Présidentielle en RDC: Les candidats et leurs programmes

Congo Vision demande aux candidats de présenter au peuple Congolais leurs programmes !

RDC: la Céni publie une liste provisoire des 25 candidats à l'élection présidentielle

Vingt-cinq candidats, dont une femme seulement, ont déposé leur dossier de candidature à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué vendredi la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui a affiché la liste à l'entrée de son siège à Kinshasa.

Il s'agit, dans l'ordre de remise des candidatures, de:

1. Seth Kikuni Masudi, un jeune entrepreneur qui se présente comme indépendant.

2. L'opposant Jean-Pierre Bemba Gombo, un ex-chef rebelle et ancien vice-président durant la transition 2003-2006. Il préside le Mouvement de Libération du Congo (MLC), la deuxième force d'opposition à l'Assemblée nationale.

3. L'opposant Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi, président de l'Union pour la Nation congolaise (UNC), troisième parti de l'opposition par le nombre de ses députés à l'Assemblée nationale. Cet ex-proche du président Joseph Kabila a présidé de l'Assemblée nationale avant de tomber en disgrâce.

4. L'indépendant Tryphon Kin-Kiey Mulumba, un ex-ministre qui fut en son temps défenseur acharné du maintien du président Joseph Kabila au pouvoir et qui préside le Parti pour l'Action (PA).

5. Freddy Matungulu (alias Mbuyamu Ilankir Matungulu), un professeur des sciences économiques à l'Université de Kinshasa qui préside le parti Congo na biso. Il a été investi comme président de la plateforme Synergie électorale notre Congo (SYENCO).

6. L'opposant Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) et du Rassemblement de l'opposition congolaise (Rassop). Il est le fils de l'opposant historique Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles - et dont la dépouille n'a toujours pas été rapatriée.

7. L'indépendant Alain Daniel Shekomba Okende, directeur général d'une entreprise de téléphonie mobile basée à Malabo (Guinée équatoriale).

8. Radjabo Mbira Tebabho Soborabo, le président du parti Congolais unis pour le Changement (CUC).

9. Adolphe Muzito Fumutshi, un ancien Premier ministre de M. Kabila qui se présente au nom du regroupement UREP. En rupture avec son parti, le Parti lumumbiste unifié (PALU), il a déposé sa candidature avec l'appui de la plate-forme électorale Nouvel Elan dont il est l'initiateur.

10. Martin Fayulu, président du parti d'opposition Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (Ecide) et soutenu par une plate-forme appelée Dynamique de l'opposition (DO).

Il avait suspendu en mars sa participation aux plénières de l'Assemblée nationale et renoncé à la perception de ses émoluments pour dénoncer l'illégitimité des institutions du pays - tant le président Kabila que l'Assemblée ont été élus en novembre 2011 pour un mandat de cinq ans, mais les scrutins pour pourvoir à leur remplacement n'ont jamais eu lieu et sont désormais fixés au 23 décembre prochain.

11. Yves Mpunga, président du parti Lutte pour un Congo Moderne (LCM).

12. Théodore Ngoy Ilunga wa Nsenga, le président du parti Congo pour la justice (C.Just), mais qui se présente comme indépendant.

13. Samy Badibanga Ntita, lui aussi un ancien Premier ministre. Il est issu du parti d'opposition Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), dont il avait présidé le groupe parlementaire, avant d'être exclu du parti après sa désignation comme chef du gouvernement en novembre 2016. Il se présente au nom des "progressistes".

14. Le pasteur Joseph Mba Maluta, indépendant.

15. L'opposant Gabriel Mokia Mandemo, qui préside le Mouvement des Démocrates congolais (MDECO).

16. Marie-Josée Ifoku Mputu, la présidente de l'Alliance nationale des élites du Congo (AENC).

17. Pierre Honoré Kazadi Lukonda Ngube-Ngube, autorité morale du Front populaire pour la Justice (FPJ).

18. Sylvain Maurice Masheke Ngerakueyi, un ancien ministre de la Culture et Arts, membre de l'Union des Forces du changement (UFC), le parti du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo. Il se présente comme "indépendant".

19. Emmanuel Ramazani Shadari, un cacique du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD, la formation du président Joseph Kabila) et ancien ministre de l'Intérieur. Officiellement candidat du Front commun pour le Congo (FCC), une vaste plate-forme électorale créée par le chef de l'Etat, il se présente toutefois comme "indépendant".

20. L'indépendant Charles Diavena Lutadila.

21. Jean-Paul Moka Ngolo Mpati qui se présente comme candidat de la plate-forme politique "Mouvement bleu" n'appartenant "ni à la Majorité (présidentielle), ni à l'opposition".

22. L'indépendant Dr. Noël Tshiani Muadiamvita, docteur en sciences économiques et fonctionnaire international.

23. Le sénateur Jean-Philippe Mabaya Gizi Amine, candidat d'une plate-forme dénommée Arc-en-ciel du Congo (ACC).

24. Antoine Gizenga Fundji, lui aussi ex-Premier ministre congolais Antoine Gizenga et chef du PALU, une des composantes de la coalition au pouvoir à Kinshasa. Surnommé "le patriarche", il est âgé de 92 ans.

25. L'indépendant Francis Mvemba, un millionnaire vivant entre Monaco et le continent africain.

La Céni a accordé mercredi cinq jours supplémentaires aux candidats pour des opérations d'ajout, de retrait ou de substitution. Elle doit publier le 24 août une liste provisoire des candidats, puis le 19 septembre la liste définitive.

Selon plusieurs membres du bureau de la Céni, plusieurs candidatures à la présidentielle pourraient être écartées pour cause notamment de casiers judiciaires et de double nationalité.

Belga

Publié le vendredi 10 août 2018 à 18h04

RDC : En deux mandats, les indiens viendront se faire soigner en RDC si mon programme est appliqué (Félix Tshisekedi)

Félix Tshisekedi a présenté ce mercredi 15 août 2018 à Kinshasa son programme de gouvernance étalé sur 10 ans et chiffré à 86 milliards USD. Il projette de faire bondir le revenu moyen par habitant de 458 USD l’an à 4288 USD.

Son ambition, dit-il, est de hisser la RDC au rang des pays émergents.

« Si mon programme est appliqué, dans dix ans, notre pays, actuellement classé parmi les Etats les plus pauvres et les plus inégalitaires du monde, sortira par le haut de ce statut humiliant. En ayant atteint un revenu annuel moyen par habitant de 11.75 USD, par jour, la RDC rejoindra les nations qui figurent parmi les pays émergents, avec pour ambition additionnelle le bien-être collectif », dit-il.

Selon lui, « à cette distance de deux mandats, les indiens viendront se faire soigner en RDC ».

A ceux qui pointent du doigt son inexpérience dans la gestion de la chose publique, le président de l’UDPS a une réponse :

« Je voudrais tordre le coup à cette rumeur qui dit que je n’ai pas d’expérience. Oui, je n’ai pas d’expérience dans le bradage, le pillage des deniers de l’État, ni dans la violation des droits. Mais j’ai de l’expérience dans le respect des libertés publiques ».

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15/8/2018