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Une corporation du corps académique et scientifique voit le jour à l’Université pédagogique national (UPN)

Des ex-combattants le 11/09/2014 dans la localité de Kotakoli qui abrite l’un des plus grands centres d’entrainement commando dans la province de l’Equateur, lords de la visite du représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour la RDC, Martin Köbler,. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Kinshasa, 23/06/2015 / Société

Une ASBL dénommée « Corporation du corps académique et scientifique, COCAS-UPN, vient d’être créée à la date du 20 juin dernier à l’Université pédagogique national, en vertu des dispositions de l’article 37 de la Constitution sur les associations sans but lucratif et cela pour favoriser les rapprochements et les échanges entre le corps professoral et les étudiants

Le recteur de l’université pédagogique nationale, professeur Clémence Kasinga a salué la cérémonie de sortie officielle du COCAS. Comme orateurs, il y avait les membres respectivement du Bureau exécutif, du comité de contrôle et du collège de conseillers.

Cette ASBL regroupe les professeurs, chef de travaux et assistants dans le cadre de l’amélioration des activités au sein de l’université. Elle a pour objectifs de constituer un cadre de coordination et de canalisation des aspirations des membres de la corporation enseignante; participer aux efforts visant les redressement du système éducatif national ; mettre en œuvre  les projets et les programmes internes et externes contribuant à la formation des membres et à leur participation aux conférences colloques et rencontres à l’échelle nationale et internationale; développer l’esprit d’équipe et la solidarité agissante parmi ses membres, collaborer avec des sociétés savantes des organisations non gouvernementales et d’autres associations poursuivant des objectifs similaires promouvoir les valeurs citoyennes fondées notamment sur la culture de la paix l’esprit de tolérance, l’éducation à la démocratie et consolider le changement efficient des mentalités collectives participer à toute activité visant à mettre son expertise à la disposition de la communauté.

Le président de l’ASBL, professeur Pierre Kabuika a dépeint en des termes clairs le tableau ci-après. « C’est un défi de l’avenir que la COCAS-UPN propose de relever ensemble. C’est cette volonté que nous vous demandons de partager et de mettre en œuvre. Les ressources de la COCAS-UPN pro viennent des cotisations des membres, des subventions de l’Etat, dons et legs, des activistes d’autofinancement. Certes, l’ASBL fait un état des lieux de la situation générale de l’enseignement supérieur et universitaire dans notre pays, révèle d’énormes difficultés auxquelles les membres du personnel académique, scientifique et administratif, technique et ouvrier sont confrontés dans l’accomplissement quotidien de toutes fonctions. Le fonds social est créé à partir des cotisations, a expliqué Mukulu.

Domaines d’intervention

La corporation du corps académique et scientifique UPN, intervient pour assister ses membres au travers le fonds social dans le domaine ci-après pour les activités non remboursables, il y a: le dépôt de mémoire de DEA, dépôt d’une thèse de doctorat, présentation d’un ouvrage publié par un membre, dépôt du rapport de mission scientifique recommandée par l’ASBL.

La 000AS voudrait contribuer à surmonter les dimensions et les oppositions que l’on observe souvent au sein du monde universitaire, à la suite d’une perception erronée des prérogatives des uns et des autres. Elle s’engage résolument à accompagner le législateur, les autorités nationales et le comité de gestion de l’UPN dans l’arrimage de l’université aux standards internationaux.

Le chef de travaux Robert Kamamba : Je suis venu assister à la cérémonie du lancement officiel du COCA S-UPN, mes Impressions sont très favorables. Dans la mesure or, cette association répond à un article de la Constitution relatif à l’exercice de la liberté d’association. Et à l’UPN, il y a plusieurs corporations, la COCAS vient rassembler les assistants, chefs des travaux et professeurs de l’UPN. Je suis très heureux de cette cérémonie qui marque déjà le début du déroulement des activités de cette plate-forme et je suis également très satisfait de l’avènement de la corporation. Etant donné que/le sort de pont entre les associations des corps scientifiques et académiques. C’est-à-dire les chefs des travaux et assistants et l’association de professeurs de l’UPN, il y avait une sorte de rupture entre les deux. Maintenant, cocas vient ressembler toutes les catégories sans distinction. C’est cela la grande joie ».

Par ailleurs, la massification et la marchandisation de l’enseignement, l’insuffisance d’infrastructures et d’équipements didactiques, la faiblesse des crédits alloués à l’enseignement supérieur et universitaire, le vieillissement du personnel académique, la problématique de la relève académique dans la RD Congo méritent l’attention de tous, a précisé un orateur.

Clémence Kilondo/L’Avenir

Juin 23, 2015

© Congo Vision


 

Enseignement en danger : le phénomène "branchement" toujours présent dans des Universités à Kinshasa !

 

Kinshasa, 18/05/2015 / Société

Quoiqu’inquiétant, le phénomène dit « branchement » dans les Instituts supérieurs et Universités s’est réellement enraciné jusqu’à devenir presque normal dans la société.

Car, il n’y a plus de honte dans le chef de certains étudiants à demander de l’argent aux parents, oncles et autres pour se ‘’brancher‘’. Pour ceux  qui l’ignorent, le ‘’branchement’’, c’est le fait de donner de l’argent à un professeur, après un contrôle, un examen ou une interrogation dans le but d’avoir des points. En clair, il s’agit de la corruption, ou encore des points monnayables, financièrement transmissibles.

Ce mode de corruption, persistant année après année dans des institutions académiques, devient une condition obligatoire pour réussir dans certains cours dont les professeurs ou assistants véreux, il sied de le dire, s’évertuent à saper des efforts des étudiants qui veulent réussir sans corrompre.

Bien des étudiants paresseux trouvent leur bonheur dans cette pratique, en y souscrivant totalement alors qu’elle pose problème à une autre frange qui, elle, privilégie la culture de la méritocratie en faisant confiance à leurs aptitudes intellectuelles.

Puisque ces professeurs sont à la fois juge et partie, bien souvent, les étudiants finissent tous par souscrire à la démarche, surtout en fin d’année académique. Pour se passer du branchement, il faudrait réussir brillamment. Ce qui est rare, du moins de nos jours, tout est fait pour que personne ne triomphe. Il faut dire qu’il y a certains étudiants qui n’ont pas un sou pour payer ‘‘la note’’.

"Les études ne sont pas faites pour les pauvres", rétorquent les adeptes de cette praxis. Aux filles, belles ou pas, il est fait mention des points sexuellement transmissibles. C'est-à-dire, consentir à un acte sexuel, servir d’un objet de plaisir,  pour bénéficier des points. Et les plus sardoniques de ces ‘‘prof ou assistants’’, se permettent de filmer les ébats sexuels, avant de les balancer sur les réseaux sociaux.

Rares sont des filles qui résistent. La jeunesse étant l’avenir de demain, les autorités compétentes tant au niveau universitaire qu’au niveau de l’exécutif provincial ou central se doivent d’agir pour mettre fin à la culture néfaste de la corruption dans les universités. Quelle génération des profs ? Méritent-ils qu’on les appelle ainsi ? N’ont-ils pas mis au monde ? Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera.

La Prospérité

Juin 18, 2015

© Congo Vision


 

Exetat 2015 : Matata Ponyo se réjouit des innovations introduites dans le système

(L'Observateur (RDC) 23/06/15)

Le premier ministre Matata Ponyo a donné officiellement, le lundi 22 juin, le coup d’envoi de la session de l’examen d’Etat édition 2015. La cérémonie s’est déroulée au Lycée Dr Shaumba dans la commune de Gombe, en présence du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et à la Nouvelle citoyenneté (EPS-INC) Maker Mwangu et celui de l’Enseignement professionnel et technique (EPT) Nengbanda.

Devant la presse, le chef du gouvernement a rappelé que le chef de l’Etat Joseph Kabila est très attaché à l’éducation, et le gouvernement qui est le bras opérationnel de son programme d’action attache également beaucoup d’attention à la promotion de l’éducation. Selon lui, l’examen d’Etat constitue une étape cruciale, un symbole pour tout un cycle qui est sanctionné par un diplôme. C’est pourquoi, pour montrer l’importance que le gouvernement attache à cette épreuve, nous avons fait le déplacement pour encourager les élèves finalistes.

A cette occasion, Matata Ponyo a fait savoir que le gouvernement va suivre de près le déroulement de la session, la correction et la publication des résultats. Il a aussi révélé que les épreuves de l’Exetat se déroulent à travers tout le territoire national parce que la RDC n’est pas un pays en guerre car, a-t-il renchéri, sous le leadership de Joseph Kabila, les forces armées ont été réformées et ont mis en déroute tous les ennemis de la république. Malgré quelques frémissements ci et là, les épreuves se passent donc suivant les standards requis.

En outre, le Premier ministre a fait allusion aux innovations introduites dans le système des épreuves à partir de cette édition. Il s’agit notamment de l’affichage des photos des candidats sur les valves. Cette informatisation vise tout simplement à fiabiliser le système pour le rendre plus performant. Pour ce, il a mis en garde quiconque serait tenté de frauder en s’infiltrant dans la salle de l’examen. Pour le chef de l’exécutif congolais, si le gouvernement suit de près l’examen d’Etat c’est parce que cette épreuve garantit l’accès des meilleurs élèves à l’université, avant de rappeler que l’éducation est le socle de tout développement.

Parlant de la parité, Matata Ponyo s’est réjoui de constater qu’elle a été presqu’atteinte étant donné qu’il y a autant des filles que des garçons finalistes parmi les 593.000 candidats dans l’ensemble du pays dont 110.000 à Kinshasa.

Rombaut Ot

Note de Congo Vision: Aussi longtemps que l'enseignement primaire sera entre les mains des enseignants sous-qualifiés (parce que n'ayant pas suivi une formation universitaire), le cadre de formation dépourvu de supports didactiques adéquats, et les enseignants mal rémunérés, l'enseignement secondaire sera toujours déficitaire en RDC. On apprendra encore que le taux de réussite de cette année sera inférieur ou égal à 55%.

Dr. Sylvestre Ngoma

 

 


 
 
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