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Lettre à Ngbanda Par Kimpese Désiré

" A Mr Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba
Président National de l'APARECO
Paris, France

C.I. :    - Au Président de la République Démocratique du Congo
- Aux Vices Présidents de la RDC (Tous)
            - Aux Ambassadeurs des pays membres du CIAT à Kinshasa
            - Au Secrétaire Général des Nations Unies à New York
- Au Président en exercice de l'Union Africaine
            - Au Président de la Commission Européenne à Bruxelles
            - Au Président de la Commission de l'Union Africaine à
Addis-Abeba
            - Au Ministre de l'Intérieur de la France, Paris
            - Au Ministre de l'Intérieur de la Belgique, Bruxelles
- A la communauté nationale Congolaise
            - A la Diaspora Congolaise
            - A la Presse nationale et internationale….


Objet : Lettre Ouverte à Mr Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba

Monsieur le Président National de l'APARECO,

Depuis sa sortie officielle le samedi 4 juin 2005 à Paris (France),
l'Alliance des Patriotes pour la Réfondation du Congo, APARECO en
sigle, que vous êtes le «Fondateur» et de droit le «Président
National» se met dangereusement au travers de la route pour
compromettre l'avenement de la 3e République.

En tant que démocrate Congolais, je ne vous en veux pas. Vous faites
ce que vous croyez être vos convictions politiciennes.
Malheureusement, ces convictions se focalisent seulement à faire
croire à la masse de la Diaspora Congolaise que les intérêts de la
RD Congo sont en cause. Oui ! Ce n'est pas faux. Mais un politique
lucide découvrira facilement dans vos discours et interviews le
charme d'un félin à peau d'agneau. Vous avez toujours l'intelligence
de camoufler vos propres vraies intentions sous des raisons
objectives, difficiles pour les naïfs à les contourner. Vous vous
présentez devant vos «mollahs de l'APARECO» sous un aspect politique
qu'extériorise l'amour de la patrie, mais les pauvres en esprit ne
savent pas ce que vous portez «au-dessous» de votre manteau
d'agneau. On ne vous connaît pas d'amitiés désintéressées. Tout est
calcul chez vous.

Formé à l'école de la Dictature Mobutu, vous savez très bien comment
appliquer à la perfection la recommandation de votre maître préferé
Machiavel : «les hommes obéissent si bien aux `nécessités présentes'
que celui qui trompe trouvera toujours qui se laissera tromper.»
Effectivement, vous avez cette faculté exceptionnelle de tromper et
berner vos interlocuteurs pour les amener à soutenir aveuglement vos
mensonges. Car «tout menteur vit au dépens de celui qui l'écoute».
D'ailleurs, dans votre propre coterie tribale des ngbandi, votre
ethnie, vous êtes même gratifié par vos propres proches de surnom
peu flatteurs de "WA MVENE" (le Menteur). 

Pour atteindre votre goal, vous avez d'abord besoin des gens. Car
votre agenda caché tient à conserver la carte importante du nombre
des congolais pour la suite des événements afin d'assouvir votre
grande envie de vengeance contre le «Phénomène Kabila» qui vous a
ravi le «beefsteak» de la bouche en 1997 et de reconquérir
rapidement le pouvoir au Congo.

Voilà pourquoi, je me pose une question fondamentale : Que se cache-
t-il derrière cet acharnement de dénocer sans cesse une myriade
de «complots» qui s'entrecroisent et s'annulent à tout propos.

En analysant vos discours, il est plus difficile de discerner un
programme politique ou une alternative politique pour le pays.
Toutes les idées politique de l'Alliance sont seulement fondées sur
la seule volonté de Honoré Ngbanda, sur la seule expérience de vie
de Honoré Ngbanda, sur les seules opinions politiques de Honoré
Ngbanda, qui donnent une explication du monde, commandent ou guident
les comportements des «mollahs» de l'APARECO. Toutes les
caractéristiques fondatrices de l'APARECO concourent à la seule
personnalisation du Président National, pour ne pas dire «Président
Fondateur» de l'Alliance. Vous devenez ainsi «le Rassembleur»,
l'«Unificateur» des nostalgiques du régime déchu de Mobutu.

Dans la Diaspora congolaise, ne peuvent croire à vos discours que
certains compatriotes qui voient seulement ce que vous paraissez
aujourd'hui, peu d'entre eux perçoivent réellement ce que vous êtes.
Certains mollahs «zelés» de l'APARECO commencent même à faire de
l'autocensure jusqu'à s'interdire d'avoir certaines pensées
contraires à celles de "WA MVENE". Ces pauvres gens, faibles en
esprit, ont vraiment perdu tout esprit critique. Ils ne voient
que "WA MVENE" et n'entendent que la voix de "WA MVENE".

Ainsi, tout «autre son de cloche» politique à ce que vous dites en
tant que président «Fondateur» de l'APARECO, est purement et
simplement considéré comme de la «haute trahison», et par conséquent
tout congolais incriminé est puremment et simplement considéré
comme «rwandais» et mérite la peine de mort. Les intimidations
politiques, les brutalités physiques et les destructions matérielles
prolifèrent.

Vous voulez maintenant contrôler la conscience de vos «mollahs».
C'est pourquoi vous les encasernez et caporalisez leurs esprits. Si
les chaînes liaient les pieds de l'esclave pour l'empecher de
s'évader, vos discours visent à empêcher l'esprit de vos «mollahs»
de voler à la rencontre de l'avenement de la 3e République.
Vos «mollahs» sont donc devenus les otages d'une mécanique infernale
déclenchée par l'appareil extrémiste de l'APARECO identique à celui
des terroristes Islamistes.

Pour impressionner les faibles en esprit, vous vous dédouanez en
diluant votre «énorme» part personnelle de destruction du pays dans
une nébuleuse responsabilité collective bien colorée de nombreuses
légendes et fictions dans vos livres et interviews. Vous usez même
un discours «religieux» pour bien les saouler avec l'«opium du
peuple». 

En tant que un vrai Patriote Congolais, j'ai longtemps été tenté
aussi par vos discours pour adhérer à l'APARECO. Mais, après maintes
reflexions, j'ai d'abord rénoncé définitivement à l'idée d'adhésion
à cette pseudo Alliance fort hétéroclite tissée sur le modèle de
discours de mouvement «terroriste», ensuite et surtout à
l'acceptation de seules opinions personnelles de Mr Honoré Ngbanda,
et je ne pense pas que ce soit seulement pour des raisons politiques
divergentes entre nous, mais tout simplement parce que les méthodes
utilisées pour bâtir la démocratie à votre manière ne semblent pas
différentes de celles d'une structure dictatoriale.

En tant qu'ancien Agent de Services de sécurité au Zaïre de Mobutu,
j'étais et je reste un témoin occulaire de vos crimes. Pour les
besoins de la vérité historique, il serait mieux de vous restituer
votre considérable part personnelle de responsabilité des causes de
la ruine de ce pays pour reveiller l'esprit de vos «mollahs» qui
sont en plein sommeil. Il m'est inconcevable de taire vos œuvres
criminelles. La liste des celles-ci est tellement longue que je me
limiterai aujourd'hui à quelques unes seulement à titre exemplatif.
Prochainement, nous publierons un grand article qui est déjà sous
presse sur «Les crimes de Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba au Zaïre
de Mobutu».

Voici quelques cas de vos manipulations et crimes :

Au Petit Seminaire de Bolongo :
Trop jeune déjà, lors de votre passage au Petit Seminaire de
Bolongo, près de Lisala, vous étiez déjà reperé d'un manque de
scrupule et une déloyauté naturelle par les prêtres et vos
collegues. Vous n'avez pas bonne presse jusqu'à présent auprès de
vos anciens collegues de classe qui vous contestent une prétention à
vouloir exercer une condescendance que ne justifient pas vos
prestations scolaires.

Au Campus de Lubumbashi :
En 1972, vous terminez vos études en Philosophie au Campus de
Lubumbashi (UNAZA) en n'ayant aucun parrain dans les cercles ngbandi
à Kinshasa pour être propulsé sur la scène du pouvoir. Mais, grâce à
un jeune étudiant à cette époque en Science Politique, d'ethnie
ngbandi, du nom de Nzapa, cousin à l'épouse Baramoto proche parente
à maman Marie Antoinette Mobutu, vous êtes recommandé au Service de
sécurité. Nous vous rappelons, Mr Honoré Ngbanda, que vous avez payé
votre parrain, Nzapa, plus tard en monnaie de singe. Nous y
reviendrons plus loin.

Au Département Documentation Extérieur :
Après vos études universitaires, vous parachitez directement en
septembre 1972 au Centre National de Documentation, au Département
de la Documentation Extérieur (CND/DDE) dirigé par Edouard Mokolo wa
Mpombo, votre premier Patron.

Dès votre arrivée au service, par vos manigances et manipulations
les choses se gâtent rapidement au niveau de deux chefs de
Départements (Extérieur et Intérieur) du CND. "Menteur né", vous
mettez rapidement le feu sur l'huile entre les deux chefs, Edouard
Mokolo wa Mpombo du Département Extérieur et son ami Jean Seti Yale
du Département Intérieur. C'est le point de départ de la lutte de
factions dans le sérail présidentiel qui va marquer profondément
tout le règne de Mobutu. Vous portez cette responsabilité devant
l'histoire. 

De ce combat entre les deux amis devenus ennemis naturels par vos
manipulations, vous êtes frappé d'un éloignement du pays en 1976
pour un garrage à l'étranger.

Chef d'antenne de Sécurité à l'Ambassade du Zaïre à Bruxelles :
C'est ainsi que vous débarquez en décembre 1976 comme chef d'antenne
de Sécurité à l'Ambassade du Zaïre à Bruxelles. A votre arrivée,
l'Ambassadeur Inonga Lokonga Lome vous confie en guise de couverture
diplomatique la fonction de Conseiller politique, responsable entre
autres de l'encadrement de la Jeunesse du Parti unique (JMPR) en
Belgique.

Détournement de l'argent des étudiants boursiers à Bruxelles  :
Par vos manipulations et manigances habituelles, vous vous accaparez
du Centre Culturel, une section du Ministère de l'Education
Nationale, chargée de gérer les fonds du Ministère pour les
paiements des étudiants boursiers du gouvernement zaïrois en
Belgique. Vous poussez dans l'ombre le responsable du Ministère de
l'Education chargé du Centre Culturel accrédité à Bruxelles. Pour
bien arracher le pactole, vous affirmez comme chef d'antenne de
Sécurité à l'Ambassade que c'est par la gestion du Centre Culturel
que vous pouvez contrôler la colonie estudiantine zaïroise au sein
de laquelle grouillent, d'après vos mensonges, des opposants
étudiants payés avec l'argent du régime qui les nourrit. 

Durant tout votre séjour en Belgique, vous détournez méthodiquement
et tranquillement l'argent des bourses des pauvres étudiants. Vous
provoquez même un état terrible d'une grogne dans la colonie des
étudiants zaïrois, privés de leur argent. Mais, vous vous en moquez.
En même temps, vous affichez surtout une opulence outrancièrement
provocante. Voilà comment vous forciez les étudiants zaïrois à
gagner les rangs de l'opposition au régime Mobutu. Pour preuve, bon
nombre de témoins (anciens étudiants et anciens diplomates de cette
époque) sont encore en vie. Vous n'allez pas nier ces faits devant
eux.

Détournement de l'argent destiné aux médecins de la Clinique
Genoulier :
Sans scrupules, vous allez même jusqu'à detourner l'argent destiné
aux médecins du Service de cardiologie de la Clinique Genoulier en
Suisse où avait été soignée la défunte maman Marie Antoinette,
épouse du Président Mobutu. Un geste sentimentalement choquant.

Affaire Nguz Karl i Bond :   
Après la première guerre du Shaba en Mars 1977, le Ministre des
Affaires Etrangères Nguz Karl i Bond est arrêté le 13 août 1977.
Aussitôt, vous Mr Honoré Ngbanda prennez l'«initiative» de
confectionner des preuves de sa prétendue complicité. Vous peaufinez
avec le faux témoin, l'adjudant Sumbu, du Service de l'attaché
militaire, les détails des mensonges à produire durant le procès
truqué de Nguz pour haute trahison. Nguz Karl i Bond  est condamné à
mort. L'affaire se révélera plus tard être une pure cabale montée de
toutes pièces par vous, le condamné sera alors grâcié par le
Président Mobutu. 

Affaire Monguya :
Grand manipulateur, vous tissez de toutes pièces en 1978 un coup des
mercenaires qui s'infiltreront à partir du Rwanda. Vous informez en
pompe Kinshasa votre découverte d'une affaire de complot contre le
dictateur. Le commanditaire n'est autre que l'ancien Gouverneur du
Kasaï, Mr Monguya. Exilé politique en Belgique, Monguya est
pratiquement imprennable à Liège où il rèside. Vous demandez du
secours à Kinshasa. Alors, on vous envoie un féticheur venu de
Lisala pour faire occire Monguya. Avant de prendre son avion de
retour au pays, le féticheur vous informe que le sort de Monguya
sera réglé dans le mois. Vous lui remettez une enveloppe de 10 000
dollars pour ses achats. Une fois au pays, le féticheur escroc
mourra d'une mort non expliquée, laissant bien en vie sa proie,
ainsi que votre enveloppe d'argent.

Le trafic de chanvre :
Oui! En poste en Belgique, vous étiez à la recherche d'un
enrichissement rapide sans nom. Se croyant intouchable, vous avez
opté un choix risqué qui vous a finalement perdu: «le trafic de
chanvre». Vite, vous montez votre propre réseau de trafic à l'aide
des étudiants ngbandi "mouchards" que vous controllez au Centre
Culturel à Bruxelles. De Kinshasa, vous vous faites livrer du
chanvre dans des malles sur lesquelles sont inscrites "Présidence de
la République" comme service expéditeur. Elles sont censées contenir
des uniformes et brochures d'éducation civique et politique pour la
Jeunesse du Parti-Etat (JMPR). Elles arrivent dans la soute des
avions Hercule C.130 des FAZA et de vols réguliers de l'Air Zaïre.

L'affaire de chanvre a bel et bien laissé des traces judiciaires à
Bruxelles. Rappelez vous encore, Mr Honoré Ngbanda, de ce début
janvier 1979, aux petites heures d'une matinée de l'hiver quand la
Police Judiciaire Belge munie d'un mandat de perquisition a effectué
une fouille minutieuse du coffre de votre voiture et de fond en
comble chaque pièce de votre villa de fonction à Overijse, dans la
banlieu flamande de Bruxelles. Nous y reviendrons en détails avec
des documments à l'appui prochainement.

Persona nona grata sur le territoire belge :
Malgré l'immunité diplomatique qui vous couvrait, la décision tombe
en 1979. Le ministère belge des Affaires Etrangères notifie à
l'Ambassade du Zaïre la décision de déclaration de persona nona
grata sur le territoire belge prise à l'encontre de Mr Ngbanda
Nzambo Ko Atumba (Honoré).

La queue entre les pattes, vous rentrez au pays avec trois
dossiers : le fameux dossier de trafic de chanvre, le detournement
de l'argent des étudiants boursiers, ainsi que la très regrettable
affaire du détournement de l'argent destiné aux médecins de la
Clinique Genoulier. A votre arrivée à Kinshasa, vous trouvez une
lettre de révocation signée par votre ennemi et chef Seti Yale.

Escroquerie de diamants :
A la touche sans fonction, Honoré Ngbanda, vous commettez des actes
indignes d'escroquerie.
Voici deux cas parmi tant d'autres :
Affaire épouse Molebe : Vous Mr Honoré Ngbanda avec votre ancien
condisciple de séminaire, Nzangbe, agent du Département Extérieur
(DDE) commettez une escroquerie d'un très important lot de diamants.
Malheureusement, le lot de diamants appartient à l'épouse Molebe, le
frère aîné de Mr Edouard Mokolo wa Mpombo, votre ancien patron.
Madame Molebe crie au voleur. Une rapide enquête aboutit à
l'arrestation de l'agent Nzangbe qui tait votre nom en promesse de
le faire sortir de là assez rapidement. Pendant ce temps, vous
courez vite vendre le lot à Brazzaville et abandonnez le pauvre
Nzangbe à son propre sort.

Affaire Pierre Lungu : Votre condisciple Pierre Lungu vous remet
quelques carats de diamants pour les lui vendre à Brazzaville (Rép
du Congo). En tant qu'un ancien agent de la Sûreté, vous ne risquez
pas d'être fuoillé au beach Ngobila. Vous revenez de Brazzaville
avec une nouvelle désagréable pour votre ami Pierre. Des bandits
vous auraient braqué à la sortie du Comptoir d'achat de diamants.
L'affaire se révélera plus tard être pur mensonge.

Ambassadeur en Israel :
A la reprise des relations diplomatiques avec Israel, vous revenez
aux affaires comme un simple ministre-conseiller de la nouvelle
Ambassade du Zaïre à Tel Aviv. Comme toujours, vous mijotez
rapidement un plan diabolique de bataille contre votre patron,
l'Ambassadeur Mbuze en poste à Tel-Aviv. Peu à peu, vous le poussez
dans l'ombre, exactement comme vous avez tenté de le faire avec
l'Ambassadeur Inonga à Bruxelles. Et enfin de compte, vous arrivez
par lui ravir son fauteuil d'Ambassadeur en 1983.

Affaire Tamman :
Une fois ambassadeur à Tel-Aviv, vous rencontrez le richissime homme
d'affaires de nationalité israélienne, Monsieur Tamman. Dans
l'euphorie de vos conseils, Tamman se lance aveuglement, pieds et
poings liés, dans la construction de l'usine de fabrication de
produits pharmaceutiques à Kitambo (Kinshasa). Vous êtes assuré
d'une promesse ferme de recevoir un grand quota des produits
pharmaceutiques à commercialiser pour votre propre compte. Mais,
l'affaire finit par se terminer en queue de poisson. Tamman laisse
dans l'aventure d'importantes sommes d'argent investies en pure
perte.

A la tête de l'Agence :
Honteux et confus à Tel-Aviv après l'échec de l'affaire Tamman, vous
décidez de manoeuvrer pour rentrer vite au Zaïre où se trouve le
vrai enjeu: la course à l'enrichissement.

Au retour à Kinshasa, vous êtes gracieusement nommé en 1985 à la
tête de l'Agence Nationale de Documentation (AND). A ce titre, vous
êtes aussi le président durant 5 ans de la Commission de Sécurité
des pays de la CEPGL (Zaïre, Rwanda et Burundi), pour ne rien faire
car le bilan est plus que néant au vu des événements intervenus dans
cette région des Grands Lacs.

Détournements des dons des services des renseignements amis :
Deux cas parmi tant d'autres :
A la tête de l'AND, en grand manipulateur, vous obtenez vite du
Résident de la station locale de la CIA à Kinshasa une première aide
financière pour l'achat de véhicules auprès de concessionnaires
locaux. Une aubaine… Vous achetez quelques véhicules et empochez
comme d'habitude la grande partie de l'argent.

Malgré cette indélicatesse, le Résident de la CIA sollicite de la
maison mère à Langley (USA) l'allongement d'une aide financière
substantielle. Malgré toutes les précautions de verser l'argent
directement au concessionnaire, une partie du lot de véhicules est
distraite par vous pour les membres de votre famille.
Il en sera ainsi lors de chaque arrivage de lots de véhicules
achetés avec l'argent de l'Agence ou des dons des services des
renseignements amis.

Machine de mort :
Sous votre direction, l'AND devient une vraie machine destinée à
réduire au silence toute vélléité d'opposition au pays. Les
enlevements nocturnes, les tortures, les liquidations sommaires et
les opérations punitives constituent l'essentiel de vos activités.

La lutte contre les opposants se poursuit comme par le passé, mais
avec des nouvelles méthodes plus fines. Des disparitions de
personnalités politiques surtout de moindre importance se font
secrètement dans les sinistres cachots souterrains de la Cité de
l'OUA ou dans le fleuve Congo à la hauteur des chutes de Kinsuka.
Les étudiants originaires des régions de l'Est fichés
contestataires, activistes ou meneurs seront nuitamment enlevés sur
les campus des universités et des instituts supérieurs, par des
opérations chirurgicales indolores, sans attirer l'attention de
leurs camarades. Vous avez une très mauvaise presse auprès des
organismes de défense des droits de l'homme.

Expulsions des opposants politiques zaïrois demandeurs d'asile à
Bruxelles :
Dès 1985, vous nouez des contacts informels avec Mr Morell,
Directeur de Cabinet du Ministre belge de la Justice, Mr Jean Gol,
pour faciliter les expulsions des opposants politiques zaïrois
installés à Bruxelles. Le contact aura lieu par un dîner en tête-en-
tête dans un restaurant de la place Sainte Catherine à Bruxelles.

A cause de vous beaucoup de nos compatriotes furent déportés comme
des mal propres au pays sur votre demande. Bon nombre d'entre eux se
sont retrouvés au bas de la passerelle à l'aéroport de Ndjili
accueillis par vos agents de sécurité et conduits avec des
brutalités indescriptibles dans les fameux cachots de l'AND.

Des années après, le Sénateur belge écolo Germais Dufour dénonce le
fait que les demandeurs d'asile zaïrois soient livrés aux agents de
services de sécurité dirigé par Mr Ngbanda grâce aux listings de
passagers produits par la Sabena. Les refoulés sont fichés sous
trois appellations différentes: les Inad (ceux qui sont refoulés dès
leur arrivée à la frontière belge), les Depa (les déportés
accompagnés de policiers) et les Depu (les déportés non
accompagnés). Certains victimes sont encore en vie pour vous
confondre.  

Transferts des fonds en devises à l'étranger :
Durant votre règne à l'AND, vous parvenez à augmenter
considérablement votre fortune personnelle. Grand manipulateur, vous
obtenez l'autorisation auprès de Président Mobutu d'obtenir de la
Banque Centrale du Zaïre des transferts des fonds en devises pour le
paiement des agents des antennes de la Sûreté à l'étranger.
L'enveloppe est d'environ 25 millions de francs belges par mois. 
Vous vous engraissez. Le pactole vous permet de vous lancer dans des
activités commerciales variées: transport fluvial, exportation de
bois, exploitation artisanale d'une concession de mines de diamants,
plantation de café,… Le pays detient aujourd'hui toutes les preuves
matérielles de la Banque centrale de ces détournements. Vous n'allez
pas nier.

Des agents de sécurité dans toutes les Entreprises de l'Etat :
Pour accélérer le rythme de votre enrichissement, vous obtenez par
diverses manipulations auprès du Président Mobutu l'autorisation de
placer vos agents de sécurité dans toutes les entreprises de l'Etat,
sous prétexte de surveiller la gestion désastreuse de leurs PDG.
Selon vous, certains PDG seraient à la solde de l'opposition
clandestine dont ils financent les activités bannies de l'UDPS. Une
aubaine… Vous vous engraissez. Après plusieurs manœuvres, le Premier
Ministre Kengo wa Dondo parvient à chasser les intrus des
Entreprises de l'Etat.     

Rapport de service au Président Mobutu :
L'année 1989 est marquée par la chute du mur de Berlin et
l'exécution sommaire du tyran roumain, ami personnel de Mobutu. Dans
votre Rapport de service au Président Mobutu, vous conseillez
que «la population zaïroise demeure fondamentalement attachée au
Guide ; quelques reformes sans toucher au principe du Parti unique
permettra de conserver le contrôle de la situation». Pour faire
diversion, vous suggerez des changements d'hommes dans les appareils
du Parti et de l'Etat.

Affaire Général Somao et Bielo :
En 1989, vous informez le maréchal Mobutu de la découverte de
quelques indices de préparatif de coup d'Etat contre le régime. Ses
commanditaires ne sont autre que votre Adjoint Bielo et le Général
Somao, commandant des troupes blindées de Mbanza-Ngungu. Ils
appartiennent tous les deux à la tribu Ngbaka (Mabo), ennemie de la
tribu Ngbandi.

Le 28 avril 1990, votre adjoint Bielo est suspendu de ses fonctions,
en attendant la fin de l'enquête. Réhabilité quelques mois plus
tard, il mourra empoisonné le 29 décembre 1992. L'autopsie réclamée
par sa famille sera refusée par les médecins, sur votre ordre. En
revanche, des hommes cagoulés armés pénètrent à la morgue et
mutilent le corps du défunt pour enlever le foie qui est le
réceptacle dans lequel le poison se déverse. Horrible !   

Affaire Nzapa :
Toujours, en 1989, vous accusez votre autre adjoint Nzapa du
Département Extérieur, celui-là même qui vous avait aidé à entrer
dans le circuit de la Sécurité après vos études, de comploter avec
l'antenne locale de la CIA pour renverser le régime. Mr Nzapa a eu
la chance de n'encourir comme peine que l'exil au poste
d'ambassadeur en Ouganda, rapidement suivi d'un envoi au garage.

Pasteur MOLILI :
Depuis la fin de l'année 1989, aux heures libres de votre basse
besogne, vous vous établissez en faux prédicateur, faux berger. Mais
depuis, vous ne changez pas. Vos actes ne sont mêmes pas dignes
d'un "born again". Vos proches vous gratifient même d'un autre
prénom: "Pasteur MOLILI" (le pasteur des Ténèbres).

Instauration du multipartisme au pays :
Au 24 avril 1990, Honoré Ngbanda, vous soutenez que l'instauration
du multipartisme au pays est «une grosse erreur historique». C'est
avec ce fond de commerce que vous allez même vous hisser rapidement
aux commandes du poste de toute puissante éminence grise de Mobutu.
Le 30 avril 1990, Mobutu vous nomme comme son Conseiller politique
avec pour mission «d'organiser la résistance à la Démocratie et
réduire à l'impuissance les forces politiques d'opposition».

Pour fêter votre nomination vous signez une opération punitive, le
même jour du 30 avril, pour faire cesser un rassemblement d'amis et
de sympathisants du leader de l'opposition. Après sa libération de
deux ans de résidence surveillée, vos agents de sécurité font
irruption dans la résidence d'Etienne Tshisekedi à Limete. Plusieurs
personnes sont blessées, entre autre Tshisekedi lui-même, 30
personnes sont arrêtées et trois personnes tuées.

Ensuite, le 3 mai 1990, le second discours de Mobutu dit de «
clarification » qui neutralise le précédent discours
de «démocratisation» du 24 Avril 1990 introduisant le multipartisme
au Zaïre. Ce second discours de Mobutu porte votre empreinte
d'étouffer dans l'œuf l'apprentissage d'un système politique
multipartiste. C'est le point de départ qui va modifier le destin du
pays, par une marche à reculon vers son inexorable déclin. Vous
portez seul cette responsabilité devant l'histoire.


Le «TERMINATOR» :
De votre bureau seront concoctées des décisions et de nombreuses
mesures opérationnelles variées dans une campagne aggressive
d'intimidation contre les tenants de la thèse de «changement
politique radical». Pour cela, vous avez même créé des Forces
d'Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet
de «HIBOUX», entraînées par les Sud Africains pour des coups tordus
contre les opposants politiques ; des Forces d'Action Spéciales
(FAS), entraînées par les Israéliens pour des coups à l'étranger.

Ce que beaucoup de gens au Congo savent, c'est que vous avez semé la
terreur noire dans la ville de Kinshasa. Vous avez organisé avec vos
Forces d'Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet
de «HIBOUX», plusieurs coups maladroitement montés contre de
personnalités politiques de l'opposition et les partisans du
changement politique. Sur le moment, cette terreur a produit un
effet électrique de peur considérable dans la population Kinoise qui
vous a même surnommé : le «TERMINATOR». Allez vous contester cela ?
Mr Honoré Nganda. Voilà pourquoi vous êtes très populaire au pays,
par vos actes abominables.

A titre d'exemple:
Dans son Rapport annuel de 1994, l'AZADHO (Association Zaïroise de
Droit de l'homme) a conclu que la violence politique a occasionnée
de nombreux cas d'assassinats, exécutions sommaires et
extrajudiciaires. Jusqu'au 26 Décembre 1994, en moyenne 10 à 11
exécutions sommaires par mois ont été répertoriés par l'AZADHO, sans
compter celles qui sont commises secrétement. Les taux les plus
élevés ont été enregistrés dans la seule ville de Kinshasa. Dans
plus de 80% de cas d'exécutions sommaires, il s'agit d'assassinats
politiques par balle ou consécutifs aux tortures parpétrés par les
agents de force de sécurité. Les lieux de commission de ces actes de
tortures sont les bureaux des services de renseignements ou des
nombreux cachots connus ou inconnus des services de sécurité.

Si au début de la Dictature de Mobutu, Jean Faustin Manzikala avait
acquis la réputation d'«Assassin» dans la répression contre les
Nationalistes congolais, vous Mr Honoré Ngbanda, à la fin de la
Dictature Mobutu, vous êtez le «Terminator» dans la repression
contre les Démocrates congolais. Vous portez, comme Jean Faustin
Manzikala, cette responsabilité devant l'humanité et l'histoire.

Opérations sur les campus universitaires :
Un exemple seulement parmi tant d'autres :
En février 1990, une opération punitive contre les étudiants
originaires des régions de l'Est du pays (communement appelées `Bloc
Est') fichés «contestataires» est organisée sur le campus de
l'Université de Kinshasa. Au cours d'une nuit, des éléments de FIS,
aux visages barbouillés de boue et de charbon, mêlés à des étudiants
mouchards et indicateurs pour la plupart originaires des régions de
l'Ouest du pays (`Bloc Ouest') réveillent leurs collègues garçons
logés aux homes 10 et 20, et les tabassent copieusement. Ces
derniers se réfugient au home 30 le bastion des étudiants fichés
meneurs du Bloc Est. Vite, la résistance au home 30 s'organise et se
traduit à une grande bagarre de jet des pierres, des gourdins et des
bâtons jusqu'aux petites heures du matin sans éveiller l'attention
des autorités académiques ni militaires pour venir au secours des
victimes. Au matin, les victimes abusées croient à un épisode de
l'animosité qui oppose habituellement les étudiants originaires de
deux blocs, or que c'était une opération punitive contre les
étudiants originaires des régions de l'Est du pays (`Bloc Est')
organisée par vous, Mr Honoré Ngbanda.       

Affaire Kibassa Maliba :
Pour casser la morale des leaders de l'Union sacrée, vous n'hésitez
même pas à utiliser l'arme lourde.
Dans la nuit du 13 août 1991, la maison de Frédéric Kibassa Maliba,
leader de l'UDPS et de l'Union sacrée, située à la 12e rue Limete,
est bombardée à la roquette par les éléments de Forces
d'Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet
de «HIBOUX». Un gendarme venant au secours est aussi tué. D'autres
maisons d'hommes politiques sont aussi attaquées, comme celle de Mr
Tshimbembe bombardée le 27 août 1991.

Le 4 septembre 1991, les sièges de l'UDPS et l'UFERI sont attaqués
par vos éléments de Forces d'Intervention Spéciales (FIS) qui tuent
trois membres de l'UFERI et un membre de l'UDPS. Le siège de l'UFERI
est saccagé et pillé par vos Forces.

Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1993, la maison de Frédéric Kibassa
Maliba, située à la 12e rue Limete, est de nouveau bombardée à la
roquette par les militaires de la DSP. Les dégâts matériels et
humains sont lourds. Berthos Kibassa est tué au cours de cette
attaque et d'autres membres de la famille sont sérieusement blessés.
Et la maison a partiellement pris feu.

Campagne aggressive d'intimidation contre la presse :
Cinq exemples seulement parmi tant d'autres :
Journal Elima : Le 28 août, les bureaux du journal local, Elima,
sont pillés par vos agents de sécurité. Les imprimeries du Journal
Elima situées dans la zone de Kintambo à Kinshasa sont plastiquées
le 17 octobre 1991 par vos agents des services sur votre ordre.

Journal l'Analyste : Le 21 fèvrier 1994, vers 10 heures, une
cinquantaine d'hommes en tenue civile et en uniforme militaire
surgissent sur votre ordre dans les bureaux du Journal l'«Analyste».
Ils coupent le téléphone et occupent les lieux jusquà 17 heures
avant de repartir sans rien dire mais en emportant tous les
matériels et équipements de rédaction.

Journal Umoja : Fin avril 1994, Léon Moukanda Lunyama, Editeur
responsable du groupe de presse `UMOJA'est menacé de mort par les
agents de sécurité pour avoir publié un article sur la `Prima
Curia', une sorte de secte mystique à laquelle appartiennent le
grand maître Mobutu et certains de ses collaborateurs, y compris
vous Mr Honoré Ngbanda.

Journal `Kin Matin' : Le 9 juin dans la matinée, Mr P Kabeya,
journaliste à `Kin Matin' est retrouvé mort à côté du camp militaire
Luano à Binza Ma Campagne, le corps déchiqueté par de coups de
poignard, les jambes fracturées et les yeux crevés.

Journal `Nsemo' : Le 28 Octobre 1994, l'Editeur responsable du
Journal `Nsemo', Mr Kavula, membre du Bureau national de l'UDPS est
enlevé par les agents de sécurité sur votre ordre. Une semaine plus
tard, il sera retrouvé dans un champ en friche sur la route de
Matadi près de Kasangulu en piteux état saignant et agonisant avec
des traces de tortures sur son corps. Il succombera de ses blessures
six jours après. 

Affaire Tshishimbi Muanza:
Dans la nuit du 25 octobre 1991, vos services lancent une attaque au
moyen d'une bombe sur la maison de Tshishimbi Muanza, garde-corps de
Tshisekedi. Trois autres bombes sont lancées dans la même nuit chez
d'autres membres de l'opposition radicale.

Affaire Midao Bahati :
L'ancien ministre de l'Intérieur Midao Bahati est kidnappé le 30
octobre 1991 par vos agents de services sur votre ordre pour
l'intimider afin qu'il rentre dans le gouvernement pro Mobutu.

Affaire Kanku Ditu :
Le 12 décembre 1991, le vote du président du Bureau définitif de la
Conférence Nationale Souveraine oppose Mgr Laurent Monsengwo Pasinya
à un thaumaturge féticheur, Kanku Ditu, recruté par les services de
Honoré Ngbanda parmi les délégués de la Société civile du Kasaï
Orientale, comme candidat de la majorité présidentielle, pour le
compte de Forces Démocratiques Unies (FDU) de l'académique Félix
Vunduawe Te Pemako. Pour le besoin de la cause, vous Honoré Ngbanda
conseillez et rassurez votre ami Vunduawe, de surcroit Professeur
d'université, que Kanku Ditu detient le pouvoir magique de
transformer dans l'urne tous les bulletins de vote de son adversaire
en siens propres. Quelle honte pour l'élite intellectuelle que vous
êtes ! Malgré cela, Mgr Laurent Monsengwo est élu par un vote massif
du peuple en Conférence.

Lors de l'euphorie populaire suite à cette élection du Prélat
catholique, une bombe est jetée par vos éléments de FIS, la nuit
même, dans un bar d'un quartier populaire de sympathisants de l'UDPS
à Kinshasa, 17 personnes sont tuées.

Affaire Papa Ileo : 
Dans la nuit du 18 et 19 décembre 1991, Joseph Ileo Nsongo Amba,
leader de PDSC et membre de l'Union sacrée de l'opposition radicale,
est attaqué dans sa maison par des hommes armés de FIS sur votre
ordre qui emportent tous les documents politiques et autres papiers
de Papa Ileo.

Mutinerie de la Voix du Zaïre :
Une des grandes mascarades qui s'est produite pendant la période de
la CNS est la fameuse «Mutinerie de la Voix du Zaïre». Dans la nuit
du 22 janvier 1992, à 11 heures du soir, un peloton de soldats de la
31e Brigade Parachutiste de CETA investit la Station de radio
nationale de la «Voix du Zaïre». Le ministre de la défense, Honoré
Ngbanda Nzambo Ko Atumba passe à la télévision pour affirmer que la
mutinerie est une tentative du coup d'Etat qui est planifié en
coordination avec l'appel de l'UDPS pour une grève générale.

La Marche des chrétiens :
Lors de la marche des chrétiens  du 16 février 1992, vous, Honoré
Ngbanda, en tant que ministre de la Défense, et votre collegue Tony
Mandungu Bula Nyati, ministre de l'Intérieur, suivez par des
descentes éclairs sur le terrain et en liaison radio, toute
l'évolution des opérations de répression exercées par des forces de
sécurité sur les manifestants. En tant que Ministre de la Défense,
vous faites intervenir des soldats parlant Portugais qui sont bel et
bien des élements de la division de l'UNITA du chef rebelle angolais
Jonas Savimbi, dépêchés de la Base de Kamina le 14 février sur votre
demande expresse. Ainsi, l'ordre de tirer sur les chrétiens a bel et
bien eu votre aval. Les responsables de vos services de l'époque le
témoignent aujourd'hui.

Affaire Pierre Lumbi :
Dans la nuit du 31 janvier 1993, les soldats des FIS (Hiboux)
prennent d'assaut et pillent la maison de Pierre Lumbi, ministre des
Affaires Etrangères du gouvernement Tshisekedi. Les religieuses
belges habitant dans la maison voisine de celle de Pierre Lumbi sont
aussi attaquées par les soldats des FIS.     

A propos de Cardinal Malula :
Aujourd'hui, Honoré Ngbanda, vous parlez beaucoup de l'église
catholique. Vous oubliez ce que vous aviez dit à propos de Cardinal
Malula, en ce mois de mai 1990, à l'occasion de votre 44e
anniversaire, au restaurant chinois «Le Paradis de Pekin». Vous avez
traité le feu Cardinal Malula d'«ingrat» par opposition à Son
Eminence Diangenda toujours reconnaissant au Guide. Les témoins sont
encore en vie pour vous confondre.

Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba,

La machine de repression de la dictature Mobutu sous votre direction
a étouffé toute idée d'opposition politique et d'apprentissage de la
démocratie. Sous vos ordres, on a dénombré chaque jour des cas
d'arrestations arbitraires du fait des opinions d'opposition et
activités politiques, d'enlevements nocturnes, d'exécutions
extrajudiciaires ou de relégations au village d'origine. Vos
victimes sont des personnes suspectes d'opposition au régime, des
étudiants, des syndicalistes, des officiers militaires originaires
de provinces de l'Est, y compris ceux de deux Kasaï. 

Nous vous épargnons la longue liste de cas qui sont signés Honoré
Ngbanda, ordonnateur des crimes du régime Mobutu, car il y en a des
milliers.    

A vous chers compatriotes de la Diaspora,

Vous qui me lisez en copie sur le net ne vous endormez pas par les
discours de Mr Honoré Ngbanda (`Wa Mvene') qui vous fera croire que
ma "Lettre Ouverte" est une machination des Rwandais pour le
déstabiliser dans ses oeuvres. Loin de là… L'homme est un mélange
réussi de forfanterie, de froideur, et de cruauté naturelle. A voir
seulement ses yeux, vous decouvrirez un haineux, un revanchard, un
cruel… Il est né ainsi, il ne changera «jamais». Suivez bien son
parcours pour en être fixé. Un vrai Dictateur tout fait comme Mr
Honoré Ngbanda ne se démocratisera «jamais». Lucifer ne redeviendra
plus jamais un Ange.

Chers compatriotes de la Diaspora,

Ne soyez pas dupes. Vous risqueriez d'être réveillé par votre
troisième âge sans exercer aucune fonction au pays. Et ce sera trop
tard pour vous. «L'asile politique n'est pas une fonction». Je vous
conseille Chers compatriotes de ne pas suivre `WA MVENE' et sa
clique, ces hommes sont déjà foncièrement riches pour mieux vivre
tranquillement en Europe sans galérer comme vous. En plus ils n'ont
même pas honte à vivre heureux tous seuls parmi vous, des
malheureux. 

Enfin, où se trouve aujourd'hui le Vice Président National et Porte
Parole de l'APARECO, Mr Aubain Ngongo Luwowo ? Pourquoi `Wa Mvene'
ne s'explique-t-il pas sur les actions de son Vice président ?
L'homme est bel et bien à Kinshasa :
Un : il s'est enrôlé sur la Liste électorale (N˚ Carte d'électeur :
5533-11-2471).
Deux : il a déposé sa candidature à la députation nationale (N˚
Dossier : LG 0700 00087). Trois : il bat actuellement sa campagne
dans sa circonscription électorale de Kindu Ville dans le Maniema.

`Wa Mvene' vous demande «de ne pas vous impliquer à ce processus
électoral» en RDC. C'est bien ! Mais, pourquoi permet-il aux uns et
non pas aux autres ? Car au pays, tous les `soit disant' membres de
l'APARECO sont eux impliqués dans le processus électoral, alors
que `Wa Mvene' vous tient un autre discours en Europe.  Je vous
demande donc Chers compatriotes d'être lucides.

A Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba,

Qu'avez-vous fait quand vous étiez en fonction en tant que le Patron
de Services de Sécurité du Zaïre, et à ce titre Président de la
Commission de Sécurité des pays de la CEPGL ?

Vous qui êtes «Monsieur Qui Connaît Tout en Renseignement», comment
n'aviez vous pas absorbé les menaces des Tutsi qui pésaient sur
l'équilibre de toute la région du Kivu depuis des décennies ? Vous
êtiez sensé connaître que des milliers de Km de frontière de l'Est
du pays étaient complètement dégarnis et pratiquement vides de tout
dispositif défensif. Et tous les services de renseignements des pays
voisins dans la région des Grands Lacs connaissaient bien que la
frontière du coté zaïrois ne possède aucun moyen militaire de
défense. Comble de malheur, vous ne vous souciez vraiment pas du
Kivu. Sauf aujourd'hui…

Qu'avez-vous fait quand vous étiez Ministre de la Défense et des
Anciens combattants ? Pourquoi n'aviez vous pas sécurisé la
frontière Est du pays ? Car à ce moment là vous chapeautiez la
stratégie défensive du pays, ainsi que les Services secrets civils
et militaires.

Oui ! `WA MVENE', vous êtes responsable de ce qui est arrivé
aujourd'hui au pays. Pour preuve, votre conscience est trop chargée
et vous n'êtes pas tranquille. Vous ne dormez pas paisiblement comme
les autres caciques de l'ancien régime Mobutu.

Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba,
Votre tour est enfin arrivé de faire autant de conférences de
presse, d'interviews, de livres… comme faisaient à leurs époques
différentes les Antoine Gizenga, Anicet Kashamura, Christophe
Ngbenye, Gaston Soumialot, Thomas Kanza, Mbeka Makosso, Cléophas
Kamitatu, Bernardin Mungul Diaka, Albert Ndele, Nguz a Karl i Bond,
Prof Dikonda wa Lumanisha, Nathanael Mbumba, Justine Kasavubu…et
j'en passe. Je sais  quand vous vous fatiguerez, vous rentrerez de
vous-même au bercail la queue entre les pattes, comme eux. Sous le
soleil, l'histoire se répète toujours.

A la Communauté internationale,

Nous dénonçons les menaces physiques, les injures, les diffamations
calomnieuses, les manœuvres de brutalités physiques et les
destructions matérielles exercées par les partisans de Mr Honoré
Ngbanda sur leurs compatriotes congolais vivant dans les pays épris
de paix, de Droit et de démocratie d'Europe (France, Belgique,
Suisse, Grande Bretagne, Italie,…). Leur unique faute est de
rejetter les discours extrémistes, xenophobes, haineux de Mr Honoré
Ngbanda. A Paris, Bruxelles, Londres, Genève…, des paisibles
congolais sont chaque jour brutalisés physiquement par les hordes de
Mr Honoré Ngbanda dans des manifestations politiques, des cérémonies
sociales, des concerts de musique, des deuils en familles,…
organisés par les Congolais.   

Nous dénonçons aussi et condamnons les menaces physiques et les
manœuvres de brutalités exercées par les partisans de Mr Honoré
Ngbanda sur des autorités congolaises en mission ou visites à
l'étranger, plus paticulièrement dans les pays de l'Union
Européenne. Nous demandons aux autorités compétentes de ces pays de
prendre des mesures conséquentes pour endiguer ce mal qui peut aller
jusqu'à des frictions diplomatiques.   

Nous demandons enfin aux autorités politiques et administratives de
ces grands pays de Droit, en ce moment de lutte contre le terrorisme
international, de prevenir des discours et des actes extrémistes et
xenophobes de Mr Honoré Ngbanda qui entretiennent un terreau fertile
pour le développement d'un «terrorisme noir de seconde zone» entre
Africains.  

Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba,

Atteint du «SIDA mental», vous devenez ainsi un extremiste trubin
qui prononce devant les «mollahs» dans le mosqué d'APARECO rien que
des «fatwas» (peine de mort prononcée par les Ayatollah contre toute
personne qui blasphème le coran ou qui va à l'encontre de la volonté
d'Allah).

Le risque de vous enfermer dans le ghetto d'un genre nouveau
de «terrorisme noir entre Africains» est tellement grand que votre
APARECO s'est même isolée du reste de la classe politique au Congo.
Les tares et les relents du terrorisme pourtant décrié partout au
monde sont apparus spontanément dans vos agissements. Aucun discours
politiquement constructif ne ressort de vos rassemblements si ce
n'est des analyses d'«agent de sécurité» couplés de complots et de
discours xénophobe, revanchard, injurieux, rancunier, haineux,
fétichiste,…Vous attisez plus de passions que de raisons. Vous
entretenez un embrouillamini très dangereux. Du coup, vous
devenez «un grand danger public» pour tout `démocrate congolais'
vivant en Europe.

A ce jour, votre discours soit disant «patriotique» ne fournit ni
sacrifice, ni altruisme,… Donc, l'amour sacré de la patrie que vous
prêchez ne fait pas vivre les «mollahs» de l'APARECO, contrairement
aux populations de l'Est du Congo dont «la patrie est la raison de
vivre et de mourir». Les invasions repetées des Rwandais et leurs
alliés les obligent à des sacrifices suprêmes. Quand vous vous
prélassez dans vos apartements en Europe.

Je profite de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à
l'esprit de résistance patriotique au vaillant peuple congolais, et
surtout celui de l'Est du pays, qui réusit chaque jour qui passe à
faire échec aux plans de déstabilisation et de partition du pays.
Notre chère République Démocratique du Congo restera «une et
indivisible». Nous acceptons de mourir pour cet idéal. La lutte se
fait au Congo et non à de milliers de Km.

`WA MVENE', il faut discerner les signes des temps. La vie politique
est changeante. C'est pourquoi il vous faut aussi changer. Vous
n'allez pas rester eternellement «agent de renseignement» pour
toujours monter des coups bas et faire des fiches analytiques qui
souvent sont des «scénarios non réalisables» fruits de votre propre
imagination.

Avec la fuite du maréchal Mobutu Sese Seko, c'est sans doute la fin
d'un cycle. Des hommes nouveaux arrivent au pouvoir pour un Congo
nouveau. Ce sont des jeunes leaders nés après l'indépendance qui ont
échappé au SIDA dictatorial de votre régime corrompu de Mobutu. Ils
sont bien sûr différents de vous. Car ils sont pointus et se mettent
au dessus de toute polémique politicienne qui vous gangrène.
L'avenir donnera raison à l'histoire.

Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba,

Vous aviez fait votre temps. L'heure est donc arrivée pour vous de
vous confesser et demander un pardon sincère au peuple congolais
victime de votre arrogance. Mais, cela implique une «grande
réparation». Comme le peuple ne vous croira plus jamais, il faut
tout simplement faire un geste : «vous taire et vous effacer
dignement du débat politique» comme tous les grands caciques du
Mobutisme qui ont commis des grands pêchés comme vous au pays. 

Aujourd'hui, vous n'avez aucune leçon constructive à donner au
peuple. Car, vous avez lamentablement echoué avec mention «Grande
Distinction» pendant la Dictature. Le peuple n'a plus besoin de vos
analyses et démonstrations de service de renseignement. Ce sont des
discours trompeurs.

Le peuple a besoin aujourd'hui de sang nouveau pour une alternative
au pays. Malgré votre âge (60 ans, cette année), vous êtes
unanimement qualifié d'«homme du passé» suite à votre cruauté sur le
peuple. Malgré tous vos droits en tant que congolais, ne vous
entêtez pas dans le crétinisme du pouvoir dictatorial qui vous
aveugle. Mieux vaut le silence que le ridicule. Il faut savoir
accepter avec honneur la fin d'un règne et passer le rélais à la
nouvelle génération politique qui est déjà là autour de vous.


Mes salutations patriotiques,

Désiré KIMPESSE

«Le Patriote Congolais»
94005 Créteil
France


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