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RDC : Le processus électorale à l'épreuve de l'arrêt en inconstitutionnalité du calendrier électoral du deuxième tour des présidentielles

Des analystes politiques au fait de la politique congolaise, ont estimé que l'arrêt d'inconstitutionnalité rendu par la Cours Suprême de Justice du Congo ce mercredi, contre le calendrier électoral, ouvrait la voie à une nouvelle crise, alors que l'on n'a pas encore vidé les contentieux Bemba Kabila, sur les incidents post-proclamation électorales. Un alarmisme que je trouve injustifié d'ailleurs, puisque si crise il y a c'est dans le chef des responsables de la commission électorale indépendante, qui doivent apprendre à se conformer à la constitution, s'étant pendant longtemps affranchis de toute limite de délai dans la gestion des élections, la dernière illustration étant la proclamation des résultats du premier tour des présidentielles.

Pourtant la CEI appelée à revoir sa copie suite à l'arrêt rendu par la CSJ déclarant inconstitutionnel son calendrier électoral du second tour des présidentiels, n'entendrait pas donner raisons à ses détracteurs. Il a contre attaqué en déposant à son tour, une requête pour « cas de force majeur » qui accorderait à l'institution dirigé par l'Abbé Malu Malu une dérogation spéciale. Le droit de continuer à « violer allègrement » la constitution.

S'il faut lire entre les lignes cette requête « de cas de force majeure » soulevée par la CEI , On dira que M. Malu Malu, Abbé à ses heures, fait la leçon au législateur congolais, visiblement étourdi lors de l'élaboration de l'article 71 de la constitution, qui aurait oublié ou perdu de vue complètement que le Congo est un sous continent de 2.345.000km2, ne disposant pas de moyens de communication rapide, pour fixer à deux semaines, le délai pour organiser un second tour des présidentiels.

Pourtant en janvier dernier, lorsque l'UDPS réclamait sa réintégration dans le processus, la même CEI estimait qu'ouvrir de centres d'enrolement comme le demandait le parti de Tshisekedi, revenait à allonger le délai d'organisation des élections, en contradiction avec les dispositions de la constitution. Excluant de fait le plus vieux parti politique congolais du processus électoral en cours, au nom du respect de la loi fondamentale.

Est-il besoin de rappeler qu'à force de crier au respect de calendrier, la CEI a fermé un a un toutes les portes de négociations pré-électorale qui aurait pu épargner au processus électoral, la crise vers laquelle on s'achemine.

Mgr Monsengwo avait déjà attiré l'attention sur les libertés que s'est accordé la CEI , en piétinant allègrement toutes les dispositions constitutionnelles depuis la publication de son premier calendrier électorale, volontairement placé au délà de la période de transition, imposant de facto une « petite transition » entre le début des élections et la mise en place de nouvelles institutions, sans concertation préalable. Aujourd'hui, avec ce nouvel écueil déjà signalé par Monsengwo et validé par la CSJ , force est de reconnaître qu'il faut mettre un terme aux violations intolérable de la loi fondamentale congolaise, qui est devenu le sport favori de M. Malu Malu et son équipe, qui pourrait finir par se prendre pour l'institution suprême de la transition : celui qui à son gré peut prolonger à l'infini la transition et faire durer le provisoire.

Au risque de passer pour un défenseur de la constitution congolaise, que je n'aurai d'ailleurs pas approuvé, je vous rappelle que la Cours suprême de justice de la République démocratique du Congo (RDC) a jugé "fondé" un des deux recours en inconstitutionnalité déposés le 30 août et demandant l'annulation du calendrier électoral fixant le second tour de la présidentielle au 29 octobre, au motif qu'il violait l'article 71 de la Constitution congolaise. Requête présenté et défendue par l'avocat Ghislain Demofiki, un des deux citoyens congolais ayant déposé un recours "à titre individuel":

" La Cour a pris une décision salutaire pour le pays On ne pouvait pas violer ou malmener la Constitution sous prétexte des contraintes liées à l'organisation" des scrutins, a dit Me Demofiki, visiblement satisfait de cet arrêt. Et moi aussi.

Je soutiens que le deuxième tour des élections au Congo Kinshasa doit se tenir dans le strict respect de la légalité constitutionnelle. La même rigueur à l'égard de la loi utilisée pour écarter Tshisekedi et l'UDPS des élections et privé les congolais des concertations politiques demandées par la Conférence épiscopale du Congo, doit être de mise pour pouirsuivre sans désemparer le processus électoral. On doit se conformer à la constitution et tant pis si ceux qui l'on élaboré et ceux qui l'ont voté ne l'ont pas lu : « dura lex, sed lex ». L a loi est dure, mais c'est la loi. Elle est comme ça et on espère qu'elle ne va changer pour les caprices d'enfants gâtés incompétents de la Commission électorale indépendante de Malu Malu alors qu'elle est restée inflexible pour Tshisekedi.

J'y reviendrai dans mon magazine politique sur Mangembo FM. Je vais consacrer deux débats sur le sujet, ce samedi d'abord avec des analystes politiques et mercredi 20 septembre prochain, avec un haut cadre du MLC, le parti de Jean Pierre Bemba qui sera présent au second tour des présidentielles congolaises face à Joseph Kabila.

Mangembo FM : 99.7 fm diffusion sur le sud de la Seine et Marne et de l'Essonne, à suivre aussi en direct sur www.mangembo-fm.com

Joseph Pululu
radio.mangembo@yahoo.fr

 

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