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La privatisation de la sécurité militaire


Des compatriotes se posent des questions de savoir si  les 32 mercenaires expulsés à Kin étaient réellement les vrais? La questtion mérite d'être posée. Elle soulève des intérrogations d'autant plus que la sécurité militaire s'est privatisée, et ses activités nouvelles se confonde,t avec l'humanitaire. Tout le monde y recourt. Ce qui se passe à Kin est que les personnes arrêtées sont réellement des agents des services de renseignement  appartenant à des sociétés privées, et qui opèrent dans le secret, et peuvent obtenir des missions flexibles, allant jusqu'à l'élimination physique des personnes

Ci- desous l'adresse des services opérationnels dans le monde. 

http://projetscours.fsa.ulaval.ca/gie-64375/mercenaires/Liste.htm

Blaise  Sary Ngoy
Blaisesary@yahoo.fr


Cet article mérite d'être lu par des Congolais

Blaise  Sary Ngoy

Les armes et l'Afrique

Sources: Ag. FIDES, J&P, Amnesty I., NU.

200 ou 300.000 morts, un million et demi de déplacés, voilà les dernières données sur le conflit au Darfour. Une région apparemment très pauvre (on parle de pétrole caché quelque part) du Soudan occidental, où se reproduit le scénario habituel: des hommes armés de kalachnikovs sévissent en tuant la population et en brûlant leurs habitations. Ce sont les Janjawids, les fameuses milices pro-gouvernementales, que le Congrès des Etats-Unis avait qualifiées, en septembre 2004, de «génocidaires», alors que les Nations Unies ont préféré affirmer, le 31 janvier dernier, que «certains responsables pourraient être accusés d'intentions génocidaires».

Pourquoi cette appréciation différente? Ce n'est pas la peine d'aller chercher loin: les armes. Des membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ont conclu, ou sont sur le point de le faire, des contrats lucratifs d'armement avec le Soudan (des dizaines d'avions de combats, des centaines de chars et de véhicules blindés, destinés à l'armée soudanaise). A eux seuls, Etats Unis, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne représentent plus de 90% du commerce mondial d'armements: entre 1998 et 2002 ils ont exporté des armements pour un montant de 101.000 millions de dollars américains. Le reste du marché est couvert par Israël, devenu un important exportateur dans les secteurs de l'électronique, des drones (petits avions d'observation sans pilote) et des missiles tactiques, puis par la Chine, l'Italie, la Suède, l'Afrique du Sud et le Brésil.

Marché d'armes

Ils vendent à qui? A l'Afrique, par exemple. L'Afrique reste un marché attractif, même s'il est pauvre et apparemment marginal par rapport au marché global des armes. Dans le continent, les armes circulent. Il attire les pays et les producteurs qui veulent se débarrasser des surplus de la guerre froide ou d'armements dépassés par les progrès technologiques. Et il y a aussi ceux qui ne reculent pas devant le fait de placer sur le marché africain des systèmes de production nouvelle. Les experts affirment que le trafic d'armes reste un problème majeur de sécurité en Afrique subsaharienne ensanglantée par de nombreux conflits. Le rapport Small Arms Survey 2003: Impasse sur le développement", a constaté une tendance à la diminution des conflits armés en Afrique, qui se manifeste par une baisse de la demande des armes légères. Les tentatives de résolution des longues guerres en Angola, en République Démocratique du Congo, au Libéria et au Soudan (dans ce pays, la guerre a duré 22 ans), ainsi que la signature de nombreux accords régionaux sur les armes légères ont contribué à cette diminution. Mais le trafic ne s'est pas, pour autant, arrêté. Le rapport met une nouvelle fois en cause des trafiquants internationaux, déjà dénoncés par les Nations Unies, qui continuent en toute impunité à livrer des armes et de l'équipement militaire à travers le continent africain.

Dans une situation d'absence ou de grand affaiblissement de l'Etat, nombreux sont les acteurs (publics et privés) présents sur les théâtres de guerre: troupes régulières, groupes de guérilla ou paramilitaires, unités d'autodéfense, mercenaires étrangers et troupes régulières étrangères. Tous les moyens sont bons pour financer les achats d'armes: vols, pillages, prise d'otages, contrôle des marchés; taxes ou pots-de-vin sur la production des biens primaires, trafic de diamants ou de la drogue; détournement des aides humanitaires en faveur des unités combattantes (armée ou guérilla).

Conseils militaires, mercenaires, sécurité

Le commerce des armes alimente plusieurs activités. Certaines sont appelées pudiquement «conseil militaire». L'entraînement, l'encadrement, la fourniture de services logistiques aux différentes formations présentes dans les zones de conflits africaines sont les «spécialités» fournies par des agences internationales spécialisées. La figure du mercenaire a évolué. A côté du «vieux mercenaire» , des bandes ramassées selon les besoins, s'est affirmée la figure de véritables et propres multinationales de la «sécurité», auxquels même l'ONU a l'intention de recourir.

Au moins 90 forces privées de sécurité, de différents types sont présentes en Afrique. Surtout pour la protection des compagnies minières et pétrolières. Il y a un fort mélange d'intérêts entre activités d'extraction, commerce des armes et emploi de mercenaires en Afrique, et non pas seulement en Afrique. Les Etats-Unis mais aussi la Grande-Bretagne, et dans une moindre mesure, la France, ont intégré dans leur stratégie militaire l'utilisation des sociétés de mercenaires. A côté de l'armement et de l'entraînement fourni d'Etat à Etat, les fournitures d'armements entre organismes privés deviennent toujours plus importantes. Et les considérations d'ordre géopolitique passent souvent à l'arrière plan par rapport à celles à caractère strictement commercial. Cela a été le cas, par exemple, de la compagnie pétrolière ELF, qui a financé les deux parties du conflit du Congo-Brazzaville, afin de maintenir les concessions pétrolières dans le Pays. La privatisation de la guerre a aussi  des conséquences paradoxales en Afrique, comme le montre le vidage progressif des capacités militaires des armées régulières africaines. Redoutant des coups d'Etat et des révoltes militaires, de nombreux présidents africains (dans plusieurs cas, arrivés au pouvoir précisément grâce à un coup d'Etat), ont transformé les unités régulières en «armées de parade», en créant en même temps des gardes prétoriennes bien armées et des milices privées, pour leur propre sécurité. Ces corps sont formés d'hommes fidèles appartenant à la même ethnie que celle de l'homme fort du pays. Il est ainsi clair que, de cette manière, on sape les bases de l'Etat en faveur d'entités au-dessus de l'Etat (l'ethnie, la région, etc.) ou en dehors de l'Etat (les réseaux criminels, les multinationales minières et agricoles etc.). Le trafic de diamants est un autre exemple de ce type. La commercialisation des diamants produits dans les régions contrôlées par les rebelles en Sierra Leone, a vu plusieurs acteurs: le réseau de trafiquants de diamants, les centres d'achat et de vente (Belgique, Grande-Bretagne, Suisse, Afrique du Sud, Etats-Unis, Israël), les pays voisins, les fournisseurs d'armes (souvent avec des bases dans des paradis fiscaux comme les îles Cayman ou les Emirats Arabes Unis), des compagnies aériennes complaisantes qui les transportaient à destination. Dans le commerce des diamants, on trouve souvent des trafiquants du Moyen-Orient. Plusieurs régions de l'Afrique sont devenues des lieux d'affrontement «par procuration» entre les puissances du Moyen-Orient. Le gouvernement du Soudan, par exemple, est appuyé par l'Iran et reçoit des aides et des financements pour son effort belliqueux, de compagnies pétrolières asiatiques: la compétition pour les ressources vitales touche non seulement les occidentaux, mais aussi les économies asiatiques. L'Afrique subsaharienne risque ainsi de devenir toujours plus un terrain de conquête des économies plus fortes.

La production africaine

Les intérêts de la "new economy" se mêlent avec ceux de la « old economy ». Le Coltan, minerai stratégique pour l'industrie des téléphones portables, est extrait dans une région du Congo sous le contrôle des ex-rebelles, appuyés par l'Ouganda et le Rwanda. Les plus importantes multinationales occidentales achètent le minerai par l'intermédiaire de sociétés situées en Ouganda et au Kazakhstan.

En plus des armes provenant d'autres parties du monde, la production dans certains pays africains prend des proportions qui pourraient, avec le temps, devenir inquiétantes. Parmi les pays africains producteurs d'armes, on trouve: l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Nigéria, la Namibie, l'Ouganda, le Kenya, la Tanzanie et l'Egypte. Le plus grand producteur est l'Afrique du Sud, qui a hérité, du régime de l'apartheid, une industrie perfectionnée et diversifiée. Actuellement, en Afrique du Sud, il y a 700 usines qui travaillent dans le secteur militaire et emploient 22.500 personnes (à la fin des années 1980, il y en avait 160.000). D'après les données officielles, le pays exporte des armes dans 61 pays, même si les régions privilégiées sont le Moyen-orient et l'Afrique. Le plus grand client est l'Algérie qui, à elle seule, représente 28% de toutes les ventes en Afrique. Et puis Inde, République Populaire de Chine, Emirats Arabes Unis, Taïwan, Singapour, Thaïlande, Cameroun, Chili, Colombie, Koweït, Oman, Pérou, Swaziland, Congo-Brazzaville, Botswana, Ouganda, Rwanda, Tunisie, Côte-d'Ivoire, Kenya, Zambie, Mozambique et Mexique. L'Algérie achète notamment des UAV (avions sans pilote) de reconnaissance et un ensemble de mise à jour de la flotte d'hélicoptères de combat d'origine soviétique.

Le reste des exportations se répartit de la façon suivante: 15% vers les pays du Moyen-Orient, 16%  en Asie du Sud; 15% dans le reste de l'Asie; 16% en Europe; 5% aux Amériques, et 1% aux Nations-Unies (équipements pour les Casques Bleus). L'Afrique du Sud - on ne doit pas l'oublier - investit plus d'argent pour les armes que pour la lutte contre le sida. Le Zimbabwe a, lui aussi, hérité de son précédent régime (quand le pays s'appelait encore Rhodésie), d'une industrie embryonnaire de guerre. L'entreprise baptisée en 1984, Zimbabwe Defence Industries (ZDI), produit des armes légères, des munitions et des mines. Le «Know how» pour la production d'explosifs et de mortiers a été fourni par la France, et la Chine a construit une usine de munitions pour des armes d'infanterie. Parmi les clients de la ZDI, il y a l'Angola (l'armée gouvernementale et avant, les rebelles de l'UNITA), les rebelles soudanais et la R D Congo. Lorsque les troupes zimbabwéennes appuyèrent le Président L. D. Kabila, en échange des fournitures de la ZDI, Harare obtint la concession de 37,5% des actions de «Gecamines», la société minière congolaise.

La ZDI produit des armes légères (en particulier des copies de la mitraillette israélienne UZI et de la mitraillette tchèque CZ25), et surtout des munitions (de 9mm à 20mm), des projectiles de mortiers (60, 81, et 120 mm), des grenades anti-personnel et anti-chars. Parmi les clients officiels du Zimbabwe, il y a l'Afrique du Sud, le Malawi, le Botswana, la Tanzanie et la Zambie. L'Ouganda dispose, elle aussi, d'une petite industrie de guerre. Dans ce pays il y a au moins trois usines d'armes. La plus grande, Nakasongola Arms Factory, est de propriété chinoise (une joint venture entre le gouvernement de Pékin et des techniciens et entrepreneurs d'origine chinoise, nord-coréenne et sud-africaine). Cette usine se trouve dans la région de Gulu (où sévit depuis des années la Lord's Resistance Liberation Army, LRA), et produit des armes légères et des mines, fournies à l'armée du Burundi et à l'UNITA angolaise. Il y a aussi la "Saracen" qui fournit l'armée ougandaise, et dont le propriétaire est la Strategic Resources Corporation, nom derrière lequel se cache la célèbre Executive Outcomes (EO), la Compagnie Militaire Privée sud-africaine (PMC), qui a cessé officiellement ses activités à la fin de 1999, mais que l'on suspecte d'agir derrière des noms plus discrets. Il y a enfin Ottoman Engineering LTD, spécialisée dans les armes légères. Un des clients de l'industrie ougandaise est la République Démocratique du Congo.

Au Kenya, la Kenya Ordinance Factories Corporation produit des munitions pour revolvers et fusils d'assaut (de 20 à 60.000 par jour). L'usine a été construite avec le concours de la FN belge et a été inaugurée en 2000. Le gouvernement du Kenya déclare que sa production est destinée seulement aux forces armées locales, et qu'il n'a pas l'intention d'accorder des licences d'exportation. Le seul producteur d'armes de l'Afrique de l'ouest est le Nigeria. Créée en 1964, la Defence Industries Corporation (DICON) a eu un rôle important durant la guerre de sécession du Biafra (1968-1970). Confiée à des entrepreneurs étrangers, l'usine fut déclarée en faillite en 1972, et son directeur général, un Allemand, fut expulsé du pays. La société a cependant continué à fonctionner avec des hauts et des bas pendant trente ans environ, sous les régimes des militaires. A la fin des années 1990, le nouveau gouvernement civil décida de relancer la production militaire. Dans ce but, on nomma un nouveau conseil d'administration de la DICON, et l'on établit des contacts avec la Russie pour le transfert de technologies.

L'usine nigériane emploie actuellement 700 personnes environ, à Kaduna, où sont produites des armes légères et des munitions; l'usine de Bauchi produit des véhicules blindés légers. Officiellement, les armes produites sont destinées seulement aux besoins des forces armées et de la police du Nigeria. En Afrique du Nord, le principal producteur d'armements est l'Egypte. Ce pays exporte aussi vers l'Afrique subsaharienne. En 1992, deux ans avant le génocide rwandais de 1994, on signa un contrat d'achat d'armes égyptiennes en faveur de l'armée rwandaise. Le contrat, garanti financièrement par une banque française, comprenait des mortiers de 60 et 82 mm, 16.000 projectiles de mortiers, des obus de 122 mm, avec 3.000 coups, des lance-roquettes, des explosifs au plastic, des mines anti-personnel et 3 millions de projectiles de petit calibre.

L'héritage des conflits terminés

un combattant somalien


Quand une guerre se termine, un des problèmes à affronter est le désarmement des anciens combattants. Malheureusement, malgré les efforts faits par les Nations Unies et par d'autres organisations, le désarmement total reste, dans pas mal de cas, un mirage. Au Libéria, par exemple, où la guerre civile entre les combattants fidèles au Président déposé Charles Taylor et les rebelles des LURD (Libériens Unis pour la Réconciliation et la Démocratie) et du MODEL (Mouvement pour la Démocratie au Libéria) s'est terminée au mois d'août 2003, le programme de démobilisation et de désarmement de plus de 85.000 combattants, dont 20.000 enfants soldats (certains avaient moins de 9 ans), fait par l'Onu, n'a démarré que le 15 avril 2004.
Les anciens combattants reçoivent 300 dollars (en deux tranches, 150 dollars tout de suite, le reste trois mois plus tard, lorsqu'ils ont completé le programme de réinsertion dans la société civile). Le fait qu'ils n'ont pas l'obligation de se présenter avec leur arme pour la remettre aux Casques Bleus de l'ONU, a créé une situation paradoxale par rapport à la Côte d'Ivoire, pays voisin, où les rebelles des «Forces neuves» doivent remettre leurs armes en échange d'une somme de 900 dollars. Il s'est ainsi créé un trafic d'armes entre les deux pays, car les anciens rebelles libériens cherchent à gagner deux fois, en participant au programme de désarmement dans leur propre pays et au programme en cours en Côte-d'Ivoire. Ils se font passer pour des combattants ivoiriens, ou encore, ils vendent leurs armes aux rebelles de la Côte-d'Ivoire, en échange d'une tranche des 900 dollars reçus pour la remise de l'arme. Les armes en circulation vont ainsi alimenter des circuits illégaux qui fournissent la délinquance et les guérillas des pays voisins. L'héritage de mort que représentent ces armes continue ainsi à être une source de déstabilisation pour des régions entières de l'Afrique. L'arme préférée du banditisme africain n'est pas le revolver mais la kalachnikov (AK47), recyclée par les anciens rebelles. Les braconniers qui sévissent dans le Parc national Kafue en Zambie septentrionale, par exemple, utilisent des kalachnikov importées dans le pays par des réfugiés angolais. Dans le nord du Cameroun, plus de la moitié des bandits de grand chemin sont des anciens rebelles provenant de République Centrafricaine, du Tchad et du Nigeria. A cause de la diffusion importante d'armes légères dans le continent, 18% des homicides et des suicides avec des armes à feu, enregistrés en un an dans le monde entier, se sont produits en Afrique. Sur notre continent, les armes de guerre servent dans 35% des homicides, dans 13% des vols, et dans 2% des viols. Le pays le plus!
  touché par la violence armée est l'Afrique du Sud, où, chaque année, il y a 30 homicides avec armes à feu par 100.000 habitants, donnée qui met ce pays à la deuxième place au plan mondial, après la Colombie.

Désarmement possible

D'après des experts, toutefois, la situation africaine est tragique mais pas désespérée. On estime que le nombre d'armes légères en circulation en Afrique est de 30 millions (5% de toutes les armes légères en circulation dans le monde). Plus de 8 millions d'armes légères seraient en circulation rien qu'en Afrique de l'Ouest, dont plus de la moitié sont entre les mains de rebelles ou de criminels. Les experts sont de l'avis que les efforts internationaux pour juguler ce genre de trafic n'ont eu que peu d'effet, faute de mesures punitives véritables. Ils mettent une nouvelle fois en cause des trafiquants internationaux qui continuent en toute impunité à livrer des armes et de l'équipement militaire à travers le continent africain. Il s'agit d'un chiffre important mais qui ne rend pas impossible la réalisation de programmes de désarmement. Il faut souligner toutefois que 80% de ces armes sont aux mains de civils, contribuant ainsi à l'instabilité de plusieurs régions de l'Afrique. D'autre part, cette donnée est préoccupante parce qu'elle signifie que même avec un nombre relativement réduit d'armes, un nombre réduit de rebelles est en mesure de compromettre la vie de pays entiers. La présence d'armes au Libéria et en Sierra Leone a entraîné des courants illégaux dirigés aussi vers des pays considérés relativement stables, comme le Ghana où, d'après des données officielles, il y a plus de 40.000 armes à feu hors du contrôle de l'Etat. Au Nigeria, pays traversé par des tensions ethniques et religieuses qui débouchent souvent sur des actes de violence, il y aurait au moins un million d'armes détenues illégalement. Au cours des trois guerres civiles qui ont secoué le Congo-Brazzaville en 1993, 1997 et 1998-1999, les différentes milices ont reçu un flot constant d'armes. Sur les 74.000 armes légères distribuées aux forces combattantes congolaises, 24.500 provenaient des arsenaux des forces de sécurité, et 49.500 avaient été importées d'Israël, de l'Afrique du Sud, de la Chine, de la République Démocratique du Con!
go, du Gabon et du Zimbabwe. Le Congo-Brazzaville a la triste réputation d'être le premier pays où une milice (les Cobra), est entrée en possession des roquettes russes RPO-A Shmel. Des engins meurtriers, employés en Afghanistan et en Tchétchénie, qui produisent des explosions monstrueuses, provoquant une décompression si forte et soudaine qu'elle rase au sol les bâtiments avoisinants la cible et écrase les poumons.

Sources: Ag. FIDES, J&P, Amnesty I., NU.


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