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04.12.08 CONGO - Nord Kivu : Voyage au bout de l'enfer (Béatrice Petit/Télé Moustique )

Document:
A l'Est meurtri du Congo, notre journaliste Béatrice Petit, s'est rendue dans les territoires conquis par les rebelles de Laurent Nkunda. Elle y recueilli des témoignages aussi poignants qu'effrayants sur les lieux des massacres de Kiwanja (Rutshuru). A deux pas de là, la population traumatisée a été priée de se rendre au stade pour entendre le nouveau « président » autoproclamé, Laurent Nkunda parler d'une inquiétante « sécurisation ». (Les disparitions, les viols, les recrutements forcés et les pillages continuent.) Carnet de voyage inédit.
(voir aussi les photos en annexe)

Voisin du Rwanda et de l'Ouganda, le Nord Kivu, au sous-sol particulièrement riche en minerais précieux, suscite les convoitises internationales et est devenu depuis plus d'une décennie le théâtre de conflits et d'atrocités -commis par une multitude de groupes armés dont l'armée elle-même-, qui ont provoqué la mort de quelque cinq millions de personnes.

Soutenu par le Rwanda, le général déchu Laurent Nkunda, qui se pose en défenseur des Tutsi, reproche essentiellement à Kinshasa de ne pas pourchasser les extrémistes hutus rwandais, sévissant dans la région depuis le génocide de 1994.

Fin août, malgré les accords signés, les affrontements entre les rebelles et l'armée ont repris, poussant sur les routes 300.000 déplacés supplémentaires. Les 28 et 29 octobre, les hommes du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) de Nkunda se sont emparés du chef lieu du territoire de Rutshuru et ont avancé jusqu'aux portes de Goma, la capitale provinciale. Ils poursuivent maintenant leur progression vers le Nord et dans le Masisi.

Des milices nationalistes congolaises Maï Maï et FDLR (Hutus rwandais) suppléent l'armée congolaise, en pleine déroute. Kinshasa frémit d'autant que le général mutiné a élargi ses revendications et appelé tous les Congolais à « se mettre debout contre le Gouvernement ».

Les rebelles dirigés par Laurent Nkunda sont
aux portes de Goma, la capitale provinciale du Nord Kivu, voisine du Rwanda. Bien
qu'elle traverse la ligne de front, la route qui mène à Rutshuru, à 75 kilomètres au nord, est
maintenant rouverte à la circulation afin de permettre l'acheminement de l'aide
humanitaire.

A une quinzaine de kilomètres de Goma, les soldats congolais (FARDC) déambulent le pas lourd et la mine défaite à proximité de leurs tentes et de la dernière barrière routière qu'ils tiennent. Tout à coup,
plus personne en vue : c'est la ligne de front. Un frisson. Puis, au tournant, à 200 mètres à peine, apparaît une mitrailleuse pointée sur notre véhicule. Elle est tenue par des hommes en tenue militaire impeccable, tapis dans des fauteuils au cœur d'une végétation luxuriante. Nous sommes arrivés dans
la zone prise par Nkunda (CNDP). Le long de la route, ses hommes défilent en nombre impressionnant, lourdement armés, dans des uniformes chamarrés« taches taches ». Les villages sont abandonnés. Seuls des rebelles occupent les maisons. Sur les côtés de la voie endommagée par le passage des camions et blindés, subsistent encore les traces de l'armée congolaise défaite.

Plus loin, à un point de contrôle, les rebelles prélèvent sans scrupule dans les marchandises transportées par un homme, visiblement terrorisé. Ce sont les mêmes mœurs que celles, pourtant
stigmatisées, des soldats congolais. Nous retenons notre souffle. Chaque groupe
armé est source d'inquiétude. Nous traçons, trop préoccupés pour profiter du cadre majestueux des volcans avec, à l'avant-plan, les belles plantations de café initiées en leur temps par les Belges. Enfin, après trois heures d'un voyage aussi cahotant que stressant, notre destination est en vue. Voici
Rutshuru, plongée dans un calme de façade. Nkunda vient d'y installer son quartier général. Nous poussons le nez, six kilomètres plus loin, jusqu'à la localité la plus importante de Kiwanja, anormalement vidée de ses habitants. C'est là qu'ont eu lieu les massacres qui ont particulièrement ému la communauté
internationale.

« Ils sont morts, j'ai
survécu »

Les rebelles du CNDP, appelés maintenant « les militaires » sont omniprésents
et sèment la terreur autant que leurs ennemis, les Maï Maï (milices progouvernementales) et les FDLR (opposants hutus rwandais dont certains ont participé au génocide de 1994).

Cette terreur, Eric, n'est pas prêt de l'oublier. « Le 4 novembre, les Maï Maï ont lancé une attaque folle
pour reprendre Kiwanja,
raconte d'une voix monocorde ce jeune homme de 19
ans. S ans uniforme, le front ceint de feuillages, ils ont fait irruption dans notre maison. Une arme sur la
tempe, j'ai été emmené, avec mon frère de 16 ans et un ami. Mon frère aîné a regardé par la fenêtre,
ils lui ont tiré dessus et bouté le feu à notre case. Il a été brûlé vif. Les Maï Maï nous ont entraîné au bout de la cité, ils nous ont roué de coups de bâton puis assis par terre, torse nu. Mon
ami a été exécuté. Moi, j'ai reçu une balle dans le thorax mais j'ai survécu ».
Il me montre sa grande cicatrice.

La suite
des atrocités, Emérence, jeune fille devenue orpheline, me la livre. « Durant 24 heures, un déluge de feu s'est abattu sur nous. C'était comme la fin du monde, le CNDP tirait à l'arme lourde depuis les hauteurs de Rutshuru.
Mon père, ma sœur et moi, ne parvenions pas à fuir notre maison à cause des
tirs. Les Maï Maï s'étaient déjà enfuis depuis plusieurs heures mais les hommes de Nkunda voulaient se venger. Ils sont passés de maison en maison et ont défonçé les portes en tirant. Des hurlements
résonnaient. J'ai entendu notre voisin appeler au secours, puis un long silence.
J'ai jeté un coup d'œil par la fenêtre. J 'ai vu des CNDP enfiler des vêtements militaires sur son cadavre. Il avait un couteau planté dans le cœur.
Alors, je me suis enfuie avec ma sœur qui portait un bébé. Mon père, déjà âgé,
est resté. Le lendemain, je l'ai retrouvé lui aussi, poignardé et revêtu d'un
uniforme.

Dans le quartier de Mabungo, un groupe d'habitants me raconte que les miliciens du CNDP ont tué principalement des hommes en âge de combattre, car ils étaient systématiquement considérés comme suspects. Dans le feu de leur colère, les CNDP tiraient également sur tout ce qui bougeait. «  Les champs de café étaient pleins de cadavres. On en aussi retrouvé jetés dans les latrines, raconte Joséphine, une femme d'un âge respectable .  Quand je suis rentrée au quartier, j'ai vu une vieille, gisant sur le sol avec les yeux, les dents et la bouche arrachée ».

Le long des cases, apparaissent de nombreux endroits où la terre a été fraîchement retournée. Je frémis. « Ici, il y a cinq cadavres, là, trois,… », me glisse un de mes informateurs en
toute discrétion car les hommes de Nkunda sont tout proches et nous observent. La Croix Rouge locale aurait enterré 217 corps. Mais personne ne connaît l'ampleur des tueries car même ces
humanitaires se sont vu interdire l'accès à certaines zones. Il y aurait encore des cadavres jetés dans les maisons. Et des trous auraient été creusés dans les collines avoisinantes, ce qui angoisse mon interlocuteur d'autant que les disparitions continuent.

Le spectre du génocide

Les Nandé, une ethnie importante résidant à Kiwanja, sont accusés de soutenir les Maï Maï qui, en tenue civile, se glissent facilement dans les maisons. Lors des combats, quinze commerçants Nande
auraient été enlevés puis échangés contre des militaires CNDP. Ces derniers ont aussi bombardé le seul hôtel de Kiwanja, dont le propriétaire était suspecté de soutenir les Maï Maï.

Mais les zones les plus touchées se trouvent dans les quartiers de Mabungo, peuplés de cases de paille et de terre, habitées majoritairement par des Hutus." On a tué les plus pauvres " ,
s'indigne une femme. Après le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, des milliers de Hutu réfugiés dans l'Est du Congo ont été massacrés. Ce qui fait craindre à certains habitants une répétition de l'histoire. " On nous viole, on nous tue, on nous salit en nous accusant de soutenir les Maï Maï
ou les FDLR. Si l'un d'entre nous doit montrer sa carte d'identité et qu'il vient de Binza, on le tue sur le champ sous prétexte qu'il est du FDLR."

Ce témoignage m'est livré par Immaculata.
Cette femme d'une quarantaine d'années me montre la blessure qu'elle a gardée en fuyant les CNDP qui tentaient de la violer. Elle m'entraîne à l'intérieur d'une case et m'explique qu'après la première prise de Rutshuru, le 29 octobre, les hommes de Nkunda ont intimé l'ordre aux milliers de déplacés de vider les camps, devenus inutiles, prétendaient-ils, car le CNDP était venu apporter la paix et la sécurité. Le lendemain, le feu était bouté à tous les sites. La majorité de leurs occupants étaient Hutu. Le CNDP a-t-il vouluévacuer ses ennemis jurés pour les tuer discrètement à domicile une semaine
plus tard, se demandent les observateurs. La mission des Nations Unies au Congo (MONUC) enquête sur ces déplacements forcés du 29 octobre comme sur ceux du 6 novembre après la nuit des tueries, des personnes réfugiées autour de sa base.

" Laurent Nkunda attise la haine et aggrave la situation des Tutsi congolais qu'il prétend défendre, commente Immaculata. Moi, je me souviens d'avoir grandi ici avec les autres ethnies sans problème . Et d emain, comment vont réagir tous ceux qui ont perdu des proches?" Assis sans force sur le sol, un
vieillard ajoute: "Nous sommes écrasés. Avez-vous vu les vaches aux grandes cornes des éleveurs Tutsi du CNDP ravageant nos précieuses cultures de café? Un proverbe dit: 'Si tu hais quelqu'un, tu amènes des vaches dans son champ.' C'est une autre manière de piétiner quelqu'un, de le tuer en
silence."

La nuit tombe et avec elle, se multiplient tous les dangers. Je cherche désespérément une moto-taxi pour rentrer. C'est que les chauffeurs se font rares, vu que la plupart des jeunes gens survivants ont fui par crainte des recrutements forcés. Des témoins me confient: " Hier, on a enlevé cinq enfants le long de la route, malgré la présence de leurs parents. Les nouvelles autorités leur ont dit que leurs enfants étaient des rebelles et les ont menacé de mort."

Les militaires sont de plus en plus nombreux à envahir la cité. Dans la pénombre, l'un d'entre eux fait mine de me saluer. Il me prend la main, me la serre et la retient pour me faire sentir son pouvoir.
Mon guide baisse la tête et reste coi. Je songe à ce qui vient de m'être raconté: "S i les militaires CNDP appellent quelqu'un sur la route, le prennent par la main et causent avec lui, il doit se dire qu'il n'a plus qu'à prier, car il va être exécuté un peu à l'écart." H eureusement, je suis journaliste, et pour moi, l'heure est plutôt à l'intimidation musclée. Enfin, une moto-taxi arrive. Je saute dessus.
Le long de la route, apparaissent des militaires. Et, devant moi, surgit la silhouette d'une moto prolongée par les kalachnikov de ses occupants. Juste avant de me quitter, mon chauffeur me lance:
"Allons-nous vivre ou mourir?"

Le grand show macabre de Nkunda

A ce jour, Laurent Nkunda est parvenu à s'accaparer un tiers du Nord Kivu, province dont la superficie
représente deux fois celle de la Belgique. Et il continue sa progression vers le Nord et l'Ouest. Le chef du CNDP a clairement annoncé la couleur. Il se bat "pour une libération totale de la RDC." Le 22 novembre dernier, le nouveau maître des lieux a convoqué toute la population de Rutshuru à un meeting dans le stade local. Des Casques Bleus, coiffés d'un turban sikh indien, interdisent les photos. "Ils ne sortent que pour protéger le CNDP, ils n'ont rien fait pendant que nous nous faisons massacrer à Kiwanja", se plaint un quidam.

Alignés en file, enfants comme vieux sont fouillés avant de pénétrer dans le stade. Les journalistes sont soumis aux mêmes contrôles et de surcroît, priés de se secouer les cheveux. Interdiction
de rire, se fâche un militaire CNDP. A l'intérieur, un bon millier de personnes attendent trois heures durant en plein soleil la venue du"président". De quoi rappeler la prestation de serment de Joseph
Kabila ou les cérémonies de Mobutu. Quelques personnes arborent une affichette:
"CNDP - Paix - Unité – Réconciliation" , des mots qui ne trompent personne. Les regards sont
figés, immensément tristes malgré la musique tonitruante, style fancy fair, et
la fanfare qui obéit aux injonctions de l'un des frères de Laurent Nkunda. Les
spectateurs savent qu'ils vont assister à une "rééducation idéologique" .

Tout à coup, surgissent des pick-up remplis d'hommes lourdement armés précédant la voiture du chef. Les gardes du corps de Nkunda bondissent, courent et molestent sciemment des photographes à coups de pieds et de crosse. "Méthode rwandaise" , commente un journaliste. C'est alors qu'apparaît la silhouette longiligne de Nkunda, coiffé d'un chapeau de toile style cow-boy et
vêtu d'une tenue très classe. Sur le podium, il sourit, se penche vers un proche, entame une gesticulation impressionnante. "A croire qu'il s'est exercé devant un miroir" , suggère un confrère, à qui ce cirque rappelle les manières d'Hitler.

"Ici,à Rutshuru le mal a commencé avec la colonisation. Aujourd'hui, le bien partira de Rutshuru" , proclame le chef de la rébellion, soutenue par le Rwanda. Il poursuit en annonçant la "pacification"
- entendez les sinistres opérations de nettoyage - et prie tous les habitants de rentrer chez eux et d'envoyer les enfants dans les écoles, qui vont rouvrir. Mais le jour dit, les établissements scolaires resteront déserts, parce que la plupart des enseignants masculins ont fui ou disparu. Et parce que les parents redoutent l'enlèvement de leurs enfants.

Regroupés dans des abris de fortune autour de la base de la Monuc en attendant d'être à tout
moment chassés, hommes et femmes vivent dans l'angoisse : quelques jours plus tôt, les militaires du CNDP ont violé une dizaine de femmes dans les environs immédiats après leur avoir mordu violemment les seins. L'une d'ellesétait enceinte et a succombé aux violences. Les violeurs auraient abandonné sur place des vêtements militaires.

Et déjà, les Maï Maï, postés à quelques kilomètres, annoncent des ripostes sanglantes….

"Nous retournons mourir chez nous"

Il est très difficile de donner le chiffre total de déplacés au Nord Kivu, car les nouveaux exilés se mélangent au million d'autres, poussés sur le chemin d'une errance sans fin. A 12 Km de Goma,
au pied du volcan Nyiragongo, s'étendent à perte de vue les camps de déplacés de Kibati. Les soldats congolais sont concentrés dans cette zone, proche de la ligne de front. De nuit comme de jour, ils font irruption chez les réfugiés, installés dans des abris de fortune, posés à même les blocs acérés de lave.

Ce 21 novembre, un groupe imposant est silencieusement assis autour d'une bâche cachant partiellement le cadavre d'une jeune femme de 20 ans, tuée la nuit. Debout et immobile, la maman reste plongée dans une désespérance indicible à côté du visage ensanglanté de sa
fille. " Des militaires sont arrivés la nuit, ils ont emporté notre argent et l'aide alimentaire tout juste reçue. Ils voulaient violer des femmes et tiraient dans toutes les directions. La jeune fille, qui campait là, a pris une balle en plein visage". Alerté par une agence onusienne, un délégué de l'auditorat militaire vient faire rapport. Je l'entends dire et le vois écrire qu'il s'agit d'une "balle
perdue"
. Serait-ce un a ccident... de travail?

Plus loin, une fillette se lave les mains dans l'eau de la rigole. D'autres, toutes petites, partent le dos courbé sous le poids de lourds bidons d'eau. Les enfants, en guenilles, n'ont même plus la force de sourire. Beaucoup ont les cheveux ravagés par la teigne ou la gale, le ventre bedonnant ou le visage gonflé. " La malnutrition sévère atteint des sommets", explique Jaya Murthy de l'Unicef. L es
épidémies de choléra et de rougeole menacent les plus vulnérables
. "

Les camps sont tout proches de la ligne des combats. Cette situation intenable pousse le Haut Commissariat aux Réfugiés à stopper les aides alimentaires pour inciter les déplacés à partir.
Mais pour aller où? Sur la route, erre une grappe d'exilés avec leur maigre balluchon sur la tête, poussant leurs bambins exténués. "On nous envoie dans un nouveau camp à Mugunga, à 17Km à pied d'ici, explique un père de famille. Nous n'en voulons pas, nous serions là aussi sur la lave et il n'y a place que pour 20.000 personnes. Nous préférons rentrer mourir chez nous plutôt que nous faire
tuer par les soldats dans les camps. Là, tous les soirs, dès que les humanitaires sont partis, ils viennent nous voler le peu que nous avons, violent et tuent nos femmes
. "

Béatrice
PETIT

Message accompagnant les documents envoyés :

Chers
amis,

Je suis bien
rentrée du Nord Kivu où la guerre continue …

Je ne puis oublier cette mère de 8 enfants, dont l'abri de branchages et de plastiques a brûlé sous mes yeux (voir les 2 dernières photos); cette maman au regard fixe à côté du corps de sa fille, tuée par une balle; Alexis, ce jeune, qui dans sa fuite sous les tirs, a vu toute sa famille tuée par balles sur la route; Juliette, qui a retrouvé son père poignardé; ces visages d'enfants qui ne peuvent plus sourire, abîmés par une malnutrition mortelle ; tous ces adultes qui vivent jour et nuit dans la peur...

Aujourd'hui, une immense colère m'envahit en entendant que la communauté internationale refuse
une fois encore d'envoyer des troupes là bas alors que, comme me le disait une religieuse travaillant dans la région depuis 40 ans, on est en train d'exterminer tout un peuple.

En 94, lors du génocide des Tutsi (et massacre des Hutu modérées), les Belges se sont enfuis,
ont dit qu'ils ne savaient pas et ont fait leur mea culpa plus tard. Aujourd'hui, le monde sait, mais les massacres –surtout de Hutu- continuent.

Il y a trop d'intérêts économiques (minerais précieux) et politiques en jeu (les Etats-Unis
et les pays anglo-saxons soutiennent le Rwanda, qui alimente le chef de guerre, Nkunda.

Et une vie de Congolais ne semble pas avoir la même valeur qu'une vie de « Blanc » !

Je vous invite à dire, à crier autour de vous et à nos responsables politiques, votre indignation
de laisser tomber nos frères congolais et de voir leur pays envahi. Je vous invite aussi à prendre votre plume pour contacter les media via leur courrier des lecteurs. Il y a non-assistance à personnes en danger !

Enfin, pour ceux que cela intéresse, un de mes reportages est publié dans Télémoustique (voir
annexe)cette semaine. D'autres suivront dans le journal paroissial « Dimanche (Express) » notamment.

Merci de votre attention.

Très
amicalement.

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