De l’Efficacité de l’Etat de Siège dans les Provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri

Par

Litofe Sloj Silika, PhD
Political Economy & Public Policy,
Specialist in Comparative and Developmental Economy
Fulbright and World Bank scholar
slitofe@yahoo.com

L’état de siège instauré par le Président de la république, son excellence Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour mettre un terme aux trois décennies du terrorisme d’Etat, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, et du plus grand génocide de vingtième siècle (i.e. plus de six millions des congolaises et congolais décimés), est une idée géniale et mérite le soutien de tous.

En effet, depuis le déclanchement de l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri, force est de constater que des centaines si pas des milliers des combattants appartenant aux divers groupes armés continuent à se rendre aux FARDC avec leurs armes et munitions. Bien plus, l’on observe sur le terrain une diminution sensible de cas d’assassinats ciblés, des incendies répétées et en grande échelle des maisons de paisibles citoyens, des cas de viols des femmes et autres graves violations des droits humains, dans les agglomérations sous contrôle des animateurs de l’état de siège.

Cependant, en dépit de ces avancées dans les agglomérations sous contrôle des animateurs de l’état de siège, d’après Human Right Watch (HRW), depuis l’entrée en vigueur de l’état de siège le 6 mai 2021 jusqu’au 10 septembre 2021, environ 740 civils ont été massacrés. De ces 740 civils massacrés, « divers groupes armés – dont certains restent non-identifiés – ont tué au moins 672 civils, et les forces de sécurité congolaises ont tué 67 autres, dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. » (https://africamediaplus.com/rdc-environ-740-civils-tues-depuis-linstauration-de-letat-de-siege-hrw/?fbclid=IwAR16bd29vg3I_DOE4kNXwjfUeCs99fKrtwlD94qar0_hLFNUc--88rAqlzc).

Voici pourquoi nous tenons ici à souligner que, l’Etat de siège que chef de l’Etat, son excellence Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décrété le 06 mai, 2021 pour restaurer une paix durable et effective dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, ne saura atteindre cet objectif, tant que les opérations militaires sur terrain ne sauront à la fois cibler les acteurs majeurs du conflit dans le Grand-Kivu et l’Ituri sur trois volets essentiels à savoir : le volet interne, le volet régional, et le volet international.

I.        Sur le plan Interne

1.1. Il sied ici de rappeler que tant que les criminels des présumés FDLR, ADF-NALU, Interahamwe, Ex-FAR, CNDP, M23 et autres génocidaires rwandais qui se cachent dans les montagnes de Grand-Kivu et l’Ituri ne seront pas totalement neutralisés, l’état de siège devra continuer. Ceci, peu importe les agitations de certains politiciens congolais, commerçants, creuseurs, et autres pécheurs en eaux trouble.

1.2. Ainsi, il convient de souligner que, les vrais "résistants Maï–Maï", en dépit de certains égarements de certains d’entre -eux, ne sont pas des forces négatives. Mais qu’ils sont plutôt des groupes d’auto-défense populaire constitués des jeunes congolais nationalistes et patriotes qui s’opposent farouchement à la partition de facto et/ou de jure de leur pays, aux pillages systématiques et à l’exploitation illégales des ressources naturelles de leur pays, et à la transformation du Grand-Kivu et l’Ituri en colonies d’exploitation et de peuplement du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, des multinationales maffiosi, et autres mercenaires de fortunes.

1.3. Etant donné que ces groupes d’auto-défense populaire sont parmi ceux qui connaissent et maitrisent mieux le terrain, qu’ils connaissent mieux qui est qui, qui fait quoi, quand et comment dans le Grand-Kivu et l’Ituri; qu’ils sont parmi ceux qui connaissent mieux que quiconque que les troupes basées à tel ou tel endroit sont des FDLR, ADF-NALU, Interahamwe, Ex-FAR, CNDP, M23, et autres génocidaires rwandais qui continuent à se cacher dans les montagnes de Grand-Kivu et dans l’Ituri; les animateurs de l’état de siège ont tout intérêt d’utiliser ces jeunes patriotes comme agents de renseignement.

1.4. Il est ici question de profiter de leur connaissance du terrain pour raccourcir la durée de l’état de siège, et ainsi, effectivement et efficiente ment restaurer une paix durable et effective dans le Nord-Kivu et l’Ituri. L’idée maitresse ici est que les animateurs de l’état de siège devront user de tous leurs pouvoirs et autorités pour que celui-ci (l’état de siège) ne se transforme en une guerre d’usure. En effet, l’état de siège doit être une guerre éclaire. Ceci permettra d’effectivement mobiliser l’enthousiasme collective de la population et maintenir leur sincère collaboration avec les animateurs de l’état de siège.

1.5. Identifier les chefs, sous-chefs, et autres talibans et/ou intégristes Lendu qui continuent à semer la mort et désolation à Djugu dans cinq groupements riches en réserve d’Or. En effet, selon le Docteur Vital Tungulo, jusqu’à ces jours et en dépit de déclanchement de l’état de siège, cinq groupements sur quinze dont dispose la chefferie de Banyali Kilo dans le territoire de Djugu sont totalement sous occupation des miliciens de CODECO (Coalition de Démocrates Congolais) en synergie avec ceux de FPIC (Force Patriotique et Intégrationniste du Congo) connus sous le nom de « Chini ya Kilima », etc. Ces cinq groupements sont : Mame, Malyakizungu, Kabakaba, Agonema et Anyolo. Toujours selon le Docteur Vital Tungulo, les populations de ces cinq groupements restent sous le joug des rebelles qui leur imposent des taxes et des travaux forcés, malgré l’existence de l’état de siège. (https://africamediaplus.com/djugu-au-moins-5-entites-riches-en-or-demeurent-sous-controle-de-codeco-dans-le-banyali-kilo/?fbclid=IwAR3uyYVhp5I10ST1_WUqn19mK_BdIN0A33ow4w-yd1nGoyq-imvXpLgDtaA). Donc, il y a urgence d’y mettre fin, et y étendre l’autorité de l’état.

1.6. Corrélativement, cibler et décapiter tous les chefs, sous-chefs, et autres talibans et/ou intégristes Hema / Banyamulenge (i.e. l’Union des Patriotes Congolais (UPC), le Mouvement du 23 mars -M23, Raia Mutomboki (« citoyens indignés »), etc., crées, recrées, parrainés, et entretenues par l’Ouganda, le Rwanda, et le Burundi dans le Grand-Kivu et l’Ituri. Plus question de dorloter ces criminels en les intégrant dans l’armée, la police, et les services secrets congolais. En effet, l’ère de brassage et mixage de triste mémoire doit absolument et définitivement être révolu.

1.7. Pendant que l’état de siège se poursuit, la nuit, toutes les frontières de la RDC d’avec l’Ouganda, le Rwanda, et le Burundi doivent être fermées. Ceci permettra aux animateurs de l’état de siège de mieux les surveiller, et partant, mettre un terme à leur perpétuelle traversée en catimini par les éléments des troupes rwandaises, ougandaises, burundaise, ainsi que des forces négatives en provenance de ces trois pays.

1.8. Déployer le gros des unités des FARDC le long des 217 Kilomètres qui séparent la RDC et le Rwanda. Ceci leur permettra d’efficacement vérifier et signaler à temps utile les violations de l’intégrité territoire de la RDC par les troupes rwandaises. Les drones dotés de technologies modernes de reconnaissances et d’éclairage nocturnes et nombreuses autres technologies militaires modernes doivent être utilisées à ce sujet. Bien plus, l’on doit parfaire les mécanismes de paiement des soldes des militaires et policiers, régulariser les litiges dus à leurs promotions et autres avantages financiers, et sévèrement punir les détourneurs des soldes des militaires et policiers.

1.9. Une fois confirmée que les troupes étrangères ont en catimini traversé les frontières de la RDC, les animateurs de l’état de siège doivent illico ordonner leur bombardement, peu importe ce que diront de nombreuses NGOs de droits humains qui pullulent dans le Grand-Kivu et l’Ituri. En effet lorsque ces troupes étrangères violent nos frontières, elles ne le font pas pour venir dire bonjour aux congolais. Mais elles le font pour venir massacrer des milliers d’innocent congolais, sous les barbes complices de ces nombreuses NGOs de droits humains.

1.10. Profiter de l’état de siège pour désenclaver les zones jadis assiégées par les FDLR, ADF-NALU, Interahamwe, Ex-FAR, CNDP, M23 et autres génocidaires rwandais ; y créer des muni bases militaires pour y étendre l’autorité de l’Etat ; y créer les infrastructures de base en termes de construction des routes, des écoles, des hôpitaux ; et au finish réintégrer tous les déplacés internes dans leurs villages d’origines.

1.11. Créer un « Fonds Spécial » pour aider les femmes, victimes de viols, des violences sexuelles au cours de plus de deux décennies, et celles qui ont été délibérément infectées par le VIH / sida afin qu’elles surmontent la stigmatisation liée à leur saga et être effectivement réintégrées dans la société congolaise. 

1.12. Accélérer la mise sur pied du « Tribunal Pénale Internationale Spécial pour la RDC ». Ce tribunal devra traduire en justice et juger tous ceux qui sont et/ou ceux qui se sont trempés dans la commission des crimes de guerre, crimes contre l'humanité, et crimes de génocide dans la région des Grands Lacs en général, et dans l'Est de la RDC en particulier.

II.        Sur le plan Régional

2.1. Point n’est besoin de souligner que le président Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, son homologue Paul Kagame du Rwanda, et les autres Hima-Tutsis extrémistes, n’ont jamais cru aux négociations, accords et/ou traités.  En effet, pour eux, négocier signifie : Mentir, distraire, gagner du temps, et foncer militairement dès la moindre opportunité, et ce, jusqu'à la victoire finale.

2.2. En d’autres termes, le seul langage que Yoweri Kaguta Museveni et Paul Kagame comprennent est le langage des armes : « Qui tue par l’épée, périt par l’épée ».  C’est le seul langage que ces deux dictateurs tribaux de la région de Grand lacs comprennent.

2.3. De ce point de vue, les accords que l’Administration Fatshi avait signé avec l’Ouganda relative au renforcement du commerce bilatéral ainsi qu’à la construction d’une route devant relier Kasindi – Beni (80 km), Beni – Butembo (54 km), Bunagana – Rutshuru – Goma (89 km), doivent être suspendu pendant toute la durée de l’exécution de l’état de siège. Il en va de même avec les trois accords de coopération bilatérale signés entre l’Administration Fatshi et le Rwanda, singulièrement l’accord relative à l'exploitation de l'or entre la société congolaise "SAKIMA" et une société rwandaise de droit privé. Plusieurs protocoles d’entente signés entre l’Administration Fatshi et le Burundi sur les infrastructures, la politique, la diplomatie et la sécurité doivent aussi être suspendus.

2.4. Bien plus, l’état de siège devra s’étendre au Sud-Kivu et le Maniema. En effet, la suspension des accords précités, et l’extension de l’état siège dans tout le Grand-Kivu permettront aux animateurs de l’état de siège d’accomplir leurs missions en un temps record.

2.5. Réaffirmer la souveraineté, l’intégrité territoriale, et l’indépendance politique de la RDC.  Une réaffirmation sans laquelle, le président Museveni de l’Ouganda, son homologue Paul Kagame du Rwanda, et les autres Hima-Tutsis extrémistes, ne cesseront de créer, recréer, structurer, et restructurer à leur gré, des soi-disant mouvements rebelles congolais, pour continuer à s’ingérer indéfiniment dans la politique interne et extérieure de la RDC. Et ainsi, avancer et accomplir en douceur leur ambitions territoriales, économiques, et hégémoniques en RDC.

2.6. Nous tenons ici à souligner que l’état de siège risque d’être une guerre d’usure aux conséquences néfastes et incalculables sur le vécu quotidien des congolais, tant que l’Administration Fatshi ne sera en mesure d’user d’un langage franc et sincère d’avec le Président Paul Kagame du Rwanda. Et aussi et surtout, tant que l’Administration Fatshi ne sera en mesure de traduire en justice pour haute trahison, terrorisme, barbarisme, vandalisme, sauvagerie, et génocide, les agents rwandais opérant à ciel ouvert en RDC, notamment Azarias Ruberwa, Moise Nyarungabo, Bizimana Karahamueto, Deogratias Bugera, Apollinaire Kalera, Bijos Ntaganda, Dunia Barakani, John Kanyoni Nsana, Emmanuel Kamanzi, Oswald Ndenshyo, Théo Mpabuka, et tant d’autres.

2.7. Dans cet ordre d’idée, l’Administration Fatshi devra exiger au Rwanda d’extrader en RDC le Général Laurent Nkunda et la plupart de ses lieutenants qui se cachent au Rwanda ; et demander à l’Ouganda d’extrader en RDC Sultani Makenga, et des centaines de ses acolytes du M23 qui se cachent en Ouganda. Tous ces criminels doivent, tous, être traduits en justice en RDC.      

2.8. Déployer le gros des unités de la Monusco le long des 217 Kilomètres qui séparent la RdCongo et le Rwanda. Ceci permettre à la Monusco d’efficacement appuyer les FARDC, et signaler à qui de droit les violations de l’intégrité territoire de la Rd Congo par les troupes rwandaises ; Et aussi effectivement désarmer et neutraliser les Interahamwe (miliciens extrémistes Hutus) et les ex-FAR (Forces armées rwandaises, ex-armée rwandaise) qui continuent à se cacher dans les montagnes du Kivu.

III.     Sur le plan International

3.1. Dans le cadre du partenariat privilégié qui existe entre les Etats Unis et la RDC, l’administration Fatshi devra demander à l’administration Biden, à l’Union Européenne, et au Conseil de sécurité des Nations Unies, de persuader et/ou de contraindre les présidents Yoweri Kaguta Museveni de l'Ouganda et Paul Kagame du Rwanda, à mettre immédiatement et définitivement fin à leurs décennies de terrorisme d'État, de la barbarie, de vandalisme et de génocide dans le Grand-Kivu et l’Ituri.

3.2. Si Museveni et Kagame refusent d’obtempérer, ils devront dans un proche avenir être arrêtés et transférés à la Cour Pénale Internationale (CPI), de la même façon que l'ancien président du Libéria, Charles Ghankay Taylor, l'a été. Jurisprudence internationale oblige. Car, trop c'est trop.

3.3. L’administration Biden, l’Union Européenne, et le Conseil de sécurité des Nations Unies, devront aider l’administration Fatshi à éradiquer diverses organisations terroristes, et à désarmer et démobiliser d'autres groupes armés, qui continuent à contrôler de vastes concessions minières dans le Grand-Kivu et l’Ituri, et qui utilisent leurs revenus du pillage des ressources naturelles de la RDC, pour amplifier leurs entreprises démoniaques et maffieuses.

3.4. L’administration Biden, l’Union Européenne, et le Conseil de sécurité des Nations Unies, devront aider l’administration Fatshi à créer une forte armée nationale. Une armée bien organisée, bien équipée et bien motivée. Une armée nationale capable de dire à tous les voisins de la RDC que, les gars, faites attention, un autre shérif est au Congo. En défaut de cela, Museveni et Kagame persisteront dans leur bêtise en RDC. Et tôt ou tard, le Grand-Kivu et l’Ituri deviendront la patrie de prédilection de toutes sortes d'organisations terroristes, Al-Qaïda, ISIS, Hezbollah, Hamas, LRA, ADF-NALU, etc.

3.5. L’administration Biden, l’Union Européenne, et le Conseil de sécurité des Nations Unies, devront aider l’administration Fatshi à concevoir et mettre en œuvre un plan stratégique consistant à relier toutes les anciennes provinces de la RDC par des autoroutes, des chemins de fer, et autres moyens de transport et communication modernes ; et à investir dans l'agriculture, la création des écoles, des hôpitaux, des banques, et dans le tourisme.

3.6. Plus tôt ce mois, il a été annoncé que l'administration Biden était dans les discussions avec plusieurs pays dans le monde, la RDC inclus, à temporairement accepter les réfugiés Afghan. De ce point, l’administration Biden et l’administration Fatshi doivent mettre en place des institutions capables de les aider à détecter que ceux qui seront aidés sont effectivement des réfugiés Afghan, et non des militants afghan et/ou talibans qui pourraient tenter de s’infiltrer dans ces pays sous l’égide des réfugiés Afghan.

3.7. D’après l’Institut Français du Pétrole (IFP Énergies nouvelles), le cobalt "a la particularité d’avoir un point de fusion élevé et de conserver sa résistance ainsi que ses propriétés magnétiques même soumis à de fortes températures. Cela en fait donc un élément incontournable pour de nombreux domaines stratégiques, comme l’aérospatial, la défense, la chimie, etc. On le retrouve entre autres comme composant des superalliages utilisés dans les turbines à gaz et les réacteurs nucléaires, mais également dans les aimants des radars, les systèmes de guidage de missiles, les systèmes de propulsion marins, ou encore les capteurs." (https://www.ifpenergiesnouvelles.fr/article/cobalt-transition-energetique-quels-risques-dapprovisionnements)

3.8. La répartition mondiale des réserves estimées de cobalt en 2018 se présentait comme suit :

Graphique 1

 

 

Source : USGS

3.9. La RDC n'exporte pas des produits finis prêts à être utilisés par Apple, Samsung ou tous les grands utilisateurs de batteries au monde. Elle exporte un produit minier qui est au stade de traitement. La première transformation mécanisée est entre les mains de sociétés et d'usines principalement étrangères : le géant canadien basé en Suisse Glencore et des noms moins connus, China Molybdenum-TFM, CDM (Chine), Chemical of Africa (Chemaf, gérée par un actionnaire indien).  (https://www.voaafrique.com/a/ruee-mondiale-vers-le-cobalt-congolais-la-chine-medaille-d-or-/4263680.html).

3.10. Selon les experts, l'exploitation du cobalt congolais profite plus à la Chine qu'à la RDC. En effet, selon les experts, la production congolaise part à 80% en Chine où une dizaine de raffineurs assurent la transformation finale en métal cobalt : le premier raffineur mondial, Huayou, maison-mère de CDM, Jinchuan, GEM. Ces raffineries dépendent à 98% des importations de cobalt intermédiaire, "dont 91% venant de RDC", précise Darton Commodities. "Aujourd'hui, la Chine est devenue le grand vendeur mondial de cobalt, alors que la chine n’en a pas dans son territoire. " (https://www.business-humanrights.org/ru/latest-news/r%C3%A9p-d%C3%A9m-du-congo-lexploitation-du-cobalt-congolais-profite-plus-%C3%A0-la-chine-quau-pays-selon-les-experts/)

 
3.11. Ainsi, en plus de l’argument officiel selon lequel, le président Félix Tshisekedi aurait autorisé le déploiement des experts anti-terroristes américains dans l'est de la RDC, pour renforcer la capacité des FARDC à lutter effectivement contre le terrorisme dans les parcs nationaux des Virunga et de Garamba devenus des sanctuaires des forces terroristes" (https://www.mediacongo.net/article-actualite-91753_felix_tshisekedi_autorise_le_deploiement_des_forces_speciales_americaines_a_l_est_de_la_rdc.html);
 
3.12. L’on devrait plutôt et en plus souligner que l’arrivée des forces spéciales américaines dans l’est de la RDC devrait plus être compris dans la perspective des efforts que mène les Etats-Unis pour contrer la percée de la Chine en RDC pour y contrôler ses minerais stratégiques, et ainsi se positionner comme leader mondiale incontournable des industries utilisant les métaux jugés stratégiques.

CONCLUSION

Sans se transformer en une guerre d’usure, l’état de siège doit continuer et doit absolument réussir. Car, son échec ouvrira nul doute définitivement la route à la balkanisation de facto de la RDC. Pour éviter que cela devienne une réalité, et que la RDC emboite les pas de l’ancienne Union Soviétique, la Yougoslavie, et le Soudan ; les animateurs de l’état de siège doivent effectivement et efficiente ment combattre, à la fois et simultanément, les concepteurs et tireurs des ficelles de l’invasion et occupation de la RDC sur trois volets : interne, régionale, et international. Ainsi, à court terme (i.e. d’ici Décembre 2021), les animateurs de l’état de siège doivent identifier qui sont qui, qui font quoi, quand et comment dans ces trois volets ; cibler les gros poissons dans ces trois volets ; et les mettre tous hors d’état de nuire. La survie de la RDC en tant que « Etat -Nation » en dépend.

Los Angeles, 09/16/2021