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Arrestation de Jean-Pierre Bemba: Justice ou Règlement des Comptes? Vos opinions nous intéressent >>>

VIDEO: Reportage et réactions de la télé belge sur JB Bemba

Vidéo: Débat sur l'arrestation de Jean-Pierre Bemba, le Président du
MLC (Mouvement de Libération du Congo)


MANDAT D'ARRÊT À L'ENCONTRE DE JEAN-PIERRE BEMBA GOMBO (CPI)



Pourquoi et pourquoi pas Bemba ? Par Me Léon OTSHUDI OKONDJO


Arrestation du Sénateur Jean-Pierre Bemba

Le sieur Bemba doit être arrêté pour une affaire congolaise et non autre. Si à l'époque sa milice avait intervenu en Centrafrique, c'est sur la demande du Président de la République de ce pays. Avant qu' 'il soit jugé, le TPI doit aussi aller chercher l'ex Président Ange Patassé dans son exil. Bemba n'avait fait que répondre a' l'appel d'un Président d'une république en détresse.

Ben Bheng-Ali Mambwene"
benbhengalimambwene@yahoo.de


Le peuple congolais ne peut vouloir une chose et son contraire.

La démocratie est d'abord le droit du peuple.

Tous ceux qui ont commandité des viols, des tueries, de la brutalité et violence sur les paisibles et pauvres gens DOIVENT répondre de leurs actes devant la justice. Et ils doivent, sur base de la vérité et des preuves, surtout, apportées les populations être sévèrement punis.

Les congolais, de quelque obédience qu'ils soient, doivent donner place à la RAISON et transcender les sentiments par rapports à un individu. Il est juste de penser, un instant, au calvaire enduré par les populations et de faire le choix de la défense. Ou on est du côté de cette population et on la soutient ou alors on se range derrière à homme et on accepte de consommer l'injustice vis à vis de cette population et d'ailleurs vis à vis de soi même.

On ne peut vouloir un ETAT DE DROIT et à la fois combattre le droit du peuple, victime des exactions des bandits de guerre.

Clouer ces bourreaux du peuple en prison est d'une si grande utilité pour l'avènement d'une bonne gouvernance au service de l'intérêt des peuples. Oui, Jean Pierre BEMBA a fait souffrir des milliers des familles et les vassaux qui jouent à sa défense sont incapables de penser à la peine, au chagrin qui habitent désormais ces familles.

Mwana WEKA
duc.duver@yahoo.fr


"Ladies and gentlemen, we got him"

Ainsi Paul Bremer, l'administrateur américain en Irak, s'adressa aux journalistes pour annoncer la capture de Saddam Hussein.

" We got him " , doit être le message envoyé par la Cour pénale internationale (CPI), à ceux qui ont commandité l'arrestation de Jean-Pierre Bemba, celui qui avait accepté l'inacceptable pour donner une chance de démocratisation à son peuple.

On le savait traqué, on le savait sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI, mandat suspendu sur sa tête comme une épée de Damoclès n'attendant que le bon moment pour s'abattre et trancher, comme une guillotine, le cou du malheureux.
C'est désormais chose faite.

La CPI a enfin son Gros Poisson congolais, au nom de la justice à rendre aux victimes…centrafricaines, mais beaucoup de questions restent en suspens dont la plus fondamentale à notre esprit est celle de savoir si la justice à rendre aux victimes centrafricaines de prétendues exactions commises par les soldats du Mlc prévaut sur la stabilité du Congo et le devenir démocratique de son peuple ?

Si la CPI répond oui, elle devra alors répondre à une autre question : Les victimes centrafricaines ont-elles à ses yeux plus d'importance que les victimes congolaises qui se comptent par millions depuis maintenant plus de 12 ans, victimes des exactions de l'armée rwandaise et de ses petits chefs rebelles satellites, à moins que cette question ne soit un espoir pour les congolais, celui de voir Yoweri Museveni, Paul Kagame, Joseph Kabila et Laurent Nkunda répondre de leurs méfaits devant cette même cour le jour où ils ne jouiront plus de leur immunité.

Pour Bemba dans tous les cas, les jeux sont faits à moins d'un coup de théâtre du juge belge chargé de confirmer ce mandat, la justice des hommes n'étant après tout qu'une somme de motivations personnelles. La CPI venant de nous en apporter une preuve éclatante !

Jean-Eric Badibanga,
lundi 26 mai 2008


COMMUNIQUÉ DU MLC

Le Bureau Politique du MOUVEMENT DE LIBERATION DU CONGO " MLC ", s'est réuni ce dimanche 25 mai 2008 sous la direction du Secrétaire Général aux fins d'examiner la question relative à l'arrestation du Président National du MLC survenue à Bruxelles, en sa résidence, ce samedi 24 mai 2008 à 21 heures et ce, en rapport avec les événements de 2002 et 2003 en République centrafricaine.

Après avoir appris non sans étonnement et surprise les circonstances de ladite arrestation et après échange et débats, les membres du Bureau Politique font la déclaration dont la teneur suit :

1. Les membres du Bureau Politique du MLC soutiennent sans réserve leur Président National, le sénateur Jean Pierre Bemba Gombo dans cette épreuve dure et injuste et lui expriment toute leur solidarité ;

2. Les membres du Bureau Politique du MLC croient en une totale innocence de leur Président National, le Sénateur Jean Pierre Bemba Gombo ;

3. Les membres du Bureau Politique constatent, avec regret, la politisation de la procédure judiciaire initiée par le Procureur de la Cour Pénale internationale. En effet, l'arrestation du Sénateur Jean Pierre Bemba, à quelques jours de son élection en qualité de Porte parole de l'opposition en RDC, ne saurait être innocente ; d'autant plus que, ni le Président Ange Félix Patassé, ni le chef de son armée qui ont bénéficié de l'appui des troupes du MLC n'ont fait l'objet d'une quelconque procédure ;

4. Les membres du Bureau Politique du MLC demandent aux autorités judiciaires et politiques belges de considérer la démarche du Procureur près la Cour Pénale Internationale comme strictement politique et par conséquent de relaxer purement et simplement le Sénateur Jean Pierre Bemba Gombo ;

5. Le Bureau politique du MLC demande aux membres du parti à tous les niveaux et au peuple congolais tout entier de se mobiliser et de rester vigilant afin de sauver notre jeune démocratie des dérives que l'on veut nous imposer ;

6. Le Bureau politique du MLC attire l'attention de l'opinion tant nationale qu'internationale sur les conséquences néfastes que cette arrestation qui frise l'arbitraire pourrait engendrer.

Fait à Kinshasa, le 25 mai 2008

Pour le Bureau Politique François MUAMBA
Secrétaire Général
mlc_ontario@yahoo.ca


AFFAIRE BEMBA: LA CPI, QU'EST-CE?

La Cour pénale internationale (CPI) est une cour indépendante permanente devant laquelle sont jugées les personnes accusées des crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale, à savoir les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre. La CPI a été fondée en vertu d'un traité signé par 105 pays .

La CPI est saisie en dernier recours. Elle n'intervient pas lorsqu'une affaire fait l'objet d'une enquête ou de poursuites dans un système judiciaire national, sauf si ces procédures ne sont pas menées de bonne foi, par exemple si elles ont été engagées officiellement uniquement pour soustraire une personne à sa responsabilité pénale. En outre, la CPI ne juge que les personnes accusées des crimes les plus graves.    

Dans toutes ses activités, la CPI respecte les normes les plus strictes d'impartialité et d'équité. La compétence et le fonctionnement de la CPI sont régis par le Statut de Rome

Les droits de la défense                                                                                                                            

La Défense est un élément clé de tout procès. Elle représente les intérêts de l'accusé à l'audience et assiste toute autre personne habilitée à bénéficier de l'aide judiciaire aux termes du Statut de Rome et du Règlement de procédure et de preuve, notamment les personnes interrogées par le Procureur lorsqu'il y a des motifs de croire qu'elles ont commis un crime relevant de la compétence de la Cour.

Le Statut de Rome prévoit que toute personne est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie (article 66-1). Du point de vue de ses droits, l'accusé est sur un pied d'égalité avec l'Accusation. Cette égalité est de la plus haute importance dans le cadre des enquêtes et des recherches sur des allégations de crimes ainsi qu'au regard de la possibilité pour l'accusé d'être entendu par la Cour. Il est crucial d'assurer l'égalité des armes entre l'Accusation et la Défense pour garantir un procès équitable.

L'ambition de la communauté internationale de protéger les droits fondamentaux des victimes et de rendre la justice ne pourra être réalisée que si toutes les parties ont une chance égale de prouver ou de réfuter des allégations de manière équitable et justifiée.

Pour plus d'informations, allez sur le site de la cour : http://www.icc-cpi.int/home.html&l=fr

 Texte du mandat d'arrêt contre Bemba.
Cliquez ici : http://www.icc-cpi.int/library/cases/ICC-01-05-01-08-1-FRA.pdf

 Levée de scellé sur le mandat contre Bemba ,
cliquez ici : http://www.icc-cpi.int/library/cases/ICC-01-05-01-08-5-FRA.pdf

Cheik FITA
Bruxelles, le 26 mai 2008  


Les vies des 5 millions des Congolais massacrés par les seigneurs de guerre sont aussi importantes que celles des centrafricains

Au Gouvernnement Belge  :

L'Association des Professeurs d'Origine Congolaise d'Universités d'Amérique du Nord (NAFCO-POCAN) est informée de l'implication du Royaume de la Belgique dans l'arrestation et le futur transfer de Monsieur Jean-Pierre Bemba à la cour pénale internationale (CPI) pour répondre aux crimes dont il est accusé, crimes soit disant commis en République Centrafricaine.

NAFCO ose espérer que les bonnes intentions de la Belgique quant au respect des droits de l'homme en Afrique Centrale ne se limiteront pas à la seule arrestation et transfer de Monsieur Jean-Pierre Bemba à la Haye, mais aussi à pousser le CPI et l'ONU vers l'instauration d'un tribunal pénal international pour la République Démocratique du Congo, tribunal qui doit juger TOUS les seigneurs de guerre qui sont responsables du génocide de plus de 5 millions des Congolais.

Comme tout le monde le sait, beaucoup de ces seigneurs de guerre comme Monsieur Joseph Kabila, Ruberwa, Nkundabatware. . jouissent encore de toute leur liberté. Monsieur Joseph Kabila par exemple a été installé au pouvoir à Kinshasa avec l'aide de la Belgique et continue à massacrer les pauvres innoncents dans les rues de Kinshasa, au Bas-Congo et au Kivu sans être inquiété (modèle Léopoldien II de le récompenser?) . Ainsi donc, si en République Centrafricaine le gouvernnement a pu demander à la CPI d'arrêter et juger Monsieur Jean-Pierre Bemba pour ses prétendus crimes contre les quelques centrafricains (sans minimiser le nombre), quel gouvernnement le fera pour les familles de + 5 millions des congolais comme ceux la même qui ont commis ces massacres sont au pouvoir à Kinshasa.

NAFCO invite donc la Belgique «  qui prétend avoir un droit de regard et un rôle moral sur le Congo  » à pleinement exercer ce droit et jouer « humainnement » ce rôle moral. Les vies des 5 millions des Congolais massacrés par les seigneurs de guerre sont aussi importantes que celles des centrafricains.

Pour NAFCO-POCAN : Prof. Nsalambi V. Nkongolo, PhD
nafco_pocan@yahoo.com


Arrestation de Jean Pierre Bemba: le Sénat, le MLC et l'AMP réagissent

Kinshasa | 26 Mai 2008 à 10:47:23

Selon Kengo Wa Dondo, bien qu'étant aux arrêts, Jean - Pierre Bemba est encore membre de la chambre haute du parlement congolais. Le bureau politique du MLC constate avec regret la politisation de la procédure judiciaire initiée par le procureur de la Cour pénal internationale. Radiookapi.net a recueilli plusieurs autres réactions sur cette arrestation notamment celles de la Cour pénal internationale, des Ong de droits de l'homme de la République centrafricaine.

Le bureau du Sénat
Selon Kengo Wa Dondo, Bien au qu'étant aux arrêts, Jean - Pierre Bemba Gombo est encore membre de la chambre haute du parlement congolais. Le Président du Sénat a annoncé qu'il devra réunir ce lundi 26 mai 2008 le bureau du Sénat, en attendant le verdict du juge belge saisi du dossier de son extradition: « L'unité parlementaire est régie par la législation nationale. Cette immunité ne concerne pas les pays tiers à l'exception des chefs d'Etat, des 1ers ministres ou des ministres des affaires étrangères. Jean Pierre Bemba jouit jusqu'à ce qu'on prouve sa responsabilité sur ce qu'on lui reproche du principe de la présomption de l'innocence. Attendons voir l'évolution de cette affaire »

Francois Mwamba, membre du bureau politique du MLC :
« Les membres du bureau politique constatent avec regret la politisation de la procédure judiciaire initiée par le procureur de la cour pénal internationale. L'arrestation du sénateur Jean Pierre Jean Pierre Bemba, à quelques jours de son élection en qualité de porte parole de l'opposition en Rdc, ne saurait être innocente d'autant plus que ni le président Ange felix Patasse, ni les chefs de son armée qui ont bénéficié de l'appui des troupes du Mlc, n'ont fait l'objet d'une quelconque procédure. Les membres du bureau politique du Mlc demandent aux autorités judiciaires et politiques belges de relaxer purement et simplement le sénateur Jean Pierre bemba Gombo. Le bureau politique du Mlc demande aux membres du parti à tous les niveaux et au peuple congolais tout entier de se mobiliser et de rester vigilant afin de sauver notre jeune démocratie »

Pascal Turlan, de la cour pénale internationale :
« Dans les jours prochains, la personne va être devant les autorités judiciaires compétentes en Belgique qui vont alors décider ou non de la remettre devant la cour pénal internationale. Ensuite, comme pour les autres personnes qui ont été transférées à la cour, la personne pourra être en audience de première comparution. Les juges fixeront alors une date pour la confirmation des charges pour monsieur Jean Pierre Bemba »

Réaction de l'AMP
L'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP) se réunira cette semaine autour de cette question, annoncé le député de cette plate-forme politique le député Me Jean Mbuyu.
Il précise cependant que ce dossier ne concerne pas la justice congolaise, parce que, selon lui, les faits qu'on reproche à Jean-Pierre Bemba avaient été commis en République Centrafricaine, sous la rébellion. Ce ne sont pas des faits infractionnels commis en République démocratique du Congo, a-t-il ajouté.
Par ailleurs, pour l'AMP, cette arrestation étant également une affaire personnelle, la marche des partis politiques de l'opposition congolaise ne devrait donc pas en souffrir.

Bruno Hyacinthe Gdiegda, président de l'ACAT - Centrafrique :
« Si j'ai envoyé ces éléments pour meurtres, actes de crime de guerre et de viol à l'encontre des femmes, cette arrestation met fin au règne de l'impunité. Ca permet à toute personne qui aurait commis un acte répréhensible de répondre de ses actes devant les juridictions. Notre souhait est que dans ce pays, continue en ce qui concerne les autres personnes qui sont des co-accusées de Jean Pierre Bemba. Qu'on les arrête, qu ;il leur soit garanti un procès équitable pour que tout le peuple, tout le public soit informé de tous les actes qu ;ils avaient commis à travers les ordres qu'ils avaient donnés sur terrain »

Okapi


L'ULD en Allemagne s'interroge sur l'arrestation du Sénateur Jean-Pierre Bemba

La Représentation de l'ULD en Allemagne proteste contre la procédure d'arrestation du Sénateur congolais Jean-Pierre Bemba, car elle n'est pas identique à celles appliquées aux autres présumés suspects par la
Cour pénale internationale, CPI en sigle, surtout que la culpabilité du sénateur congolais n'est nullement prouvée. L'ULD en Allemagne s'interroge sur l'opportunité et le lieu de cette arrestation, déduit selon ses analyses qu'il y a anguilles sous roche et prie la CPI de n'appliquer qu'une seule justice, une justice juste, et non pas une justice de deux poids deux mesures. L'ULD prie les autorités belges de mettre simplement en liberté ce Sénateur congolais, aussi bien l'ULD en RFA craint que cet arrestation entrainerait d'autres crimes contre l'humanité au sein de la population congolaise, donc logiquement des crimes commandités par la CPI elle-même et les autorités belges. En outre, l'ULD en RFA invite la CPI à s'occuper aussi d'autres injustices existantes comme crimes de l'Occident vis-à-vis des peuples moins nantis.

Les dirigeants occidentaux par le biais de leurs agents commettent des atteintes à la dignité de la personne, des traitements dégradants, des tortures aux innocents, en Irak, à Guantanamo, en Afrique et partout au monde, et ses dirigeants ne sont pas interpellés par la CPI.

Quand les policiers belges torturent, dénigrent et tuent des noirs, quelque fois par des étouffements dans des avions de Sabena ou SN Brussels Airlines, la CPI déduit-elle que tout cela est commandité par les Ministres belges de l'intérieur ? Si cela est ainsi, ces ministres concernés doivent aussi être arrêtés comme le Sénateur
Jean-Pierre Bemba.

La convention de Genève est souvent bafouée dans certains pays occidentaux à l'égard des demandeurs d'asile. La CPI pensera-t-elle un jour de se pencher sur ces crimes contre l'humanité perpétrés par certains dirigeants occidentaux ?

La colonisation et le racisme sont aussi des crimes graves contre l'humanité. Certains commanditaires de ces crimes sont vivants, et n'ont jamais été devant la CPI.

La MONUC a fait parvenir aux groupes armés au Congo des armes et autres équipements militaires qui ont permis et permettent à ces milices de commettre des crimes de guerre au sein de la population congolaise. Pourquoi les dirigeants de la MONUC et de ces milices ne sont-ils pas aux arrêts ?

Réfléchissons un peu:
L'ULD en RFA constate que la CPI est une institution créée par des dirigeants occidentaux et se demande si elle est vraiment pour le bien-être des peuples des pays moins nantis.
Quant à l'ULD en RFA, avant d'arrêter Jean-Pierre Bemba, qui n'avait qu'à envoyer quelques uns de ses soldats au secours de la République Centrafricaine sur appel d'Ange Félix Patassé, alors président en ce temps-là, la CPI devrait logiquement commencer par l'arrestation de ce dernier. La liste des personnes à arrêter devrait normalement contenir les noms de l'actuel chef du Congo-Kinshasa, Nkundabatware, François Bozize, … L'impression que l'on a, c'est comme si pour la CPI la disparition de 1.045 Centrafricains est prioritaire à celle de plus de 5 millions de Congolais massacrés en RDC. Plus encore, ces crimes de guerre et contre l'humanité en RDC sont encore d'actualité. L'immunité judiciaire des pays des noirs ne vaut pas en Occident. Par contre celle des occidentaux est universelle.

L'ULD en RFA est persuadée que les Congolais sont condamnés à réagir sous formes multiples avec envergure contre cette arrestation de leur sénateur ce 24 mai 2008 à Bruxelles.

Didier Meo,
Représentant de l'ULD en Allemagne et auprès de l'UE
meo_x@freenet.de


Chers Compatriotes,

Nous sommes tous d'accord sur la nécessité de la lutte contre l'impunité.
Que le Congo soit dans les mains des chefs de guerre nous le savons. Le chiffre des victimes va au-delà de 5 millions. Ils ont tous commis des crimes.

Nous ne sommes pas pour l'instrumentalisati on de la lutte contre l'impunité pour faire pression sur le Gouvernement Congolais afin de résilier ses engagements avec les Chinois.

L'arrestation de Bemba, un Chef de guerre parmi beaucoup d'autres, est un prétexte à une attaque contre l'État Congolais. On ne peut même pas parler de l'arrestation, car il était dans sa propre maison en Belgique.

La question que tout(e) Congolais(e) se pose est: Pourquoi Bemba et pourquoi pas les autres?

Qui est visé par ce geste? Nous savions que l'Occident finirait par faire appel aux chantages juridiques lorsque ses intérêts se trouveraient compromis.

En parlant des "Scénarios après le 30 Juillet 2006", nous disions:

"Les statistiques fantaisistes sur la popularité de Kashala (29%) et de Bemba (26%) représentent une sorte de pièges visant à attirer leurs sympathisants vers urnes. Les spécialistes de la manipulation exploitent la xénophobie afin d'attirer les xénophobes vers les
urnes. Mais qui est étranger, dans un pays où les journalistes dansent pour Louis Michel, pour
Braeckman, etc. ? Comme on ne prend pas au sérieux cette mise en garde,
voilà les scénarios possibles :
1)    Si Kashala l'emporté, Bemba et Kabila (24%) contesteraient sa victoire en argumentant preuves à l'appui qu'il y a eu des voix fictives. Kabila pourrait, en vertu de sa position actuelle, faire
annuler légalement les élections. À sa place, nous le ferions.
2)    Si Bemba l'emporté, Kabila et Kashala et autres contesteraient sa victoire en argumentant preuves à l'appui qu'il y a eu des voix fictives et beaucoup d'irrégularités à Bandaka. L'Union Européenne pourrait r(é)ouvrir le dossier du cannibalisme et l'obliger à démissionner ou à reconnaître le favori de l'EU et de MONUC. Dans ce cas, vous aurez des déclarations
contradictoires dans moins de 48 heures comme celles de la Conférence Épiscopale.
3)    Si Kabila l'emporté, Bemba, Kashala et autres contesteraient sa victoire en argumentant preuves à l'appui qu'il y a eu des voix fictives et beaucoup d'irrégularités à l'Est".

Mais l'Occident a perfectionné aujourd'hui sa stratégie: Arrestation de Bemba pour faire pression sur Kabila et tenter de "présenter ce chantage ouvert" comme un cadeau de l'Occident à Kabila. Bemba comme Prix à payer pour  la réouverture de la voie qui mène au pillage de ce riche pays des Nègres.

Notre thèse est que Bemba n'est pas arrêté pour faire plaisir à Kabila, mais plutôt pour faire pression sur Kabila et l'obliger à remettre gratuitement les richesses du Congo aux Occidentaux. L'arrestation de Bemba étant une arrestation indirecte de tous les Chefs de guerre qui gouvernent aujourd'hui le Congo.

Bilolo
bilolodr@yahoo. de


Roger Lumbala : « pourquoi arrêter Jean-Pierre Bemba seulement maintenant ? »

25 Mai 2008 à 13:40:06

Le député national Roger Lumbala se demande pourquoi cette décision de la Cour pénale internationale intervient au moment où la RDC s'apprête à mettre en place une autre force d'alternance au pouvoir, rapporte radiookapi.net

Roger Lumbala : « On se pose la question de savoir, pourquoi cette arrestation maintenant ? Alors que, Ange Félix Patassé, l'ex président de la République Centrafricaine, qui avait fait appel à Monsieur Jean-Pierre Bemba Gombo, n'est pas encore arrêté, et il n'y a aucun mandant lancé contre lui ? Est-ce que c'est pour déstabiliser la RDC qui veut se doter d'une opposition capable d'assurer l'alternance demain ? Je crois qu'il appartient à sa famille politique de se réunir et de dégager ce que nous pouvons envisager pour demain . »

Okapi


DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE DE BRUXELLES: DES MANIFESTANTS TENTENT DE LIBERER LE LEADER DU MLC

L'annonce a fait l'effet d'une bombe : Bemba arrêté à Bruxelles par la police belge en exécution d'un mandat de la CPI suite à une plainte de la république centrafricaine.

Toute la nuit du 24 au 25 mai 2008 a été très agitée : SMS, coups de fils à n'en pas finir.

C'est ainsi qu'à partir de 15h, par solidarité avec Bemba, un sit-in spontané a eu lieu devant le Palais de justice de Bruxelles, Place Poelart.

Tous ceux qui se sont déplacés pour la circonstance été très nerveux. Voici quelques opinions qui transpiraient :

- Le politicien belge n'a pas la côte dans le cœur des congolais.

- Pour nos compatriotes, les événements de Bangui d'il y a quelques années, sont un prétexte. Un gros coup fourré se prépare dans l'ombre. Pourquoi jusqu'ici, ceux qui ont été responsables de la mort de cinq millions de congolais, courent toujours ? Que dire du rebelle Kundabatware ?

- Comment expliquer que la Belgique a toujours eu l'art d'être là au mauvais moment, quand un leader congolais doit être arrêté ou exécuté ! Hasard ? Actes délibérés ? Sur le lieu du sit-in, beaucoup de gens penchant pour cette deuxième situation.

- Et un autre de rappeler le cas le plus récent : le dernier processus électoral conduit d'une façon cavalière par l'ancien colonisateur. Il est resté en travers de la gorge de beaucoup de gens.

Doit-on rappeler toute la série de disparitions de leaders congolais qui ont eu le malheur d'être un brin nationaliste ?

Et maintenant Bemba. Pourtant, il a été la meilleure caution au processus électoral. Jusqu'aujourd'hui à Bruxelles, peu de gens acceptent son échec aux élections.

- Et un manifestant de s'interroger : « La Belgique aurait-elle osé poser pareil acte s'il s'été agi de la sénatrice Hillary Clinton par exemple ? Parce que c'est un sénateur nègre, hop, on l'embarque ! »

- Cette vague d'arrestation s'arrêtera-t-elle à Bemba ou tous les seigneurs de guerre de 1997 à 2003 subiront le même sort ?

- Est-ce un geste des belges pour utiliser Bemba comme gage afin de récupérer certains marchés donnés aux chinois ?

- Y a-t-il un troisième larron dans les coulisses qui n'attend que le moment opportun pour remplacer l'actuel pouvoir, et être un élève docile ?

Les réactions dans notre communauté sont souvent imprévisibles. Il ne serait pas étonnant de voir s'organiser un de ces jours des manifestations musclées, qui pousseront les médias belges à s'intéresser un peu plus à ce que pensent les congolais de Belgique pour leur pays.

Pour un autre compatriote : « Les belges ont pris la fâcheuse habitude de parler à notre place pour nos problèmes, sans daigner un tantinet écouter les premiers concernés que nous sommes.

Dans tous les cas, pour les congolais de Belgique, l'arrestation de Bemba à Bruxelles apparaît comme un acte de trop, une véritable gifle.

Au moment où nous nous apprêtions à mettre en ligne, nous apprendrons que des incidents venaient de se produire devant le palais de justice.

Deux voitures de la police belge sortaient du bâtiment. Des manifestants aperçoivent monsieur Bemba à l'intérieur d'une des voitures. Et deux jeunes gens sautent dessus. C'est la débandade. Le véhicule qui transportait monsieur Bemba parvient à s'échapper. Et dans les minutes qui suivent une vingtaine de voitures de police arrivent. Encore un peu, Bemba aurait été libéré. Des congolais continuent à se diriger vers le palais de justice malgré l'heure tardive. De plus amples informations dans notre prochain article.

Cheik FITA

Bruxelles le 25 mai 2008


Arrestation de Bemba en Belgique

Nous peuple congolais savons que cette arrestation est purement politique.
Comment pour les faits commis depuis 2002, on vient émettre un mandat d'arrêt qu'aujourd'hui au moment ou il s'apprête à rentrer au pays pour occuper un poste important dans l'opposition.
Tout ceci n'est qu'une manœuvre pour détruire et freiner tout élan de décollage de notre pays la RDC. MERCI  l'occident !  Sachez qu'un jour l'Afrique se relèvera quand même malgré toutes vos stratégies machiavéliques, vous ne faites que retarder l'inévitable. Nous y arriverons !!!
Site:   http://pour-un-congo-libre.hi5.com
E-mail: parrain14@yahoo.fr


CONGOLAIS, TENONS-NOUS MAIN DANS LA MAIN POUR LIBERER JEAN-PIERRE BEMBA

Chèrs Compatriotes et amis du Grand Congo,

L'heure vient de sonner pour que chaque Congolais partout où il se trouve fasse preuve du courage afin de défendre l enfant du pays Jean-Pierre Bemba Gombo.

Mettons nos divergences et nos différends de coté, organisons-nous dans chaque ville où nous vivons pour descendre dans les rues afin de manifester notre solidarité à l endroit de ce fils du pays quelques soient ses défauts et ses érreurs.Errare humanum est dit-on en latin.

Imaginons une seule fois Congolaises et Congolais, qu il est de ces étrangers génocidaires en liberté assumant de hautes fonctions de l Etat Congolais et autres rebelles étrangers vivant et circulant en toute quiétude mais auteurs de plus de 5 millions de morts Congolais.

Je demande donc à tous les dirigeants des Communautés Congolaises de la diaspora ainsi qu à tous les leaders de la diaspora congolaise de mettre toutes nos batteries en marches le plus vite que possible afin de défendre l enfant du pays Jean-Pierre Bemba Gombo qui fait l objet des poursuites judiciaires de la part de la cour pénale internationale de la Haye au Pays Bas.

Que le Dieu de nos ancetres puisse nous donner la force !

Le Congo n est pas un patrimoine mondial !

Le Congo appartient à ses vrais fils et filles !

Le Congo restera un et indivisible !

Serge Welo
Ptriote et Leader Indépendant
Président de la Diaspora Congolaise de Partout (DIASCOPA)
www.diasporacongo.org
Tél: 514 3766306
sergewelo@yahoo.ca


Arrestation de Jean-Pierre Bemba Gombo pour des crimes qu´il est présumé avoir commis en République centrafricaine

La Haye, 24 mai 2008

ICC-CPI-20080524- PR315-FRA

Situation  : République centrafricaine
Affaire  : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo

Jean-Pierre Bemba Gombo, supposé être ressortissant de la République démocratique du Congo (RDC), âgé d´environ 45 ans, a été arrêté aujourd´hui par les autorités du Royaume de Belgique, suite à un mandat d´arrêt délivré sous scellés par la Cour pénale internationale le 23 mai 2008. Ce mandat est resté sous scellés jusqu´à son arrestation ce jour. 

Bemba, président et commandant en chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), serait pénalement responsable de quatre chefs de crimes de guerre et de deux chefs de crimes contre l´humanité commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003.

Faits allégués

La Chambre préliminaire III est d´avis qu´il existe des motifs raisonnables de croire que, dans le cadre d´un conflit armé prolongé qui s´est déroulé en République centrafricaine du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003, les forces du MLC, dirigées par Jean-Pierre Bemba Gombo, ont mené une attaque systématique ou généralisée contre la population civile et ont commis des viols, des actes de torture, des atteintes à la dignité de la personne et des pillages, notamment dans la localité dénommée PK 12 et dans les villes de Bossangoa et Mongoumba.

La Chambre préliminaire III est également d´avis qu´il existe des motifs raisonnables de croire que Jean-Pierre Bemba Gombo, en sa qualité de président et commandant en chef du MLC, était investi d´une autorité de jure et de facto par les membres de ce mouvement pour prendre toutes les décisions tant sur le plan politique que militaire.

Les chefs d´accusation

Aux termes du mandat d´arrêt visant Jean-Pierre Bemba Gombo, celui-ci est pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l´intermédiaire d´autres personnes, au sens de l´article 25-3-a du Statut de Rome :

  • de 2 chefs de crime contre l´humanité : viols (article 7-1-g), tortures (7-1-f) ;
  • de 4 chefs de crime de guerre : viols (article 8-2-e-vi), tortures (8-2-c-i), atteintes à la dignité de la personne, notamment des traitements humiliants et dégradants (article 8-2-c-ii), pillages d´une ville ou d´une localité (article 8-2-e-v).

Rappel

Le 21 décembre 2004, la République centrafricaine, État partie au Statut de Rome, a renvoyé au Procureur de la Cour la situation sur son territoire.

Après analyse approfondie des informations concernant des crimes allégués, le Bureau du Procureur a annoncé, le 22 mai 2007, sa décision d´ouvrir une enquête en République centrafricaine.

Jean-Pierre Bemba Gombo est la première personne à faire l´objet d´un mandat d´arrêt dans le cadre de la situation en République Centrafricaine.

À ce jour, quatre situations font l´objet d´enquêtes du Procureur : la situation en Ouganda, la situation en République démocratique du Congo, la situation au Soudan (Darfour), et la situation en République centrafricaine.

La Cour pénale internationale est une cour indépendante permanente devant laquelle sont jugées les personnes accusées des crimes les plus graves qui touchent l´ensemble de la communauté internationale, à savoir le crime de génocide, les crimes contre l´humanité et les crimes de guerre.

24.05.2008 - Décision de lever les scellés sur le mandat d'arrêt contre M. Jean-Pierre Bemba Gombo
ICC-01/05-01/ 08-5- Original: Français

23.05.2008 - Mandat d´arrêt à l´encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo - Rendu public en application de la décision ICC-01/05-001- 08-5 datée du 24 mai 2008

ICC
http://www.icc- cpi.int/press/ pressreleases/ 370.html


REFLEXION SUR LE CONGO

la plate forme ROCK  , Regroupement des Organisations du Congo Kinshasa , Organise une conference de reflexion sur le Congo Democratique a Boston du 20 au 21
juin 2008 (de 9h00 a 18hoo)

Jour I

Apres interventions des experts,
Nous nous diviserons en ateliers de reflexion

I. Atelier I
Comment et Quels messages delivrez
et a destination de qui?


II. Atelier II
Comment creer le lobby congolais et le leadership

III. Atelier III
Comment aider le congo dans la situation actuelle


chaque atelier identifiera
1. les problemes
2. les solutions
3. Les strategies
4. Les moyens d`action
5. Les resources disponibles et a pourvoir
6. les autres eventuelles Suggestions

Jour II

Conclusion et Consolidation des travaux des atelier en pleniere
Constitution du comite de suivi et execution

Enregistrement
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60 ELM KNOLL RD Braintree MA 02184 13392193114
Email: info@shalupe.org, fondshalupe@yahoo.fr

Participez au forum : http://fr.groups.yahoo.com/group/group_org_congo_kin/

Passez le message a qui la chose interesse

FONDATION SHALUPE


Le 03 Avril 2007, l' UCDP avait prévenu  Jean Pierre Bemba de ce qui lui arrive!

Mais comme ces gens au pouvoir n'ont pas la culture de l'écrit! Ils ne lisent pas ! Nombreux d'entre eux vont se faire choper pour crimes économiques, crimes de guerre, crimes contre l'humanité! L'étau de la justice  s'est remis en marche! Plus de 5 millions de congolais sont morts,sans qu'aucune justice ne leur soit rendue,  victimes de la folie criminelle des individus dont certains sont remerciés par des postes de pouvoir! Des criminels économiques dont ceux cités par le panel de l'ONU.

 continuent à jouir de l'impunité, à brader le patrimoine du peuple congolais et à favoriser le pillage pendant que notre peuple croupit dans la misère!

Ils affretent un avion spécial pour un criminel comme Onusumba pour qu'il aille se soigner en Afrique du Sud , tandis que le congolais ne jouit d'aucune facilité pour accéder aux soins de santé! Pour l' UCDP , la justice est la seule garante de la démocratie, comme il n'ya aucune justice crédible en RDCongo, il n'ya donc pas de démocratie! Le peuple congolais est en danger!

L'UCDP soutient l'action de la justice internationale et  appelle la communauté internationale à soutenir la cour de justice internationale pour que les criminels avérés en RDCongo, au lieu de jouir indéfiniment de l'impunité institutionalisée, soient poursuivis où qu'ils se trouvent et , pour ceux qui se réclament d'une immunité,  qu'elle soit levée jusqu'à la fin de de l'action judiciaire!

Info UCDP
ucdp_rdc@yahoo.fr


A la suite de son arrestation

J.P. Bemba, avenir politique compromis

Par  Le Potentiel

Jean-Pierre Bemba vient d'être rattrapé par le dossier « Bangui ». Arrêté à Bruxelles, il sera transféré dans les prochaines semaines devant la Cour pénale internationale, CPI. Du coup, son avenir politique vient d'être compromis, tant sur le plan de son parti politique, de son mandat de parlementaire, de ses ambitions d'être porte-parole de l'Opposition qu'en ce qui concerne les prochaines élections de 2011.

Le sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, président du Mouvement de libération du Congo, MLC, a été arrêté, le samedi 24 mai à Bruxelles, en Belgique. Arrestation qui survient à la suite d'un mandat d'arrêt international lancé par la Cour pénale internationale, CPI, accusant Bemba de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. « Il serait pénalement responsable de quatre chefs de crimes de guerre et de deux chefs de crimes contre l'humanité commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003 », précise la CPI. Bemba est le premier suspect faisant l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI dans le cadre de l'enquête sur les événements survenus en République centrafricaine ouverte en mai 2007 par le procureur Luis Moreno-Ocampo. La CPI poursuit ses investigations sur ce qu'elle qualifie « d'attaques systématiques ou généralisées contre la population civile » au cours de laquelle ont été commis « des viols, des actes de torture, des atteintes à la dignité de la personne et des pillages ». Jean-Pierre Bemba devra donc répondre de tous ces faits devant la Cour pénale internationale. Mais d'ores et déjà, il nie tout en bloc.

Selon la conseillère près la CPI, la filature de Bemba a été tenue secrète et plusieurs pays ont collaboré à son arrestation. Parti de Kinshasa pour le Portugal pour des raisons de santé, il y a de cela une année, le sénateur Bemba a été arrêté en sa résidence à Bruxelles. Il devrait être déféré devant un juge belge hier dimanche avant d'être transféré à La Haye, devant la Cour pénale internationale pour y être entendu et jugé.

AVENIR POLITIQUE COMPROMIS

L'arrestation de Bemba aura des conséquences sur son avenir politique. D'abord au niveau de son parti politique, le MLC, quand on sait que sa personnalité se confond avec son parti. Il est le leader incontesté du MLC et incarne tout. Avec son arrestation, c'est le MLC qui est décapité. Pour preuve, le député François Muamba, secrétaire général du MLC s'est dit « consterné » en apprenant cette arrestation. « On ne s'y attendait pas. C'est une mauvaise surprise, c'est la consternation. Il y a la présomption d'innocence. Nous avons confiance en la justice internationale pour respecter ce principe. Nous allons réunir le bureau politique et nous ferons ensuite une déclaration », a-t-il déclaré.

La deuxième conséquence concerne son mandat de sénateur. La question a déjà fait l'objet de plusieurs commentaires. Parti au Portugal pour des raisons de santé, Jean-Pierre Bemba devrait rentrer à Kinshasa. Mais seulement, il conditionnait son retour par des assurances sur sa sécurité.

Cependant, selon le règlement intérieur du Sénat, des absences pendant deux sessions ordinaires doivent faire l'objet d'un débat pour décider, oui ou non, de la levée de l'immunité parlementaire. Bemba n'ayant assisté à aucune session parlementaire depuis son élection en qualité de sénateur, il ne fait l'objet d'aucun doute que le Bureau du Sénat sera bien obligé de se pencher sur son cas qui vient de prendre une autre tournure. Lorsque l'on connaît la « vitesse » avec laquelle la CPI traite ses dossiers, le procès de Bemba ne pourra pas débuter avant une année. Au stade préliminaire, il faut prendre deux mois au maximum avant que Bemba soit livré à la CPI. C'est sûr que le Sénat sera bien obligé de lever son immunité parlementaire.

Troisième conséquence. Il est d'ores et déjà exclu que Bemba soit le Porte-parole de l'Opposition. Fonction qu'il ne pourra pas exercer tant qu'il sera détenu. Partant, et c'est la quatrième conséquence, il aura difficile à se porter candidat à n'importe quel niveau lors des prochaines élections de 2011, l'instruction pouvant prendre plus de deux ans. L'avenir politique de Jean-Pierre Bemba est bel et bien compromis.

DES INTERROGATIONS

Evidemment, cette arrestation soulève toute une série d'interrogations. Pourquoi arrêter Bemba maintenant, en Belgique et non au Portugal ? Il est difficile de répondre à cette interrogation. Toutefois, le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo donne une partie de réponse à cette interrogation : « C'est le fruit d'une opération complexe et bien planifiée. M. Bemba avait déjà commis des crimes de guerre et contre l'humanité en RCA ; il avait déjà commis de tels crimes en RDC ; il fallait l'arrêter. Nous avons la preuve que M. Bemba a commis des crimes. L'arrestation de M. Bemba est un avertissement sérieux à tous ceux qui commettent, encouragent ou tolèrent les crimes sexuels. Il n'y a pas d'excuses pour des centaines de viols, il n'y a pas d'excuses pour le viol d'une petite fille sous les yeux de ses parents, il n'y a pas d'excuses pour un chef qui ordonne, autorise ou tolère que ses troupes commettent des viols et de pillages ».

Il convient cependant de noter que Bemba a été arrêté à Bruxelles au moment où la tension est montée d'un cran entre Kinshasa et Bruxelles. Cette coïncidence suscite d'autres interrogations. Serait-ce un signal fort à l'endroit d'autres congolais qui sont dans le collimateur de la justice internationale ? Car, en ce qui concerne Bemba, outre la plainte de la CPI, on relève qu'en mai 2003, Bemba avait été condamné par contumace par le tribunal correctionnel de Bruxelles à un an de prison ferme pour « traite d'êtres humains ».

D'autre part, l'arrestation de Bemba risque d'avoir des effets d'entraînement sur le processus de réconciliation nationale. Il n'est pas exclu de voir certaines personnalités qui sont en ligne de mire de la CPI se montrer récaciltrantes et réfractaires à ce processus, convaincues qu'elles pourraient un jour rejoindre Thomas Lubanga, Katanga, Ngudjolo, et bientôt Bemba à La Haye.

Mais que dire d'autres dirigeants des pays de la région qui ont agressé la République démocratique du Congo ? Ils ont également commis des « crimes de guerre et contre l'humanité ». Ils ont commis des exactions, des violences contre les populations civiles congolaises. Le peuple congolais invite également la CPI à leur réserver le même traitement que Bemba. Il n'y a pas d'excuses qu'ils ne soient pas poursuivis par la justice internationale. Donc, point de politique de deux poids, deux mesures.


A tous ceux qui se réjouissent de l'arrestation de Bemba j'ai une question à leur poser:

- Pourquoi arrêter Mr Bemba alors que le principal intéressé dans l'affaire Mr Ange Félix Patassé vit tranquillement au Togo ?
- Pourquoi l'arrêter aujourd'hui alors qu'il s'apprête à occuper un poste important de l'opposition dans notre pays ?

Tous les moyens sont bons pour avoir à la tête des nations africaines les gens que nous contrôlons disent les occidentaux.

Les occidentaux ne font jamais quelque chose par hasard et sans le moindre intérêt, quelque soit les circonstances.
Alors à qui cette arrestation va-t-il profiter, à vous peuples congolais ou aux intérêts occidentaux ?
Les occidentaux n'ont jamais digéré l'émergence d'un nationaliste dans n'importe quel pays d'Afrique parce que cela nuit à leur intérêts.

Ce qui vient de se produire n'a pour but que la mort politique de Bemba même si il est libéré plus tard, ,nous savons que les procédures de la CPI prennent beaucoup de temps et cela va permettre de la mettre hors jeu de la politique congolais et surtout du poste de porte parole de l'opposition ce qui ouvre la voix à Ruberwa .

En tout cas je leur dis BRAVO ils viennent d'écarter la seule personne actuelle qui pouvait dire NON à Kabila mais avec la foi je sais que le bon Dieu puissant ne nous laissera pas tomber, il est plus stratège et a plus d'un tour dans son sac que tous ces occidentaux.

Nous les surprendrons de la manière dont nous allons nous en sortir de tous leurs plans machiavéliques et diaboliques parce que notre combat est juste.

Vous venez de gagner une bataille mais pas la guerre, le peuple congolais finira vainqueur car notre combat est juste...

Le Congolais
parrain14@yahoo.fr


Hier c´était Lumumba et massacre fantôme de Lubumbashi , aujourd´hui c´est JP Bemba Gombo.

Je ne suis pas congolais mais j´interviens comme africain, je viens de l´afrique centrale, duala du cameroun, mon père a travaillé au Zaïre pendant cinq comme représentant de cameroun airline. Ceci étant j´ai becoup d´amis dans ce beau et grand pays dont le peuple était respecté à l´époque de Mobutu.

Concernant l´arrestion de Monsieur Bemba , je souligne que c´est un acte politique et mafieux ou seulement c´est une facon de plus de se manquer de peuple congolais.Car les voisins du congo ont commis des crimes sans precedant au congo et ils continuent dans l´impunité totale au vu et au su de le monde.

Lumumba qui avait été physiquement eliminé par les belges était- il criminel de guerre. Et le massacre fantôme de lubumbashi ? Les congolais que le Roi de belge coupait les mains pendant la colonisation étaient – ils malfrants ? Bemba n´était pas en RCA, ses hommes étaient sous le commandement de l´armé reguliere de la RCA. Et sur la demande d´un chef d´etat élu que les hommes de JP s´etaient rendu en RCA.

Au congolais qui se rejouissent de cet act injuste je vous dis ceci : je vois comment il est facile de vous manipuler et de vous coloniser comme fait le petit Rwanda. Je vous demande de relir votre histoir. Il ya des charniers partout au congo et vous connaissez les auteurs, ils sont dans votre pays certains dans les institutions de la republique. L´homme congolais persone d´autre vous donnera la dignité perdu.... cést à vus de la reconquerir et cela en s´unissant et en parlant un même langage sinon le Rwanda restera encore plus de 50 ans chez vous. Vouloir ou pas Bemba est un symbole et quand en s´attaque à un symbole c´est à la nation qu´on le fait.

andykol_11@hotmail.com

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