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LETTRE OUVERTE

A Son Excellence Monsieur le Ministre d'Etat à l'Enseignement Supérieur et Universitaires à Kinshasa / Gombe


Excellence,

Nous venons par la présente vous présenter nos vives consternations à la manière dont l'Université de Lubumbashi est gérée.

En effet, nous voudrions vous signaler que le dictons du Chef de l'Etat prononcé lors de son investiture le 06 décembre 2006 à savoir : fini la recréation et luttons contre la corruption, reste un slogan pour le Recteur KAUMBA de l'UNILU et le Doyen de la faculté de médecine l'infirmière MALONGA KAJ sa belle sur.

Avec votre permission, nous vous relatons sans trop de détails comment cette institution de l'Etat est pris en otage par un clan dont le recteur KAUMBA en est le chef :

1. Détournement de sept cent ordinateurs don de la coopération Belge, à ce jour les étudiants se bousculent dans un petit cyber café privée,

2. Disparition de matériaux de construction entre autre les carreaux don de la Vision mondiale et le ciment don de Moïse KATUMBI à la faculté de médecine,

3. Détournement de fond de réhabilitation du home 10 don de la Monuc,

4. Installation de snack bar à la porte de cités universitaires,

5. Prolifération des extensions de l'UNILU dans presque toutes les villes et cités de la province du Katanga, faisant fortune au clan précité ; et dont les récipiendaires sont exigés de prendre une inscription spéciale moyennant une caution de 35 $ (achat formulaire 10 $, 15 $ frais de dépôt du dossier et deux rames de papier duplicateur soit 10 $). De tout ce qui précède ladite inscription spéciale est rassurant moyennant de pot de vin, contrairement à notre époque c'est-à-dire celle de l'ex-recteur KAKOMA et de Huit MULONGO Secrétaire Général Académique ;

6. Aussitôt que l'inscription spéciale obtenue ; le payement de frais académique est exigé endéans 48 heures, conformément aux communiqué du Secrétaire Général Académique,

7. La hausse de frais de logement : 30 $ pour les nouveaux venus et 20 $ pour les anciens pensionnaires. Point n'est pour nous de vous faire part de condition hygieno -environnementale déplorable de l'Université sans s'emparer des homes malgré le payement de ce frais,

8. Le phénomène mouchard appelé "Tshembe Tshembe" bénéficiant de l'immunité et de la gratuité de frais académique et de logement, est à la base des exclusions intempestives et intimidation à tous les niveaux académiques. Ce système est opérationnel sous la bénédiction du tout puissant père Xavier BUGEME aumônier de la paroisse universitaire Saint Esprit,

9. Les nominations sur mesures de Doyen des facultés, des délégués des étudiants, des maires et des échevins de homes et de chef de promotion, foulant au pieds le processus électoral en cours dans notre pays et dans toutes les universités de la planète. Comme conséquence, les nommés sont des représentants des autorités auprès des étudiants et non des représentants des étudiants auprès autorités,

10. Le lotissement du patrimoine universitaire à de particuliers entrainant ainsi une confusion entre les milieux universitaires et la cité,

11. Quant à la faculté de Médecine : Doyen infirmière MALONGA KAJ, celle-ci s'accapare ou usurpe toutes les compétences et organise une escroquerie sans pareille depuis qu'elle est à la tête de la faculté ; ceci ayant pour conséquence le départ de certains enseignants qualifiés. La stratégie est de collaborer avec les faibles afin de confirmer sa suprématie. A ce jour, la charge horaire est organisé à la manière des infirmiers de l'ISTM et non comme une faculté de médecine, et c'est la seule au monde qui est dirigée par une infirmière ((GRAVE !).

Cette escroquerie est organisée de la manière ci-après :

1. Vente de deux carnets de stage au cours d'une même année académique le premier à 2000 FC et le second à 5000 FC,

2. Achat de fiche de cotation de stage comme à l'ISTM à 4000 FC,

3. Frais de dépôt de rapport de stage 5000 FC,

4. Payement de frais connexe dont 60 $ pour les Médecins stagiaires et 30 $ les autres promotions des étudiants en médecine. Hormis cette exigence, les carabins sont obligés d'acheter les travaux pratiques individuellement auprès des enseignants. Chercher à savoir plus sur la gestion de ces frais payés par pas moins de 7000 étudiants au guichet du comptable de la faculté de médecine entraine la révocation pour les agents de la faculté et une exclusion pour l'étudiant qui oserait,

5. Concernant l'inscription spéciale :

a) Pour les étudiants provenant des autres universités du pays, ils sont obligés de payer 50 $ comme droit d'inscription,
b) Pour les transferts inter facultaires : 35 $ comme frais de dépôt du dossier d'inscription spéciale, mais nous avons vu leur inscription refusée sur décision du Conseil Universitaire, sans leur avoir remboursé leur frais,
c) Pour ceux provenant des extensions de l'UNILU : Kamina, Kindu, Kolwezi, Likasi, Kasumbalesa, Kalemie, Malembankulu, Mweneditu etc L'admission devient une casse tête dans leur propre université et sont abandonnés à leur triste sort. Et pourtant le contrôle de dossier se fait par le Secrétariat Général Académique, dans chaque extension où les effectifs sont transmis à l'Université Mère pour contrôle de tous les frais académiques. Les palmarès venant des dites extensions sont obligatoirement déposés au Secrétariat Général Académique de l'Université de Lubumbashi.

Quelques préoccupations attirent notre attention :

1. Pourquoi ne pas organiser les élections des Doyens dans toute les facultés de l'Université de Lubumbashi comme cela se fait dans d'autres universités surs, faut-il une commission électoral indépendant pour que cela soit possible à l'Université de Lubumbashi ?

2. Pourquoi une Infirmière à la tête d'une grande faculté de médecine de l'UNILU et pourtant ce ne sont pas les professeurs Médecins Ph.D qui manquent ?

3. Pourquoi ne pas organiser une police universitaire en lieu et place de Tshembe Tshembe une milice qui terrorise le milieu académique ? Quel est le rôle d'un père aumônier à la tête de la dite sécurité universitaire y a-t-il un verset biblique qui lui autorise de le faire ?

4. Les conseils facultaires ne se tiennent pas à la faculté de Médecine de l'UNILU, s'agit-il d'une exception au monde ?

Pourquoi l'Université de Lubumbashi est-elle gérée à la manière d'un village où il y a un Chef de village et ses notables, sans l'expression de la compétence et de la démocratie ?
Au regard de ce qui précède, nous vous demandons d'être vigilant son Excellence parce que les fonds sont déjà mobilisés en vue d'une corruption de votre cabinet pour sauvegarder leur poste respectif et demeurer comme de Chef coutumiers.

C'est pourquoi, vu l'urgence nous suggérons et recommandons ce qui suit :

1. La révocation inconditionnelle de l'actuelle Comité de Gestion, de l'Université de Lubumbashi ;

2. L'organisation des élections de Doyens de toutes les facultés de l'Université de Lubumbashi à tous les niveaux ;

3. Un Audit devrait être diligenté en vue de faire la lumière sur la gestion chaotique de l'Université de Lubumbashi ;

4. Le Départ sans délais de l'infirmière MALONGA KAJ à la tête de la faculté de Médecine de l'Université de Lubumbashi pour redonner l'image de la grandeur à cette faculté qui est envois de disparition au concert du monde scientifique ;

5. Disposer un numéro de téléphone et une adresse électronique où vous pouvez récolter les informations venant de différentes Universités de notre pays.
Veuillez agréer, Son Excellence Monsieur le Ministre d'Etat chargé de l'Enseignement Supérieure et Universitaire, l'expression de notre considération distinguée.

Fait à Lubumbashi, 10 février 2007
Le Président de Mouvement Débout Campus Lubumbashi

Jean-Pierre MASUMBUKU
deboutcampusunilu@yahoo.fr

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