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LA PORTEE REELLE DU PLAN HERMAN COHEN POUR LA PAIX EN RDC: UN DANGER MORTEL VISANT LA BALKANISATION DE NOTRE PAYS; ALERTE A L'INTELLIGENTSIA DE LE DEJOUER

Beaucoup de Congolais de la diaspora—voire même ceux vivant au USA—ne sont pas au courant des enjeux politiques et économiques qui se discutent en coulisses sur le sort de notre cher pays, la RDC. Il s'agit des complots qui se trament constamment dans les capitales occidentales—notamment ici aux USA—pour concrétiser le projet de la balkanisation du Congo par le Rwanda interpose. Ces manoeuvres conduites en coulisses interpellent tous les Congolais—ou qu'ils soient—à demeurer vigilants pour déjouer, le moment venu, les plans diaboliques, comme celui du Dr Herman Cohen, montes de toutes pièces par les soi-disant experts sur les affaires du Congo pour y amener la paix.

Aujourd'hui, il ne reste aucune ombre d'un doute que le vaste complot international pour démembrer la RDC dans sa partie orientale, dont le but avoue est d'y créer un “Tutsiland”, se concrétise effectivement. Pour rappel, on se souviendra que vers l'an 1994 le PENTAGONE (le nom commun du géant building en Virginie du Nord abritant le vaste Ministère de la Défense des USA) avait avance une théorie, fort controversée a l'époque, arguant que la RDC (Le Zaïre d'entan) héritée du Congo Belge était trop grand pour demeurer un pays uni. En outre et selon les stratèges du Pentagone, vu la tension engendrée par la surpopulation du Rwanda, d'autres arrangements territoriaux devraient être envisagés pour changer les frontières héritées du colonialisme belge. Ce qui fut une théorie irréalisable et émise vers 1994 par un ministère du Gouvernement Américain est entrain de se concrétiser au fil des années au début de l'an 2009. Vu sous cet angle, le guerrier terroriste Laurent Nkundabatware devient clairement un “petit nègre d'Afrique”, un PION et un faiseur de sales besognes pour les multinationales—en majorité anglo-saxonnes—qui, enfin de compte, tirent les ficelles dans l'ombre pour s'enrichir sur les dos des souffrances de nos compatriotes a l'Est du pays tout en continuant a exploiter illicitement les ressources minérales dont regorge le Congo. Ceux d'entre nous qui doutent encore de l'existence de ce complot international ourdi contre notre pays à cause de ses ressources naturelles devraient lire une récente publication du mois de Novembre de l'ONG SOUTHERN AFRICA RESOURCES WATCH (SARW). Cette ONG dévoile une longue liste des multinationales prédatrices et leurs nationalités, lesquelles sociétés continuent jusqu'a ce jour à s'adonner au commerce illicite et maffieux des minerais de guerre. Nous reviendrons au rapport de SARW dans la section suivante de notre analyse.

• QUI EST HERMAN COHEN ET QUELLE EST L'ESSENCE DE SON PLAN POUR LA PAIX AU CONGO ?

• La vie Politique du Dr Herman Cohen

Sommairement, ce que nous savons de la vie politique de cet officiel américain est qu'il fut Sous-secrétaire d'Etat aux Affaires Africaines (1989-1993) sous l'Administration du Président George W. Bush Sr. Sa politique africaine—en l'occurrence, envers le Zaïre d'entan—sous Bush Sr n'était vraiment pas si remarquable sauf qu'il continuait à exprimer le support politique des USA envers le régime dictatorial du Marechal Mobutu. Apres le retour des démocrates à La Maison Blanche sous Président Bill Clinton (1992-2000), Dr Cohen, qui passait pour un spécialiste du Congo, flotta pendant plusieurs années dans le parage de Washington, D.C. sans un poste administratif visible. C'est ainsi qu'il fonda pendant le règne de Clinton une organisation dénommée COHEN & ASSOCIATES—un cabinet des consultants—pour défendre les intérêts de certains pays africains, dont les régimes étaient dictatoriaux, auprès des autorités americaines. Son gros poisson, dit-on, fut la défense du régime de l'AFDL du feu Président Laurent-Désiré Kabila. Comme ce régime avait des différends très sérieux avec l'Administration Clinton représente a l'époque au Département d'Etat (Le Ministère des Affaires Etrangères) par Mme Madeleine Albright—une officielle aux tendances pro-rwandaises bien connues—Dr Cohen reçut de la main du président congolais une somme évaluée à 600.000 dollars américains pour redorer son blason auprès des décideurs américains. Il n'était pas clair pour certains d'entre nous qui vivaient dans le parage de Washington, D.C. que cette somme destinée aux relations publiques de la RDC aurait change mesurement l'hostilité de l'Administration Clinton vis-à-vis le régime du feu Président Kabila. Quant au futur du Dr Cohen, il continuait toujours a vendre ses services des relations publiques auprès des pays africains qui pouvaient se permettre de payer les prix exorbitants de ses dits services selon les dires de ceux qui le connaissaient.

• L'Essence de Son Plan Pour la Paix en RDC

Dans un article intitule “CAN AFRICA TRADE ITS WAY TO PEACE”? (L'Afrique Peut-elle Commencer la Voie de la Paix ?) apparaissant au quotidien principal des USA , The New York Times du Mardi, le 16 Décembre 2008 (voir OP-ED, page A31), Dr Herman Cohen proposa ce que nous appellerons désormais “Le Plan Cohen”. Il s'agit d'une proposition que l'ancien Sous Secrétaire d'Etat aux Affaires Africaines a émis et soumis au président-élu Barack Obama pour résoudre une fois pour toutes le conflit à l'Est de la RDC. Tachons de disséquer de près ce Plan Cohen et en dégager les lignes principales de ses arguments. Vers la fin de cette section, nous tacherons aussi de présenter les dangers mortels que ce plan incarne pour notre chère patrie, la RDC. Au fond qu'est-ce que Dr Cohen propose comme une différente solution à la crise a l'Est de la RDC? Des le départ, il reconnait la dimension économique de cette guerre au Kivu et il est convaincu d'avoir trouve une solution magique et définitive à ce conflit. Nous citerons extensivement son texte de New York Times pour y extrapoler des extraits essentiels et pertinents à notre analyse. Voici ce que Dr Cohen a essentiellement écrit:

“. . . Le conflit dans l'Est du Congo aura dure plus de 12 ans et a contribué à la mort de plus de cinq (5) millions d'habitants dans les deux provinces du Congo. Alors que cette guerre se déroule sur le sol congolais, il s'agit en fait du substitut de guerre entre le Congo et le Rwanda car Kigali intervient par des mouvements des rebelles a caractère interne . . . La seule façon de mettre fin a cette guerre qui a cause tant de morts et a force des millions de personnes a fuir leurs foyers dans l'Est du Congo, c'est de répondre a la dimension internationale du conflit. . . Même si le Rwanda nie sa responsabilité dans ces guerres notamment en dénonçant le dernier rapport de l'ONU, le rôle du Rwanda dans ces conflits a l'Est est indéniable et de grande importance. . . La communauté internationale qui a travaille d'arrache-pied pour résoudre ce conflit entre les différentes parties que sont les Etats souverains, du Rwanda et du Congo ainsi que les milices, n'est pas arrivée à une solution adéquate malgré le déploiement de 17.000 soldats de la paix des Nations-Unies, et de nombreux efforts de médiation constructifs avec le soutien américain . . .”

“L'échec de la diplomatie internationale est lié aux racines économiques du problème qui a commence avec le génocide de 1994 au Rwanda. Le génocide, la guerre entre la majorité Hutue et la minorité Tutsie au Rwanda, a déversé dans la partie Est du Congo des refugies Hutus. Quand les rebelles Tutsis ont pris le pouvoir au Rwanda en Juin 1994, plus d'un million de Hutus ont fui vers le Congo ou ils s'installèrent dans des camps des refugies sur la frontière rwandaise. . . Apres deux ans de raids frontaliers partant des camps des refugies Hutus en exil par les soldats qui ont participé au génocide, l'armée rwandaise a attaque et détruit les camps, avec le calme, mais sans ambigüité de l'approbation des Etats-Unis en l'absence d'autre solution à la violence. Le mouvement contre les camps des refugies a été la première étape d'une action bien planifiée par le Rwanda en 1996 et 1997. Les Tutsis rwandais ont conduit le gouvernement, ont contrôlé les richesses du Congo notamment à travers des milices congolaises financé et entrainées par l'armée rwandaise”.

“ . . . Le principal responsable de la violence présente est l'insurrection des Tutsis Congolais, dont le chef de fil est Laurent Nkunda, un ex-général de l'armée congolaise, qui affirme se battre pour protéger sa communauté. Mais ses opérations militaires visent principalement à empêcher l'armée de Kinshasa de rétablir son autorité sur les provinces de l'Est. Ses troupes sont armées et financées par le gouvernement du Rwanda . Apres avoir contrôle les provinces du Kivu depuis 12 ans, le Rwanda ne renoncera pas a des ressources du Congo qui représentent une bonne partie de son produit national brut, mais que le gouvernement congolais est en droit de revendiquer pour en faire profiter a son peuple. Cette dimension économique du conflit doit-être prise en compte. Il ne faut pas qu'il y ait DES GAGNANTS ET DES PERDANTS. Il faut reconnaitre qu'il existe une synergie naturelle entre l'économie de l'Est du Congo et les pays de l'Afrique de l'Est, y compris le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie et l'Ouganda”.

“. . . Une fois investi, Mr Barack Obama devrait nommer un négociateur spécial charge de proposer un projet de MARCHE COMMUN incluant la RDC, le Rwanda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. Cet accord autoriserait la libre circulation des personnes et des biens et garantirait aux entreprises rwandaises l'accès aux ressources minières et aux forêts congolaises. Les produits fabriques continueraient d'être exportes via le Rwanda. Le grand changement serait le paiement des droits et redevances au gouvernement congolais. Pour les entreprises rwandaises, ces prélèvements seraient compenses par des revenus accrus. Ce marche commun permettra a la RDC d'utiliser les ports de l'Océan Indien qui sont les débouchés naturels des produits du Congo, plutôt que ceux de l'Océan Atlantique, a plus de 1.600 Km de la” . . . “Si un tel marche commun peut être négocie, le Rwanda et le Congo n'auraient plus besoin de financer et d'armer les milices respectives pour se faire la guerre sur les ressources naturelles dans les provinces de l'Est du Congo”. . . “Si cette médiation à l'américaine est soutenue avec grande volonté et persistance pour créer ce marche commun en Afrique Orientale, cela contribuera a terminer la guerre et a transformer la région”. (FIN DE CITATION). VOILA QUI A TOUT DIT!!

• Les Incohérences, Manquements et Contrevérités du Plan Cohen

Chers lecteurs, veuillez nous excuser de nous être longuement appesantis sur ce texte pour y extrapoler les extraits critiques à cette étude. Le but avéré était de citer directement les propos de l'auteur de l'article, de relever les dangers mortels de ce plan pour la RDC ainsi qu'identifier les incohérences évidentes du Plan Cohen. Passons maintenant à l'analyse approfondie de cet article. Les observateurs avertis noteront immédiatement que du début jusqu'à la fin de ce long texte, il y a une absence totale de la discussion sur les multinationales—en majorité americaines et anglaises—qui tirent les ficelles dans l'ombre derrière les milices armées telles que celles de Nkunda au Nord Kivu tout en continuant à exploiter illicitement les ressources naturelles de la RDC. Un manquement intentionnel ou une hypocrisie intellectuelle de la part du Dr Cohen?

Par ailleurs, nous avons souligne dans l'introduction à cette étude que le rapport de Southern Africa Resources Watch (SARW) publie en Novembre 2008 faisait etat de l'existence du complot international ourdi par les multinationales et les pays voisins allant jusqu'à déstabiliser durablement la RDC dans sa partie orientale. L'ONG SARW démontre clairement que pour brouiller la traçabilité de leur commerce illicite, ces multinationales transitent par des “sociétés écran”, mais ce modus operandi n'échappe pas toujours aux enquêteurs têtus. C'est ainsi que pour informer largement le public, la SARW a publie une longue liste des sociétés prédatrices impliquées dans le commerce illicite du coltan et d'autres minerais du Kivu. Elles sont de diverses nationalités, à savoir: américaine, allemande, belge, britannique, chinoise, helvétique, juive, kazakhistane, Malaisienne, rwandaise, etc. Toutefois, au lendemain de la publication du rapport de l'ONG SARW, beaucoup de Congolais se posent la question de savoir ce qui a réellement change a la suite de la publication du rapport accablant de l'ONU date du 24 Octobre 2002 accusant le Rwanda et l'Ouganda des pillages massifs des ressources naturelles du Congo. Comme on le sait, ce rapport fut transmis au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, mais sans aucune conséquence punitive pour ces deux pays incrimines. C'est vraiment curieux car Dr Cohen, qui passe pour un spécialiste du Congo, n'en fait aucune mention dans son long texte que nous venons de décortiquer.

D'autre part, son texte en question contient certaines incohérences d'analyse et d'interprétation voire même des contrevérités. A titre d'exemples, il fait une allégation suivante sans une preuve historique: “Laurent Nkunda, un ancien général de l'armée congolaise, affirme se battre pour défendre sa communauté tutsie de la discrimination et contre des ex-combattants Hutus rwandais qui sont rentres des pays voisins et vivent maintenant dans les collines boisées de l'Est du Congo ”. Historiquement parlant, il y a lieu de noter tout de suite qu'il n'y a pas des Hutus rentres des pays voisins pour venir finalement s'installer dans les collines boisées de l'Est de la RDC! En fait, cette contrevérité a pour but d'actualiser le conflit et donner un alibi au Rwanda. Force nous est de constater qu'en fait les Hutus qui se trouvent a l'Est de la RDC y sont depuis qu'ils ont quitte les camps des refugies en 1996—il y a donc 12 ans de cela. Ils y sont restes même lorsque l'armée rwandaise occupait pendant 5 ans (1998-2003) cette partie de l'Est du Congo. En outre, on notera une autre contrevérité des propos du Dr Cohen qui allègent que Joseph Kabila est allé en guerre de conquête pour récupérer les provinces en rébellion à l'Est. La vérité historique confirmera qu'en fait Président Kabila avant et durant le régime de transition (2003-2006) n'est pas allé à la conquête des provinces de l'Est et de ce fait aurait provoque la guerre comme résultat. La réalité est que les provinces de l'Est du pays sont revenues dans le giron congolais a la fin de la guerre en 2003 par la signature de l'accord global et inclusif à Sun City en Afrique du Sud.

• Le Danger Mortel du Plan Cohen Pour la RDC

Le Plan Cohen représente un danger mortel pour notre pays. Si ce plan est approuve et mis en vigueur par le nouveau Président Barack Obama, il concrétisera la balkanisation de la RDC et marquera l'intégration totale des provinces du Kivu au Rwanda. Qu'on ne s'y trompe pas. Ce plan consiste réellement à consolider la présence économique et commerciale du Rwanda au Congo Oriental jusqu'a le rendre INCONTOURNABLE. Ce que les Américains veulent concrètement, c'est l'annexion en douceur à travers la création du soi-disant MARCHE COMMUN avec les pays Anglophones de l'Est. La présente guerre du Kivu illustre exactement tous ces propos du Dr Herman Cohen qui d'ailleurs reconnait dans son article que “depuis 1996 les provinces du Kivu sont économiquement intégrées au Rwanda ”!

Tout de même, alors que la solution est économique, a-t-il avance, Dr Cohen reconnait a la fin se son article que le Rwanda n'a pas seulement besoin des ressources naturelles de la RDC, mais aussi de l'espace territorial. Il souligne ce point en déclarant ceci: “En outre, la libre circulation des personnes viderait les camps des refugies et permettrait au pays a forte densité de population, dont le Rwanda et le Burundi, de fournir la main-d'oeuvre nécessaire pour le Congo et la Tanzanie”. Chers lecteurs, ne voyez-vous pas dans ce Plan Cohen le début de la création de “Tutsiland”que la diaspora congolaise a toujours décriée à l'Est de notre pays? Il faudrait être naïf et aveugle pour ne pas voir clairement le but avise de ce plan diabolique. En conclusion, Dr Cohen propose ceci au nouveau Président Barack Obama: “Si un tel marche commun peut être négocié, le Rwanda et le Congo n'auraient plus besoin de financer et d'armer les milices pour se faire la guerre sur les ressources naturelles dans les provinces de l'Est du Congo”. Quant a l'intelligentsia congolaise, il y a un côté manifestement injuste et révoltant dans la proposition du Dr Cohen. A ce point, nous sommes tentes de nous poser cette question pertinente: Peut-on voir dans ce plan une suggestion de sa part de se porter comme candidat au poste de “Négociateur Américain” que Président Obama pourrait éventuellement nommer, le cas échéant, pour la création du soi-disant MARCHE COMMUN a l'Est de l'Afrique?

• ALERTE A L'INTELLIGENTSIA CONGOLAISE POUR LE DEJOUER

Comme nous venons de le démontrer, le Plan Cohen semble se préoccuper davantage de la situation du Rwanda à qui Dr Cohen lui-même RECONNAIT le droit de jouir pleinement et obligatoirement des richesses du Congo. Lorsqu'il dit que les deux pays—en l'occurrence, le Congo et le Rwanda—“n'auraient plus besoin de se faire la guerre par procuration”, il place le Congo et le Rwanda sur la même enseigne sans objectivement indiquer aux lecteurs de son article que LA RDC N'A JAMAIS ATTAQUE LE RWANDA MILITAIREMENT! Partant de ce parti pris américain, l'intelligentsia congolaise devrait se mobiliser pour rejeter en bloc le Plan Cohen. On ne cesserait jamais de le souligner que la RDC fait partie de la SADC (Southern Africa Development Community), de la CEEAC (La Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale) ainsi que de la COMESA. Le Rwanda a également la liberté d'adhérer a toutes ces organisations et pourtant l'on constate que le Rwanda s'est retire volontairement de la CEEAC et a rejoint la communauté économique de l'Afrique Orientale. Faudrait-il alors croire que la RDC a besoin de la médiation spéciale américaine pour composer avec les états voisins dont le Rwanda ? Le problème, tel que nous le voyons, est que l'Amérique étant incapable de continuer a justifier Kigali dans ses nombreuses agressions contre la RDC, voudrait désormais aider le Rwanda a avoir par le fameux marche commun ce que ce dernier pays prend aujourd'hui gratuitement par les guerres récurrentes à l'Est.

Effectivement, le Plan Cohen fait la belle part du Rwanda et vise à le rendre incontournable en renforçant l'économie de ce pays. Pire, il aura pour conséquence l'affaiblissement de l'économie congolaise en réduisant fortement les exportations vers l'Ouest du pays—en l'occurrence, les ports de Matadi et bientôt celui de Banana—pour, enfin de compte, renforcer la valeur marchande des pays anglophones de l'Est d'Afrique, notamment le Kenya. D'autre part, ce plan vise également à réduire l'influence géostratégique de la RDC au niveau de l'Afrique Centrale, ce qui serait un coup dur pour la CEEAC. En même temps, il combat par le fait même l'existence de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). En effet, si jamais ce fameux MARCHE COMMUN voyait le jour, il enlèverait la raison d'être à CIRGL qui a été créée exactement pour que la RDC joue son rôle de la plaque tournante comme une locomotive de développement en Afrique Centrale, dans la région des Grands Lacs et en Afrique Australe. C'est justement cette influence que l'on est entrain de casser subtilement et malicieusement par des plans concoctes en Occident comme celui du Dr Cohen. Comme l'on pourrait s'en rendre compte, l'objet principal poursuivi par ces guerres récurrentes a l'Est spécifiquement visent à déstabiliser la RDC et a l'affaiblir davantage économiquement. Un complot international pour balkaniser la RDC se confirme chaque jour avec le passage du temps.

CONCLUSION

Pour l'intelligentsia congolaise, elle devrait clairement identifier les ennemis de notre peuple: les Tutsis du Congo et du Rwanda qui, a travers des guerres interminables à l'Est, continuent à semer la terreur parmi nos frères et soeurs du Kivu tout en les forçant de vivre comme refugies dans leur propre pays et dans des conditions inhumaines. A titre d'exemples, le canular ou la farce que Laurent Nkunda et son chef d'état major Bosco Ntaganda viennent de monter de toutes pièces la semaine écoulée tout en se limogeant mutuellement au sein de leur mouvement le CNDP n'est qu'une mise en scène pour détourner l'attention du peuple congolais et celle de la communauté internationale.

Rendez-vous compte, chers lecteurs, que ce soit Nkunda ou Ntaganda à la tête du CNDP la situation sociale des Kivutiens authentiques—réduits en refugies errant sur de longues distances de leurs villages natals en quête de la nourriture, de l'eau et de l'abri—ne s'améliorera nullement sur le terrain tant que ce mouvement terroriste ne sera pas militairement mis hors de nuire aux intérêts du peuple congolais. Notre lutte en tant que patriotes congolais est donc longue et dure. Elle devra continuer jusqu'a bouter hors de nos frontières tous ces charognards de l'acabit de Nkunda, lesquels charognards vivent sur la misère et le sang du peuple congolais. Autrement, les futures générations des Congolais confronteront les mêmes guerres, toujours déclenchées par la minorité Tutsie à l'Est du pays, en vue de continuer le commerce illicite des richesses du Congo. C'est la raison pour laquelle nous lançons une invitation a l'intelligentsia congolaise—notamment les membres de la diaspora congolaise vivant aux USA —de lutter contre et d'opposer farouchement LE PLAN DIABOLIQUE DU DR HERMAN COHEN. Soyons conscients du fait qu'une fois soumis et approuve par le nouveau Président-élu Barack Obama, le Plan Cohen concrétisera effectivement la balkanisation du Congo et donnera du feu vert aux compagnies rwandaises de continuer a exploiter sans vergogne les ressources minérales à l'Est du pays tout en payant des sommes modiques d'impôts et des redevances a l'exportation de ces matières premières a l'Etat Congolais. Mobilisons-nous pour rejeter en bloc ce plan diabolique tout en contactant les nouveaux officiels de l'Administration Obama. Il s'agira de contacter et d'interpeller surtout ceux du Département d'Etat—en l'occurrence, Mme Hillary Clinton, la future Secrétaire d'Etat (qu'on appelle ailleurs le Ministre des Affaires Etrangères) et le futur Sous-secrétaire d'Etat aux Affaires Africaines. Nous devrions leur indiquer clairement par lettres, pétitions, manifestations publiques devant le building du Département d'Etat ou messages e-mail notre opposition farouche a la mise en vigueur du Plan Cohen.

Je vous en souhaite tous bonne lecture et méditation.

Dr Ghislain C. Kabwit
Ex-Prof. of International Affairs & Political Science
At UMES & University of Baltimore, Maryland, USA
E-mail: Gkabwit@yahoo.com

P.S.

Prière de contacter l'auteur pour tout commentaire positif ou négatif à l'adresse e-mail ci- dessus.

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