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L'album " Mortel Combat " : Un pari gagné par les frères Mpela

Chose promise, chose due ! Les deux frères, entendez Alain Mpela et Bouro Mpela viennent de réaliser leur promesse vis-à-vis de leurs fanatiques en larguant sur le marché du disque l'album " Mortel Combat ". C'est le tout premier opus de leur carrière. Cet album est accueilli favorablement par les mélomanes kinois qui  apprécient la qualité du travail abattu par les deux frères. " Mortel combat " comporte 11 titres auxquels il faut ajouter un générique. Chacun des deux frères y a placé cinq chansons. Le travail est bon mais, Alain et Bouro doivent s'atteler à la promotion de cette œuvre dont les clips ont également réussi. Les frères Mpela qui suivent les traces des frères Soki auront sans nul doute conquis les cœurs de Congolais qui aiment de la bonne musique.

Jeriva Mukumadi

Lutumba Simaro regrette l'absence de Nyoka Longo à Kinshasa

Au cours d'un entretien à bâtons rompus avec L'Avenir Détente, le poète Lutumba Simaro Masiya a regretté amèrement l'absence prolongée de Nioka Longo au pays. Selon le patron de l'orchestre Bana Ok, le vide créé par cette absence a de fortes répercussions à Kinshasa. Nombre de mélomanes qui aiment la musique de Zaiko Nkolo Mboka ne savent à quel saint se vouer. Il va sans dire que l'orchestre Zaiko Langa Langa a beaucoup marqué de nombreux  mélomanes à telle enseigne qu'ils ont du mal  à supporter ce temps mort. Zaiko Langa Langa est pour cette génération comme l'était Afrisa ou Tout Puissant Ok Jazz pour la leur. Voilà pourquoi des voix s'élèvent pour persuader celui qu'on appelle affectueusement Ya Jossart à regagner Kinshasa.   

Rappelons que Nioka Longo et son orchestre Zaïko Langa Langa avaient quitté Kinshasa il y a trois ans pour une longue tournée musicale en Europe et l'enregistrement de l'album " Empreinte ". A ce jour, le bilan est jugé positif dans la mesure où toutes les productions scéniques de cet orchestre ont répercuté des échos très favorable auprès de ses fans kinois. Mais il faut aussi relever que Nioka Longo a réussi à lancer l'album " Empreinte " sur le marché du disque.

E.A

Desi Mbwese renvoie la sortie de son album à l'année prochaine

Pour des raisons stratégiques, le chancelier Papa D'amour Desi Mbwese a annoncé le report de la sortie de son album " Bénédiction ", pour l'année 2006. Cela est dû à des raisons stratégiques. En ce qui concerne les travaux, tout est déjà fin prêt. Mais au regard de cette décision de  dernière minute, Dési Mbwese vient de repousser la date de son retour au pays. L'on se souviendra qu'il n'est pas le seul artiste à prendre cette décision  Il y a aussi d'autres albums qui viennent de connaître le même sort. Nous citerons en passant les albums tels que " Kipe ya yo " de JB Mpiana et " Danger de mort " de Koffi Olomide.

A Kinshasa, l'orchestre Planète aile Kin avait repris ses répétitions chez Bibi Play.

J.M.

Quand la danse " Kisanola " franchit les frontières nationales

A peine créée, la danse " Kisanola " de l'orchestre Wenge Musica Maison Mère a franchi les frontières congolaises. Selon des échos qui parviennent chaque jour à la rédaction de L'Avenir Détente, cette danse est appréciée à l'envie par des mélomanes. De Brazzaville à Jobourg en passant  par l'Angola, la Zambie et la Mozambique, la danse " Kisanola " gagne de plus en plus du terrain. On l'a vu par la magie de la télé comment " Kisanola " a soulevé des foules en Afrique du Sud lors de la dernière édition culturelle de Kora 2005. Cet enthousiasme traduit l'intérêt que portent les mélomanes africains à  la musique congolaise. Dès lors, on peut facilement déduire que la musique congolaise se défend bien à l'extérieur. Mais les ambassadeurs de la musique congolaise ne doivent pas perdre de vue qu'ils ont tout intérêt à soigner l'image de leurs danses en bannissant tout caractère obscène. Car, les bonnes consciences sont toujours choquées en regardant certaines images de ces danses qui portent atteinte à la pudeur. Point n'est encore besoin d'égrener ici la liste de danses décriées par le public. La commission nationale de censure a un énorme travail à faire pour revaloriser les mœurs musicales.

E.A

© Groupe de Presse L'Avenir  / Radio-Télévision

Mise  à jour de Charlie Ngoie  - 28 Décembre 2005


Adam le Saoudien, Kinuani le sauveur, Kabila le Raïs: le ‘‘libanga'' n'épargne personne et personne ne s'en plaint

Adam Bombole, ‘‘le grand Saoudien, l'homme qui affronte la conjoncture quelle que soit la hausse ou la baisse du dollar'' ; Vital Kamhere, ‘‘le pacificateur''; Diomi Ndongala, ‘‘très fort''; Colonel Raus… En RD-Congo, stars adulées de la chanson ou musiciens débutants, tous se sont mis au rythme de ces chansons qui vantent les grosses fortunes congolaises ou d'ailleurs…

Le phénomène ‘‘dédicace'' s'appelle Kobwaka libanga, ce qui en lingala signifie curieusement ‘‘jeter la pierre'' à un bienfaiteur que le musicien caresse dans le sens du poil en lui jetant plutôt des fleurs ! La pratique n'est pas nouvelle en RD-Congo mais elle a pris de l'ampleur depuis une dizaine d'années, avec la nouvelle vague des stars de la musique tels Papa Wemba, Koffi Olomide, Werra Son, J.B. Mpiana ou King Emeneya. N'étaient surtout jusque-là cités que des hommes ou femmes d'affaires, des chefs d'entreprises en mal de célébrité. Mais la mode s'est rapidement répandue au point de toucher ces dernières années des hommes politiques (gouverneurs, députés, sénateurs, ministres, vice-présidents, président) ou des autorités militaires. Ceux-ci ne semblent guère s'en offusquer.

Les musiciens congolais, qui ne vivent pas toujours de leurs oeuvres, chantent les louanges de leurs mécènes ‘‘ceux qui font que [nous] existions'', comme ils aiment à le répéter eux-mêmes. Des dizaines voire plus d'une centaine de noms peuvent être cités dans une même chanson. Le record revient à J.B. Mpiana qui, dans son titre ‘‘Lauréats de l'an 2000'', avait aligné près de 200 noms! Selon les témoignages, chaque nom cité dans un titre rapporterait 200 à 300 dollars (ou euros). ‘‘Une chanson dédiée exclusivement à une personne, un diamantaire ou un homme politique puissant, peut rapporter une jolie fortune, 1.000 dollars voire plus à son auteur-compositeur'' , révèle un musicien. Lister le plus de noms est une opération hautement rentable. On comprend dès lors l'engouement que suscite la sortie de tout nouveau disque. Les uns, simples fans, se l'arrachent pour vibrer à son rythme ; les autres pour vérifier que leur nom a bien été repris… Mais ces litanies finissent par étouffer la musique jugée monotone et trop bruyante par la critique.

Excédé, le président de la Commission nationale de censure, le Procureur général, Godefroid Manzala-ma-Ngo, a frappé du point sur la table et adressé, mi-septembre, une circulaire aux responsables des orchestres congolais dans laquelle il condamnait sans équivoque le comportement des musiciens. ‘‘Ces derniers temps on observe de plus en plus dans vos chansons en public ou à l'intention du public la citation des noms des autorités tant civiles que militaires, écrit le Procureur général. Cette façon de faire n'honore nullement notre musique…''.

Le président de la commission de censure dit ne pas comprendre ‘‘ce que vient faire le nom d'une autorité dans une musique où l'on danse''. ‘‘Ces pratiques, avait-il écrit, constituent un manque de respect à l'endroit de l'autorité et sont de nature à effriter le pouvoir de celle-ci et même à friser le trafic d'influence''. Et invitait dans la même correspondance les musiciens congolais à ne plus y recourir, sous peine de subir des sanctions. Les contrevenants s'exposent, en effet, à des amendes allant de 35 à 1000 dollars, et à des peines de prison de 1 à 6 mois. A contre cœur, les musiciens avaient accepté de se conformer à la circulaire de la Commission nationale de censure, mais en faisant observer que ‘‘c'est un problème de sentiment''. ‘‘Quand il s'agit de danser, les personnalités que nous citons dansent comme tout le monde, et non comme autorités'', expliquent certains parmi eux.

Voilà que trois mois plus tard, ‘‘Témoignage'', le nouveau Werra Son, dont 150.000 k7 auraient été vendues le jour même de sa sortie à Kinshasa, le 24 décembre, ‘‘Faux mutu moko boye'' de Félix Wazekwa, ‘‘Ligne droite'' de Reddy Amisi… n'ont pas dérogé à la désormais règle. A nouveau les autorités tant civiles que militaires sont chantées, en dépit de la menace de la Commission de censure de passer au peigne fin les prochains albums des musiciens congolais. Le procureur général Manzala-ma-Ngo n'a, in fine, que sa détermination. Trois mois après la mesure de sa commission, aucune réaction n'est venue des autorités qui ont reçu la copie de sa lettre circulaire (ministères de la Justice, de l'Information et Presse, Chef d'Etat-major de l'armée, Procureur général de la République). ‘‘Il faut que les autorités réagissent, dit-il. Normalement ceux à qui nous avons réservé copie doivent nous appuyer !''

‘‘C'est un phénomène dont on ne peut se passer'', explique pour sa part Willy Tafar, manager des Bana Ok. Tafar illustre son propos par un exemple. ‘‘Nous étions en concert quelque part dans la ville, une grande personnalité est venue me demander en lingala, avec regret : ‘ba bwaki ngai te ?', entendez ‘je n'ai pas été cité ?'' C'est aussi un gage pour leur protection. ‘‘Les musiciens rencontrent beaucoup de problèmes qui nécessitent souvent des interventions des autorités politiques ou militaires, avoue le manager de Bana Ok. Les chanter vous rapproche d'elles et vous met à l'abri des situations malencontreuses''. Trafic d'influence!

DIDIER KEBONGO.

The Post

12/28/05

 
 
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