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Les artistes congolais en deuil : Decca Mpudi n'est plus

mardi 4 juillet 2006 Jossart Muanza(AEM)

La mort vient à nouveau de frapper la grande famille des artistes congolais. Decca Mpudi Zi Nza, un géant parmi les géants de la musique congolaise moderne est décédé hier à l'hôpital St-Pierre de Bruxelles. Iblo Sax NKiambi qui nous annonce la triste nouvelle via e-mail, tout en promettant de nous donner ultérieurement la suite du programme des obsèques, ne fournit toutefois aucun détail sur les circonstances de ce décès.

Decca Mpudi, pour ceux qui ne le connaissent pas, n'est autre que ce bassiste qui, dans la chanson "Mamou" de feu Maître Franco, imite la voix d'une femme dans une conversation téléphonique.

Ce grand musicien a en effet évolué aux côtés de Franco jusqu'à la mort de ce dernier en Octobre 1989. Il a ensuite rejoint Lutumba, Joscky Kiambukuta, Ndombe Opetum dans Bana OK après l'éclatement de l'orchestre OK Jazz à la suite des querelles entre les musiciens et la famille de leur ancien patron.

Depuis la dernière tournée de Bana OK , le bassiste Decca avait choisi, comme de Lokombe, Shakembo, Elba, Faïla et autres, de s'installer en Europe. Il vivait donc en Belgique où la mort vient cruellement de l'arracher à l'affection des siens.

© Congo Vision


Quand le " mollah" de la presse devient l'ombre de lui-même

Correspondance particulière de Jean-Willy Bonjala Bo Sisimi

mardi 4 juillet 2006

Qui sème le vent, récolte la tempête, dit-on. En séjour à Bruxelles, le journaliste Zacharie Bababaswe (photo : Congovision), est en train de faire sien cet adage en méditant sur son sort, pris en otage dans son propre appartement .

En effet, depuis la diffusion à la télévision nationale, Rtnc, du reportage réalisé par Bababaswe dans les centres fermés en Belgique où des compatriotes congolais croupissent par manque de papier de séjour, la popularité de ce journaliste est en chute libre dans la diaspora.

Les Congolais de l'Europe ont en effet juré de punir le "mollah" de la presse.

Conformément à la convention de Genève sur la protection des réfugiés, il est en effet strictement interdit de filmer, sans son autorisation ou celui de son avocat, un demandeur dont la procédure d'asile est en cours et de diffuser les images à la télévision.

Une simple lecture de la déontologie aurait aidé Zacharie Babababswe, journaliste"professionnel" comme il adore se présenter à savoir que tout métier a des contraintes.

En Belgique, de l'époque coloniale à ce jour, il n'existe pas de politique d'immigration régulière et aucun accord en la matière avec l'ancienne colonie, la Rd Congo. Dès lors, la Belgique recrute ses ouvriers plutôt au Maroc, jamais en Rd Congo qui a pourtant fait sa fortune. Les 25.000 Congolais établis dans le royaume de Belgique y sont parvenus de deux manières : soit comme réfugiés politiques soit comme étudiants.

Zacharie Bababaswe, lui-même, est passé par une procédure de demande d'asile pour obtenir un titre de séjour. Dans sa démarche, il a été aidé par le Congolais Mathieu Mobindi de l'Asbl C.B.C. Des archives en témoignent.

L'Office des étrangers avait transféré celui qui s'est auto-proclamé "le meilleur journaliste de la Rd Congo” dans la ville flamande de Zelik, dans la banlieue bruxelloise en attendant un examen ultérieur de son dossier. Pour preuve, une de ses femmes, en menace de divorce, est allée le dénoncer au service d'intégration à Zelik comme quoi Zacharie gagne de l'argent par ses reportages. C'est le Congolais Zaza qui l'a sauvé en faisant évacuer la voiture pour lui éviter de devoir justifier l'origine des fonds ayant servi à l'achat de celle-ci par un réfugié.

En outre, Zacharie s'est fait refouler vers la Belgique aux frontières hollandaises alors qu'il tentait d'aller réaliser un reportage à Rotterdam chez James Charlie 007, car un réfugié ne peut pas traverser les frontières avant la fin de sa procédure.

C'est grâce à l'une de ses nombreuses femmes, naturalisée belge, qui travaillait au bureau communal d'Ixelles (Matongé) que, après un mariage exprès, Bababaswe a bénéficié de titre de séjour permanent en Belgique qui lui permet aujourd'hui de voyager un peu partout, y compris pour Kinshasa.

En ridiculisant les Congolais enfermés dans des centres d'accueil, Bababaswe, dans sa conscience, si au moins il en a une, sait pertinemment que lui-même est passé par cette procédure d'asile.

Avec ce reportage, Zacharie voulait fermer la porte derrière lui pour que d'autres compatriotes qui fuient le pays pour diverses raisons ne puissent un jour bénéficier d'une autorisation de séjour comme lui.

En s'installant sur rue Van Bemmel à St Josse, métro Madou, Zacharie avait le statut de réfugié politique en Belgique et percevait, en cachette, le revenu d'intégration au Centre public d'assistance sociale, C.P.A.S. auquel a droit tout réfugié. Ce qu'il a toujours nié jusqu'à la création de son A.s.b.l. Horizon Belgo-Africain financé par la Commission de la communauté française, COCOFdont il a d'ailleurs de la peine à justifier l'affectation des fonds qui lui sont alloués. Des archives belges en témoignent.

Notre confère Zacharie Bababaswe s'est fait sa notoriété journalistique dans les injures et les mensonges .

Le contenu de ses émissions, sans cahier de charge précis, est truffé de comédie, de quolibets, de dénonciations, de délations et d'injures faciles à l'égard des musiciens et tout autre personne capable de lui faire ombrage ou qui ne partage pas son avis. De ce fait, certains Congolais bien éduqués ont peur de l'affronter.

Le "meilleur journaliste professionnel" de la Rd Congo n'hésite pas à insulter ses collègues de la corporation au mépris de la déontologie du métier de journaliste dont il n'a jamais eu le temps de lire les notions de base. Pire, Bababaswe n'a aucune considération à l'égard des aînés du métier et patrons des organes de presse à Kinshasa qu'il ne cesse de savonner à la télévision. Vantard, il prétend être le journaliste le plus riche de la Rd Congo alors qu'il n'a créé aucun emploi.

Selon ses dires, il est le premier et le dernier de la profession  : avant et après lui, le journalisme n'existe donc pas en Rd Congo.

Et pourtant, Bababaswe n'est pas un modèle à suivre à tout point de vue. Des témoignages de ses proches dont ses anciennes femmes sont éloquents dans sa manière de gérer sa vie privée. Et lui ne tarde pas d'étaler à la télévision, la vie privée des autres compatriotes. Pour distraire les téléspectateurs congolais qui préfèrent noyer leurs soucis quotidiens de la vie en suivant sa comédie journalistique à la télévision, Z.Bababaswe recourt sans cesse aux mensonges.

Il affirme n'avoir jamais été réfugié politique en Belgique alors qu'il sait que c'est l'unique voie pour s'établir en Europe ; les archives de l'Office des étrangers à Bruxelles sont explicites sur le dossier Zacharie Bababaswe Wishiya. Il ment également sur le lieu de sa naissance : Zacharie Bababaswe prétend être né à Namur en Belgique. Et pourtant sa propre mère, que nous respectons, est arrivée en Europe pour la première fois, il y a à peine trois ans. Les archives de toutes les maternités de Namur n'ont pas de trace sur la naissance de Zacharie Bababaswe dans cette ville, capitale de Wallonie.

Mensonge aussi sur son doctorat en journalisme  : dans aucune université de Belgique et d'Europe, Bababaswe n'est inscrit comme candidat pour préparer ou défendre une thèse de doctorat. Les archives sont faciles à consulter. Encore un mensonge : il dit avoir acheté un immeuble à Bruxelles : l'édifice dont il prétend être propriétaire dans la commune d'Uccle appartenait à l'une de ses épouses, acheté à crédit lors de l'un de ses premiers mariages avec l'un des pères de ses enfants. Des sources sûres, on sait que l'immeuble en question serait déjà vendu.

Mensonge aussi quand il affirme être l'unique journaliste congolais en possession d'une carte professionnelle de presse en Belgique  : les premiers journalistes congolais à posséder une carte professionnelle en Belgique sont en effet les correspondants de l'agence congolaise de presse A.C.P et ce, depuis les décennies 70-80, dont Cornellis Landu. À ce jour, la majorité des journalistes congolais en Belgique sont en possession de cette carte et ne trouvent aucune importance à l'exhiber à la télévision. La procédure d'obtention de cette carte en Belgique ne relève pas de la magie.

Mensonge d'être l'unique journaliste universitaire  : ses petites études d'histoire à l'I.P.N, où il a mis plus de cinq ans de cursus universitaire normal, donnent des ailes à Bababaswe et lui font gonfler la tête. Et pourtant, il suffit d'un petit tour dans les salles de rédaction des journaux, revues, radios et télévisions à Kinshasa pour constater que des journalistes congolais ont effectué des brillantes études. Les études en histoire, dans certaines familles, sont réservées à ceux qui ont un quotient intellectuel en dessous de la moyenne.

Très critique à l'égard de ses collègues de la corporation des journalistes, Zacharie Bababaswe n'hésite pas à recourir à son arme préférée : les injures, quand il manque d'arguments solides. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui a poussé la Haute Autorité des Médias, H.A.M, à le suspendre. Chasser le naturel, il revient au galop Même après l'embargo, Bababaswe reprendra avec sa ligne éditoriale pleine d'injures, car il est limité dans un débat d'idées et intellectuel.

Le "mollah" adore parler en mal des autres à la télévision, mais il n'apprécie jamais que des vérités soient dites sur sa vie. Là, il réagit avec brutalité comme tout potentat.

En publiant cet article, nous le poussons à réagir . Ce qui nous permettra de publier le dossier choc, fruit d'un travail de fourmi, que nous venons de boucler à Bruxelles sur la vraie face de Bababaswe, après plusieurs mois d'enquête et investigations.

Profitant de ses accointances avec certains milieux belges depuis la diffusion des images sales sur les réfugiés congolais, il menace de faire expulser vers Kinshasa tout journaliste congolais habitant la Belgique qui oserait dire des vérités sur sa personne.

Le fait qu'il se soit fait otage dans son appartement à Bruxelles, pendant son dernier séjour, est une preuve indéniable que, contrairement aux apparences, Zacharie Bababaswe est vulnérable et attaquable.

À Bruxelles, le "mollah de la presse" n'effectue plus le tour des cafés et des restaurants de Matongé et de Madou, comme à ses habitudes, pour vanter sa villa avec piscine achetée à Ma Campagne à Kinshasa et sa jeep Grand Cherokee comme tout parvenu qui se respecte.

Bababaswe enfermé chez lui à Bruxelles, la nouvelle est au centre des conversations à Matongé et à Madou depuis le week-end dernier. Tout le monde en parle avec dédain et sourires aux lèvres. "Il est conscient de la gravité de ce qu'il a fait" nous a déclaré un de ses proches que nous avons pu joindre au téléphone. Vanité des vanités, tout est vanité.

| Jean-Willy Bonjala Bo Sisimi Correspondance particulière .

Afrique Echos Magazine
http://www.afriquechos.ch/article.php3?id_article=1419

 

 
 
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