un peuple. Le terme leadership est souvent synonyme d'influence, c'est-à-dire, une action qu'une personne ou une chose exerce sur une autre. Vu sous un autre angle, il s'agit d'une action du flux des astres sur la destinée humaine, ou un effet produit à distance, en parlant notamment de l'électricité.

Toutefois, pour une bonne compréhension de la notion du leadership, vous pourriez considérer la structure à diriger ou à impacter, comme une équipe de football, de basketball, ou comme toute autre discipline sportive, où évolue un groupe de gens, qui ont des buts et des objectifs communs, à savoir, remporter la victoire dans ce qu'ils entreprennent".

Il est impossible de faire une analyse constructive et objective sur le mauvais leadership en Afrique en ignorant l'impact du colonialisme et du néo-colonialisme sur le continent. Le colonialisme a joué un rôle majeur dans le sous-développement du continent africain. Les nombreux conflits et la pauvreté endémique qui ont élu domicile en Afrique peuvent, en toute sécurité, être une œuvre imaginée et conçue par les colonisateurs. Voilà pourquoi, il ya aussi lieu de dire, sans crainte d'être contredit, que le colonialisme a laissé les États africains dans un état très peu développé

Passés au crible fin l'esclavage arabe du 7 ème siècle, et consolidé par celui de l'Occident, à partir du 15 ème siècle, l'esclavage des Congolais a été inauguré par l'Etat Indépendant du Congo (EIC), et a continué par un système colonial d'exploitation de l'espace congolais par l'Etat belge pendant 80 ans. Cependant, cinquante ans après notre indépendance, on pourrait objectivement considérer que les temps coloniaux, bien que rudes pour nos populations, furent réellement meilleurs que notre aujourd'hui, en termes de situation humaine. Pourquoi suis-je tombé à de telles conclusions ? Puisque, durant la soit disant ère de la liberté congolaise, tous les leaders qui ont dirigé la RDC, ont brillé de mille et un feux par un sens d'irresponsabilité notoire, de trahison et de pourrissement de cette liberté acquise et retrouvée.

Alors que la RDC figure parmi les pays les plus riches de la planète, comment comprendre qu'il puisse aussi figurer parmi les tout derniers et les plus pauvres de l'univers ? Depuis le 30 Juin 1960, les colons Belges ont officiellement quitté le Congo. Où étaient et où sont les leaders sensés apporter paix, bonheur et prospérité au peuple Congolais ? Alors que la RDC est à ce jour comme un avion qui vole, mais où sont les pilotes et commandants à bord de cet avion suicide ? Alors que d'autres pays ont connus des leaders charismatiques qui ont travaillé pour l'intérêt général de leurs populations, où sont les politiciens Congolais ? Ont-ils conscience de leurs responsabilités, de leur action politique oui ou non ? Depuis 1996, plus de 5 millions de personnes ont été abattues, et pourquoi ce silence au somment de l'Etat Congolais ? Et pourquoi personne ne dit mot, et ne sanctionne ces atrocités ? Et où sont nos leaders ? Tous sont venus trop pauvres au pouvoir, mais ils sont, après cela, parmi les milliardaires en dollars américains. Où est le sens d'éthique politique et morale de nos leaders ? Voilà autant de questions que nous pourrions sans cesse nous poser. Et, une fois de plus, nous pourrions en parler en long et à large, même pendant une semaine de séminaire.

Néanmoins, chers amis, vous comprenez que nous avons besoin du renouvellement de notre intelligence et du changement, de fond en comble, de notre mentalité. Voilà pourquoi Carl Schurz, un des généraux et des politiciens éminents des États - Unis d'Amérique a un jour déclaré ceci: "Les innovations sont comme des étoiles: vous ne parviendrez pas à les toucher avec vos mains, mais comme le marin de mer sur le désert des eaux, vous les choisissez comme guides, et en les suivant , vous accédez à votre destinée. "

Voilà aussi pourquoi "La question n'est pas le changement, mais ce qui pose problème, c'est notre réaction à ce changement, car nos systèmes de croyance ont un impact sur nos réactions".

En effet, pour y parvenir, les Congolais ont besoin des leaders voués à la cause du peuple. Ils ont besoin des animateurs avec une vision à sécuriser le pays et à faire de la RDC un Etat de droit et de démocratie. Ils ont besoin des dirigeants qui n'abusent pas de leur pouvoir et qui laissent la liberté d'expression aux leaders des partis d'opposition critiquer l'action du gouvernement. Les Congolais ont besoin des dirigeants qui assurent à tous l'égalité des chances, quant à l'entrée au sein de l'administration publique de l'Etat, les dirigeants qui donnent l'occasion aux jeunes de prendre le contrôle des questions gouvernementales, des dirigeants qui croient en la responsabilisation et en la transparence, des dirigeants qui peuvent éradiquer l'esprit de division et de la corruption, du tribalisme, des dirigeants qui peuvent respecter le principe de parité homme et femme dans tous les rouages de la vie politico-sociale et administrative du pays, et l'émancipation de la femme. Car, au nom d'une certaine fausse "coutume" congolaise, dont on ignore les tenants et les aboutissants, la cuisine et le lit ont, depuis fort longtemps, et c'est à tort, été considéré comme la place réservée à la femme. Un sexisme discriminatoire considéré comme modèle d'existence et norme de vie. Le leadership moderne que nous incarnons est prêt à changer la donne.

Par ailleurs, le défi le plus impératif qu'il faudra relever pour rentrer dans notre destinée, sera celui d'inventer le nouvel être congolais et une nouvelle forme d'élites, dont les yeux n'ont pas vu les colons, ni sa chicotte, et la dont la mémoire populaire collective n'a pas son souvenir. Car, il est vrai que c'est p ar inconscience, par incompétence, par le sous-développement mental, et par le gel des capacités motrices de la réflexion, dotée d'un passé plein de misère, que certains négociateurs congolais présents à la table ronde en Belgique, leaders bourrés de cupidité et des visions égoïstes à court terme, ne virent pas au même titre que Lumumba, la terre promise rêvée et imaginé par ce grand héros national. Ils n'ont pas non plus compris que la Belgique avait "donné" l'indépendance aux Congolais, comme on donnerait un poisson à un mangeur affamé, mais sans apprendre à ce mangeur (comprenez ici, le peuple Congolais) les stratégies et les plans à l'autodétermination, c'est-à-dire, lui apprendre la maitrise dans l'art de pêche à la ligne, quand ce poisson des festivités et des cris de joie éphémères arrosés de bières et de danses, sera fini.

Ca vous dit quelque chose ? Le grand musicien Congolais Kallé Jeff, avec le slogan "indépendance, Tsha Tsha" ? La "congolité" dans la danse ! Voilà pourquoi ces leaders distraits se sont distingués par leur vide politique, leur vide intellectuel, leur vide éthique et leur vide de bon sens. Voilà pourquoi ces leaders distraits, se sont aussi distingués par leur manque déplorable d'un savoir-faire politique taillé à la mesure de l'inhumain inacceptable, et qui a ainsi favorisé l'hypothèque de l'avenir de tout un peuple, pour les 50 prochaines années, à venir. Triste, n'est-ce pas ? Ils ont en fait été l'incarnation du prolongement des errances, des tâtonnements et des incompétences pendant les cinq dernières décennies, où le pays a été plongé, inéluctablement, dans la ruine, la déchéance, et la fuite de responsabilités, en tant qu'Etat indépendant apte à donner, comme les autres nations du monde, le bonheur et la prospérité à son peuple. Voilà pourquoi, il ya eu des fuites des cerveaux vers l'étranger, parce que, c'est la loi du "sauve qui peut" qui s'impose, là ou la misère règne en maître.

Durant les cinquante années de l'accession de notre pays a son indépendance, le 30 JUIN 1960, la crise de leadership en RDC est sans appel. Le bilan DE TOUS Les acteurs politiques qui ont gérés notre pays est catastrophique, et plus que négatif. En quoi nos politiciens pourraient ils être réellement responsables ?

•  Tout d'abord, parce qu'ils ont omis de répondre positivement aux changements nationaux et internationaux qui ont eu lieu depuis l'indépendance.

•  Deux, ils n'ont pas utilisé de façon créative l'État colonial hérité, en tant que moteur de la croissance économique.

•  Trois, ils ont échoué à créer des institutions économiques modernes relatives aux conditions africaines, adaptables à l'évolution globale de la production, la technologie et les marchés. Ce qui aurait pu faciliter et promouvoir un développement humain durable.

•  Quatre, ils ont échoué à créer des systèmes politiques démocratiques, les structures et les modes de gouvernance qui soient efficaces, pragmatiques, responsables et transparentes.

•  Cinq, ils ont échoué à créer l'environnement propice à l'évolution des générations successives de jeunes leaders africains avec les capacités, l'intégrité, des visions, et son engagement à répondre aux défis et aux opportunités du 21ème siècle.

Toutefois, malgré ce qui vient d'être dit, nous pouvons affirmer que l'origine de la crise de leadership congolaise date de l'époque coloniale, parce que quand les Belges quittaient notre pays, ils n'avaient pas préparé les cadres Congolais à assurer la relève. Avant, pendant et même après notre indépendance, il n'y avait pas un programme de formation pour la transition au pouvoir, ou la socialisation dans le processus démocratique et dans la pratique de la bonne gouvernance de la RDC. Lumumba et ses disciples ont été considérés comme des manifestants parce qu'ils étaient des nationalistes les plus virulents du pays. Ceux qui ont eu recours à l'éducation politique et à la mobilisation de masse ont été considérés comme rebelles et dangereux pour la paix et l'ordre par les colons belges.

Pour mieux comprendre la notion du leadership, il faut savoir que le changement apporté crée généralement beaucoup de conflits dans plusieurs domaines de la vie politique, sociale, et économique des citoyens. Sachant que le changement peut conduire au chaos, les dirigeants coloniaux et les dirigeants du Congo auraient dû avoir des dialogues continus, un soutien psychologique adéquat et la création de nouvelles opportunités pour les sujets concernés.

Par conséquent, le leader comme agent de changement doit lui-même savoir se faire confiance, faire confiance aux autres et savoir faire confiance en Dieu. Ce qui implique aussi savoir respecter les autres et même ses adversaires politiques.

Le rôle d'un vrai leader consiste aussi à amener le futur dans le présent pour mieux préparer l'avenir. Cela fait allusion à la loi de l'héritage, parce que, un succès sans successeur est un échec. Pour illustrer ce principe, Mobutu avait un jour déclaré "après moi c'est le chaos", alors que les Occidentaux pensent au futur, à la jeunesse, et à la génération avenir.

Un leader doit être un bon visionnaire, détenant un tableau d'ensemble et les détails qui l'accompagnent.

Un leader est toujours appeler à faire face à des nombreux défis, la mais la chose la plus importante, est de savoir comment relever ces défis, ces obstacles et des conflits générés. L'un des principaux défauts de dirigeants congolais de l'époque, ce qu'ils étaient impatients avec leurs homologues coloniaux. La patience est une vertu de leadership, elle a pour élément important: "la vision".

L'une des caractéristiques efficaces de leadership dont le Congo a grandement besoin aujourd'hui est la patience. Le leadership exige de la patience, car on a à faire à des personnes humaines, et non pas à des machines. Les dirigeants qui sont patients ont pour souci numéro un, la maturité, l'accroissement et le bien être de leurs populations. Ce qui n'est pas le cas au Congo.

Comme nous ouvrons une nouvelle page de l'histoire de notre pays, le leadership qui nous caractérise dans cet élan de changement, doit nous pousser à apprendre à nous pardonner les uns les autres, et à nous tourner vers l'avenir.

Le travail des dirigeants n'est pas seulement d'avoir une vision et de la vendre; un bon leader est celui qui a une vision commune et partagée pour chaque entité dans sa communauté. Lorsque vous conduisez les autres, c'est bon de "faire en sorte que la vision de chaque citoyen puisse se retrouver dans la grande vision du pays. En violant ce principe, nous avions à tort, opté pour l'égoïsme, et pour "le chacun pour soi et le Dieu pour tous" (Article 15 : débrouillez- vous).

Le leadership congolais doit se rassurer que tous les fils et toutes les filles du pays puissent se sentir intégrés dans la gestion de la chose publique et réaliser qu'ils sont un atout précieux et indispensable dans la vie socio –politique de leur pays.
Les bons leaders sont ceux qui accueillent et examinent les idées des autres en créant des opportunités, non seulement pour ceux avec lesquels ils partagent les mêmes visions ou des idées, mais même ceux qui sont dans l'opposition ou dans la résistance.

Les bons leaders sont ceux qui croient dans une structure organisationnelle. Ils planifient, ils organisent, ils coordonnent, et communiquent leur action politique, avant d'assurer le contrôle dans l'exécution des tâches de chaque acteur impliqué dans la vie du pays, pour éviter le laxisme et les impunités qui pourrissent la vie du peuple congolais. La communication bidirectionnelle est importante lorsque vous conduisez les autres.
Etant un leader, on est lié au peuple par une obligation des résultats. Et ce processus nécessite beaucoup de temps de communication avec le peuple. La politique du silence ou de la chaise vide, par exemple, refuser d'aller aux élections, est synonyme d'hypothéquer la vie de toute une nation. Et cela n'est pas synonyme de faire de la politique.

Faire la politique consiste à être au service des autres. C'est être la voix des sans voix, les yeux de non voyants, et les pieds des perclus et autres amputés des jambes. Donc, on représente le peuple. De ce fait, on n'a pas le droit de se taire. Si l'on est au pouvoir, on est sensé sans cesse parler au peuple. Voilà pourquoi le Président Obama s'adresse une fois par semaine au peuple Américain, via Internet.

Si l'on est dans l'opposition, puisqu'on est "la voix des sans voix", on doit commenter sur toutes les actions faites par le gouvernement, pour montrer au peuple et aux gouvernants que vous incarnez réellement l'alternance politique dans votre pays. Pour reprendre une expression populaire française, un vrai leader de l'opposition est celui qui "tire sur tout ce qui bouge". Voilà pourquoi chaque fois que le gouvernement fait une erreur politique ou autre dans son leadership, il a besoin d'un contre poids au pouvoir, pour équilibrer les choses.

Tout silence de la part d'un leader de l'opposition, pourrait être considéré par nos populations, comme une complicité implicite et un feu-vert et une autorisation tacite à la destruction pure et simple d'une nation.

Notez bien qu'un vrai leader est celui qui choisit de créer l'information et non de la subir. C'est ainsi qu'il impératif de choisir si l'on veut vraiment être suivi par des hommes ou tout simplement, rester suiveur des hommes. Souvenez-vous que l e leadership c'est la capacité de guider, de diriger, ou d'influencer un peuple et non pas d'être influencé. Celui qui croit influencer les autres en silence n'a pas sa place en politique. Mais plus tôt, au monastère des moines, où la tranquillité et les chants des colibris sont des trésors.

Comme nous l'avions signalé précédemment, le gouvernement Congolais doit être conscient que le changement est un processus qui exige la participation de tous les citoyens dans la vie active du pays.

Néanmoins, les nations d'Afrique devraient oublier l'impérialisme colonial et développer une nouvelle vision pour l'Afrique. Pour l'avenir de ce continent, le recrutement d'une nouvelle élite de leaders est nécessaire. Ce recrutement devrait impliquer un processus d'identification, une éducation, et une formation. Les dirigeants actuels doivent donner la possibilité à de jeunes leaders à apporter leurs idées nouvelles, pour le développement du continent. Pour une Afrique meilleure, les dirigeants devraient permettre la liberté d'expression des citoyens. Les personnes qui ont du talent, qui sont éduqués, qui sont bien informés et qui sont porteur d'une bonne vision, devraient être considérées comme une chance pour développer le continent, et non une menace.

L'Afrique est un grand continent avec beaucoup de gens instruits, mais peu d'entre eux sont prêts à comprendre les styles de leadership, le changement, et les théories d'une transition positive. Les périodes de transition ont besoin de chefs patients avec tous les administrés, ou employés. Beaucoup de gens pensent que le changement et la transition sont la même chose.

Comprendre la différence de ces deux concepts peut s'avérer essentiel pour le facilitateur du changement. Le changement exige du temps, de patience et de confiance. Ce n'est pas une histoire personnelle ou individuelle, ou une question des gens dans le régime en cours. Pour apporter le changement dans le continent, tout le monde doit participer et apporter sa contribution à cette entreprise communautaire, seule condition sine qua non pour la résolution des problèmes africains actuels. Le peuple africain doit pouvoir se concerter et se mettre autour d'une table en vue de trouver des solutions à leurs propres problèmes.
La crise de leadership en Afrique ne peut être résolue que si le peuple africain prend réellement conscience que son avenir ne dépend que de lui-même. Les dirigeants africains doivent adopter des démocraties réelles au lieu des régimes autoritaires. Ils doivent aussi savoir respecter la durée des mandats électifs suivant les Constitutions de leurs pays respectifs, et penser à quitter paisiblement le pouvoir avec honneur, comme l'a fait Nelson MANDELA DE L'Afrique du Sud.

Un bon leader ne s'appuie jamais sur l'orgueil et sur l'exaltation du "moi, je". Il parle au nom de la communauté (nous) et met en avant plan les qualités et les réalisations des autres membres de l'équipe. Car, comme le dit la Bible, l'orgueil précède la chute et l'arrogance, la ruine. Aucun homme n'acceptera de travailler avec un leader mal poli, arrogant et orgueilleux. Et c'est cela qui tue la race de leader chez nous.

Les dirigeants africains devraient apprendre à établir la paix entre leurs citoyens, et non la guerre, la division, la médisance et le colportage. N'oubliez jamais que la paix commence à partir de deux personnes vivant dans la même maison. Comment un homme incapable à diriger sa propre maison peut-il diriger tout un pays avec plus de 60 millions d'habitants? Le succès dans la direction de sa maison peut se transférer à la gestion d'une communauté, puis à celle d'un Etat et ensuite, à celle d'un pays, pour finir, à la gestion du monde entier.

Vive la République Démocratique du Congo

Vive l'Afrique,

Et que Dieu vous bénisse. Merci

Dr. Mboyo Ndombo Bent Francis.

28 Juin 2010

© Congo Vision


 
 
Copyright © 2009 Congo Vision. Tous droits réservés.