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Abbé Malumalu au coin du mur. Voici la solution?


Abbé Malu Malu commence à vouloir tourner au ridicule. L'article que nous avons publié sur congo Vision sous le titre « le non-effet de l'article 222 de la constitution » et qui a été, nous nous en réjouissons, corroboré  par le discours de Monseigneur Mgr Monsengwo Pasinya, archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco, tenu le lundi 2 May dernier , avait  suffisamment démontré à tout homme avec un minimum de bon sens pourquoi l'article 222 de la constitution sur lequel Abbé Malumalu s'appuie tellement pour sauver une cause perdue, n'affectait en rien la fin des institutions de la transition, la fin de la loi électorale de la transition et ses élections au 30 Juin 2006. La conclusion de ce message a été que  seule la rencontre de toutes les forces vives de la nation était dans le droit de définir la suite du parcours. Malgré cela, Abbé Malumalu s'est plutôt entêté dans sa position de retraite d'entre un coin de mur pour déclarer à la radio TOP Congo que l'article 228 de la constitution (encore un coup lancé en l'air) abrogeait la transition et qu'il ne voyait pas pourquoi il fallait donc se référer à cette constitution de la transition pour gérer la suite du processus avec de nouvelles négociations, négociations qui n'étaient même pas prévues dans l'Accord Global de Sun City.  De toutes les façons, continuera t-il, l'article 222 de la constitution  avait réglé la continuité des institutions de la transition (La même chanson de la maternelle). Et bien, si Abbé Malumalu veut tourner au ridicule, nous allons l'aider à le faire, car après ce que nous allons dire ci-après, nous aurons enfin pour de bon enterré cette logique de la honte, devenue le point de moquerie du monde entier.

L'Abbé Malumalu pense-t-il que les Congolais sont des petits idiots à qui on peut faire avaler des cailloux. Réfléchissons. Concernant la continuité des institutions de la transition ou le fameux article 222 de la constitution, devons-nous aujourd'hui croire que le parlement de transition qui avait préparé la constitution avait lui mandat de décider de la continuité du parlement après la transition et de couler illégalement cette disposition dans la constitution, et par surcroît de décider aussi du sort des autres institutions de la transition, allant ainsi au-delà de ses attributions transitoires? N'est ce pas que non. N'est-ce pas que le parlement connaissait sa limite et connaissait qu'il n'était pas de son mandat de le faire compte tenu de l'Accord Global au risque de porter la responsabilité sur ce qui se passe maintenant. Si donc les membres du parlement ne pouvaient pas aller dans le sens de l'illégalité, pourquoi la CEI voudrait elle donc faire dire au parlement ce qu'elle n'a pas dit. Par conséquent le seul et le vrai sens qui nous reste à donner à cet article 222 de la constitution est celui que les honorables députés lui ont donné : c'est celui d'être tout simplement une disposition protocolaire qui gère le temps de la remise et reprise entre les acquis institutionnels issus des élections au 30 juin 2006 et les institutions sortantes, pas plus ni moins. Vous y voyez-vous, chers compatriotes un cadre légal donné à la CEI par le parlement (Constitution), pour que la CEI y traîne encore sont mort né d'élections ?.

De deux. Concernant l'article 228 de la constitution que Mr. Malumalu utilise pour barrer la route à une rencontre des signataires de l'Accord Global et selon laquelle la constitution de la transition avait  été abrogée par la nouvelle, pensant en quelque sorte que cela éviterait à la CEI d'être a coup sûr la cible des décisions qui émaneraient de cette rencontre. Et bien, encore ici, Abbe Malumalu vient de se noyer. En effet, cet article abroge la constitution de la transition au 30 juin 2006 et non avant la transition  de sorte qu'avant la fin de la transition les signataires de l'Accord Global peuvent se réunir pour décider sur le vide juridique, quelque chose qu'ils auraient du envisager depuis le départ au cas où les élections n'étaient pas tenues. Après le 30 juin 2006 il sera trop tard pour les signataires de l'accord global pour décider de ce parcours car après cette date il faudra réunir dans  2 camps, les 2 tendances qui se sont dessinées aujourd'hui ceux qui veule!
nt la requalification du processus et ceux qui ont avantage de vouloir que les choses continuent à se dérouler en leur faveur. Le danger d'attendre jusque là et que une telle rencontre ne pourrait seulement venir que d'un bras de fer inutile qui aura entre temps causé des casses et peut être des morts, et quand ? Personne ne peut le dire. 2 jours, 2 ans, 20 ans ?

La rencontre de des signataires de l'Accord global devrait avoir comme points à l'ordre du jour :

- Le recensement et le vote au même moment
- La constitution : Les articles qui ont violé la constitution de la transition, leurs auteurs et leurs utilisateurs; Action judiciaire.

- Les candidatures de l'UDPS : Inclusion.
- Le Remaniement de la CEI
- La HAM : Aménagement

En vue de résoudre tous les problèmes en block, le recensement  (Y compris les Congolais de l'étranger) et les élections devront se faire en même temps pendant plusieurs jours devant les témoins de tous les partis politiques et les indépendants à chaque bureau, et les dépouillements devront être opérés au jour le jour et les résultats publiés. Tout élément suspecté d'être étranger devra être écarté. Concernant les doublures, une encre pour doigt pourrait être utilisée. Etant donné que le recensement changera beaucoup de choses, les candidats avec moins de voix pourraient être repêchés ou rejetés pour réajuster le nombre de sièges, et des nouvelles circonscriptions pourraient être crées par rapport au nombre de la population, donc certains élus transférés. Tout cela sont des petits problèmes qui peuvent trouver des solutions et ne sont pas aussi dramatiques comme la CEI l'a laissé entendre lorsqu'il s'agit de sauvegarder les intérêts de leurs amis.    

De trois, Il y a une chose inquiétante que vous avez dite, Abbé Malumalu et selon laquelle aucune disposition de la transition n'a prévu un quelconque dialogue et que vous ne voyez donc pas ce que cela venait faire ici. Voulez -vous dire que cela serait illégal ? Ceci m'inquiète car je commence à douter de la compétence des personnes à qui la responsabilité de la gestion des élections a été confiée. Est-on devant une aventure ?, car si l'on ne sait pas faire la différence entre la liberté que les signataires d'un contrat ont pour se rencontrer à chaque fois qu'ils le veulent soit pour changer les dispositions ce contrat ou en évaluer l'évolution pendant la transition sans que cela ne fasse l'objet d'un quelconque problème- à moins que cela n' aie été spécialement  spécifié dans ce contrat-  d' avec le droit que l'on ne possède pas de se substituer à eux pour changer les dispositions de ce contrat, et bien je comprend maintenant pourquoi nous avons tourné en rond avec des déc!
isions plutôt sentimentales qu'objectives.

Mr l'Abbé, il y a un programme de télévision qui passe dans toutes les chaînes anglaises du monde intitulé «  The Apprentice ». Et bien dans ce programme, un des hommes les plus riches du monde, le milliardaire  Donald Trump, essaye de sélectionner un candidat parmi une dizaine des meilleurs, à qui il compte confier la gestion des millions de dollars à travers l'une de ses innombrables entreprises. Chaque semaine, le candidat qu'il juge inefficace après leur avoir donné un travail de groupe est éliminé. La semaine passée une jeune dame a été éliminée. La raison  que Mr. Trump lui a donné pour son élimination, je vous la donne mot à mot : « Tracey ! mon problème est que vous vous plaigniez beaucoup durant toutes les tâches; Non seulement vous vous plaigniez beaucoup, mais plus grave encore, vous ne savez même pas prendre la responsabilité devant vos échecs. Je n'aimerais pas qu'une telle personne vienne gérer mon entreprise. Vous êtes renvoyée ! ».

Mr. l'Abbé, le 30 juin 2006 va passer sans les élections promises, avec 2 ou 3 millions de Congolais à l'étranger hors du processus, un bon nombre de nos compatriotes de l'UDPS dehors au profit de millions d'étrangers Angolais, Rwandais et Ougandais. Peut être que vous avez fait ce que vous devriez faire dans des conditions difficiles avec peu de moyens; Peut être que vous avez reçu tous les moyens du monde et tous les pouvoirs du monde et n'avez pas réussi à cause de votre attitude à mener les choses à bon port. Mais entre nous, ce que vous faites maintenant s'appelle du bricolage. Vous cherchez à rattacher des vielles pièces avec des nouvelles pour confectionner une culotte à faire porter aux congolais, entrain de vous servir de la loi a l'envers pourvu que l'on dise voilà l'homme qui avait réalisé les premières élections en RDC. Mais quelles élections ? Cela est le moindre de vos soucis. Ne me dites pas que vous aussi êtes entrain de vous accrocher au pouvoir, cher homme de Dieu !. Etes-vous ?

Jean Jacques Mbuyamba Bukasa
jjmbukasa@albaba.com

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