Léon Kengo admis au rang de Grand cordon des ordres héros nationaux Kabila-Lumumba

Publié le dimanche, 12/07/2020

Léon Kengo Wa Dondo a été admis le samedi 11 juillet au Palais du peuple au grade de Grand cordon des ordres héros nationaux Kabila-Lumumba, pour ses services loyaux rendus à la nation congolaise et récompenser le sens élevé du respect au devoir patriotique.

Alexis Tambwe Mwamba, actuel président du Sénat et l’un des collaborateurs de Léon Kengo Wa Dondo, le présente comme un témoin de l’histoire du pays :

 « Vous totalisez 62 ans de vie publique et politique. Cette longévité fait de vous un témoin incontournable de l’histoire politique de notre Nation ».

Alexis Tambwe Mwamba a porté sur les fonds baptismaux le livre « Léon Kengo Wa Dondo, la passion de l’Etat ».

Plusieurs témoignages des personnalités scientifiques et politiques du pays sur la personne de Léon Kengo Wa Dondo, son parcours, sa vision et sa rigueur ont précédé cette double cérémonie du samedi 11 jullet.

Kengo Wa Dondo a dirigé à la fois le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire en assumant dans son parcours les fonctions de Premier ministre, procureur général de la République ainsi que du président du Sénat.

© Radio Okapi

Opinion

LÉON LOBITCH ALIAS KENGO WA DONDO, HEROS NATIONAL AU CONGO/ZAIRE : L'ALTERNANCE ET LE THÉÂTRE D'UN PAYS À L’ENVERS. STOP

Décidément, la dynamique de la falsification criminelle de l’Histoire du Congo ne désarme pas. L'élan de la rectification, de la défalsification, du démenti historique, ne se tarit pas non plus.

Un ami m’a fait parvenir l’ouvrage biographique de Léon Lobitch devenu Kengo wa Dondo, au même moment que, sous l’hideuse influence des dirigeants des grandes nations impérialistes, protecteurs patentés de ce dernier, qui l’imposaient d’une manière basse et servile comme premier ministre au maréchal Mobutu, il est élevé au rang de « Grand Cordon » des ordres héros nationaux Kabila-Lumumba à Kinshasa.

Dégoûté, fâché, en révolte, craignant surtout qu’un génocidaire « congorais » comme Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila ou James Kabarebe devienne aussi, demain, héros national au même titre que Lumumba, Mzee Kabila, Kasavubu, je rigole à la fois lorsque je parcours les pages du livre.

En 2012, Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, paraphrasait en ces termes le héros plus qu’émérite Emery Patrice Lumumba, le leader de l’indépendance congolaise, à la tribune du XIVème sommet de la Francophonie à Kinshasa, à l’occasion de la 27ème session de CMF : « L’Afrique écrira sa propre histoire, et elle sera au Nord et au Sud du Sahara, une histoire de gloire et de dignité.. (…) Cette prophétie de Patrice Lumumba, inscrite dans la dernière lettre qu’il adressa à son épouse peu avant de disparaitre, la Francophonie l’a résolument faite sienne, dès les origines. Parce que son destin naît en terre africaine ».

Précisant que cette prédiction de Lumumba est en cours de réalisation, car l’Afrique écrit d’ores et déjà son histoire et partant, contribue de manière importante à l’histoire de l’humanité, l’ancien président sénégalais faisait allusion à tous ceux qui, très nombreux, comme moi, contribuent d’une manière ou d’une autre à la défalsification de l’Histoire de l’Afrique, du Congo.

En fait, il est question de fouiner, de fouiller systématiquement dans le doute radical portant sur une série de mensonges, d’impostures, d’usurpations, d’allégations terribles, notamment en rapport avec les origines et l’identité de certaines communautés et autres personnalités généralement propulsées au sommet du pouvoir afin d’y jouer le criminel rôle d’agent double anti-Peuple, au service des intérêts des puissances néocoloniales.

L’Occident a déversé sur le continent africain des assertions fallacieuses vigoureusement défendues et entretenues par la politique, l’histoire, la philosophie et l’ethnographie impérialistes, tandis que les Africains, les Congolais en particulier, se sont montré au fil des décennies sceptiques et critiques, s’étonnant et même révoltés de la témérité et du dogmatisme des dites menteries et contre vérités, s’engageant fermement dans la vérification, la mise à l’épreuve des faits, de la science, ainsi que dans l’examen des fondements et autres enjeux y afférents.

Aujourd’hui, les résultats sont incalculables en ce qu’on débouche petit à petit vers l’indexation des duperies et autres tricheries à répétition, et dont la persistance tient aussi bien aux motifs d’ordre raciste, idéologique que politique et économique.

Confrontés au devoir non seulement de rejeter la série de mensonges et autres hypothèses incertaines et spécieuses sur leur Histoire, leurs institutions et leurs dirigeants, mais aussi et surtout de récuser l’insuffisance et l’inexactitude des connaissances historiques en vigueur, lesquelles sont prisonnières d’une représentation erronée sinon fictive de l’histoire authentique et scientifique, les Congolais et les Africains de manière générale, sont parvenus à frapper de doute toutes les mystifications qui ont avili et discrédité leurs concepteurs, façonniers et autres relais internes.

Pour libérer l’Histoire, il s’est imposé avec acuité l’exigence de la repenser sur le mode de rectification des contre vérités, des règles et des discours, de rompre définitivement avec toutes les affirmations historiques fausses sous lesquelles notre pays, notre continent de manière générale, étaient indignement ensevelis pendant des décennies, sinon des siècles.

Lesdites tricheries, comme tous les autres contours de l’éhontée falsification des faits, ayant été bien indexés, et leurs contre vérités suffisamment localisées et dénoncées, le moment est venu pour rectifier ou défalsifier, apporter un démenti historique, réajuster ou réfuter les assertions fausses, insuffisantes.

Guidé par l’exigence de vigilance critique et d’objectivité, je me suis engagé personnellement à défalsifier le faux historique qui choque l’Humanité et avilit l’Homme, tout en imposant du vrai authentique qui existe bel et bien.

Conscient du fait que l’ennemi du Congo qui orchestre et entretient toutes ces fumisteries criminelles, ne dit jamais la vérité, une, qui subsiste, il débite plutôt le mensonge, multiple, qu’il invente, je me suis lancé justement dans l’écrire de la vraie et l’authentique Histoire de gloire et de dignité inspirée par Lumumba.

C’est dans ce cadre que je mets à votre disposition quelques extraits de mon livre « Le Prix Nobel du génocide Cas de la Rd-Congo » (novembre 2017), qui apportait déjà la rectification, la défalsification des faits sur Léon Lobitch devenu Kengo wa Dondo, démontrant de ce fait qu’il ne mérite nullement le statut de héros national dans un pays étranger, le Congo, où, au service des puissances étrangères bien identifiées, il a joué des décennies durant le rôle de déstabilisation et de destruction systématique.

Voilà un ennemi intelligent du Congo, un faussaire patenté, un autre criminel à l’encontre duquel un procès pénal devait plutôt être ouvert, retransmis en direct à la radio, à la télévision, et déboucher sur l’énoncé de la sentence du tribunal propre à le conduire à la prison de Makala, aux côtés de « l’ounonçant » Samih Jammal. Et ce ne sera que justice dans un Etat qui se dit de droit.

 

Honorable Prosper NDUME Pelé Nzogu

 Libreville, le 16 juillet 2020.

© Congo Vision