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L'A griculture moteur du développement de la RDC

Certes, notre pays a des fortes potentialités agricoles, il a donc cette vocation. Ainsi l'agriculture paysanne occupe 70% de la population active. Parce que ce dernier demeure l'un des pays au monde qui, dispose d'une terre hyper fertile et où l'on peut cultiver pendant toute l'année.

Avant son accession à la souveraineté internationale, cette particularité permettait rien qu'au secteur agricole congolais d'intervenir à la hauteur de 43% de ses recettes d'exportation. Une production qui faisait du Congo-Belge, le 2ème producteur mondial de l'huile de palme, derrière le Nigeria et avant l'Indonésie et la Malaisie.

Dans les années 65, le secteur agricole a été oublié sinon abandonné du moins sacrifié par les différents gouvernements au profit des activités lucratives immédiates du secteur minier, plus particulièrement le cuivre avec la Gécomines, lequel d'ailleurs ne sera performant qu'en 1967, car sa bonne production évaluée à plus de 400.000 tonnes de cuivre, sera en hausse, grâce à l'augmentation du cours mondial de ce métal rouge-brun dans les années 70. Pour l'agriculture, c'est un véritable manque à gagner et une baisse de niveau de vie sinon une paupérisation des paysans délaissés à leur triste sort.

Car, un constat malheureux paraît au grand jour, en effet, quelques années après, l'agriculture congolaise perdra ses lettres de noblesse. Certes, les différentes instabilités socio-politiques à savoir les mutineries des années 1960, les sécessions territoriales celles du Katanga et du Sud-Kasaï, des rebellions armées, les pillages dans Kinshasa (1991 et 1993), les contestations, les massacres de populations occasionnés par les deux guerres d'agression de 1996 et 1998 sur fond de prétention expansionniste de certains pays voisins qui soutiennent de groupes politico-militaires, dont le bilan provisoire est de plus de 4 millions de morts. Tous ces faits endogènes ont sérieusement affecté les infrastructures et les productions agricoles.

Pour être complet dans cette réflexion, ajoutons une cause exogène à savoir la montée en flèche des produits synthétiques, lesquels sont aussi à l'origine de la mauvaise performance de certains produits agricoles de la RDCongo.

Il faut ajouter encore à cela, les décisions politico-économiques irréfléchies et mal appliquées notamment la fameuse zaïrianisation/nationalisation, l'immaturité politique, le tout avait apporté un coup dur dans le secteur agricole.

Pendant plusieurs décennies, l'agriculture congolaise n'a toujours pas décollé en dépit des nombreux financements extérieurs reçus pour la mise en place des politiques agricoles dans le pays.

Citons par exemple l'exploitation des cultures vivrières ( maïs, manioc, haricot, soja, arachides, patates douces, pommes de terre, ignames, bananes plantains) elle a connu une baisse spectaculaire de production au lendemain de l'accession de notre pays à l'indépendance. Une petite reprise sera enregistrée de 1968 à 1985, pour finalement rechuter dans les années 1990, pour des raisons ci-dessus évoquées.

Seules les cultures maraîchères et fruitières se portent bien, mais elles sont présentes dans des centres urbains où elles sont facilement commercialisées.

Quant à l'agriculture industrielle à savoir le palmier à huile, le fleuron de l'agriculture du Congo-belge, le caféier Robusta et Arabica, le théier, le cacaoyer, la canne à sucre, le tabac, le quinquina, l'hévéa, le cotonnier, le pyrèthre ; celles-ci ont connu une chute incommensurable.

Effet, dans les années 70 par exemple, nos produits agricoles pour l'exportation étaient de 11 à 14 %, c'est donc un véritable déclin. Parce qu'il y a eu absence des volontés politiques et des mesures d'accompagnement, c'est-à-dire manque des politiques véritablement agricoles.

Ajoutons à ceci, l'insuffisance d'infrastructures de transport et de communication permettant la commercialisation des denrées alimentaires de base dans les centres villes.

Or, ces Politiques agricoles ont pour finalité, d'assurer l'autosuffisance alimentaire des Congolais, de limiter les importations des produits agricoles, de permettre à l'Etat de disposer des devises grâces aux exportations de produits agricoles tels que le café, le cacao, le caoutchouc, le maïs, le riz, le sucre etc.

Enfin, l'amélioration du niveau de vie des agriculteurs ; ce dernier aspect entraîne et/ou favorise l'existence du marché intérieur, lequel permet la naissance de l'industrie agricole, puis la création des emplois.

Voilâ pourquoi le Gouvernement du Premier Ministre Antoine GIZENGA est appelé à promouvoir à court, moyen et long termes, la recherche agronomique et son développement, puis mieux rémunérer les agents agricoles, les équiper et mettre à leur disposition une technologie appropriée, créer une agriculture attractive pour les jeunes, c'est-à-dire définir des axes prioritaires (réhabilitation et /ou modernisation et mécanisation des infrastructures agricoles de base dans tout le pays ( le domaine Agro-alimentaire de la Nsele, l'Agro-pastorale de Beni, Butembo, la ferme de Kisanga dans le Katanga) ; encourager une politique fiscale équitable, octroyer de micro-crédits aux agriculteurs, améliorer les circuits de commercialisation des produits agricoles etc.) Enfin, une politique pour l'Agro-industrie est plus que nécessaire sans oublier la sécurisation de tout le territoire de la République, de personnes et de leurs biens, pour afin permettre la circulation de capitaux.

Fait à Los Angeles (USA) le 07 février 2007.

Prof. Dr. Mafelly MAFELLY-MAKAMBO Ph.D.
mmafellym@yahoo.com

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