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BATTRE OU AFFRONTER « KABILA » AUX ELECTIONS DESHONNORE LE CONGO ET LE CONGOLAIS

 Par Mufoncol Tshiyoyo


« Kabila » ne mérite pas que les congolais lui consacrent une victoire électorale pour le déboulonner de là où ses maîtres voudraient le voir perché. C'est plus qu'un honneur que les congolais réduit à la mendicité et à l'esclavage accordent à l'intéressé qui va réaliser d'ici peu, au vu et au su de tout le monde, la plus grande arnaque du siècle : voler aux congolais et leur pays et sa gestion avec leur propre concours et assistance.

Les congolais refusent de comprendre que le sieur « Kabila » et toute sa bande, ancienne comme nouvelle, doivent plutôt être renversés de gré ou de force, être destitués et chassés du pouvoir et non les affronter aux élections comme ils se complaisent à le faire. Appeler à affronter aux élections un usurpateur qui affirme être né à Hewabora, alors que cet espace géographique est inexistant au Congo, est un non- sens politique. Il exprime une victoire pour cet homme mais aussi une défaite, un manque criant de stratégie et de volonté de libération, de coordination et de leadership, il est tout simplement une attitude
collaborationniste de la part de congolais qui se contentent de jouer au second
rôle.

Participer aux élections alors qu'on continue à attendre leur transparence que l'on sait d'avance ne pas obtenir, car on se trouve dans une situation de quémandeur et de non de force, est autant suicidaire pour le MLC et Jean Pierre Bemba que pour tous les autres qui voudraient s'inoculer le choléra qui serait pour eux facile à soigner. L'entêtement de congolais a cessé d'étonner. Il devient tout simplement un crime, un couteau à double tranchant qui se retournera demain contre tous les fourriers de l'ennemi.

On entend et lit ce dernier temps des prises de position du genre « entre la peste et le choléra, le choix est clair ». On oublie que pour choisir, la liberté du choix est non seulement requise mais dans le cas en espèce, il s'agit des maladies, il faudrait aussi se prémunir d'une bonne santé car le risque est grand de se faire contaminer par la peste au lieu du cholera. Il reste à savoir si les congolais sont libres et immunisés contre toute
contamination extérieure. Déjà, le fait de choisir entre la peste et le cholera dénote que ce peuple n'est pas libre. L'étendue du choix leur est limitée. L'initiative du choix leur échappe appelés qu'ils sont à se prononcer entre deux maladies tout en sachant que la peste étant donné leur état de santé leur est proposée sur un plateau d'argent.

Quel est ce médecin ou cette logique qui consiste à recommander aux hommes qui
ne sont pas encore malades de les devenir ? C'est méchant et cela prouve une fois de plus que les congolais sont traités comme des cobayes sur qui toute nouvelle expérience hybride serait applicable. On ne peut rencontrer ce genre d'attitude, de comportement et de discours qu'au Congo. Un suicide volontaire. Les congolais consentent à la flagellation en lieu et place de flageller les bourreaux. Ce discours sur la peste et le choléra cache mal un alignement qui refuse de dire son nom à un processus électoral décrié et entaché
d'irrégularités.

On a tendance à croire que le CIAT et l'Occident seraient arrivés au bout de la résistance de ceux qui les vilipendaient il n'y a pas longtemps. Une résistance dont on savait déjà ne tenir que le temps d'une nuit. Honoré Ngbanda se range aussi. On espère bien avec l'intention de rééditer au Congo l'exploit de la Côte d'ivoire entre Laurent Gbagbo et le Général Guey sinon il y a de quoi à s'inquiéter du futur de ce pays. L'occident obtient à peu de frais l'adhésion du congolais à son schéma électoral avant de lui assener le denier coup de massue : sa contamination par la peste. Ce faisant, qui pourra encore contester
demain l'ignominie, les résultats électoraux sanctionnant « Kabila » de nouveau
monarque congolais lorsque tout le monde y aura participé et contribué. L'Afrique noire est malade de ses indépendances.

Dans un combat aux moyens inégaux, respecter le jeu et les règles établis par l'adversaire, même au nom d'une certaine « démocratie »en cherchant à faire bonne figure, conduit lamentablement à un échec, à un suicide. Ni les irakiens, ni les Hamas, ni les Hezbollah ne combattent l'occident sur leurs terrains de prédilection, là où ils sont maîtres incontestés. C'est triste mais ce qui est vrai et réaliste ils s'attaquent aux et aux autres là on ne les attend le moins, mais ils font mouche. Ils avancent. C'est de la part d'un français que le monde a appris que « le droit a sa colère et que la colère du droit se nomme
progrès. Une fois qu'elle est passée, on constate que le peuple a été rudoyé mais il a marché », Victor Hugo dans Les misérables.

Affronter Kabila aux élections, jouer à sa démocratie à lui alors que ce soudard est loin d'être un démocrate, c'est prendre ses vessies. Ces gens s'en foutent complètement que les élections aient lieu ou pas. Ils savent que c'est un moyen, un mal nécessaire pour imposer à ce peuple qui ploie sous le poids de la de la violence quotidienne, tous ces moyens utilisés par l'occident pour faire avaler aux congolais des élections bidons dont le résultat est déjà inscrit sur papier. Le dernier mot ne revient pas au peuple mais sur papier à la publication des résultats électoraux.

C'est idiot de trop attendre de la part de Kabila d'être plus saint que la sainteté elle-même. C'est idiot de lui demander de la transparence, une notion qui échappe à sa culture. Ce gars est tout sauf la transparence elle-même. Que sait-on de lui ? Il a fallu attendre plus de quatre ans pour qu'apparaisse sur son site de la présidence de la république un semblant de CV portant la signature d'un certain Kudura Kassongo. Ceux qui ont fréquenté ces gars savent qu'il est tout sauf une lumière. C'est triste que l'occident laisse la jeunesse congolaise être tentée par les Hamas et le Hezbollah. Kabila ne gouvernera pas le Congo, surtout pas à partir de Kinshasa. Il y eut un moment où Mobutu fut chassé de Kinshasa par les kinois et le peuple congolais. Le maréchal s'est terré à Kawele où la fin de son règne l'a finalement trouvé. On sait de quoi on dit. Le peuple, les kinois le surnommèrent, « l'aigle de Kawele ». Comprenne qui pourra.

Les congolais ont dit à l'Occident que « Hewabora », le lieu de naissance de Kabila, ne relève pas de la géographie du Congo. Le Docteur Kabamba, Prosper Ndume et Lisanga Bonganga ont, au nom de tous les congolais, démontré que le sieur Kabila a violé sa propre loi électorale en se présentant aux élections alors qu'il était officier de son armée. Les congolais ont en outre affirmé et affirment que Kabila n'est pas congolais. S'il l'aurait été , ce monsieur ne se serait pas entouré que des congolais dont l'un des parents étaient soit congolais soit étranger ou si cela n'était pas le cas, c'était plutôt la femme d'untel ou de tel autre qui était ressortissante d'un pays voisin. Malgré tout cet effort de faire saisir à l'Occident, le parrain de Kabila, leurs desiderata, ce dernier a préféré tout ignoré au nom de son argent, de sa grandeur et de ses intérêts.

Les requêtes introduites par le Docteur de Kabamba, Prosper Ndume et Lisanga Bonganga furent déboutées par une cours suprême de justice à la solde de la main nourricière. Il semble que la loi, celle-là même qui fut violée par Kabila, ne reconnaissait pas aux intéressés la qualité de requérants habilités à saisir la grande cours. Leur message, celui du peuple congolais, est resté orphelin de père. Ceux qui invitent aujourd'hui les congolais à prendre part aux élections n'ont pas osé reprendre à leur compte ce flambeau pour défendre un peuple abandonné et en quête d'un leadership. Arrêtez de nous prendre tous pour de boys ou plantons. Le temps où tout le monde dansait et entonnait le « diallelo » est révolu. Il faut sauver le Congo et les congolais de la dérive.

L'idée de voir un Kabila battre campagne au Congo, se faire acclamer par des congolais, errer aussi tranquillement dans les ruelles du pays, torture tout congolais digne de ce nom. Ajoute à cela le fait qu'il puisse récolter par- ci, par- là au Congo quelques deux ou trois voix électorales, que les congolais le désignent ou votent pour ce monsieur, même si pour certains, ils n'avaient pas d'autres choix que ceux qui leur étaient imposés du fait même de leur démission, ces idées tuent l'homme en nous.

L'union au nom de laquelle les uns et les autres battent campagne n'aurait de sens que si elle se formait dans le but de récuser les résultats électoraux de l'après 29 octobre et d'affronter militairement Kabila. L'adhésion est à ce prix, sinon peine perdue.

Qui sauvera le Congo de la dérive ?

Mufoncol Tshiyoyo,
Président du Rassemblement pour
l'Alternative Politique en RDC
mufoncol.tshiyoyo@rap-rdc.org


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