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Interview exclusive

Une première dans l'histoire de la musique congolaise : Ce mercredi 02 août 2006 à Paris, Koffi Olomide porte plainte contre Hervé Ferre Chair de poule pour non respect de contrat 

Le feuilleton Koffi-Ferre est arrivé à son dernier épisode. Ce mercredi 03 août 2006, au matin, à Paris, le patron de l'orchestre Quartier Latin, Koffi Olomide saisi la justice française. Les deux artistes étant liés par un contrat, tout litige devrait être tranché par les Cours et tribunaux.

Au cours d'une interview exclusive à Paris, Koffi, le visage serré, en grinçant les dents, l'air grave nous a déclaré : « c'est depuis un mois que Ferre ne respecte plus les clauses du contrat ; ce qui m'a poussé à prendre une mesure administrative de suspension à son égard assorti d'un délai de grâce de dix jours ». Ce délai de grâce expire ce mardi 01 août 2006 à minuit mais Ferre ne bouge pas.

Koffi, d'une voix pleine d'amertume ajoute : « j'amorce cette action judiciaire contre Ferre pour servir d'exemple aux autres artistes musiciens congolais qui ne respectent pas leur signature apposée en bas d'un contrat »

A notre question de savoir si la compétence territoriale des cours et tribunaux français est d'application pour un contrat entre deux congolais, Koffi a réagit en ces termes : « certes Ferré est congolais, le contrat de travail qui nous lit est applicable aussi bien en Rdc qu'en France ».

En ce moment, les deux artistes se trouvant sur le territoire français, ce sont les cours et tribunaux de France qui statueront sur ce litige. Les avocats français de Koffi ont déjà apprêté la plainte. En conclusion, le grand Mopao s'est exprimé en ces termes ; « je reconnais que Ferre est un musicien talentueux mais ici il s'agit d'une liaison de travail qui nous a uni ; la loi doit être appliquée ». Ferré de son côté accuse Koffi de ne pas respecter ses obligations de patron notamment dans le volet financier.

En effet, Chair de poule ne cesse de justifier sa réaction de sécher les répétitions et les concerts de l'orchestre Quartier Latin à cause de promesses non tenues. Mais s'il en est ainsi, pourquoi Ferre n'a-t-il pas saisi le premier les instances judiciaires ?

Alors que Ferré a brillé par son absence lors des concerts de Marignan à Bruxelles et de la salle Elysée Montmartre à Paris, Chair de Poule, accompagné de l'orchestre Vibration Shenhen a livré deux tours de chant à la kermesse des congolais au pied de l'Atomium et lors d'un festival au marché de l'Abattoir, métro Clemenceau dans la commune d'Anderlecht à bruxelles. A Matonge de Bruxelles, il se raconte que Ferre est entrain de recruter des musiciens à Kinshasa en vue de relancer le Marquis de Maison Mère et continue les travaux de son nouvel album dans un studio à Paris.

En recourant à la justice française, Koffi aurait épuisé toutes les voies de réconciliation en demandant Ferre de terminer son contrat jusqu'en décembre 2006 mais ce dernier est resté de marbre.

Le procès Koffi-Ferre est une première dans les annales de la musique congolaise. Le contenu du contrat signé entre les deux artistes n'a jamais été remis à la presse. Il nous est difficile d'émettre un point de vue à ce sujet. Mais nous craignons les effets d'entraînement d'un tel procès dans un pays de loi comme la France. Notamment les droits et obligations de Koffi en sa qualité de patron ; salaire, les impôts et taxes, logement, frais de séjour à Paris selon la loi française. Souvent des tels procès incitent les services français à s'intéresser à la comptabilité de l'orchestre et aux paiements de l'impôt et taxe.

De même, Ferre sortira-t-il pas idem de ce procès vis-à-vis de la loi française sur le droit de travail et de séjour ? En vue d'éviter à Koffi et à Ferre de pousser la justice française d'ouvrir la boîte de Pandore, la sagesse africaine voudrait de recourir à la méditation et à la médiation.

Comme le malheur ne vient jamais seul, Fally Ipupa aurait entré aussi en rébellion pour, semble-t-il, protester la somme d'argent promise ou remise à Buro Mpela pour sa réintégration au sein de Quartier Latin. Fally Ipupa n'a pas joué le dernier concert d'Elysée Montmartre préférant faire un tour de chant à la kermesse de Josée Kongolo à Paris.  «Lorsque nous demandons cet argent au Grand Mopao, il ne nous donne pas, donc il faut partir et faire monter les enchères pour le retour afin de bénéficier des primes… » murmurent certains musiciens de Quartier Latin International.

JEAN WILLY BONDJALA BO SISIMI

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