Pour une culture du dialogue
Page d'accueil
A propos de nous
Correspondance et Retrouvailles
Interviews
Musique
Forum, savoir dialoguer est une vertue
Emploi
Notes de lecture
Liens

Chance eloko pamba  to Kongo Zoba  ? ou Le devoir de vérité sur le passé de J Kabila !

Pourquoi instruirait-on en «xénophobie», en «congolité» le devoir des citoyens Congolais de choisir leurs dirigeants comme partout sur cette planète en scrutant leur biographie, leur identité? Monsieur de La Sablière voudrait-il nous confirmer qu'un candidat à la Magistrature Suprême française resterait un illustre inconnu auprès de ses compatriotes, ou encore dans l'isoloir le parcours personnel de l'un ou l'autre ne fournirait quelque raison à son choix ? C'est à notre avis, d'un paternalisme dangereux que de vouloir réduire les Congolais en potentiels criminels, indifférents à l'hospitalité, eux qui l'ont si bien assumée dans leur passé, en leur imputant un réflexe de haine, incapables de discriminer par eux-mêmes le choix indispensable d'un digne fils du pays d'un commerce politique raciste! Quel dérapage ne  serait visibles du peuple ? Il a démontré sa maturité politique et son refus des guerres civiles. Le candidat à la Présidence doit être de père et de mère congolais, dit la loi. De quoi à-t-on peur? Qui donc veut-on préserver qui serait au dessus de la loi ? Quelle autre crise plus importante dans le pays qu'une découverte fortuite d'un éventuel parjure qui balayerait les acquis d'aujourd'hui? Certes la Communauté Internationale (CI) subventionne « généreusement »  toutes nos institutions et ce processus électoral, elle nous impose son scénario ; néanmoins n'a-t-elle pas trouvé que des Congolais refusent que leur pays soit démembré, que leur unité et leur souveraineté soient monnayées ? Les entend-elle ? Sa volonté de sanctionner librement les politiciens défaillants est-elle prise en compte ?

Voici que coup sur coup, Mr Mugalu nous aligne sur son carnet nuptial la longue généalogie de J Kabila, « descendant » de LD Kabila ; que Mme Braeckman, décidément chargée internationale de campagne de J Kabila, nous offre des confidences familiales de « Mama » Sifa dans son journal belge ; que des photos de l'enfance surgissent ici-là, alors qu'on a dû attendre cinq ans pour que le très officiel site présidentiel daigne livrer une biographie. Ouf, le Président a enfin reconnu notre droit de le connaître davantage! Vive la campagne électorale mais alors allons jusqu'au bout : tout, sans zones d'ombre !

Tenez ; à la question d'un débat public sur le passé méconnu du Chef de l'Etat sortant qui sollicite notre suffrage pour rempiler, certains Congolais récusent l'entreprise : trop politicienne, choisissons–le sur sa compétence ; d'autres s'inquiètent expressément d'être dirigé par un inconnu, peut-être un étranger. A cette autre question des conséquences sur notre souveraineté des étrangers chargés dans les bagages d'Afdl et de cette autre guerre que nous a valu leur renvoi, certains se résignent, d'autres exigent la vérité. L'ambiance générale  frétille donc de doutes et d'interrogations !

LD Kabila nous avait « présenté » J Kabila en 1996  comme son « fils ». Parole d'Homme d'Etat ? A sa mort dans des circonstances encore troubles, son « fils » va hériter du trône. Qui a tué LD Kabila ? Pourquoi ? Le peuple n'a eu droit qu'à un simulacre de procès  suscitant encore aujourd'hui des supputations. Qui a choisi J Kabila pour le remplacer ? Pourquoi ?

Déjà des journaux étrangers dont Mme Braeckman qui l'avait démenti quelques jours plus tard, et des « Services » étrangers (dont plus récemment autour  du Ministre des Affaires Etrangères belge K De Gucht) nous avaient fait part des origines rwandaises de J Kabila.  Depuis de nombreux témoignages des proches de LD Kabila et des biographies nous l'ont confirmé. Des politiques, Ondekane, Mwenze Kongolo, Olengankoy, H Ngbanda, l'Udps, le Mlc l'ont susurré ou clamé très haut. D'autres sons de cloche ont apporté la contradiction ! Qu'à cela ne tienne la rumeur continue de courir jusqu'à enfler à la veille des élections. Mr Mwamba Tshibangu auteur d'une biographie, « J Kabila, La Vérité étouffée (Harmattan, Paris, 2005) », tente d'introduire une requête-pétition auprès de la Cour Suprême de Justice pour instruire ce dossier.

Avons-nous le droit d'exiger « cette vérité étouffée » ? Si J Kabila n'a pas ses deux parents biologiques Congolais, la loi lui interdit de briguer la Magistrature Suprême. Si J Kabila a porté la nationalité tanzanienne ou rwandaise surtout s'il a été dans l'armée tanzanienne ou rwandaise, il ne mérite pas d'être notre Chef de l'Etat. Si il a été garde de corps de Kagame dans l'Armée Patriotique Rwandaise et parle kinyarwanda, comme il l'est presque confirmé, il est pour le moins un « agent double », traître à la Nation , disqualifié pour ce poste. N'oublions pas vite que le Rwanda nous a fait subir deux guerres d'agressions avec  5 Millions de victimes et encore aujourd'hui des milliers par an, tandis que des tentatives d'un tutsiland sont à nos portes à l'Est ; Si J Kabila est tout cela, il est coupable de faux et d'usage de faux, sinon d'usurpation d'identité. Vous connaissez la suite !

Le débat électoral ne peut se résumer, c'est vrai, à la recherche des origines de J Kabila mais bien sur base des bilans et/ou projets des uns et des autres. Mais alors entre Congolais, seuls concernés : candidats éligibles, électeurs! Comment l'initier sereinement si des doutes légitimes suspectent certains de n'être pas des Congolais ? Des étrangers enrôlés électeurs venaient d'être sanctionnés ; pourquoi des candidats étrangers ne le seraient pas ? Notre enjeu décisif reste  d'investir aujourd'hui un pouvoir légitime ; comment lever cette hypothèque d'illégitimité si des nouveaux élus étaient suspects d'illégalité ?

Ainsi à l'origine de notre crise se trouve un contentieux tissé autour des agressions, des chantages identitaires et annexionnistes venus du Rwanda, quel avenir nous réserverait un Président suspect d'être Rwandais ? Mr Louis Michel et la CI nous imposent tout et nous somment avec force menaces, et de ne point contester les élections, et de ne « pêcher » par « congolité ». Au nom de quel principe démocratique (dont ils se prévalent) nous devrions renoncer à notre libre expression et à notre souverain regard sur notre nationalité. Le moindre emploi dans la fonction publique en Belgique, en France exige nationalité et CV éloquent ; pourquoi pas chez-nous, le Congo post-conflit n'aurait cure d'un Etat de droit, démocratique ?

Quant à  la Ham censée réguler la presse,elle  leur emboîte le pas en réprimant à tire-larigot ceux qui dévoilent des vérités utiles au débat public, aujourd'hui taxées de « congolité. A cette enseigne renoncer à cette « congolité », c'est proprement demander aux Congolais de cesser de l'être. Veut-on d'un Congo sans Congolais ? Refusons de mourir ; battons-nous  pour nous approprier notre destin !

Les Congolais ont dans leur histoire démontré leur hospitalité ; ils n'y ont pas renoncé aujourd'hui, ils récusent simplement que leur pays leur soit volé. Les diverses tribus ne s'entretuent pas quand des politiciens apprentis sorciers ne les y poussent pas et ces derniers ne sont pas inquiétés aujourd'hui. On ne veut ni ne peut inciter à la chasse à l'étranger, mais au delà des passions et d'éventuelles attaques ad hominem que peut provoquer l'enjeu électoral et qu'il faut sanctionner, il convient urgemment de revisiter sereinement le substrat qui les soutendrait :

le doute sur la nationalité de certains. A la veille des élections un débat public sur le passé de J Kabila s'impose. Les témoignages récurrents, la rumeur lourde de doutes qui parcourt le pays l'exigent pour la paix sociale et l'honneur des Congolais, devenus la risée des Ivoiriens et des Rwandais (sic) ! Avec tout le respect et toute la présomption d'innocence ; mais il le faut ! « La vérité ne se niche pas sur la lune », elle doit être à notre portée !

Souvenez-vous, ce vocabulaire fleuri de Kinshasa avait salué l'arrivée « par hasard » au pouvoir de J Kabila : « chance eloko pamba » (personne ne mérite la chance même si elle te fait roi) ! Quelqu'un  avait dit jadis « Congo zoba » (les Congolais sont des idiots) ! C'est vrai : « mutu na mutu na chance na ye » (à chacun sa chance) mais allons-nous laisser à la loterie le choix de notre Chef ?  Nous aurons mérité cette dernière  insulte si en plus de la déchéance  dans la quelle notre classe politique incapable et corrompue nous a plongés, nous n'arrivions même pas à nous compter, les portes ouvertes sans regarder qui entre dans la maison, si nous ne pouvons librement et judicieusement choisir nos dirigeants !

A Mesdames Messieurs les Politiciens ( Ondekane, Mwenze Kongolo,Olengankoy, H Ngbanda, l'Udps, le Mlc…) qui en savez quelque chose, vous vous rendriez complices de trahison à la Nation , si vous ne vous redressiez pour dire votre vérité en portant plainte auprès de la Cour Suprême de Justice contre l'éventuelle imposture à notre pays ou la poursuite d'une rumeur fausse préjudiciable!

A tous les vrais Patriotes Congolais, témoins des évènements, qui vous résigniez à courber vos fronts, voici l'occasion de vous montrer dignes de la Nation pour réclamer justice  et paix à votre pays ! A tous les amis étrangers du Congo, qui seriez dans les secrets, montrez-nous votre souci de voir notre pays partir sur des bons rails et dites ce que vous en savez !

Que vive le Congo, uni et fort !

Noël BAYAMA
France

© Congo Vision


Participez au forum


 
 
Copyright © 2005 Congo Vision. Tous droits réservés.