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Norbert XSON Mbu-Mputu, Les grenouilles incirconcis

Norbert XSON Mbu-Mputu, Les grenouilles incirconcis . Lettre d'un oncle à un neveu de Mputuville, suivi de Les tortues circonspectes. Réponse d'un neveu à un oncle du village , pamphlet, Editions MediaComX, 2008, 172 p.

En cette fin d'année, l'actualité reste encore dominée par la guerre au Congo-Kinshasa. Les chiffres avancées donnent des vertiges et suscitent la révolte : environ 5.000.000 des morts, 17.000 casques bleus sur place, la plus couteuse opération de maintien de paix de l'ONU, incapable de freiner l'avancée de 6.000 rebelles (seulement), des rebelles qui vont et reviennent et qui raflent toutes les armes à l'armée régulière (de la blague presque), le gouvernement lui-même qui souffle le chaud et le froid et la communauté internationale qui titube, tourne en rond, décide, rature et hachure. D'où, l'auteur se décide de donner sa voix pour essayer de tirer la sonnette d'alarme. Il fait sien ces paroles d'Amadou Hampaté Bâ : « Il appartient en effet aux Africains de parler de l'Afrique aux étrangers, et non aux étrangers, si savants soient-ils, de parler de l'Afrique aux Africains. Comme le dit un proverbe malien : « Quand une chèvre est présente, on ne doit pas bêler à sa place » » ( Amadou Hampaté Bâ, Aspects de la civilisation africaine (personne, culture, religion), Présence Africaine, 1972, p. 31.)

Dans « Les grenouilles incirconcis » , Norbert XSON Mbu-Mputu, puise son pamphlet dans l'imaginaire et la richesse de l'oralité africaine. C'est lors d'une mission de service à Lisala en 2001 dans la zone de guerre d'alors, travaillant alors pour une ONG internationale britannique, qu'il entendit un ivrogne sermonner et surnommer les rebelles, toute tendance confondue, « des grenouilles et des incirconcis » (pour mesurer la gravité, la nudité, la nullité et l'incongruité du terme, traduisez-le dans votre langue du village, conseille l'auteur) et il en tire donc le titre « Les grenouilles incirconcis » . Faute flagrante de grammaire certes, mais, se demande l'auteur, comment qualifier et parler des rebelles et des rebellions africaines, c'est-à-dire des messieurs se prenant eux-mêmes trop au sérieux, prenant des armes au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, et parcourant tout le pays, le mettant sens dessus-dessous, au motif qu'ils apporteraient le cadeau de la démocratie et de la bonne gouvernance au bout du canon  ? C'est de la foutaise, ou, comme il le fait dans cet usage de l'oralité avec des proverbes, allégories, figures de styles nombreux dans le texte, c'est vouloir éteindre le feu avec du pétrole et, même le plus sot et con de nos villages vous diront que c'est une grosse bêtise , conclut-il. Les rebellions sont de vraies fautes de grammaire tandis que les rebelles sont des grenouilles et des incirconcis , c'est-à-dire des messieurs immatures qui doivent retourner dans la forêt lointaine pour reprendre et terminer leur rite d'initiation inachevé.

Mais, l'ouvrage qui a deux grandes parties, pose la question principale : pourquoi cette guerre dont les populations des villages payent le lourd fardeau sans qu'elles en sachent les mobiles profonds ? Toutes ces questions, toutes les descriptions des affres de la guerre, les femmes qui doivent porter un pagne à trois, des femmes qui doivent s'enterrer nues, comme un ver de terre, des écoles incendiées, bref la vie qui s'est arrêtée, l'auteur les met dans la bouche d'un oncle du village, chef coutumier par surcroit, qui le décrit dans une lettre qu'il dicte à un casque bleu, pour son neveu habitant « Mputuville », c'est-à-dire l'Occident avec tout ce qu'il a dans l'imaginaire des communs des mortels. Hélas, se plaint et se plait l'infortuné, il se sait trahir par la traduction car une lettre ne peut pas traduire pleurs, mimes, chansons, proverbes, dictions. Chose curieuse encore, rappelle ce témoin oculaire de ces guerres, qui se confond avec l'auteur lui-même, la différence entre les rebelles et les militaires et agents du gouvernement est à rechercher avec une lampe en plein jour. D'où, comme le dit le proverbe, toutes les grenouilles dansent de la même façon : ils ont les mêmes méthodes, ils tuent, ils pillent, ils violent, ils volent, ils ont les mêmes uniformes, ils portent les mêmes bérets… Ce pays n'a pas de chance. D'où, cette demande au neveu d'aller voir lui-même le Secrétaire Général de l'ONU, non pas sa femme, son beau-frère, mais aller dans son village, le voir, c'est-à-dire, comme ils e dit chez nous, face-à-face , pour lui apporter le message des villageois. D'ailleurs les noms et sobriquets des intéressés sont pleins de symboles : si le neveu se nomme Elima Ngando , l'oncle est Mamona Mbwa , alias le Secret du tombeau  tandis l'autre oncle étant « Le Serpent de rails » . Si l'oncle écrit à partir de Bwala yayi Mambu , le neveu à partir de Mputuville .

A travers le pamphlet, ce sont aussi les soldats de l'ONU qui sont pris à partie : pourquoi arrivent-ils en retard et surtout pourquoi sont-ils moins soldats ?... Ils ressemblent à une femme enceinte qui transporte une autre femme enceinte au dos. Quelle que soit sa bonne volonté, elle ne pourra nullement traverser la cours du village. Puis, la grande question, pourquoi un tel grand silence devant le nombre des morts des guerres congolaises ? L'auteur se demande s'ils sont vraiment sérieux, les messieurs qui affirment eux-mêmes que ces guerres ont fait environ 5.000.000 morts ?... Il reste néanmoins convaincu qu'ils le sont… Il faudra, conseille-t-il répéter ces chiffres plusieurs fois et peut-être les écrire désormais simplement chiffres arabes pour pouvoir compter le nombre des « 0 ». Puis, toute vie humaine ayant même valeur, pourquoi a-t-on toujours un chiffre rond ?... Autant de questions sans réponses, comme d'ailleurs le fait de nouvelles guerres congolaises.

Si la très longue lettre de l'oncle du village à son neveu de Mputuville, lettre dictée à un casque bleu qui, soit dit en passant, passe ses recréations toujours à côté d'une nièce du clan, est écrite un certain 11 septembre 2002, date qui n'avait jamais été connue au village à cause de la guerre. La réponse du neveu à son oncle, réponse qui devient tout un planning de praxis politique, se termine par post-scriptum est signé un certain 4 novembre 2008, le soir de l'élection de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis. Au sujet de cette élection, l'auteur dit que cette nouvelle qui ressemble à une femme qui accouche des jumeaux au marché ou à un éléphant abattu en pleine forêt et ramené au village . Car, conseille le neveu, qui encaisse le coup de l'irresponsabilité pour n'avoir pas été la voix et l'avocat des populations laissées, il faudra éviter d'être défaitiste, il faudra mettre la main dans la patte, il faudra revenir, mais préparer à revenir, il faudra innover, à la manière d'ailleurs d'Obama qui inaugure un genre nouveau de devenir politique. Cette tâche incombe donc aux filles et fils qui ont eu la chance de gravir la colline sacrée, qui ont eu l'occasion de franchir les frontières et vivent à Mputuville. Ils reviendront à la manière des tortues circonspectes, c'est-à-dire, pour reprendre le titre d'une chanson de la musique congolaise de jadis « Tambula malembe, mokili ya bato » , il faudra aller et marcher lentement, calmement, le préparer, car, cette route et ce monde sont pleins des gens mettant des peaux de banane aux pieds des autres. Car, vivant à Mputuville, le neveu dit vouloir prendre l'avantage d'appartenir aux deux mondes. La vie dans la diaspora, l'exil et l'asile deviennent dès lors un avantage, un rendez-vous du donner et du recevoir. Et le neveu lui-même (est-ce l'auteur lui-même), se définissant vivre à Mputuville, un lieu de métissage culturel, un lieu et un moment d'apprentissage des leçons des autres qui sont passés par où sont nos pays aujourd'hui, prend appui sur la lettre de l'oncle pour planifier un jour le retour au village natal à l'instar d'Ulysse dont Joachim Du Bellay rappela l'histoire dans son poème « Les Regrets » , « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage/Ou comme celui-là qui conquit la toison/Et puis est retourné, plein d'usage et raison/Vivre entre ses parents le reste de son âge  !/Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village/Fumer la cheminée, et en quelle saison/Reverrai-je le clos de ma pauvre maison/Qui m'est une province et beaucoup davantage  ? » . Ce qui n'est pas sans rappeler le titre de la première œuvre littéraire de l'auteur publiée alors qu'il avait 26 ans, Lueurs mélancoliques (Poèmes, La pensée universelle, 1992). Si l'oncle rappelle ne pas être né de la pluie d'hier, contemporain des Pères des indépendances, et continue à se demander s'ils verront encore le bonheur et continue à pleurnicher que ce pays n'a pas de chance ou que les rebelles et autres tortionnaires ne verront pas la Noël ou ne mangerons pas la Bonne Année, le neveu rappelle qu'à l'heure de la célébration de cinquante ans de ces indépendances, une remise en question est exigée. Et, avec l'élection d'Obama – qui y aurait cru ? – le changement a actuellement un parrain et un parent.

Pour les puristes et les cœurs sensibles, il faudra tout simplement avoir toujours en mémoire cette citation qui résume l'intention première de l'auteur : « Si je chante la guerre, ce n'est pas pour crier vengeance, mais c'est pour éviter l'oubli. La guerre apporte son lot de malheurs, à l'agressé et à l'agresseur. »

Norbert Mbu-Mputu, signant ainsi la première œuvre littéraire sous son pseudonyme de XSON, qui n'en est pas à son premier ouvrage, utilise un genre célèbre antique, la prose épistolaire, à la manière des grands auteurs latins comme Pline le Jeune. Et, bien plus, il fait usage des figures de style, des proverbes, faisant nager son lecteur dans une vrai gymnastique de connaissance générale d'histoire et de géographie, avec des tours dans la géopolitique internationale, avec, en cadeau, une longue introduction et une postface, qui sont en fait son état de lieu de la guerre comme il l'a vécu. Mais, à la manière des griots qui l'inspire, il dit « Si je chante la guerre, ce n'est pas pour crier vengeance, mais pour éviter l'oubli.» Car, la guerre congolaise a un seul et vrai ennemi : l'oubli, l'amnésie collective. Une chose est vraie, les 172 pages se lisent d'un trait tant elles envoûtent en elles-mêmes. A l'heure ou tout le monde parle de l'Obamania, l'auteur, comme le souligne les préfaciers, M me Mianda et le professeur Isse, qui furent à l'origine de la rédaction de la deuxième partie du pamphlet, « Les tortues circonspectes » pour éviter de l'arrêter en si bon chemin et éviter à ce que les congolais ne s'arrêtent que dans les critiques parfois « byzantines », comme c'est souvent le cas, prouvera-t-il demain qu'il peut exister tout un planning politique, dans l'entendement de la gestion de le res publica , derrière ce pamphlet ? On se souvient que l'ouvrage phare d'Obama fut c et essai autobiographique, « Dreams from my Father » , comparaison n'étant certes pas raison.

On se posera alors la question, pourquoi « grenouilles »  ? La réponse est à puiser dans la sagesse africaine qui dit que toutes les grenouilles dansent de la même façon. « Au clair, cher neveu, lorsque les messieurs qui se disent du gouvernement qui furent eux-mêmes rebelles, arrivent dans nos villages, la différence est a recherchée avec une lampe tempête. Nous avons alors compris que nous n'avons pas de chance. Nous ne verrons plus le bonheur. Ils sont tous des grenouilles. Et toutes les grenouilles dansent de la même façon. Ils n'auront pas des cheveux blancs. Ils ne mangeront pas la Noël et la Bonne Année. Ils ne verront pas des petits-fils. Ils ne sont pas matures. Ils sont des incirconcis. Ils doivent rentrer dans la forêt pour terminer leur rite d'initiation. » Et ce message devrait arriver auprès du secrétaire général de l'ONU en personne. Car, ils e dit dans les villages lointain que lui aussi bouffe de la guerre, que lui aussi touche des commissions, que lui aussi est un incirconcis… L'ouvrage, dont la devise principale, surtout à cause du genre littéraire usité, la fiction épistolaire, est « ridendo mores castigat » est plein d'historiettes à vous couper le souffle et à lire en se tordant les côtes et en bavant, tel celui de ces rares et derniers d'infirmiers de cet hôpital de brousse, les seuls appelés d'ailleurs docteurs dans cette zone de guerre, qui se plaisent à raconter comment ils font des amputations des rebelles blessés sans anesthésie. Il est dit d'eux qu'ils ne se séparent de leurs brassards de « Croix-Rouge » qu'une fois sur leurs femmes. On se croirait dans le « pleurer-rire » d'Henry Lopez. Ell est même l'inverse de « De Bello Gallico » de Jules César, car, avec les « Grenouilles incirconcis » , c'est la guerre racontée par le bas, par ceux qui la subissent au jour le jour, c'est, usant des détours de langage et de la raillerie et de l'humour propres aux langues africaines, une façon de prendre avantage sur la situation présente. On aurait pu dire que l'ouvrage de Norbert XSON Mbu-Mputu ressemble aux célèbres aventures d'Astérix…

Alors que pour l'oncle du village a yeux et pensées tournés vers « Mputuville », objet de toutes les convoitises, le neveu lui remet les pendules à l'heure et corrige la conception de Mputuville. Alors que l'oncle attend tout de l'ONU et du retour du toubab, du flamand et de l'allemand, le neveu annonce le retour des fils prodigues, mais, à la manière des tortues circonspectes. Alors que l'oncle du village retombe dans la mélancolie et les nostalgies des indépendances, le neveu prend le fait historique et l'invite à le dépasser, à l'assumer, à le corriger. Mais, pour l'essentiel, ils sont d'accord qu'il faudra que le changement arrive, de gré ou de force. Mais, le neveu s'inscrit dans une autre dialectique, celle de ne pas trop rêver créer le miracle à partie de rien… Le changement se prépare, le changement a un cursus honorum , le changement a besoin des parents et des parrains.

D'ailleurs, à propos de l'ouvrage, il ne faudrait que s'arrêter sur trois citations de ces premiers lecteurs, pour se laisser convaincre par la perspicacité des propos.

« Ce pamphlet est un chef-d'œuvre d'une haute qualité littéraire, écrit Frédéric Yamusangie, écrivain congolais habitant Londres, ami de l'auteur et en charge de la version anglaise de l'œuvre . La guerre en RD-Congo et les seigneurs des guerres d'Afrique ne méritent pas meilleur qualificatif que ce titre : des grenouilles incirconcis. Ils sont, comme le titre, des fautes de grammaire flagrantes ! Proverbes, allégories et figures de style sont malaxés dans une gymnastique inimaginable. L'auteur est prolixe et sa plume aisée à déguster. » Quant à Herman Nzeza, politicien congolais habitant aussi Londres, « le pamphlet est un élogieux témoignage sur ce qui s'est passé au Congo-Zaïre lors des dernières guerres. Ecrit à la manière de grandes œuvres classiques, il a, au bout du tunnel, une invitation à la praxis politique : ne pas se limiter à critiquer, mais il faut planifier aussi. Des grenouilles, il faudra devenir des tortues…» Ayant assisté à la finalisation de l'ouvrage, Simao J.L. Vuvu King-Vu du Kongo1studio à Londres, conclut « il faudra briser ce silence coupable et parler de la guerre en RDC. Pour être complet, il faudra que les congolais redeviennent aussi de vrais acteurs. La deuxième partie du pamphlet résume tout : LES TORTUES CIRCONSPECTES. »

En attendant la version anglaise au premier trimestre de l'année prochaine, la version française est un vrai cadeau de noël pour les amoureux de belles lettres. Une chose est sûre, l'ouvrage ferra tâche d'huile dans le cheminement, parfois titubant, de la littérature Congolaise, pourquoi pas, comme le souhaite d'ailleurs les éminents préfaciers, dans la façon de faire et d'être politique de nos pays ?

Disons enfin que l'auteur est un mélange incroyable de philosophe, de chercheur en anthropologie et en sociologie - avec comme sujets de prédilection les religions traditionnelles africaines, les nouvelles formes de religiosités, qu'il appelle volontiers « les nouvelles églisettes de sommeil », et la sorcellerie - et surtout de journaliste correspondant et invité de plusieurs organes internationaux. Cet ancien fonctionnaire international à l'ONU et ancien directeur d'une ONG internationale britannique, a déjà dans son actif quelques ouvrages dont « Ville-morte » (Médiaspaul, 1999), avec plusieurs d'exemplaires vendus, qu'on peut qualifier de bestseller . Il se réclame de la lignée d'Ahmadou Kourouma, de Ferdinand Oyono, de Charles Djungu Simba et de Yoka Lye Mudaba, dont, dit-il, l'écriture et la lecture des œuvres lui procurent « la chair de poule », expression qu'il invite souvent à traduire dans nos langues maternelles pour en saisir la quintessence, comme il le fait avec de tels concepts dont le titre du présent ouvrage grammaticalement incorrect « Les grenouilles incirconcis » (sic). Vivant actuellement au Pays de Galles (Royaume-Uni), membre de plusieurs associations internationales dont Exiled Journalist Network , Union Catholique Internationale de la Presse , UCIP, Mouvement Internationale des Intellectuels Catholiques , MIIC/Pax Romana, il se consacre à l'écriture et il suit des formations diverses en cinématographie, informatique et un diplôme spécial universitaire de Public Finance Advanced Diploma . Il est aussi coordonateur d'une ONG à vocation internationale, South People's Projects, SoPPro , modeste façon d'apprendre quelque chose de la culture pragmatique anglo-saxonne, selon son leitmotiv résumé en ce proverbe lui appris dès son enfance par son défunt père « Si tu arrives dans un village, c'est une grosse bêtise de commencer à danser du pied droit lorsque les habitants eux-mêmes commence la danse du pied gauche. Il faudra s'y faire inviter, danser comme eux et avec eux, et, une fois dans la danse, leur apprendre les nouveaux pas, au cas où il s'avérait que leur danse est pleine de contretemps.» Il nous promet déjà une prochaine rentrée littéraire à vous faire couler la bave avec un roman qui sera une peinture grotesque de l'ère Mobutu. Son titre annoncé en dit assez : « Vous allez vous bouffer les uns les autres » .

B.C. ILAKO Tshiany

Quelques liens hypertextes permettent de consulter des extraits de l'ouvrage sur Internet :

http://www.lulu.com/content/5154233

http://www.lulu.com/browse/popup_preview.php?fPicURL=/author/display_thumbnail.
php?fCID=5154233&fSide=back&fSize=zoom_&1229412664

http://www.lulu.com/browse/preview.php?fCID=5154233

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